27 avril 2014

Le baratin du dimanche 27 avril 2014

Depuis que j'ai vu Gravity, j'ai renoncé à l'idée d'aller sur Mars.

Le souci, c'est que l'abandon de ce projet d'évasion m'a plongée dans un puits sans fond.

Normal, sur Terre, je n'ai rien trouvé de croustillant à me mettre sous la dent.

A part les préoccupations existentielles de ma collectivité, bien évidemment.

Et là, tonnerre de Zeus, on peut dire que je traverse

une période faste.

Je n'avais jamais mesuré à quel point ce qui se trame dans les couloirs de la FPT juste après les élections peut être envoûtant.

Depuis que celui qui devait être réélu les doigts dans les nez ne l'a pas été - ô malédiction - BB (Big Boss) est blanc comme un linge et à mon humble avis, GB (Gentil Boss), lui, n'est pas loin de penser, certains jours d'agacement, que si tout le monde sautait, son quotidien s'en verrait peut-être miraculeusement transformé.

Autrement dit, pendant que ça spécule outrageusement dans les hautes sphères, la base, elle, continue à bosser bravement.

Dans ce marasme, je poursuis

mon chemin initiatique.

Pour repasser le concours en 2015, j'ai gentiment demandé la permission d'assister à la préparation organisée par le CNFPT. Lequel m'a récemment convoquée pour un test d'orientation censé mesurer mon aptitude à analyser, synthétiser et rédiger.

Le but étant, en cas de besoin, de participer à une remise à niveau avant l'entrée en formation.

C'est compliqué, mais c'est la spécialité des fonctionnaires, d'éradiquer toute simplicité.

Du coup, j'ai propulsé mon Bac+2 et mes décennies d'expérience aux oubliettes et je suis partie plancher trois heures dans un amphi sympathique, entourée de 230 personnes (les 230 autres étant conviées pour le même exercice l'après-midi).

A peine arrivée, j'avais déjà envie de repartir.

Il faut dire qu'au lieu de profiter pleinement de ces festivités scolaires, je me suis lancée dans de multiples interrogations du genre

mais-qu'est-ce-que-je-fiche-ici.

Passer un concours dans la territoriale, à quoi ça sert ? Ca donne accès à une catégorie, pas à un poste et encore moins à un métier. Ca ne donne pas d'emploi, et au bout de trois ans, on peut le perdre et entrer majestueusement dans la bande des reçus-collés.

De quoi virer à l'aquabonisme le plus aigü.

Ou à la révolte.

Un système lourdingue et soi-disant égalitaire qui permet mille dérogations et discriminations à l'embauche et qui met des bâtons dans les roues de ceux qui veulent évoluer, qui y croit encore ? Combien d'argent public gaspillé dans ces organisations de concours - sans parler des fois où, suite à une erreur interne, les candidats sont obligés de repasser les épreuves ? Une bonne refonte de leurs méthodes de recrutement archaïques, voilà ce dont ils auraient besoin, dans la Fonction Publique Territoriale (voir la Méthode d'autoévaluation proposée par Le Défenseur des Droits).

Mais vous me connaissez. Je me suis reprise.

Je suis restée dans les rangs et, tel un bon petit soldat, j'ai noirci mes copies.

Et puis je me suis sauvée en jurant : "Inch'Allah, si j'ai moins de 10, je laisse tout tomber."

Au risque de clamser devant la Canon à 72 ans, au 11ème échelon de ma grille miséreuse.

Après des années à supporter les regards lubriques vissés sur les fesses moulées de la blonde, les discours pitoyables de BB qui commencent d'un bon-j'ai-mon-organe-qui-n'est-pas-au-mieux-et-tout-le-monde-aura-compris-qu'il-s'agit-de-ma-voix et cette stupide machine à affranchir qui tuerait net le sourire du Dalaï Lama.

Pas glam'.

Heureusement,

je lis Happinez.

Et page 99, dans un article intutilé "Toi et moi", j'ai vu cette invitation :

"Tous les jours, nous sommes entourés de proches, de collègues, d'inconnus. Entrons-nous réellement en contact avec eux ? Essayons de donner le meilleur de nous-mêmes."

Vous pensez si ça m'a interpellée.

Donner le meilleur de moi même, c'est mon obsession.

Surtout avec mes collègues.

Et le magazine de me proposer ce rituel :

"Placez-vous debout l'un en face de l'autre, les deux pieds à plat sur le sol. Regardez-vous. Placez votre main gauche sur votre coeur et demandez à votre partenaire de placer sa main droite sur votre main gauche, de telle sorte que vos deux mains soient posées l'une sur l'autre, sur votre coeur."

Et caetera.

Foi de Cocotine, demain matin,

je mets l'exercice en application

avec le premier que je croise au bureau.

Le double-four est noyé sous les eaux, mais c'est drôle, une lueur d'espoir vient soudain d'illuminer mon ciel.

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23 avril 2014

Deux en un

Qui dit WC relooké dit nouvelle entrée. Tout simplement parce que les anciens propriétaires ont eu cette idée délicate d'ouvrir la porte des toilettes juste en face de la porte principale de la maison. A peine la clé entrée dans la serrure, on tombe directement sur la cuvette,

c'est épatant.

Autant vous dire qu'un certain chic s'impose dans l'aménagement des lieux. Enfin, ne comptez pas sur moi pour exposer ici ce coin intime. Mon triple épaisseur exclusivement blanc et mon balai assorti dans la sobriété resteront bien planqués. Vous ne verrez qu'une partie de la porte et un bout du mur sur mes clichés. Gageons que ça suffira à vous inspirer.  Ou à vous dissuader.

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Illustration guirlande Madame Lucienne

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Jeu de l'oie

Sept ans de travaux dans la bicoque ont failli me mener à déchirer mon acte de propriété.

J'avais juste envie de lire, de rêver et d'aller au cinéma.

En 2013, Léon a donc été interdit de Brico-Dépôt.

J'ai respiré.

Et puis, de toute façon, il a plu de mars à juin. Un bon argument pour laisser les pinceaux se déssécher et les rouleaux craqueler comme de vieux haddocks abandonnés.

Bien fait pour eux.

Mais l'accalmie n'a duré qu'un temps. 2014 a pointé son nez et Léon s'est réveillé. Ebloui par les rayons d'avril, il s'est mis à ressortir toute sa panoplie.

Retour à la case départ.

Il fallait refaire les toilettes du rez-de-chaussée, les murs blancs étaient devenus trop sales, Léon en devenait tout pâle.

Vu de ma fenêtre, l'urgence était nettement moins évidente.

Mais à force de martellement, j'ai fini par sentir monter en moi l'envie d'en découdre avec la porte laquée rouge héritée des précédents propriétaires.

Le planning fût établi. A Pâques, point de gigot à manchettes et encore moins de poules faites maison,

place à l'action.

Les murs ont été peints à mi-hauteur d'une couleur comme je les aime : indéfinissable. Et la porte, entièrement poncée, s'est retrouvée blanche d'un côté et ardoise de l'autre.

Tout bien réfléchi, même si on a passé le week-end pascal avec la porte sur la table, je suis prête à rempiler.

Allez, je jette le dé !

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Qu'est-ce qui cloche dans le chocolat ?

Cette année, Léon a honteusement déléguer la livraison des oeufs de Pâques à l'industriel qui peint les vaches en mauve. Pas de quoi être fier quand on a des kilos de pistoles de grands crus dans le placard, mais que voulez-vous, on ne peut pas être à la foire et au moulin.

Et puis, le packaging était tellement chou ! De quoi se faire prendre comme des bleus.

Certes, le sucre est dominant mais la liste des ingrédients pourrait être bien pire encore, comme le montre ce reportage de France 5 :

Chocolat, la poule aux oeufs d'or

A revoir pendant 4 jours encore...

De quoi déculpabiliser... et jurer ensuite que l'année prochaine, on expédiera les cloches chez Bonnat.

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20 avril 2014

Le pinceau is back

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De la bêtise humaine

Noyée dans ma collectivité du double-four, je dois supporter des remarques nauséabondes tous les jours que Zeus fait, ou presque, et les idées reçues sur les parisiens, les femmes, les noirs, les jaunes et les arabes nourrissent petit à petit mon envie de faire une thèse sur

le crétin de base.

En ce dimanche de Pâques, j'ai saisi l'opportunité d'aller rire de tout ça au cinéma.

Ca m'a détendue.

J'avais ma semaine sur l'estomac.

Lundi, l'un des chefs de service m'a assuré, dans un élan d'inculture, que les japonais et les chinois, y-z'étaient-tous-pareils, mardi, un autre m'a demandé ce que voulait dire melting-pot, et mercredi, alors que j'avais trouvé la force de descendre boire un café dans la salle de convivialité - tu parles... dans le Larousse, le mot "convivialité" est expliqué ainsi : capacité d'une société à favoriser la tolérance et les échanges réciproques des personnes et des groupes qui la composent -, l'un de mes voisins s'est montré contrarié par l'éventualité que Nantes passe des Pays-de-la-Loire à la Bretagne. Comme c'est le genre de considérations qui me passe totalement au-dessus, je lui ai répondu gentiment  : Je m'en moque, moi,

je suis une habitante de la Terre.

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14 avril 2014

Une course de dingues

Beaucoup d'émotions dans ce film qu'on a vu en famille. Une façon positive d'aborder le thème du handicap avec Miss Cocotine.

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Caricatures

Des clichés en veux-tu en voilà sur les parisiens, les provençaux, les jeunes, les soixante-huitards, ça sent le mauvais téléfilm.

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Evolution ?

Une étrange histoire de solitude qui mène à la dépendance.

Et si c'était ça, le monde de demain ?

Ca pousse à la réflexion et c'est original mais ça ne m'a pas autant emballée que les critiques m'avaient porté à le croire.

En fait, j'ai trouvé ça pathétique.

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07 avril 2014

Ephémère

Depuis que je fais mes exercices de qi gong tous les jours- sauf deux en trois semaines, ça compte pas - avec mon bâton Idogo en regardant les arbres en fleurs,

je vais mieux.

Si, je vous jure.

Et je lis Happinez, le premier mindstyle magazine, dont "la ligne éditoriale novatrice allie profondeur, sagesse et art de vivre".

Si, je vous jure.

Sans parler de ma cure de sève de bouleau, censée me "détoxifier l'organisme en douceur". 

Si, je vous jure.

Je mets le paquet pour atteindre la zenitude.

Si seulement Big Boss avait le même programme.

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