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Le petit monde de Cocotine
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17 mars 2012

Goûter d'anniversaire

Une après-midi joyeuse avec de petites stylistes en herbe bourrées d'idées et un défilé de mode devant les Mamans. Léon avait fait des brownies et de la glace vanille, moi, un cake à l'orange et de la panna cotta. Et devinez sur quelle musique les filles ont décidé de faire leur show ? Alexandrie, Alexandra. D'ailleurs, Léon a lâché son match deux minutes pour descendre mettre l'ambiance. Ce soir, tout le monde est rétamé. Rétamé mais heureux.

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14 mars 2012

Bonne nouvelle

Au moment où je découpe et je colle pour préparer le goûter d'anniversaire que Miss Cocotine partagera samedi avec ses copines, une bonne nouvelle s'est glissée dans ma boite mail. La dame des Crys a enfin retrouvé sa petite fille et leur famille est partie pour une nouvelle tranche de vie.

Ca embellit ma journée.

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13 mars 2012

Le baratin du lundi 13 mars 2012

Ce soir, j'ai comme une envie de me faire plaindre et puisque les fées - encore elles, ces grosses flemmardes - n'ont pas doté Léon de la moindre compassion envers le chômeur de longue durée, je me vois contrainte de rappliquer ici pour quémander du réconfort.

Car figurez-vous qu'au bureau, trois de mes petits camarades de jeu sont, depuis deux semaines, sur des charbons ardents.

Et pourquoi donc, allez-vous me demander ?

Allez, dites le !

OK, c'est cool.

Eh bien, tout simplement parce que, demain à 13 heures, ils passent le concours d'adjoint administratif de 1ère classe. Le même exactement que celui que j'ai

depuis un an et huit mois.

Et là, vu qu'ils sont tous embauchés définitivement alors que je moisis doucement mais sûrement sous contrat à durée limitée - je radote au cas où vous auriez oublié ma déconfiture et pour briefer les petits nouveaux qui doivent absolument savoir à quel point ma carrière professionnelle sent le souffre - je dois vous avouer que j'en bave des ronds de chapeau.

Et pourtant, au prix d'un effort incommensurable, je les ai écoutés, rassurés et encouragés poussant même jusqu'à répondre à des questions d'orthographe :

"Toi qui es bonne en français - je leur ai dit que j'avais eu 16,81 de moyenne - je n'ai jamais su si on disait à l'intention ou à l'attention de quelqu'un ?"

J'ai expliqué bravement tout en me disant que ses quinze jours de révision, à ma gentille petite collègue, c'était soit de la naïveté, soit de la témérité, et vu l'étendue des dégâts, je lui ai même glissé un conseil en douce : "Tu sais, j'ai bûché plusieurs mois, pour l'avoir, le concours."

Et dès que mon amour propre refaisait surface, je lui filais un grand coup de pied dans les fesses en lui assénant un "Casse toi, pauv' con", une expression inhabituelle chez moi et peu élégante, qui m'est venue d'on ne sait où d'ailleurs.

Au milieu de ces festivités, un grand ponte a gentiment déboulé hier avec une offre d'emploi qu'on venait juste de lui faire parvenir. Pour moi et rien que pour moi. Enfin, ça m'a fait plaisir d'y croire pendant quinze secondes, et puis, j'ai pris connaissance de l'échange et j'ai vu qu'elle avait été également envoyée à vingt-six autres collectivités.

Anyway,

les affaires reprenaient,

mon réseau bouillonnait,

il fallait mettre le paquet.

Le soir même, je peaufinai mon dossier et le jetai dans la boite mail de son homologue.

Ce matin, après avoir frimé un brin en lui démontrant à quel point j'avais été réactive sur ce coup là, j'ai obtenu une réponse qui m'a laissé dubitative :

"Bon, c'est bien, je vais pouvoir l'appeler pour voir si c'est une vraie annonce ou s'ils ont déjà quelqu'un sous la main."

Tout ça pour ça.

De fausses offres, ça fait déjà plusieurs fois qu'on me la joue, celle-là. J'ai beau ratisser large, à droite, et à gauche, essayer de séduire les uns et les autres, proclamer que je ne suis qu'une fille modeste qui cherche un job somme toute assez simple, rien ne porte ses fruits.

J'ai la scoumoune.

Remarquez, depuis quelques jours, je me dis qu'il me reste encore une carte à jouer.

Demain, je me pointe au boulot

sur la musique de Superman.

Sûr, je remonte dans les sondages de la FPT.

Bonne soirée à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !

12 mars 2012

Souvenirs, souvenirs

Au rayon jeunesse de Waterstone's, j'ai craqué pour ces deux livres sur Londres que j'ai plaisir à relire avec Miss Cocotine en souvenir de sa première escapade là-bas. Et par bonheur, j'en ai eu un gratuit mais celui-là, je vous en parlerai un autre jour. Et c'est très facile de les acheter LA et LA. Je dis ça, je dis rien.

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11 mars 2012

Le jeu n'en vaut pas la chandelle

A votre avis, que m'est-il arrivé à l'issue de cette semaine épanouissante consacrée à me demander pourquoi mon collègue se transforme en Hulk à la moindre contrariété et à m'enthousiasmer pour ce grand débat national sur la viande halal ?

J'ai reçu une réponse négative

d'une mairie du double four.

Là, je dois vous avouer que je ne suis pas fière de moi car comme antidote, je n'ai rien trouvé d'autre que de me précipiter au bureau de tabac pour faire cocher deux cases de Loto à Miss Cocotine, et en la menaçant, en plus : "Débrouille-toi pour cocher les numéros gagnants. Sinon, t'es punie."

Puis, consciente du fait que mon attitude pourrait l'amener à mal évaluer la valeur travail, je suis partie dans un cours magistral sur la FDJ qui s'est fini comme ça :

Moi, freinant des deux pieds pour éviter qu'elle plonge dans le vice au lieu de travailler plus pour gagner plus : Tu sais, de toutes façons, on a une chance sur des millions, de gagner. C'est quasiment nul et ça ne se produira sûrement jamais.

Miss Cocotine, paumée : Oui, mais moi, j'ai gagné l'autre jour.

Effectivement, comme elle semble avoir la baraka au Serpentina, on lui a déjà demandé, une fois, de cocher des cases de Loto et elle a eu trois numéros gagnants.

Moi, rétablissant la vérité : C'est vrai mais c'était une toute petite somme de rien du tout. Quelques euros.

Miss Cocotine : Oui, pas des millions.

Moi : Mais en fait, si tu ne gagnes pas le gros lot, tu peux quand même avoir quatre ou cinq numéros par exemple, et là, tu récoltes déjà une belle somme. Mais tu sais, moi, ça ne m'est jamais arrivée une seule fois dans ma vie.

Miss Cocotine, la mine dépitée : Moi non plus !

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11 mars 2012

Touches d'espoir

Ce n'est pas la fête de la fleur sur le lopin. Les crocus et les jonquilles sont sortis trop tôt. Rien de tel pour se faire cramer par un méchant coup de gel et c'est exactement ce qui s'est passé. Du coup, on n'a pas grand chose à se mettre sous la dent pour rêver au printemps. Ceci dit, je viens de profiter d'un rayon de soleil après deux jours de grisaille plombante pour faire mon petit tour et j'ai quand même réussi à dégoter une poignée de jonquilles que je vous offre ce soir.

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11 mars 2012

Parler pour ne rien dire

La bande annonce m'avait attirée mais à vrai dire, ça a assez vite tourné au vinaigre. En fait, j'ai trouvé ça insipide et contre toute attente, je n'ai pas beaucoup ri. Bien des passages sont longs, voire inutiles, les dialogues sont plats et même si les papiers peints et les voitures sont torrides, rien n'a vraiment résonné en moi. Ces ambiances du quotidien où il ne se passe rien de transcendant, c'est déjà pénible dans la vie. Alors, au cinéma, très peu pour moi.

Et puis, à quoi riment les premières et dernières scènes ? La gamine charmante des années 70 est devenue adulte et au cours d'un voyage en train, elle se met à repenser à son enfance. Là où le bât blesse, c'est que, comme elle est plutôt intransigeante et coriace, elle n'a de cesse de virer les quatre personnes qui sont tranquillement assises à l'espace carré, parce qu'apparemment, une famille a plus droit à ces places là que ceux qui voyagent seuls et qui les ont réservées. Et pourquoi donc, ma bonne dame ? Je ne vois pas, moi.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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10 mars 2012

Une soirée pas si Mossad

Ce thriller tient en haleine même si j'ai préféré la première partie qui se déroule dans les années 60 à la seconde, contemporaine, avec cette fin que j'ai trouvée un peu lourde. Mais globalement, ce n'est pas mal du tout.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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10 mars 2012

Et une enquête de plus

Je suis revenue aux aventures de Charlotte Pitt et franchement, je l'aime bien, cette héroïne qui ne s'en laisse pas conter face à un monde fermé et enferré dans ses préjugés. Allez, j'attaque le suivant.

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10 mars 2012

Les 11 questions de Céleste

Je ne sais pas ce qui lui a pris, à Céleste, le 21 février. Soudainement, elle a ouvert ses volets rouges et s'est mise à me cribler de questions. Depuis, je n'en finis plus de chercher des réponses. J'ai même planché hier après-midi, au bureau, entre deux pages d'écriture assommantes.

1 Un super pouvoir ?

Aucun, les fées étaient en RTT le jour de ma naissance. J'ai beau remuer le bout du nez, le balai ne décolle pas et le plumeau reste accroché à la patère. C'est mon drame, d'être une grosse moldu.

2 Une phrase que tu n'as jamais osé dire ? 

Mais ils me pompent l'air, tous ces abrutis, à me coller dans la case "PERIMES". Ils n'ont pas vu mes Converse ou quoi ? JE NE SUIS PAS VIEILLE.

3 Une grosse honte ? 

En être encore à du job alimentaire et précaire à mon âge, mais paraît que c'est tendance. 

4 Un tic de langage qui t'exaspère ? 

"être rendu" dans Ben, on n'est pas rendu ! Alors, j'en suis rendu où ? ou Regarde où il en est rendu.

5 Un gros mot ?

Pauv'naze.

6 Une réplique de film ? 

Allez, deux, pour le plaisir :

Non mais regarde-moi le mignon avec sa face d'alcoolique et sa viande grise, avec du mou partout, du mou, du mou, rien que du mou ! Dis donc, tu ne vas pas changer de gueule, un jour ? Et l'autre, la rombière, la guenon gélatine et Saindoux. Trois mentons et les nichons qui dévalent sur la brioche... cinquante ans chacun, cent ans pour le lot... Cent ans de conneries.  

Gabin - La traversée de Paris 

Jacquart le gueux ! Où sont les veaux, les rôtis, les saucisses ? Où sont les fèves, les pâtés de cerf ? Qu'on ripaille à plein ventre pour oublier cette injustice ! Y'a pas quelques soissons avec de la bonne choivre ? Un porcelet, une chèvre rotie ? Quelques cignes blancs bien poivrés ? Ces amuse-bouches m'ont mis en appétit !

Jean Reno - Les visiteurs

7 Une technique de drague vraiment zarbi ? 

Léon qui pointe son nez en me balançant : "T'as pas fait le repassage ?", on peut appeler ça une technique de drague ? En tout cas, moi, je trouve ça zarbi.

8 Une destination de rêve ? 

Une thalasso spéciale dos.

9 Ton pseudo de hardeur/se (ton deuxième prénom + le nom de ton premier animal de compagnie) ? 

Marcelle le poisson rouge. Ca craint, non, pour une éventuelle reconversion ?

10 Cigale ou fourmi ? 

Fourmi ici parce que c'est la vraie vie et que je cours après un CDI, cigale à Londres ou Paris parce que ça détend, d'oublier la fourmi.

11 Ton idéal masculin / féminin ?

Masculin, féminin, personne, la vie s'est chargée de me bloquer la boite à rêves. Mais bon, je suis quand même secrètement amoureuse de  Gérard Lanvin, Bruno Wolkowitch, Yvan Attal, Georges Clooney, Hugh Grant et j'en oublie.

Je passe le flambeau à qui veut bien l'attraper et merci, Céleste, d'avoir pensé à moi.

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