09 février 2012

Le baratin du jeudi 9 février 2012

Depuis mardi soir, je ne suis plus la même. J'ai eu cette chance extraordinaire de rappliquer sur le service public vers 21h40 et de pouvoir ainsi assister à la troisième diffusion d'une émission qui, apparemment, devrait disparaître faute d'audience : Leurs secrets du bonheur.

Suspendue aux lèvres de l'expert ès psychologie positive, intelligence émotionnelle, acceptation, pleine conscience qui distillait sa science face à une mini brochette d'invités venus faire leur promotion, j'ai appris que si je m'évertuais à nager dans un pessimisme déplaisant, c'était à 50% à cause de Papa et Maman, à 10% parce que mes conditions de vie n'étaient pas favorables et à 40%

ma faute.

Une telle découverte, ça m'a donné un coup de fouet.

Plus question de promouvoir la mauvaise humeur à la sortie de Pôle Emploi, j'allais, moi aussi,

faire mon beurre du bonheur.

Mais pour tester mon aptitude à répandre la bonne parole de France 2, il me fallait des cobayes.

J'ai jeté mon dévolu sur mes collègues de la FPT, une cible de choix. Quand ce n'est pas le chef de service qui arrive à 9h en lançant un vivement-le-week-end probablement tiré d'un bouquin de management destiné à fédérer ses troupes, c'est le sous-chef qui, au bout du rouleau, nage dans un cynisme débordant et se lance volontiers dans du Margarete et Philippe de Beaulieu pur jus. La cerise sur le gâteau étant que 90% des membres du service cherchent un poste ailleurs, en s'en vantant, de surcroît.

Frédéric et Ilios, ils en mourraient, de voir ça.

Dès 8h30 mercredi, fermant les yeux sur l'atmosphère délétère, à mille milliards d'années lumière de Michel et Augustin, l'une des entreprises françaises où il fait bon travailler, j'ai remercié les uns, les autres, j'ai souri à droite, à gauche et multiplié les bonjour-as-tu-bien-dormi tout en me matraquant intérieurement la-gratitude-augmente-mon-bien-être-et-me-rend-plus-optimiste-et-me-permet-de-mieux-dormir.

Etant donné le peu d'impact que j'ai eu sur mon entourage bien trop embourbé dans un système dévoreur de bonnes volontés pour être à l'écoute de mon prêche, j'ai fini, ce matin, par me retirer dans une bulle de bonheur personnel et j'ai passé ma journée à rêver sur la toile. Tout en travaillant bien sûr, et bizarrement, j'ai abattu plus de dossiers que d'habitude.

Autant de ravissement

en si peu de temps,

j'en ai la tête qui tourne.

Ca va me manquer, cette émission.

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

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07 février 2012

Le baratin du mardi 7 février 2012

Grâce aux conseils judicieux glanés ça et là, ce soir,

ça va beaucoup mieux.

Je sens que je vais pouvoir esquiver la psychothérapie obligatoire qui me guette si Léon s'offre une garçonnière dans le forty one et sauver ainsi les 235 € que j'aurai réussi à planquer dans le cochon rose à l'issue de mes 6 mois de contrat.

Car à force de réfléchir à la façon dont je pourrais survivre à Contres avec 81 km à parcourir pour aller à Orléans et 89 à abattre avant d'atteindre Tours, j'ai enfin trouvé la solution.

Vous savez à quel point je raffole des ifoyaka, ces petites gourmandises qui ne viennent absolument pas du Japon mais de la bouche de ma copine Catherine ou de celles de joyeux lurons croisés au hasard de mes pérégrinations.

T'as qu'à faire chambres d'hôtes.

Voilà l'idée brillante qui m'a été refilée en cadeau Bonux il y a peu et que j'ai accueillie avec tout l'enthousiasme dont je peux faire preuve devant ce genre de réflexion désopilante.

Complètement conquise par la reconversion proposée, je suis partie à la recherche du bien immobilier de mes rêves deux-chambres-pour-la-famille-et-trois-chambres-pour-mes-futurs-hôtes-avec-au-total-quatre-salles-de-bain et figurez-vous que, montre en main, il ne m'a pas fallu plus de 14 minutes pour le dénicher. Franchement, quand on voit toute la mauvaise volonté que j'ai mis, ces derniers jours, à regarder ce formidable projet de déménagement avec béatitude, ça fait de la peine.

566 800 €

Une belle longère comme dans Question Maison et Côté Ouest. Je ne touche plus terre. Dès demain matin, j'appelle ma banque pour boucler le financement en espérant que mon conseiller fermera les yeux sur le montant ridicule que je pourrai récupérer de ma bicoque actuelle et mes six mois annuels de SMIC en période faste. Et après, je prendrai mes crayons de couleur et comme Stéphane Marie, je me dessinerai un jardin extraordinaire puis j'irai dépenser une tonne de pognon dans le super Gamm'Vert que Chouchenn a eu la grande bonté de m'indiquer.

Vous savez quoi ?

Comme je commence à fumer des oreilles, je vais m'offrir

une énorme tranche de politique-de-l'autruche

et passer la frontière de ce pays magique où j'ai raté l'ascenseur social.

Après tout, au retour, Léon se fera peut-être taclé. Allez, c'est décidé, j'oublie les mails enflammés qu'il vient d'échanger avec les prédateurs du forty one.

Merci pour vos com' qui me surprennent, me boostent, me font rire. Et ça, c'est l'essentiel.

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05 février 2012

Le baratin du dimanche 5 février 2012

A vrai dire, je termine cette semaine dans un état proche de l'Ohio et vendredi, j'ai bien cru que j'allais rendre mon tablier de lauréate-de-concours-humiliée à cette bande d'ostrogots égocentriques et cyniques pour qui je gratte toute la journée sans la moindre satisfaction intellectuelle. Car, à des années lumière de la Silicon Valley, c'est à la main que je remplis bravement leurs dossiers depuis trois mois et ces pratiques des années 60 me remplissent à ce point d'allégresse que je me demande comment je vais bien pouvoir honorer la seconde partie de mon contrat sans avaler mon demi comprimé occasionnel tous les soirs.

Jamais je n'ai tant rêvé de voir le 30 avril arrivé. D'ailleurs, l'un de mes passe-temps favoris, c'est de cocher les jours sur le calendrier. Furieusement. En me motivant secrètement et avec tendresse par un grosse-nulle-t'es-engluée-dans-la-vase-trouve-le-moyen-d'en-sortir-ça-urge.

Et franchement, ce n'est pas le regard hébété de ma copine Nadine, rencontrée hier avec bonheur à la bibliothèque, qui pourrait m'aider à dédramatiser, ni sa conclusion aussi drôle que dramatique : "Bon, ben, tu peux rien faire. Y'a plus qu'à attendre."

Evidemment, si Léon et ses grandes ambitions n'étaient pas venues flanquer ma petite vie de chercheuse-d'emploi-peut-être-pas-pour-l'éternité-faut-y-croire en l'air entre les fêtes, j'aurais peut-être attaquer l'année 2012 avec davantage d'enthousiasme.

Figurez-vous qu'alors que je prospecte depuis sept ans sans autres perspectives que de me faire éjecter, lui, de son côté, vient de se faire chasser par un recruteur sans l'avoir cherché et surtout sans que sa vie professionnelle actuelle ne soit menacée. Pour être totalement honnête, je ne le vis pas bien. Car au moment où mon temps est compté pour faire valoir mon concours, il est à deux doigts de m'imposer un 13ème déménagement en 19 ans, ce qui fait, en moyenne, selon mes calculs savants, un tous les 1,46 an.

Ce qui me paraît assez désopilant, vu que je viens juste de poser les pinceaux après 6 ans d'abonnement à Brico Dépôt et que la maison étant désormais coquette, à mon sens, il est grand temps de passer à autre chose et profiter un peu de la vie.

Et si c'était pour tailler la route vers le sud, je serais moins amère, mais en réalité, c'est pour échouer dans un bled encore plus paumé que le mien situé si loin de Tours et d'Orléans que cela ne laisse aucune chance d'habiter en ville, ce qui m'a instantanément poussée à interroger Léon d'un tu-testes-ma-résistance-au-suicide-là, et qui, ironie du sort, s'appelle

Contres.

Et là, inévitablement, vous vous dites : "Elle en rajoute."

Même pas.

C'est juste pour recadrer le paysage. Au cas où vous fantasmeriez un peu trop sur les charentaises. En réalité, pour mes 15 ans de mariage, j'ai droit à cette question étrange mais néanmoins cocasse :

Es-tu pour pour aller à Contres ?

Enfin, ça, c'est pour la formule, car dans la vraie vie, c'est plutôt "Soit on déménage, soit je prends un appartement là-bas et je rentre le week-end", avant de conclure par un de-toute-façon-c'est-pas-fait.

Vous savez quoi ?

La qui-suit, elle n'a plus d'écrous.

D'insomnies en réflexions épuisantes, je m'en veux énormément de n'avoir pas persévéré dans ma lecture entreprise en juillet. Peut-être aurais aujourd'hui les clés pour affronter ce nouvel épisode de ma vie trop mouvementée et trop tourmentée.

Car lorsque Léon fonce tête baissée vers ce qu'il conçoit comme étant la réussite, et que, par ailleurs, il se plaît à rester enferré dans un quotidien qui me barbe, de mon côté, je veux vivre ma vie comme un roman et surnage dans un état de rêverie perpétuelle. Ma copine Nadine a mouillé sa chemise pour me rassurer en m'assurant que son comportement était typiquement masculin et du coup, je me dis que la solution ultime, ça pourrait être de le quitter pour une femme, histoire de changer de scénario après 31 ans passés à essayer de fraterniser avec les hommes. Ce qui me permettrait, en plus, d'aller en faire toute une histoire chez Sophie Davant et d'avoir enfin mon heure de gloire, avantage non négligeable.

Justement et heureusement, au milieu de ce marasme, la téloche est là pour pimenter mes soirées somme toute assez fades. Et d'ailleurs, dimanche dernier, j'ai assisté au show de mon-PDPA-bien-aimé et ça m'a complètement requinquée. Depuis, je suis à fond les ballons.

Ein, zwei, drei,

à peine le rideau rouge tombé, j'ai sauté dans un joli costume de bavaroise et depuis, c'est choucroute et pumpernickel matin, midi et soir. J'ai repris ma vieille méthode 90 d'allemand et comme c'était ma deuxième langue au lycée, je devrais revenir au guttural sans beaucoup d'efforts. Personne ne saura jamais que j'ai eu mon Bac du premier coup, juste pour échapper au commentaire oral de textes bourrés de mots truffés de consonnes.

Sérieusement, c'est stimulant, d'avoir un modèle. Après les Etas-Unis et l'Angleterre, c'est désormais l'Allemagne qui nous est proposée. Quelle bévue de partir bientôt à Londres. Si j'avais su, j'aurais réservé une croisière sur le Rhin ou je serais partie m'encanailler à Berlin, juste pour être raccord avec la tendance.

Tiens, pour me racheter, j'organiserais bien une petite fête de la bière au bled, moi.

J'y inviterais ma copine Nadine et il y a fort à parier qu'à son analyse "Bon, ben, tu peux rien faire. Y'a plus qu'à attendre.", elle ajouterait :

Pense plus, noie-toi dans la mousse !

Et vous imaginez bien que je suivrais religieusement ses conseils.

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

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28 janvier 2012

Le baratin du samedi 28 janvier 2012

En cette matinée baignée de soleil, tout va bien. J'ai mon crachoir à portée de main et du quotidien à revendre à prix cassés.

Le tout est de savoir si je vais encore céder à cette tentation obscure de plomber l'ambiance avec mes histoires à deux balles alors que vous mourez certainement d'envie de vous enfermer dans une bulle, loin de la laideur de ce monde débile.

Qui vous jeterait la pierre ?

Franchement, la vraie vie, c'est dégoûtant.

Et nombreux sont ceux qui réclament du positif à cors et à cris. A deux pas de moi, j'en entends qui arguent d'un mais-après-tout-la-crise-moi-je-m'en-fous-je-ne-suis-pas-touché quand d'autres écrivent oh-ma-chère-ne-vous-mettez-pas-vous-aussi-à-parler-des-déshérités-on-s'en-moque-éperdument ou affirment moi-à-part-ma-femme-et-mes-enfants-j'en-ai-rien-à-carrer-des-autres et que les plus altruistes grimacent à la vue d'un SDF étalé sur un bout de carton déchiré en soupirant regarde-quand-même-ça-fait-sale.

C'est sûr, dans un tel contexte, je me dois de répondre à la demande générale de vie-rose-bonbon et mon coach en communication m'a récemment conseillé de ne plus étaler mes aventures grotesques de chercheuse-d'emploi-à-durée-indéterminée en m'assènant un ça-userait-le-plus-fidèle-des-lecteurs-ton-scénario-basé-sur-l'échec-récurrent.

Trouve de la beauté dans la banalité, m'a-t-il ordonné.

Je lui ai signé un chèque indécent pour qu'il puisse la dénicher plus vite que moi, la beauté dans la banalité, en réservant un chalet avec spa à Courchevel, et j'ai tourné les talons en bougonnant. Comment une fille comme moi qui a déménagé 21 fois et qui fait donc partie de la minorité de français qui s'escrime à chercher une vie meilleure ailleurs (7 sur 10 habitent la région où il sont nés, paraît-il), pourrait-elle réussir à voir le verre à moitié plein alors qu'il reste manifestement à moitié vide ?

Jugez vous-même. Jeudi, à 10h34, j'ai appris que l'une de mes deux candidatures récentes avait été, encore une fois, écartée du recrutement en cours.

La vraie vie, c'est dégoûtant.

Mais comme je ne suis pas rancunière et que j'ai hâte de pouvoir clamer, moi aussi, que la France peut bien couler, je ne suis pas concernée, je continue, bon an mal an, à envoyer de jolis dossiers bien ficelés à diverses collectivités.

Car là où je rafistole actuellement des chemises dans lesquelles personne n'a eu le courage de faire le ménage depuis plus de dix ans, mon chef, si drôle soit-il, me fait régulièrement comprendre à mots couverts qu'il serait ridicule d'avoir un quelconque espoir de décrocher un vrai contrat dans les murs. Du coup, il y a fort à parier que le 1er mai, je ne fêterai pas le travail mais le chômage.

La vraie vie, c'est dégoûtant.

Et comme j'ai encore un demi gramme d'amour propre survivant, j'ai failli, hier soir avant de partir, me mettre à hurler dans le couloir :

En cas d'échec,

je changerai complètement de vie,

vous n'entendrez plus parler de moi.

Remarquez, ça aurait été juste un moyen de faire mon intéressante car, au fond, je suis convaincue de ma prochaine victoire.

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

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24 janvier 2012

Margarete sana in Philippe sano

Si vous aimez l'humour très corrosif, ne ratez pas le couple infernal qui sévit sur France Inter à 12h20 chaque jour depuis une semaine :

A votre écoute coûte que coûte

Un vent de folie réjouissant en ces temps austères, désespérants et englués dans le politiquement correct.

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21 janvier 2012

Le baratin du samedi 21 janvier 2012

En ce samedi matin gris et pluvieux, je suis dans l'expectative. Avez-vous, ainsi que je vous l'avais vivement conseillé la semaine dernière, déraciné tous vos palmiers pour vous gratter la couenne et gobé des brochettes de fruits sans épines tout en vous tortillant le croupion ?

En d'autres termes, ma méthode à deux balles a-t-elle marché ? Vais-je enfin voir mon nom flamber au milieu des best-sellers promettant prospérité, intelligence, estime de soi et créativité,

et passer à la télé ?

Imaginez un peu la satisfaction personnelle que j'aurais à voir mon livre trôner sur les étagères des Molex, Sea France, Lejaby ou Cofinoga. Allez savoir si je ne pourrais pas même tenter un partenariat avec mon ex employeur, Pôle Emploi ? A chaque nouvelle inscription, j'offrirais 3 € de rabais sur ma bible so trendy et je partirais en tournée dans toutes les agences de France et de Navarre pour de folles séances de dédicaces dans le style A-Marcel-53-ans-fraîchement-licencié-après-30-ans-de-turbin-tous-mes-voeux-de-bonheur-et-bonne-reconversion-dans-le-BTP, A-Nathalie-46-ans-ex-directrice-du-marketing-pour-une-bonne-grosse-boite-sur-le-carreau-depuis-son-troisième-accouchement-tous-mes-voeux-de-bonheur-et-bon-retour-dans-l'aide-à-la-personne-au-SMIC, A-Thierry-45-ans-à-plat-depuis-la-faillitte-de-sa-société-pour-cause-de-vilaine-crise-et-endetté-jusqu'au-cou-tous-mes-voeux-de-bonheur-et-bonne-chance-pour-saisir-la-commission, A-Nadine-51-ans-ex-amoureuse-d'un-boucher-pour-qui-elle-a-travaillé-pendant-des-années-sans-être-déclarée-et-qui-après-son-divorce-sanglant-fait-le-ménage-pour-payer-le-loyer-tous-mes-voeux-de-bonheur-et-bonne-chance-pour-collectionner-les-points-de-retraite-jusqu'à-la-tombe.

Avec mille chômeurs de plus par jour, je ne mettrais pas deux mois à rouler sur l'or et au moins, j'aurais fait le bien autour de moi.

Ah, mon Dieu, ce que c'est bon de vivre !

A moins que Bouddha ne me refuse ce destin à la Dujardin et continue à se gausser de moi en m'imposant de finir mon parcours dans la peau d'une petite fonctionnaire de catégorie C. Après tout, j'ai encore envoyé mon dossier de candidature à deux collectivités. Si jamais ces offres ne sont pas fausses comme les diamants de Barbie, j'ai peut-être une infime chance d'être pré-sélectionnée. D'autant que j'ai pris le taureau par les cornes en m'attaquant au Bon Dieu, plutôt qu'à ses Saints qui, c'était évident, s'en tamponnaient le coquillard, de me voir couler sous leurs yeux en brandissant lamentablement mon concours tout mouillé. Si jamais, un jour, avant que je ne fête mes 86 ans, ça portait ses fruits ?

The best is yet to come, c'est certain.

Il suffit de s'en persuader et de suivre le conseil dudit calife sans tomber dans une crise nerveuse : rester patiente.

Bon week-end à tous

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15 janvier 2012

Le baratin du dimanche 15 janvier 2012

Dans mon tout petit monde, 2012 a démarré sur les chapeaux de roue : entre des journées insipides à ruiner mes cervicales sur des dossiers monotones et des fins de semaine à courir après le mouton, le caddie et le solde, je n'ai trouvé qu'un moyen de m'échapper :

le ciné.

C'est pour cela que mon univers virtuel ne ressemble plus qu'à une grosse colonne Morris.

Vous êtes déçue de ma prestation ?

Je comprends.

Plus de déco, plus d'escapades, plus de bouquins.

Un coup à ce que vous me décapitiez un A.

Sale temps.

D'autant qu'ici, en plus, c'est ambiance fin-de-vie-au-sanatorium et que si mon deuxième traitement d'antibiotiques-pas-automatiques ne me remet pas sur pied, je n'aurai pas le bonheur de baver devant mon écran plat le dimanche 6 mai et cette joie intense de découvrir la tête de celui-qui-aura-promis-craché-juré-de-sauver-la-France-et-qui-sera-projeté-dans-l'arène me passera sous le nez.

Ceci dit, si c'est pour remettre le couvert pour 5 ans avec mon-PDPA-bien-aimé, il vaut peut-être mieux que mon coeur lâche maintenant, entre deux quintes bien miteuses.

En attendant que mon karma m'indique si je devrai affronter une nouvelle soirée électorale avec Claire Chazal ou si je serai bientôt délivrée de news pour l'éternité, j'ai cette envie diabolique de me poser en gourou et je vous annonce solennellement que pour éradiquer la morosité de votre quotidien, il faut impérativement réciter le mantra suivant huit fois par jour :

Il en faut peu pour être heureux

Vraiment très peu pour être heureux

Chassez de votre esprit tous vos soucis

Prenez la vie du bon côté

Riez, sautez, dansez, chantez

Et vous serez un ours très bien léché !

Imaginez, si la sauce prend, mon lot de bon sens sera édité chez Marabout et référencé au rayon "Développement personnel" de la Fnac, traduit et diffusé dans le monde entier, TF1 et M6 se battront pour m'avoir en exclu et je pourrai enfin me payer

une semaine de ski au Club Med.

Allez, on danse ?

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !


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07 janvier 2012

Le baratin du samedi 7 janvier 2012

Le 1er janvier, c'est toujours l'occasion de dresser des bilans et même si j'ai fermement lutté pour ne pas succomber, cette question fatale est revenue brutalement s'imposer à moi hier matin à 10h56 :

Alors, ça fait combien de temps

que je cherche un job ?

5 ans ?

5 ans, je dis ça depuis 2 ans.

Donc, 7 ans.

Au lieu de me passionner pour le Paris Dakar, de rendre hommage à Jeanne d'Arc ou de me cultiver à midi sur TF1, voilà que je me cherchais à nouveau des poux dans la tête en essayant de comprendre pourquoi j'étais abonnée au concept aide-toi-le-ciel-te-plombera.

Pourtant, tout allait bien dans ma petite vie de lauréate-qui-se-demandait-à-quoi-pouvait-bien-servir-un-concours-de-la-FPT. Au boulot, 2012 avait démarré sur les chapeaux de roue. Après m'avoir regardé avec des yeux de cocker battu pendant deux mois en me disant "Ma pauvre, c'est bête, on n'a pas de place pour vous." en oubliant sciemment que la balle était dans son camp, le grand manitou dont je dépendais avait cependant pris soin de me rassurer avant de tout planter pour aller farcir sa dinde : "Au pire, Bidule n'est pas là le 4 janvier, vous pourrez vous installer dans ses meubles et après, comme Trucmuche doit solder ses congés, vous aurez la possibilité de déménager chez lui."

Emerveillée par cet accueil VIP qui m'était réservé depuis le 1er novembre et la future vie de nomade qui m'était si aimablement imposée, je rentrai chez moi la queue entre les jambes, mais avec l'intention, toutefois, de remettre gentiment le sujet sur la table dès le lundi suivant.

Et c'est là, que pendant la trêve des confiseurs,

ma vie d'ersatz-de-fonctionnaire a basculé.

Mes deux collègues préférés ont soudain eu pitié de moi et ensemble, nous avons planché pour transformer le bureau-de-deux en bureau-de-trois. Deux armoires ont valsé dans le couloir, les meubles ont été chamboulés et les murs poussés. Pendant que l'un s'armait de l'aspirateur, l'autre démélait les fils du téléphone, et j'attrapais un chiffon pour faire la peau aux moutons qui vivaient en toute quiétude au rez-de-chaussée des placards.

Mon dernier jour de l'année bouclé, j'ai pu ainsi rassembler tous mes trésors, à savoir ma chaise à roulettes, mon ordinateur, mon Bic, ma gomme, mon crayon à papier et mon Stabilo bleu, dans le coin qui était désormais le mien et je suis partie enterrer 2011 avec Thierry Pastor et autres consorts, ainsi que je vous l'ai déjà longuement expliqué.

Le mardi 3 janvier, vous le croirez ou non, mais j'avais un beau bureau de récup' qui m'était livré à 9h36, quasiment en même temps que celui-à-qui-j'avais-dû-rendre-la-place et celui-dont-j'aurais-aimé-avoir-le-poste débarquaient dans les lieux.

Autrement dit, un vent nouveau s'est mis à souffler sur le service et là, d'un coup, d'un seul, j'ai senti que je pourrais tirer parti de cet afflux de sang neuf.

Je faisais désormais partie du clan des anciens.

Ce qui me vaudrait probablement certains privilèges et surtout celui, non négligeable, de voir ma période de bizutage enfin terminée. Et d'ailleurs, ça n'a pas fait un pli, une paix royale s'est abattue sur mon quotidien de bureaucrate à deux balles.

Depuis, j'observe tranquillement ma petite nuée d'abeilles favorites durant 7h30, et le soir, en rentrant chez moi, je fais des heures sup pour envoyer des candidatures ailleurs, dans ces collectivités chimériques où le concours doit certainement être le sésame suprême vanté aux pauvres novices qui viennent d'aterrir sur une liste d'aptitude quelconque.

Parfois, pour me détendre et me distraire, je m'offre un saut dans l'actualité et au milieu des polémiques incessantes, j'arrive heureusement à trouver de vrais moments de réconfort.

Quoi ?

Mais non, tout n'est pas si noir, vous êtes trop pessimistes.

Allez, je vous donne un exemple pour vous remonter le moral : le parti de mon-PDPA*-bien-aimé, brieffé par ses conseillers en com', a compris qu'en temps de crise, de nombreux électeurs potentiels étaient dans la mouise et qu'il fallait donc absolument faire preuve de sobriété :

Pas de champagne aux voeux de la presse.

Vous en voulez un deuxième ? Gourmands que vous êtes. Le concurrent principal de mon-PDPA-bien-aimé, brieffé par ses conseillers en com', lui a fait sa Dalida à la une et a déclaré qu'il voulait retrouver

le rêve français.

Toutes ces bonnes nouvelles, ça m'a émue aux larmes. La France allait connaître un grand changement, inévitablement.

Plus que quatre mois à tenir.

Avril ne serait pas le mois du poisson mais celui du rose bonbon.

Avril ? Mais le 30 avril, c'est la date de la fin de mon contrat précaire, ça ?

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

*PDPA : Président Du Pouvoir d'Achat

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02 janvier 2012

Lendemain de fête

Je sors de ces festivités la Salomé usée et la Doc pompée, mais ravie d'avoir animé le dancefloor avec ma playlist de 10h24 exclusivement composée de perles et de bides des eigthies.

C'était tellement bon de pouvoir se déhancher sans complexe en hurlant "Ils m'entraînent au bout de la nuit, les démons de minuit", un petit chapeau pointu à pois élastiqué sur la tête et des serpentins multicolores enroulés autour du cou, tout en observant mon Léon masqué souffler comme un dingue dans sa trompette arlequin.

C'est ballot, j'avais oublié mon appareil photo.

Vous n'aurez donc rien à vous mettre sous la dent qui puisse s'avérer trop compromettant pour mon image, mon honneur ou ma carrière. Que voulez-vous, la vie m'a appris à assurer mes arrières.

Cette année 2012, je vous la souhaite... comment faire pour ne pas tomber dans la banalité... je vous la souhaite... comment faire pour éviter de vous entourlouper... je vous la souhaite...comment faire pour vous cacher les augmentations du gaz, du train et des mutuelles... je sens que je vais me défiler.

2012,

année du flouze ou de la lose,

à vous de choisir votre chemin, à moins que vous ne soyez carrément plus hardis et que vous optiez pour la pelouse, la ventouse ou la blouse.

La seule chose dont je sois à peu près sure, c'est que ce sera

l'année des news et des barbouzes.

Alors, avant que l'ambiance générale ne vous colle trop le blues, je me permets de vous en remettre une piquouze :

N'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

Merci pour tous les petits mots que vous avez laissés ici en 2011. 

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29 décembre 2011

Allumer le feu

Que vous ressortiez vos vieilles chaussures de mariée ou que vous customisiez vos Doc Martens adorées, je vous souhaite

le plus épatant des réveillons !

En ce qui me concerne, j'ai l'intention de me défouler au moins autant que notre-MAFP*-à-tous le fait régulièrement sous le feu des projecteurs. L'avantage indéniable, c'est que, comme j'appartiens à la France-d'en-bas, personne n'aura l'idée saugrenue de me filmer et de balancer la vidéo sur Internet. Du coup, je ne me ferai pas insulter et je n'aurai pas besoin de porter plainte. Que de temps gagné et d'énergie économisée.

Comme quoi, quand on fait un effort et qu'on regarde le verre à moitié plein, on se trouve moult avantages à avoir un job pépère dans un bureau pépère à un salaire pépère.

Alors, les talons ou les crampons ?

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* Ministre de l'Apprentissage et de la Formation Professionnelle

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