28 juin 2014

A la croisée des chemins

Encore une histoire d'eczéma.

Mais celle-là mène à un genre d'AFPA.

J'aime bien Anne Le Ny, et Karin Viard et Emmanuelle Devos font partie de mon top ten.

Roschy Zem aussi, d'autant plus que, là, il incarne un chef étoilé.

Et vous savez à quel point je peux être faible devant une toque blanche.

a

Posté par Cocotine à 17:54 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


26 juin 2014

Pomponnette is back

Le quotidien, c'est assommant.

Aller faire un tour ailleurs, c'est tentant.

Tout ça, c'est pas nouveau.

Et ce n'est pas l'envie qui me manque, à moi non plus, de prendre rendez-vous chez un ponte de la dermatologie qui officie à Paris.

Quoi ?

En plus de mon sterno-cléido-mastoïdien tendu-comme-un arc à chaque fois que j'empoigne une souris, de ma hernie discale L5-S1 qui m'a peut-être déclenché cette lombalgie aigüe mais pas-sûr-on-sait-pas-trop-c'est-nébuleux, j'ai aussi, depuis quelques semaines,

un peu d'eczéma sur le menton.

e

Posté par Cocotine à 10:31 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags :

23 juin 2014

J'en peux plus, de moi

Un casting pareil pour un résultat si décevant, c'est dommage.

Les femmes de 2014 sont-elles vraiment aussi déjantées ?

En tout cas, mes copines, elles, sont nettement moins vulgaires et c'est pas plus mal. Parce que là, on ne nage pas dans la finesse.

Comme le dit le personnage de Sylvie Testud, elles pourraient toutes chanter en coeur j'en-peux-plus-de-moi.

Et je préfère ne pas tirer plus que sa peau ne l'est sur celle qui représente les quinquas.

En tant que fille,

je suis vexée.

446077

Posté par Cocotine à 17:06 - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags :

We'll dance the night away

Fuck-à-mon-nerf-sciatique, hier, j'ai embarqué la Cocotine's family dans le New Jersey des fifties.

Et croyez-moi, 2h14 sur la fesse gauche, il fallait que je sois motivée.

Mais les Four Seasons m'ont hypnotisée.

Et ça, c'est au moins aussi jouissif que la poudre d'opium que le toubib m'a refilée.

Sherry, Sherry baby...

s

Posté par Cocotine à 10:53 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :

22 juin 2014

Apprentissage

A table, je parle d'un sujet, puis d'un autre :

Miss Cocotine, toute contente d'elle :

Maman, tu sautes de la cocaïne !

Moi, ne percutant pas du tout et imaginant déjà les gendarmes du bled venir me passer les menottes : Hein, quoi ? Je fais quoi, moi ? De la cocaïne ?

Léon, bien mieux réveillé : Mais non, c'est du coq à l'âne !

DSC_0926_2

Posté par Cocotine à 12:40 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags :


Bon vent Papa

Léon étant sujet à des crises de matérialisme aigües, j'ai proposé à Miss Cocotine de ne rien lui acheter pour la fête des pères.

Elle a adhéré à mon projet et lui a fabriqué un portefeuille magique rempli de petits bons.

Ce dimanche là, on s'est donc levé de bonne heure pour filer à Saint-Brévin-les-Pins.

Partager des moments rares,

c'est pas plus mal que de dépenser des sommes folles pour des objets qui ne servent pas forcément à grand chose, non ?

a

b

c

d

e

f

g

h

Posté par Cocotine à 12:31 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , ,

A part ça, life is beautiful

Début juin, notre-amie-de-17-ans a débarqué de Montréal.

Son accent, ses expressions rigolotes et le fait qu'elle mette 50% d'anglais dans chaque phrase, ça m'a reconnectée avec le monde.

Et mes souvenirs d'expat'.

Thessaloniki, 1997, j'ai dit oui à Léon-le-garçon dans un moment d'inconscience - si j'avais su que j'allais finir ma beautiful life dans un bled paumé du double-four et que je serais obligée de bosser dans la FPT, j'aurais fait une grimace au Consul de France et je me serais carapatée avec un grec -

et ma Nelda, c'était notre témoin.

A votre avis, pourquoi on l'a choisie ?

Elle sait faire le tiramisu comme personne.

a

b

c

Posté par Cocotine à 12:00 - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : ,

Le baratin du dimanche 22 juin 2014

La fille qui prétendait hier qu'elle arrivait très bien à se sevrer de toute virtualité

is back.

En même temps, ça n'aura aucune conséquence néfaste sur l'harmonie de ma cellule familiale. Léon est parti à la déchetterie avec sa bassine de gravas et Miss Cocotine est enfermée dans les toilettes avec un Picsou géant.

Mon feuilleton à deux balles peut reprendre,

je ne manque à personne.

21  jours que j’ai les reins bloqués dans le ciment et que mon nerf sciatique, bloqué Zeus-sait-où, me fait geindre comme une mourante.

Ca fait trimer ma panoplie de thérapeutes.

Mais ce n'est pas pour autant que je peux coller ma Thuasne au feu. Du quand-est-ce-que-ça-va-se-détendre-tout-ça-? de mon acupuncteur au retournez-voir-le-rhumato-faut-faire-des-infiltrations-et-éviter-le-burnt-out de mon médecin, j'ai l'impression d'être complètement lost.

De là à s’organiser des virées sur Internet, il n’y a qu’un pas. C'est ainsi que, mercredi dernier, à 13h12, j’ai atterri chez Ameli où, sans surprise, j'ai pu lire :

Les facteurs psychosociaux et les facteurs psychologiques
Les contraintes psychosociales (monotonie des tâches, insatisfaction professionnelle, peu de reconnaissance reçue en échange des efforts fournis...) sont susceptibles de favoriser les lombalgies et en particulier leur passage à la chronicité...

Quand je vous disais que la FPT me tuait à petit feu.

Et du Christophe André, même en intraveineuse, n'y pourrait rien.

J’en ai plein le dos.

Au bout d'un an et demi d'efforts incommensurables pour rentrer dans le moule du fonctionnaire parfait, je suis rongée jusqu'à l'os.

Au point d'en être arrivée à cette piètre conclusion : mon état de zèbre n'est pas compatible avec les systèmes imposés dans la fonction publique qui sont encore bien plus lourds que dans le secteur privé.

Du coup, pour me sentir moins seule, je suis retournée pagayer sur Zebra-Crossing au rayon Emploi, parcours professionnel.

J'ai bien fait, mes bizarreries m'ont semblé, tout-à-coup, fichtrement normales.

C'est déjà ça.

Je n’arrive pas à composer avec la-fausse-blonde-qui-parle-haut-et-fort-et-que-Gentil-Boss-aveuglé-semble-croire-compétente, ses valeurs du style moi-personnellement-je étant fondamentalement opposées aux miennes. J’ai un besoin viscéral de respecter mon supérieur hiérarchique mais quand il se perd dans des propos racistes, je me liquéfie derrière mon écran.  Je m’applique dans mon travail comme une première communiante s’évertue à avaler l’hostie, mais comme la direction a toujours raison, mes remarques et autres réflexions même-pas-puissantes sur comment-rationnaliser-mon-travail ne sont absolument pas prises en compte. J'ai plongé quand Gentil-Boss, à qui j'avais réclamé de me nourrir parce que je m'ennuyais, m'a donné tous les modèles des lettres de la collectivité à reformater en croyant me faire plaisir. J'ai vite compris, qu'à moins de courtiser, lécher, intriguer, personne n'aurait cure de mes talents cachés et que je crèverai à petit feu dans ma catégorie pourrie. Je ne peux pas supporter les concours et autres méthodes de recrutement douteuses qui me paraissent inefficaces et lourdes.

Inévitablement, cette liste-à-deux-balles se termine par je-suis-nulle comme-un-baba-au-rhum-sans-rhum.

Alors je m'enfile un demi alprazolam tous les soirs.

Ca empêche temporairement mes neurones mabouls de plancher sur la question qui les hante 17 heures par jour : mais-fuck-qu'est-ce-que-je-peux-faire-pour-m'en-sortir.

Influencée par quelques articles prétextant que les DRH de France et de Navarre devraient prendre en compte les particularités des HQI pour mieux les rendre heureux,

j'ai rêvé d'un coming out.

Je me suis vue débouler chez Big-Boss et le mettre en demeure d'un  j'ai-146-de-quotient-intellectuel-faites-quelque-chose-avant-que je-ne-me-jette-dans-le-broyeur. Ce qui aurait l'avantage, pour moi, de flinguer net ma sciatique, mais le désavantage, pour lui, de voir la une de Ouest France briser l'image idyllique qu'il s'acharne à donner de sa collectivité. 

Allez savoir si ça ne pourrait pas même remonter aux oreilles de Laurent Delahousse, là-haut, à la capitale. 34 secondes de passage au 20 heures et la France entière commenterait cette fin barbare et injuste.

Enfin, je m'égare, là.

Le souci, c'est que les ressources humaines ne le sont que dans mon monde idéal. Là où je trépasse 39h par semaine, c'est Big Boss qui en est responsable et sa conception de l'humain se résume à organiser une-soirée-laser-game ou un barbecue-chamboule-tout par an.

Autant dire que mon envie de tout déballer est vite retournée là où elle était née.

Mieux valait somatiser.

Je ne peux plus ni marcher, ni conduire, ni m'asseoir.

La nature est quand même bien faite.

Posté par Cocotine à 11:23 - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 juin 2014

Moins d'écran, plus de vie

Regarder Le monde en face, c'est courageux.

Surtout quand on est frappée d'une sciatique-qui-rend-tout-blanc.

Mais comme je ne suis soulagée qu'allongée sur le côté gauche avec un coussin entre les genoux, tripoter la télécommande, c'est une tentation facile.

Et de replay en replay, je suis tombée sur :

Ecran global

et j'ai enchaîné avec :

Internet, la pollution cachée

De quoi gamberger.

Mue par un violent besoin de sauver la planète, j'ai claudiqué du canapé jusqu'au bureau - Zeus sait ce que ça me coûte - et

j'ai vidé ma boite mail.

Et du même coup, mon réservoir à culpabilité.

Ce n'est pas tout.

Car depuis que j'ai appris que le gratin du high-tech mondial n'avait d'yeux que pour les écoles Steiner ou Montessori, je me félicite de planquer la tablette de Miss Cocotine à chaque fois qu'elle me court sur le haricot.

Car pendant que la vilaine-chose-qui-tue-tout-dialogue-dans-l'oeuf se couvre de toiles d'araignée, la pré-ado-mais-pas-tout-à-fait, elle, passe son temps à coller des petits bouts de papiers colorés.

Autrement dit, je ne suis pas une mauvaise mère.

En fait, depuis ce jour d'août 2012, où, attablée tranquillement dans notre fabuleuse taverne de Vamos en Crète, j'ai remarqué cette famille silencieuse - le père était rivé sur son ordinateur, la mère magnétisée par son portable et les enfants happés par une tablette - je me pose des questions sur le devenir de l'humanité.

Quel monde débile, non ?

Vous avez trois jours pour regarder les deux reportages et prendre conscience de l'absurdité de nos choix, des conséquences de notre dépendance, et lâcher un peu vos écrans.

Car chacun d'entre nous, à son petit niveau, peut agir.

Alors, je vous souhaite un superbe week-end de vraie vie.

Moi, je vais regarder le ciel bleu du double-four,

histoire de ne pas plomber mon data center.

DSC_1369

Posté par Cocotine à 16:14 - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : ,

03 juin 2014

Parfois, le mauvais train peut vous amener à la bonne gare

Tendresse, subtilité, élégance, voilà un film épicé que j'ai adoré.

Jusqu'ici, je vivais paisiblement sans soupçonner l'existence des Dabbawallahs, mais après la projection, je me suis penchée avec gourmandise sur les explications du réalisateur Ritesh Batra :

Les «Dabbawallahs» rassemblent environ 5000 livreurs de Lunchbox. C’est un métier qui se transmet de père en fils. Tous les matins, les Dabbawallahs amènent les plats chauds préparés par les épouses sur le lieu de travail de leurs maris, puis ils retournent les boîtes vides l’après-midi. Depuis 120 ans, ils ont permis à la population de Bombay de consommer des plats faits maison au bureau. Ils se déplacent avec aisance à travers le réseau ferroviaire surchargé et les rues chaotiques de la ville. Les Dabbawallahs sont illettrés et emploient un système de codage complexe de couleurs et de symboles pour réussir à livrer les Lunchboxes dans ce labyrinthe qu’est Bombay. L’Université d’Harvard a étudié leur système de livraison et conclu que seulement une Lunchbox sur un million n’était pas livrée à la bonne adresse. THE LUNCHBOX est le récit de cette exception.

Voilà, si vous voulez vivre un moment de bonheur intense, vous connaissez la recette.

a

Posté par Cocotine à 22:07 - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags :