Une vision très personnelle du plaisir
Hier à 14h, j'ai réalisé que si le jour où mon arrivée dans ce monde débile était célébré aux quatre coins de la planète, je n'étais pas capable de jeter mon sac à culpabilité au fond d'un puits pour me rouler dans le plaisir le plus délirant, je ne le ferai jamais.
J'ai décidé de regarder la télé.
Sophie et toutes ses histoires plus abracadabrantesques les unes que les autres, Michel avec peut-être l'occasion insensée de décrocher un 20/20 sur les hémorroïdes ou Derrick pour sombrer dans une sieste sans fin, le tout entrecoupé de spots alléchants sur comment-souscrire-une-assurance-obsèques, comment-installer-un-ascenseur-dans-son-escalier ou comment-faire-briller-son-dentier ?
Tout ça, c'était diablement tentant.
Heureusement, je me suis secouée. J'avais beau approcher dangereusement du demi siècle, j'avais encore de beaux restes et ma fille n'avait aucune notion que ce que voulait dire mise-sous-tutelle.
Fallait en profiter.
Du coup, j'ai attrapé mon boitier orange et pour 2,99 €, je suis repartie en Chine.
Je vous accorde volontiers que mon choix aurait pu être plus gai mais ce qui est triste, dur, voire insoutenable donne souvent du très grand cinéma. Quand tout ça rime avec talent évidemment.
Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?
