Le baratin du 16 septembre 2011
Mes mois de septembre se suivent et se ressemblent.
Figurez-vous qu'avant-hier, la FPT m'a sollicité pour un remplacement d'un mois. Et comme l'année dernière, la mission en question n'étant pas extrèmement folichonne, j'ai raccroché en pestant. Nom d'un chien, pourquoi personne ne me faisait confiance sur un poste qui m'attirait comme un aimant plutôt que de toujours m'appeler pour de la précarité qui ne me permettait ni de valoriser mon concours, ni d'aller vers la titularisation.
Je suis quand même allée au rendez-vous, en traînant un peu des pieds. Mais comme je ne suis pas une si mauvaise fille que ça, je n'ai rien laissé paraître devant mes interlocutrices et pour détendre l'atmosphère, j'ai même tenté de finir sur une note d'humour.
Allez savoir si c'est cette conclusion brillante, le téléphone a sonné hier soir. J'étais embauchée. En vue,
mon salaire mensuel-annuel de 2011.
Afin de ne pas me bloquer le plexus, je n'ai demandé aucun renseignement sur ma rémunération. Ce sera la surprise.
Donc pas de quoi faire des bonds de six mètres et pourtant, c'est peut-être l'occasion inestimable de me constituer un réseau à la Robert Bourgi et de découvrir enfin les us et coutumes de l'établissement en question.
Arrêtez de saliver, je ne vous dirai rien. Pas question que je fasse ma Zoé Shepard, j'ai été tellement humiliée par les employeurs du secteur privé du double-four que je ne vais certainement pas cracher dans la soupe. Je connais la valeur d'un entretien dans la FPT, moi, et une embauche, même temporaire, de nos jours, ça vaut de l'or.
Quoi ?
Allez, je trouverai bien quelques anecdotes croustillantes à vous livrer. Moi qui préfère mille fois être backstage, là, je serai en première ligne et je ne désespère pas de me faire assez rapidement traiter de sale fonctionnaire comme l'année passée. En tout cas, c'est une belle occasion d'aider mon prochain, même s'il est vilain.








