24 novembre 2011

1, 2, 3 et 24

Brave fille que je suis. Après avoir liquidé six dossiers dont deux teigneux et expliqué à une Miss Cocotine amère que si sa tortionnaire de maîtresse l'oblige à prononcer le plus vite possible ce-sont-cinq-sauterelles-silencieuses-sur-le-sentier-cendré, ce-sont-six-cerises-sucrées-dans-sa-savoureuse-salade, ce-sont-cent-sortes-de-sardines-sous-les-eaux-salées, ce-sont-seize-statues-superbes-qui-soutiennent-le-ciel et ce-sont-sept-singes-sages-sur-le-sable-sec, c'est pour son bien, je me suis mise à confectionner des cornets pour ma version 2011 du calendrier de l'Avent.

Comme je suis à peu près dans les clous cette année, je vous propose de me suivre dans ce projet que je vais réaliser à base de presque rien :

- du papier à dessin blanc et du kraft ou toutes sortes de papiers de récup' qui vous plaisent,

- un bout de grillage à poules (Merci, Dominique !),

- de petites pinces à linge,

- du masking tape, la faute à Linda,

- et évidemment, des surprises à cacher dans les pochettes.

Pour les nombres, j'ai utilisé la police Armalite rifle que vous pouvez télécharger gratuitement ICI et je les ai ensuite découpés avec une règle et pas forcément très droit pour un effet volontairement imparfait.

La suite au prochain épisode.

A chaque jour suffit sa peine, je vais me coucher.

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NOEL

Dimanche dernier, j'ai déboulé avec mes MCI sous le bras et je me suis appliquée à faire les yeux doux en direction de mon Léon qui pourtant n'aspirait qu'à une sieste bien méritée :

Je veux ça, tu m'aides, s'te plaît ?

Rempli de bravoure, ledit Léon s'est immédiatement muni de sa scie qui ne coupe plus rien depuis une décennie et a sué sang et eau pour satisfaire mes envies insatiables de récup'. Car mon choix était fait,

cette année, Noël serait nature ou ne serait pas.

Résultat des courses : mon premier est un N né de bouts de lambris blancs qui se morfondaient dans un coin, mon second est un O dignement représenté par une couronne achetée au marché de Colmar en l'an 1996, mon troisième est un E ingénieusement découpé dans un morceau de machin-truc-bidule qui a servi à fabriquer le tablier de baignoire et recouvert de papier puis de fleurs d'hortensias séchées et enfin, mon quatrième est un L provenant d'une ancienne bordure du jardin.

A votre tour de charmer votre Léon !

aa


a

c

b

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23 novembre 2011

Sur la Seine

Pour une fille à qui il arrive encore parfois de se tromper en parlant de la Seine alors qu'il s'agit de la Loire, c'était le film idéal avec tout ce qu'il faut de Tour Eiffel pour oublier le bled, la FPT et le SMIC qui va avec.

Du rêve, de la musique

et les yeux brillants de Miss Cocotine,

un mercredi réussi.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

UM

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20 novembre 2011

C'est reparti pour un tour

Quand on remet le pied à l'étrier, les week-end prennent soudain une saveur différente et s'accorder de petits moments de paresse devient presque une priorité. Donc, rien d'extravagant aujourd'hui si ce n'est un bricolage pour Noël que je vais m'empresser de venir partager avec vous dans les jours qui viennent. En attendant, je vous souhaite

une bonne semaine à tous

avec une pensée particulière pour Linda qui, elle aussi, reprend du service demain matin.

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Un peu de piment dans la cuisine

L'année dernière, j'avais tricoté trois carrés en coton (Paris de Drops) pour la cuisine et là, j'ai eu envie d'en faire un au crochet. Pour cela, je me suis basée sur un modèle de manique de Drops auquel j'ai ajouté des rangs de brides.

Ca vous plaît ?

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Le sauveur

Mon lopin de terre est certes charmant mais depuis que j'en suis l'heureuse propriétaire, j'essaie vainement d'éradiquer ces saletés d'othiorynques qui dévorent méthodiquement toutes mes feuilles tendres.

Et pendant que je dors à poings fermés, les lâches.

Fatigués de sortir ma panoplie de spéléo pour partir à la chasse à 23h56 et peu convaincus par l'effet des nématodes soi-disant utiles à 15 € le sachet, on avait fini par renoncer et s'accoutumer à la dentelle ambiante.

Et puis le soir d'Halloween, mon Léon est rentré avec un hérisson qu'il avait trouvé errant dans une rue du bled.

Tout le monde a sauté de joie et la bête tant espérée par la Cocotine's family a immédiatement été baptisée

Citrouille

puis déposée délicatement sur l'herbe pour poser afin d'immortaliser ce grand moment de vie.

Deux caresses plus loin, je lui ai souhaité la bienvenue et lui ai refilé sa description de poste :

"Tu te débrouilles comme tu veux mais tu me dévores tous les othiorynques du jardin, mon bonhomme. Tu vas voir, ici, tu es tombé dans une bonne maison. Vas-y, fais-toi plaisir, c'est buffet campagnard gratuit."

Là-dessus, on l'a laissé découvrir son nouvel univers, non sans avoir peur de le retrouver occis le lendemain matin pour cause d'indigestion foudroyante.

Depuis, plus de nouvelles, il est planqué toute la journée et malgré des recherches régulières et minutieuses, impossible de le dénicher. Et personne n'a encore eu le courage de faire sonner le réveil à 3h54 pour aller voir ce qu'il trafiquait.

Encore un qui n'a pas envie de faire partie de la France qui se lève tôt.

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Prendre le temps

Vendredi soir, chez l'hippopotame :

Moi, voyant que le dîner traînait un peu en longueur : Ben alors, tu la manges, cette glace ?

Miss Cocotine, un brin agacée : Maman, je suis en train de la succuler !

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19 novembre 2011

Le baratin du samedi 19 novembre 2011

Dans ce monde débile où l'on préfère rassurer des marchés irrationnels plutôt que d'apaiser les peuples et où l'on nie volontiers les dangers potentiels de l'énergie nucléaire pour sauvegarder des intérêts économiques, je continue à gamberger sans relâche sur l'avenir de l'humain.

Ca me distrait.

D'ailleurs, pointer du doigt tous ces horribles fraudeurs qui plombent le budget de l'Etat

en volant les français

ça, c'est une croisade palpitante qui me mettrait presque en transe. Si jamais l'exercice pouvait être élargi aux paradis fiscaux, allez savoir, d'un coup, d'un seul, ça pourrait drôlement renflouer les caisses sans même que la middle class ait à se saigner encore et toujours plus.

Oui, décidément, ces quatre jours de carence pour le privé quand le public n'en a qu'un tout petit, ça m'a laissé pantoise. Je ne prêche pas pour ma nouvelle paroisse, c'est vrai, mais d'un, je suis avide d'égalité et de deux, je ne suis toujours pas fonctionnaire et apparemment loin de l'être.

Et, pour être franche, ma semaine, si ardente pourtant, s'est finie en eau de boudin.

Quinze jours que je dissèque des dossiers parfois douteux pour le bien de l'humanité et sans moufter, tout en priant pour que l'huile trois-en-un que je vaporise consciencieusement et virtuellement chaque matin sur la roue de ma fucking life réussisse enfin à la dégripper.

Parce qu'un contrat de six mois, c'est peut-être mieux que rien, comme je l'entends à droite, à gauche,

mais ce n'est pas non plus la panacée.

Et surtout, ça peut s'avérer destructeur.

En deux misérables semaines, de subterfuges en manigances, j'ai déjà réussi à trouver un vieux bureau bien astiqué, une chaise à roulettes qui a toute sa peau et un Stabilo encore en vie. Je connais le code de la photocopieuse par coeur, je tutoie mon chef et j'ingurgite docilement toutes les chouquettes, les Bounty et les gâteaux maison qui me sont cordialement offerts.

D'ici trois semaines, j'en serai probablement à sucer la poire à mes collègues préférés et à refaire la collectivité à la machine à café en vantant les bienfaits d'un potage à la tomate à 10h17.

Autrement dit, en une moitié d'année, j'aurai largement eu le temps de prendre mes aises et de m'ancrer dans la place.

L'erreur.

Car le 30 avril, le glas sonnera et il faudra mettre les voiles sans la moindre prime de précarité à me mettre sous la dent pour tromper mon désespoir.

Tout ça pour vous expliquer que pour éviter cette nouvelle chute que je ne pense pas mériter, je me suis accordée l'incroyable audace d'envoyer mon CV si pimpant pour remplacer l'une de mes collègues qui, fin décembre, va voir ailleurs si l'herbe est plus verte.

Evidemment, j'ai essayé de rester sur mes gardes et de ne pas m'emballer puisque la gentille chargée de recrutement qui devait examiner ma candidature m'avait déjà envoyé paître en octobre sur un poste similaire. Malgré cela, j'avais tout de même une raison essentielle d'avoir un brin d'espoir : je faisais désormais partie des murs et personne ne se plaignait de la qualité de mon travail.

Pourtant, hier après-midi vers 14h13, j'ai appris que j'avais été, une nouvelle fois, écartée du recrutement. Là, je dois avouer que mes instincts primaires ont pris le dessus et que, l'espace d'une poignée de secondes, je me suis imaginée, vêtue d'une peau de bête puante, les cheveux embroussaillés et le sourire faisandé, défoncer la porte de ce

capitaine de pédalo

pour lui péter toutes les dents en deux temps trois mouvements.

Puis j'ai réalisé, en regardant mes jambes recouvertes d'un collant écossais ô combien fun, qu'on était en 2011, et j'ai donc choisi de chialer de rage et de dépit devant mon écran, non sans avoir appelé mon Léon à la rescousse pour lui notifier mon éième

Je ne peux plus.

Après tout, pourquoi n'aurais pas le droit, moi aussi, comme tous les français, d'afficher crânement un

7,3/10 en note de bonheur ?

Pour me consoler, j'ai écouté les news et quand j'ai appris qu'être gentil et généreux avec son prochain libérait des endorphines et agissait donc en anti-dépresseur et qu'ensuite,  j'ai vu cette campagne de pub montrant les grands de ce monde s'aimer follement les uns les autres, j'ai décidé, dès lundi, d'attraper cette teigne de recruteuse et

de l'embrasser à pleine bouche.

Vous croyez que ça va marcher ?

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

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15 novembre 2011

J - 15

A l'instant dans le bureau :

Moi, rétamée par mes 7 dossiers du jour : Au fait, il faut que je fasse un calendrier de l'Avent. J'ai pas envie de faire la même chose que l'année dernière, je vais réfléchir.

Miss Cocotine tout excitée : Oui, c'est une surprise, j'ai pas le droit de découvoir ce que tu vas faire !

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13 novembre 2011

Au maximum

Allez savoir si ce sont les 14 accidents du travail en 12 ans du dossier de M. Dugenou que j'ai dû disséquer pour calculer sa retraite au plus juste ou cette envie soudaine que j'ai eue ce matin de dévisser le système complet d'évacuation du lavabo pour tout récurer en oubliant d'en numéroter les morceaux, je suis complètement vidée.

Difficile, donc, de ramener ma fraise ici pour faire la belle. Remarquez, j'ai quand même réussi à terminer une paire de mitaines assorties au Baktus Lace que j'avais tricoté l'année dernière pour Miss Cocotine, une sorte d'exploit, vu le degré d'apathie de mes neurones.

Sur cette information de la plus haute importance, je vais me coller sous la couette. Dès que j'aurai refait surface, je promets juré-craché de vous donner le tuto.

Bonne fin de week-end à tous.

Le tuto pour les mitaines enfant 7-8 ans à deux aiguilles

Tricotées en Drops Népal, aiguilles n° 5 en m'inspirant de celles faites par Nouchka.
Echantillon : 10 m = 5,5 cm

Monter 31 m
Tricoter 6 cm de côtes 1/1 et 4 cm de mousse
Commencer les augmentations (explications ICI)

Main droite

On a 31 m.
16 m mousse, 1 aug, 2 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 33 m.
16 m mousse, 1 aug, 4 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 35 m.
16 m mousse, 1 aug, 6 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 37 m.
16 m mousse, 1 aug, 8 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 39 m.
16 m mousse, 1 aug, 10 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 41 m.

Pouce droit

Tricoter 28 m (16 + 12) puis tourner votre tricot et tricoter les 12 m centrales pour forcer le pouce en laissant les 13 autres m en attente. Tricoter 3 cm de mousse et rabattre les m.

Main gauche

On a 31 m.
13 m mousse, 1 aug, 2 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 33 m.
13 m mousse, 1 aug, 4 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 35 m.
13 m mousse, 1 aug, 6 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 37 m.
13 m mousse, 1 aug, 8 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 39 m.
13 m mousse, 1 aug, 10 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 41 m.

Pouce droit

Tricoter 25 m (13 + 12) puis tourner votre tricot et tricoter les 12 m centrales pour forcer le pouce en laissant les 16 autres m en attente. Tricoter 3 cm de mousse et rabattre les m.

Pour les deux mains :

Reprendre toutes les m restant sur les aiguilles et repiquant & m de chaque côté du pouce.
2 rgs mousse puis motif du Baktus lace :
2 m endroit, (1 jeté, 2 m endroit ensemble) à répéter, 1 m endroit
Finir par 4 cm de mousse et rabattre.
Assembler en faisant une couture invisible.

Bon tricot !

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Posté par Cocotine à 15:47 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
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