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Le petit monde de Cocotine
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30 septembre 2012

Canal de Nantes à Brest

Une belle balade à vélo entre Blain et l'écluse de Bougard (18 kms AR) après une blanquette dans le jardin. Ou comment savourer l'été indien.

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30 septembre 2012

Au lait cru

De ses pérégrinations, Léon nous a ramené ce Petit St-Point au lait cru (pâte molle non pasteurisée) fabriqué par la Fromagerie Michelin à St Point Lac dans le Haut Doubs près de Pontarlier. Un bonheur pour les papilles !

Et ce matin, sur France Inter, l'émission On va déguster était consacrée aux fromages ; c'était passionnant (un clic sur le titre et vous pourrez tout (ré)écouter).

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29 septembre 2012

Invicibles

1931, dans le comté de Franklin en Virginie. La prohibition et ses conséquences à travers le parcours de trois frères qui n'étaient pas des enfants de coeur. Basé sur une histoire vraie. C'est dur, c'est violent, c'est impitoyable. Un très bon film de gangsters et une musique qui m'a beaucoup plu.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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27 septembre 2012

Emotions à la pelle

Quand, môme, j'ai pénétré pour la première fois dans une salle obscure du Voltaire, à La Garennes-Colombes (qui, je viens de l'apprendre, n'existe plus) - pile poil là où Eddy Mitchell présenterait, quelques années plus tard, La Dernière Séance -, j'ai su que

le cinéma et moi, c'était pour la vie.

Rire, pleurer, cogiter, plus ça me bouscule les neurones et meilleur c'est.

Et là, j'ai mis la barre assez haut avec ce film qui aborde le droit de partir dans la dignité, sujet brûlant mais heureusement enfin d'actualité. Vincent Lindon et Hélène Vincent sont excellents dans ce duo diffcile. C'est la vraie vie, celle qui tâche. A voir un jour d'humeur rose bonbon.

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27 septembre 2012

Sans crier

Lorsque j'ai eu Miss Cocotine, j'ai juré que jamais, je ne lui crierais dessus. Hurler sur un enfant comme une mégère, mais quelle horreur ! Le souci, c'était qu'au fond de moi, je sentais bien que tout ne coulerait pas forcément de source. Il me fallait

un mode d'emploi.

Un jour de chance, j'ai découvert ce petit livre et après l'avoir minutieusement décortiqué, je me suis sentie prête à affronter les refus d'obtempérer avec détachement et sagesse. La mioche allait voir ce qu'elle allait voir. A coup sûr, c'est moi qui mènerais la barque, et avec la plus grande classe.

Ce matin, alors que je laçais mes chaussures après avoir bataillé pour qu'elle ne lise pas pendant 35 minutes dans les toilettes :

Moi, tentant de redéfinir les règles : Ca serait bien si tu faisais les choses du quotidien un peu plus vite et si tu me répondais quand je te parle. Ca m'éviterait de crier, tu comprends ? Parce que quand je te demande de descendre deux fois et que c'est silence radio là-haut, évidemment, la troisième, je ne suis pas de bonne humeur. Qu'est-ce que tu en penses ?

Miss Cocotine, les doigs dans les oreilles : Oui, parce que, moi, ça me fait mal aux tampons !

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26 septembre 2012

Une femme à l'Elysée

Depuis cette réplique hilarante d'Un air de famille : "C'est pour les enfants que c'est terrible. Heureusement qu'ils n'en ont pas.", je suis accro à Catherine Frot. Et comme j'aime aussi la cuisine française et que je mourrais d'envie de visiter l'Elysée, j'ai couru voir ce film avec Miss Cocotine. Un vrai régal.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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21 septembre 2012

Le temps qui passe

Une merveille, ce film. Drôle et très émouvant. J'en suis sortie un peu secouée en me demandant si j'aurais envie, moi aussi, de revivre mes 16 ans.

Peut-être pour retrouver deux trois copines bidonnantes et des fringues hallucinantes mais sûrement pas pour essayer de changer ce chemin tortueux et bizarroïde qui m'a menée vers ma fille.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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21 septembre 2012

I love les années 80


Katrina & the Waves
Walking on sunshine

20 septembre 2012

Luminothérapie

Quand septembre ressemble à juillet qui lui-même ressemblait à septembre, on évite de se poser trop de questions et on profite de la douce lumière du soir en faisant les devoirs dans le jardin.

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19 septembre 2012

Au coeur du sujet

Comme je vois que vous êtes friands d'anecdotes qui semblent débarquer tout droit de Saturne, j'ai décidé, à 18h52 hier soir, de venir ici me livrer à un petit bilan à deux balles des entretiens que les chefs d'entreprise du double-four ont bien voulu m'accorder en 7 ans.

Histoire que les plus coriaces d'entre vous m'absolvent et comprennent enfin pourquoi j'ai de gros problèmes d'intégration dans le coin et que, donc, je crève d'envie d'aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte (mais pas dans le forty-one).

Le premier entretien auquel j'ai été gentiment conviée dans la zone industrielle la plus proche de chez moi en 2008 avait un goût de vaudeville.

Il s'agissait d'une TPE dans le secteur de la formation, a priori ma tasse de thé. C'est donc avec enthousiasme que je me suis présentée à la patronne des lieux, qui, singulièrement, m'a reçue

avec sa soeur,

parce que, m'a-t-elle expliqué, vu son background, celle-ci était bien mieux armée qu'elle pour évaluer les candidates. Analyse empirique qui, vous le comprendrez, plus tard, restait à démontrer.

La description des tâches s'est vite avérée aussi longue que le salaire proposé était bas, et l'état du bureau qui était censé devenir le mien m'empêcha très vite de déglutir harmonieusement. A droite, à gauche et même au centre, traînaient lamentablement des papiers divers et variés et des dossiers à l'abandon et je sentais bien que la propriétaire de ce foutoir avait un poil dans la main et n'attendait qu'un esclave docile pour se débarasser de la corvée.

Je m'attachai pourtant à me rendre le plus aimable possible et à démontrer mes qualités d'organisation et d'autonomie.

Le plus croustillant arriva vers la fin de l'entretien lorsqu'elle m'expliqua à demi-mot qu'après un dégât des eaux, les locaux avaient été tellement endommagés, quelle était, avec son mari, en train d'embrumer l'assureur pour pouvoir remettre le local en état à ses frais et le quitter à la vitesse de la lumière.

Devant une telle démonstration d'honnêteté, j'arrêtai d'un coup d'avaler ma salive et nageai doucement vers le malaise vagal.

Ce n'était pourtant pas le moment de faiblir car j'allais être reconvoquée, deux jours plus tard, pour faire connaissance

avec sa moitié.

En tête-à-tête avec lui, tout se déroula paisiblement et il me parut bien plus fiable et posé que sa femme qui, malheureusement, ne mit pas longtemps à nous imposer sa présence abrutissante.

En les observant tous les deux, j'ai senti à quel point mon quotidien professionnel risquait, s'ils me choisissaient, de virer à la pièce de boulevard. Lorsque l'un se lançait dans une explication, l'autre lui coupait la parole et quand ce dernier argumentait, le premier le contredisait, me laissant dubitative sur le rôle que j'allais bien pouvoir jouer dans la pièce.

Les yeux quasi exorbités, je tentai finalement de les ramener à la raison en leur demandant ce qu'ils pensaient de ma candidature. Lui me préférait à l'autre candidate retenue et elle, qui avait, bien évidemment, le penchant inverse, n'hésita pas à me le coller brutalement dans les dents.

Une fois dans la rue, je me suis dit que les carottes étaient cuites et effectivement, elles l'étaient.

24 heures plus tard, elle m'appela pour m'expliquer qu'elle avait choisi ma concurrente.

Mais la farce ne s'est pas arrêtée là. Un an plus tard, le téléphone sonna.

C'était elle

qui, à plat ventre, venait me dire combien elle avait regretté son choix, combien la personne qu'elle avait choisi l'avait entourloupée et combien elle était désireuse de me revoir.

Bonne poire, j'y suis allée.

Le déménagement avait bien eu lieu et j'appris avec surprise qu'un autre était en préparation. Lorsque, sans aucun scrupule, elle se mit à m'expliquer qu'elle comptait sur moi pour remplir et scotcher ses cartons, j'ai commençé à me demander si Marcel Béliveau n'était pas planqué sous la moquette usée.

Quelques jours après, je lui envoyai un mail sanglant mettant un terme à nos relations.

Le deuxième entretien, reçu en cadeau pour mon Noël 2009, m'a à ce point accablée que j'en ai fait le résumé ici 48 heures après.

Et comme pour certifier que l'expression "Jamais deux sans trois" marche à tous les coups, le troisième entretien m'a été infligé hier à 11 heures et exposé ici à 14h30.

Que tirer de ces trois entretiens mirobolants, sinon qu'apparemment, ma candidature sort du lot uniquement quand il s'agit de cas désespérés et désespérants ?

Mardi soir, alors que j'en étais à vivre mon 19ème jour à l'usine avec Alexandra Alévêque, une journaliste qui a décidé de partager le quotidien des ouvriers de Sidéo pour mieux les comprendre, je me disais qu'il serait finalement judicieux que je cache une caméra au fond de ma poche pour avoir des preuves irréfutables à présenter à ceux qui douteraient de mes compte-rendus rocambolesques.

Non, je n'en rajoute pas, et oui, j'ai bien vécu ces instants si palpitants dans la vraie vie.

Vous savez quoi ?

Je boucle mon rapport et je fonce au 36 quai des Orfèvres pour livrer cette énigme aux meilleurs flics de France : Qui s'acharne à planter des aiguilles dans une poupée à mon effigie ?

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