Vous le savez, je possède une MAP que j'utilise régulièrement pour nourrir la Cocotine's family. Jusque là, rien de colossal.
Figurez-vous que la première semaine où j'ai pris mes 5 gouttes le soir, j'ai ressenti l'envie soudaine de faire du pain comme un vrai boulanger. Ne cherchez pas, c'est philosophique. Revenir à l'essentiel et créer quelque chose, ça me travaillait.
Mine de rien, je suis sur cette histoire rocambolesque depuis vingt jours. J'ai élevé un premier levain qui n'a pas vécu, faute d'expérience significative, et un deuxième qui est arrivé à maturité grâce à Florence, une fille extraordinaire qui sait presque tout sur le pain au levain.
Sur son blog Makanai, elle donne toutes ses astuces et répond aux commentaires, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas forcément monnaie courante sur la blogosphère. Elle est également à l'origine d'un site de recettes de pain, de viennoiseries, avec ou sans gluten, au levain ou à la levure qui s'appelle Votre pain. J'ai aussi beaucoup rêvé et appris sur le superbe blog de Jane nommé Au levain !.
Je suis donc extrèmement fière aujourd'hui de vous présenter mon petit levain que j'ai évidemment baptisé :
Cocotin

En suivant scrupuleusement les indications de Florence, j'ai décanillé ce matin à 5h45 et à 7 heures, je sortais
un pain cocotte

qui démoulé, ressemblait à ça :

Là, j'ai gonflé le torse et le temps qu'il refroidisse, je me suis prise pour Poilâne. Mon boulot de MAF m'a appris à savoir m'auto-congratuler.
A onze heures, je l'ai tranché et commenté toute seule mon premier essai. Les alvéoles m'ont paru honnêtes, le goût vraiment épatant mais il est un peu dense. Je pense que cette nuit, il a manqué de chaleur pour lever correctement. Ben oui, je fais des économies rapport au gaz qui a encore augmenté de 5,2% le 1er avril, et dans la cuisine, vu que personne n'y a encore couché à ce jour, il fait seulement 17°. C'est loin de l'étuve.

Quoiqu'il en soit, c'est tout de même une belle démonstration que le mieux est l'ami du bien, non ?