08 novembre 2009
Un dimanche de novembre
Relancer la mode du brunch pour une saison...
...astiquer les vieilleries...
...et les remettre en scène...
06 novembre 2009
Vite dévoré
Mon premier Douglas Kennedy. Je l'ai lu d'une traite même si l'épisode de la recherche d'Ivy m'a quelque peu déconcertée. Vous l'avez aimé ?
Disserter sur l'état du monde
A la radio, le mur de Berlin...
Entre deux coups de brosse à dents, Miss Cocotine veut comprendre l'histoire.
Miss Cocotine : Il est cassé le mur, Maman ?
Moi : Oui, ma Chérie, il est cassé.
Miss Cocotine, épouvantée : Faut le réparer, Maman !
05 novembre 2009
L'herbe est plus verte ailleurs - saison 18
Pour ceux qui veulent réviser, la saison 17 se trouve ICI et finit comme ça...
Et c'est là que dans un élan d'égocentrisme dont elle seule a le secret, ta charmante belle-soeur te poste huit photos d'elle enceinte jusqu'au cou sur fond de soleil Club Med et de son mari lisant joyeusement Enfants Magazine. Accablée, tu classes ça dans un dossier estampillé "Indécrottables Garces" et tu balances le tout aux archives cinquième sous-sol.
...
De la phrase "Spoil yourself 'cause you're worth it.", tu fais ta devise pour les deux mois de trêve qui s'annoncent. Ca tombe bien. Le printemps repointe doucement son nez sur Londres et la vie devient automatiquement plus douce.
Fréquenter les autres n'est pas une priorité et tu t'enfermes dans une solitude intentionnelle et salutaire. Ignorer les ventres trop ronds, les landaus qui gazouillent, les bambins bouillonnants est crucial et tel un pauvre cheval propulsé dans l'arène, tu t'armes d'une paire d'œillères virtuelles.
Ton coup de coeur pour Kew Gardens se transforme en amour inconditionnel et tu t'offres une carte de membership qui t'ouvre les portes de ce paradis bucolique pour toute la saison. Deux fois par semaine au moins, tu sautes sur ton vélo et tu pars y noyer ton esprit confus, ouvrir grands les yeux et souffler. Souffler toute cette colère que tu as au fond de toi et tenter d'écarter un moment la question qui te hante : "Mais pourquoi moi ? Pourquoi moi, encore et toujours ?"
Le passé te gangrène l'âme et te ramène inévitablement à Courbevoie. Tu as 16 ans et le coeur pur sucre. Pour une fois, les parents t'ont délivré la permission de sortir et c'est sur les quais de Seine que ton avenir va se dessiner. T'as à peine posé un doigt de pied dans cette boom que ses yeux verts te retournent comme une crêpe. A 18 ans et demi, au grand dam de sa mère, tu lui dis dit oui pour la vie devant ton curé préféré, et à 19, le bon docteur Grencourt de Courbevoie t'annonce brutalement qu'il a un souci pour avoir des enfants. En revanche, ajoute-t-il sans réaliser son manque de finesse, chez toi, tout fonctionne bien. Bercée par tes rêves stupides de petite fille gavée de "Ils se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.", tu prends ça en pleine poire. Le soir, en rentrant, il te retrouve planquée derrière la porte de la cuisine, le visage détruit de douleur et une bouteille de JB vide à la main. 1982. Personne ne t'aide à surmonter ça. Infiniment tabou. Côté médical, aucun traitement n'est proposé. A classer dans la série : "La faute à pas de chance." A toi de te dépatouiller et d'ingurgiter. A lui de vivre avec cette culpabilité orchestrée. De cet échec, tu ne te relèves pas et trois ans plus tard, ton chemin se sépare du sien. Ton entourage conclut facilement et rapidement d'un "T'étais trop jeune."
Des années après, tu apprends qu'il a eu une petite fille et tu te dis que nom d'un chien, la vie se moque ouvertement de toi. Il te faudra des mois mais tu finiras par déglutir et en arriver à penser sincèrement : "Tant mieux pour lui."
Quinze ans plus tard, le sort s'acharne. En tout cas, c'est ta conclusion et cet entêtement du destin t'amène à te persuader que ce après quoi tu cours éperdument ne t'arrivera jamais. Ce qui ne t'empêche pas de garder tout au fond de toi cette petite lueur d'espoir ridicule que tu voudrais pouvoir écraser d'un coup de talon amer et lourd, histoire de vivre simplement et tranquillement. Comme les autres.
Sentant le souffre te menacer, t'avais anticipé et bouclé une semaine de vacances en mai. C'est maintenant ton unique objectif. Au bureau, perceuse et coup de masse se sont tus. Les travaux insupportables de début d'année sont enfin terminés. Quelques salariés profitent désormais d'un nouvel univers qui rend malades ceux qui restent collés dans ce fourbis confiné. Pas de bol, tu fais partie de la deuxième catégorie. Et ici, on peut dire que rien n'a évolué. Un rouleau de moquette fait office de porte-manteau, l'imprimante repose sur deux planches poussiéreuses et tu fermes les yeux sur la bouilloire rongée par le tartre. La routine est là, lourde comme du plomb mais tu n'as pas une once d'énergie pour chercher un autre job. A quoi bon ? D'ici neuf mois, tu seras résidente au Canada.
Enfin, rien n'est moins sûr car vu la tournure qu'ont pris les évènements, t'as mené ton enquête et le résultat t'a plongé dans un abîme de doutes. Les traitements contre l'infertilité sont au Québec comme en Angleterre, à la charge des patients. Et contre toute attente, tu viens d'apprendre que la somme à débourser est encore plus élevée : 18000 FF pour une tentative contre 12000 à Londres.
Assommée par tout ça, tu en viens à rêver de rentrer au bercail et tu ne rates pas une occasion de fantasmer sur ce Paris qui a bercé ta jeunesse, sur cette France qui t'apparaît aujourd'hui comme la Terre Promise. Seulement, rien n'est simple. Quitter Londres signifierait démissionner tous les deux et tu sais pertinemment que te pointer sans feuilles de paie dans une agence immobilière française, ce serait pire que de donner le bâton pour se faire battre. Sans compter que tu n'as aucune caution à fournir. En désespoir de cause, tu téléphones au Palais de la Femme qui s'avère réservé aux étudiantes et aux femmes qui travaillent, puis dans ce foyer de Montrouge, qui lui, est destiné aux moins de trente ans. Autant dire que tu ne vois pas l'ombre d'une happy end à ta pitoyable quête et que t'es prête à égorger le premier qui osera te créditer d'un arrogant : "Quand on veut, on peut !".
Alors tu continues à t'émerveiller pour cette ville qui ne te laisse pas de répit mais que tu aimes envers et contre tout. De South Bank et son Oxo Tower à Holland Park et son jardin japonais, de Brick Lane et ses beigels au saumon à Highgate et son intrigant cimetière, de Richmond et son green à Islington et ses puces, de Columbia Road et ses bouquets à Isabella Plantation et ses rhododendrons, tu t'imprègnes de tout ce que la culture anglaise a d'épatant et de réconfortant.
Dans la série "se faire du bien est absolument vital", tu claques 8 £ dans un barbecue, 11 dans "Vegetarian barbecues & grills" de Rose Elliot et quand tu n'organises pas des échappées pic-nic-chic et petit-vin-roumain-délicieux sur coucher de soleil à Richmond Park, tu mitonnes poivrons-rouges-jaunes-et-verts-fourrés-à-la-feta, brochettes-aubergines-tomates-champignons et courgettes-marinées-au-yaourt à dévorer en tête-à-tête au jardin.
Fin mai, tu plaques tout pour t'envoler vers les eaux turquoises d'un pays que tu adores, la Turquie. Loin d'en faire le tour en car comme au temps où t'étais persuadée que le sac à dos te donnait un style dément, tu t'enfermes dans un Club très connu et garanti-sans-enfant pour nager dans le tout compris et l'infantile absolu. Après tout, l'homme et toi, vous méritez bien de vous faire bichonner à coup de cocktails multicolores et de massages turcs.
CE POST EST EVIDEMMENT DEDIE A L'HOMME AVEC TOUT MON AMOUR DE FEMME FIDELE ET SOUMISE
04 novembre 2009
Douceurs d'Halloween
C'est toujours avec beaucoup de joie que j'essaie de mettre les macarons de l'homme en valeur. Avec ce petit goûter de sorciers amoureux, le rideau tombe doucement sur notre Halloween 2009...
Moureuse
Miss Cocotine a invité Théo à goûter aujourd'hui. Théo par ci, Théo par là. Ca fait 10 jours qu'on a les oreilles qui bourdonnent. Faut dire que Miss Cocotine va se marier avec Théo. Pas tout de suite. Quand elle sera grande. Ouf !
Ca méritait bien un cake bananes-chocolat de Maman et quelques macarons noirs de Papa... à la passion...
Discrètement, Maman a entendu les deux loupiots jouer au Papa et à la Maman et s'envoyer de torrides "Chéri" ! Ca l'a fait glousser dans son coin mais quand la Maman de Théo a expliqué que toutes les petites filles invitait son fils, elle a pensé que pour la noce, c'était pas gagné, et que des chagrins d'amour, Miss Cocotine allait sûrement en rapporter des caisses...
03 novembre 2009
Mêle-toi de tes oignons
L'oignon de Roscoff n'est pas un oignon comme les autres. D'abord, il est protégé par une AOC et son histoire débute en 1647 quand un moine capucin ramène des petites graines de Lisbonne et les sème dans son jardin. Mais son heure de gloire, c'est au 19ème qu'il la connait avec les Johnnies qui partent le vendre en Grande-Bretagne. Si vous en avez sous la main...
... vous pouvez les éplucher, les couper et préchauffer votre four à 180°...
...les faire rissoler dans une petite cocotte avec de l'huile, étaler dans votre moule une pâte feuilletée fabriquée avec amour par un gentil industriel, la recouvrir d'une couche de crème fraîche et y ajouter les oignons...
...parsemer de bon Comté...
et enfourner à 180° 25 à 30 mn...
Vous n'aurez pas de restes !
Et merci à Madame Lucienne qui m'en a généreusement offert un bouquet !
La vie
Des mois que je voulais voir ce film. J'avais vu juste. J'ai fini les joues mouillées mais j'ai A-D-O-R-E !
02 novembre 2009
Qui suis-je ?
De cette semaine 44, je sors exténuée. Certes dans ma bataille acharnée avec les allemands, j'ai perdu 400 g et tous mes a priori sur la supposée droiture en affaire des teutons. Mais c'est surtout notre MIIINDS (Ministre de l'Immigration, de l'Intégration, de l'Identité Nationale et du Développement Solidaire, retenez-le impérativement, je ne pourrai pas le retaper deux fois), qui m'a poussée à une introspection épuisante dont je ne suis d'ailleurs pas prête de sortir.
C'est quoi, pour toi, être française ?
La question est apparue, abrupte et saugrenue. Je me suis figée et j'ai du coup occulté tous les autres feuilletons en cours : Villepin is back, Jacquot et tous ses amis, le H1N1 anéantira-t-il enfin toute la planète pour faire plaisir à Rosy.
Mon Préfet attendait ma conclusion. C'était du sérieux.
S'en est suivie une période de mal de tête phénoménal talonnée par un moment de lucidité tout droit issu de mes cours de vente de DUT Techniques de commercialisation. Il fallait d'entrée lui renvoyer un point d'interrogation, au MIIINDS, histoire de noyer le poisson et lui montrer accessoirement que je n'étais pas née de la dernière pluie :
Mais cette question a-t-elle un sens
et sacrebleu, pourquoi la poser maintenant ?
Que représentent ces deux mots : identité nationale ? J'ai perdu 30 ans en deux secondes, j'ai attrapé le Waterman de ma communion et une copie pour bachoter. Il s'agissait d'être à la hauteur de mon 13 sur 20 en philo de 1981.
Alors, voyons, la langue française... Oui, elle, j'adore la faire danser, la triturer, la décortiquer... Le drapeau... La première et la dernière fois que je l'ai secoué, j'étais sous l'emprise d'une Kilkenny, debout dans un pub de Londres à regarder un match de rugby dont je ne me souviens même plus de l'enjeu... Euh la Marseillaise... L'étendard sanglant, ces féroces soldats, un chant de guerre que je n'ai pas forcément envie d'entonner sous ma douche quand couverte de bulles de lavande, j'essaie vainement de me libérer de mes angoisses existentielles... Euh, Liberté-égalité-fraternité... Plus je vieillis et moins j'y crois...
Euh, quoi d'autre ? Tournez Manège, Sheila, PPDA, la Sécurité Sociale, Plus Belle la Vie, Johnny, le Louvre, Attention à la marche, la 2 Chevaux, les Châteaux de la Loire, Le Roi Soleil, le PSG, la Bastille, les guinguettes, Astérix, les Claudettes... Impossible, oui d'accord, dans les Guignols c'est tout, faut la sauver, plus tarte surtout, oui du temps de Gabrielle, carrément, ignoble, trop mignonne, classiques, despote mais belle maison, à la limite sans les supporters, ils ont bien fait de la prendre, et les guirlandes, sympa mais gaulo-gaulois, toute une époque... Un peu de ci, pas trop de ça, c'était pas par-là que j'allais trouver mon identité française. Ca se compliquait.
Ah, ça y est, le béret... Non, toujours pas ça... Euh, alors la baguette, le camembert, le saucisson, les tripes à la mode de Caen, le Cassoulet, l'Aligot, la mique, la blanquette de veau, le Munster, le pot-au-feu, les rillettes du Mans... Oui, là, côté marmite, j'étais bien française !
Et puis non, ça n'allait pas passé chez le Préfet. Pas assez sérieux, le coup de la tête de veau. Alors j'ai continué à gamberger... et j'ai enfin trouvé quelque chose qui tenait plus la route.
Les deux valeurs qui sont pour moi essentielles et qui pourraient éventuellement me pousser à revendiquer mon appartenance à la France : la démocratie et la laïcité. J'y crois dur comme fer.
A part ça, il m'arrive de me sentir bien plus proche de certains estrangers que de compatriotes mal embouchés et teigneux. La fierté est un sentiment que je ne comprends pas car il peut trop vite devenir synonyme d'orgueil, de supériorité et donc de mépris des autres. Nous avons à construire ensemble et pas les uns contre les autres.
Les uns contre les autres. C'est exactement ce que la France développe déjà actuellement en interne. Alors, non, en ce moment, je n'ai aucune raison d'éprouver de la fierté pour mon pays.
Je suis et je reste avant tout une habitante de la planète Terre. A chaque fois que je pose mon regard hors frontières, je mesure toute la veine que j'ai d'être née ici mais en tirer de la vanité équivaudrait à céder à la sottise. Les autres cultures, les différentes histoires représentent une richesse indéniable et quand on a l'opportunité d'y goûter et la volonté de s'en nourrir, c'est une chance qu'il faut saisir et ne jamais lâcher.
Le repli sur soi n'a jamais rien engendré de louable.
Enfin, tout ça, c'est des jolis discours. La vérite, c'est que je révise quand même la Marseillaise. Vous voyez pas que mon Préfet me dénonce et que le MIIINDS décide de m'expulser...
Allons z'enfants...
Bonne semaine à tous !
01 novembre 2009
Trois sorciers et un quart de citrouille
Voilà le conte d'Halloween joué ici hier soir... Rien de bien méchant... Sauf peut-être ces six joyeux lurons à tête de mort qui ont sonné à notre porte et qui ont fait tellement peur à la petite sorcière qu'elle a filé se cacher dans le canapé...
Les graines ont été transformées d'un coup de baguette magique...
...et la chair, mélangée à du Comté diablement goûteux et gratinée dans les flammes de l'enfer...






























