Du bon pain, c'est du gâteau
En avril, poussée par mon amour inconditionnel du bon pain, j'ai commencé à élever un levain en suivant les conseils de Makanaï. Aujourd'hui, après avoir fureté à droite, à gauche et lu Henri Granier, je suis un peu plus rodée, et comme promis, je viens partager ma méthode, sachant qu'il existe autant de procédés que de boulangers.
A noter : je n'utilise que des farines bio.
La veille, je prépare mon levain :
Le matin, pour avoir 50 g de levain :
10 g de chef
20 g eau
20 g farine T 65
Je mélange bien avec ma stapule en bois et je le mets au chaud.
Le soir, pour avoir 250 g de levain, j'ajoute à mon levain du matin (50 g chef) :
100 g eau
100 g farine T 65
Je mélange bien avec ma stapule en boiset je le mets au chaud.
A savoir : Le levain a besoin de chaleur et chez moi, la température n'est pas assez élevée pour qu'il réagisse. Alors, inspirée par un internaute boulanger en quête de tiédeur, je l'ai mis à côté de ma Livebox qui est enfermée dans un placard. C'est le seul endroit de la maison où il fait vraiment bon et ça lui convient très bien..
Le lendemain matin :
Vers 7-8h, je mets dans mon bol de Kitchen Aid :
500 g T65
150 g T150 ou 110
50 g seigle
405 à 410 g d'eau filtrée
Je mixe avec la queue de cochon en vitesse 1 jusqu'à temps que ça fasse une boule de pâte. Je couvre le bol d'un torchon et je laisse reposer 1 heure (autolyse).
Je pile 13 g de sel de Guérande dans mon mortier puis je vaque à mes occupations.
Une heure après :
Vers 8-9h, j'ajoute dans le bol les 13 g de sel et 210 g de levain.
Je mixe toujours avec la queue de cochon en vitesse 1 avec quelques pointes plus rapides pendant 5 à 7 minutes (pétrissage). Au besoin, je rajoute un peu de farine.
Pour faire du pain aux noix, aux raisins secs (les faire tremper dans l'eau la veille), au sésame, aux céréales, au son, c'est à ce moment-là qu'il faut ajouter environ 70g de l'ingrédient choisi, puis remixer ensuite.
Sur mon plan de travail, je farine et je sors la pâte du bol avec un coupe-pâte.
J'incorpore de l'air dans ma pâte en suivant les conseils d'Henri Granier p. 46 (soufflage) et je forme une boule (pâtonnage) que je dépose dans un saladier un peu fariné. Je le recouvre d'un torchon en lin humide et je laisse la pâte pousser (pointage).
Toujours pareil, ma maison n'étant pas assez chaude, je pose mon saladier à côté de ma Livebox et je ferme le placard.
8 heures plus tard :
Sur mon plan de travail fariné, j'aplatis ma pâte avec mes poings (fariner si ça colle), puis je tire un peu les bords pour les rabattre et je forme soit une grosse boule, soit deux petits pains (boulage).
Sur ma plaque de four, je pose du papier sulfurisé que je farine un peu et j'y dépose mes deux pâtons. Je couvre d'un papier sulfurisé et je laisse reposer à nouveau au chaud (l'hiver sur le radiateur) pendant environ une heure (apprêt).
Une heure plus tard :
Je préchauffe mon four en cuisson traditionnelle à 240° en veillant à glisser le lèche-frites tout en bas et je prépare un verre d'eau pour le coup de buée.
Je saupoudre le pâton de farine (fleurage) et je signe mon pain (coupe).
Quand le four est chaud, j'enfourne ma plaque et je verse mon eau dans le lèche-frites. Puis je ferme vite et je laisse à 240° pendant 25 minutes tout en gardant un oeil dessus car chaque cuisson évolue différemment.
Je sors ensuite mes pains dorés, je baisse mon four à 200° et je les ré-enfourne sur grille à mi-hauteur et retournés pour dix minutes supplémentaires de cuisson.
Le pain est cuit quand on cogne sur le dessous et qu'il sonne creux. Je le laisse toute la nuit sur une grille et le consomme le lendemain.
Pour davantage de détails, baladez-vous le site de Makanaï, celui de Votre pain et le forum qui s'y trouve.
Amusez-vous bien !
Le baratin du samedi 3 décembre 2011
Quand en 2009, ma copine Chrystel m'a balancé sans ménagement tu-devrais-passer-un-concours ponctué d'un
au point où t'en es
qui m'a fait la haïr pendant quelques semaines tellement l'idée me paraissait absurde, je n'imaginais pas à quel point j'aurais encore plus envie de l'étriper deux ans après.
De cette semaine de bons et loyaux services pitoyablement rémunérés, je sors tellement dégoûtée que l'effet de ma cure de rajeunissement pour 5,01 € s'en trouve irrémédiablement altéré. Moi qui rêvais du front de Marcia Cross, j'en suis plutôt aux poches à Balladur, ce qui me permet d'affirmer aujourd'hui qu'elle a recours à d'autres fournisseurs de jouvence que Carrefour Market.
Et la fille qui crânait sur son blog il y a trois petites semaines en annoncant avec fierté qu'elle lâchait ses chiffons microfibres haute qualité pour retourner dans la vie dite active rapplique aujourd'hui pour vous informer que
la peur est revenue.
Car à l'issue de ces 37h30 de misère, je sais, qu'à moins d'un phénomène extraordinaire du type corruption-de-hauts-fonctionnaires-ou-d'élus-moyennant-malettes-de-macarons, je n'obtiendrai pas un poste stable dans le petit monde fabuleux où j'erre actuellement et du coup, j'en ai à nouveau le plexus encombré.
Il faut dire que, pour des raisons évidentes, je n'ai jamais eu à croiser quotidiennement une recruteuse qui avait éjecté mon CV, et deux fois de surcroît. Et comme disait Sophie Daumier dans les bras de Guy Bedos, on peut dire que ça me coûte.
Au milieu de cette poignée d'enfants gâtés qui, peut-être parce qu'ils sont des titulaires indéboulonnables, ne ratent jamais une occasion de déblatérer les uns sur les autres tout en répétant haut et fort qu'ils sont débordés, et vont, de surcroît cafter à la maîtresse dès qu'on les envoie paître, ce qui garantit une ambiance assommante de cour de récré, la-parigot-tête-de-veau-qui-pourrait-être-leur-mère comme certaines écervelées s'amusent à me le faire remarquer avec force délicatesse
se paie la honte de sa vie.
La honte d'être tombée aussi bas à 48 ans, de taper "stagiaire" pour se connecter au logiciel, de n'avoir aucune adresse mail parce qu'un contractuel, ça n'a apparemment pas besoin d'exister, et d'avoir pris, en plus, dans la figure, que six mois de précarité, c'était déjà un beau geste de leur part.
Sauf que l'auxiliaire que je suis travaille un peu plus que la caricature de fonctionnaire auprès de laquelle j'ai échoué lamentablement et qui, elle, est merveilleusement bien protégée par ce système un tantinet véreux. Me l'avoir collée sous le nez - et ce n'est rien de le dire, faut sentir son eau de toilette bon marché pour comprendre - relève de la torture mentale et c'est plus que difficile de tirer une quelconque philosophie de cet épisode que mon-karma-à-deux-balles m'impose.
D'autant que, malgré la solidarité ambiante pour cultiver la langue de bois, j'ai enfin intégré, après avoir perdu beaucoup de temps, que
le concours, c'est du pipeau,
et que derrière les beaux discours que certains étalent lors de réunions qui leur donnent bonne conscience et justifient leurs traitements, les belles valeurs d'équité semblent bafouées à tire-larigot.
Alors que faire ?
Leur claquer la porte au nez et réintégrer le foyer en me résignant à vivre chichement et en priant que mon Léon n'en vienne pas à rejoindre tous les quadra qui sont écartés du marché de l'emploi, céder aux voeux de Pôle Emploi et me résoudre à faire chez les autres ce que j'adorerais déléguer chez moi en me disant qu'au moins, l'aspirateur et le balai WC seront de vrais partenaires et pas des langues de vipères, persévérer dans mon rôle de
cheveu sur la soupe
par pure cupidité ou peut-être attendre patiemment qu'M6-notre-sauveur en vienne à créer l'émission dont j'aurais le plus grand besoin :
On ne choisit pas ses collègues,
pour voir enfin mon sombre destin s'éclairer grâce au bon sens de Stéphane Plaza.
Une chose est sure : Le peu de naïveté qu'il me restait a pris du plomb dans l'aile. Aux prochaines élections municipales, cantonales et régionales, il y a de fortes chances pour que je reste chez moi.
Bon week-end à tous
et n'oubliez surtout pas d'être heureux
envers et contre tout et tous !




