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Le petit monde de Cocotine

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7 mai 2010

Châle I wash them ?

Au début de la semaine, j'ai attrapé la pelote d'ecological wool qui traînait au fond de mon sac depuis cette aventure épique et j'ai entrepris de fabriquer mes premières mitaines. Le modèle, je l'ai trouvé chez  Nouchka que je remercie chaleureusement. Après quelques essais d'adaptation, j'ai bouclé l'affaire en deux soirées. Un jeu d'enfant.

Le souci, c'est qu'elles sont beaucoup trop belles par rapport à mon-châle-qui-ne-ressemble-plus-à-rien-depuis-qu'un-beau-soir-d'avril-j'ai-décidé-de-le-bloquer. Il faudrait peut-être que je les passe en machine... Je vais attendre 23h30 pour avoir les idées claires...

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7 mai 2010

Finaude

Deux Carambars avaient été négligemment posés sur la console un soir en rentrant de l'école. Le lendemain matin, il n'en restait plus qu'un.

Moi : "Il est où, le deuxième Carambar ?"

Miss Cocotine, les yeux fripons : "Je l'ai jeté !"

Moi : "Tu l'as jeté ? Allez, je te crois pas."

Miss Cocotine jubilant
: "Le papier... je l'ai jeté !"

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7 mai 2010

Mort au potager

Chaque soir, l'homme court au fond du jardin jeter un œil à ses petites protégées. Certaines sont toutes pimpantes...

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D'autres ont un pied dans la tombe...

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Sur ses 24 salades, seules 15 sont encore de ce monde. C'est ça de planter un jour de nœud lunaire !

7 mai 2010

Lendemain de fête

Un peu groggy par tant de fastes - merci de votre participation ! -, je suis allée faire un tour au potager. Rien de tel pour se remettre les idées en place.

Pas grand chose à se mettre sous la dent hormis trois brins de ciboulette. Seuls les soucis pètent le feu ici ! Comme j'ai dit à l'homme en ricanant comme une cruche : "C'est pas nouveau !" Il n'a pas cillé. Allez savoir pourquoi...

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5 mai 2010

3 ans et toutes ses dents

Ca fait trois ans que j'erre sur la blogosphère et que je m'émerveille pour un oui, pour un non, tout en observant gentiment les us et coutumes des uns et des autres.

En mai 2007, je me suis lancée assez innocemment dans la fabrication de guirlandes de fanions et amusée par la naissance de mon premier blog, j'ai décidé d'en proposer un second dans la foulée, beaucoup plus axé sur mon nombril. Après tout, je n'étais pas pionnière en ce domaine.

Dans un premier temps, je suis restée relativement sage puis l'étalage et le paraître parsemés de redondants "amour" et "bonheur" ne reflétant pas assez, à mes yeux, les joies de la vraie vie, ma souris a commencé à frétiller et l'année dernière en mai, j'ai franchi le pas en laissant libre cours à ma nature profonde. Ainsi sont nés "Le baratin du lundi matin" et "L'herbe est plus verte ailleurs" avec pour unique but de faire de mes déboires un sujet de dérision.

Soucieuse de rester physiquement dans l'ombre, je n'ai jamais éprouvé le besoin de vous servir ma trogne en long, en large et en travers. A quoi bon ? Vous savez l'essentiel. Je suis jean-tee-shirt-all-stars en réflexion permanente, mue par une espèce de quête idiote de justice et d'équilibre. Très loin du bling-bling, de l'acide hyaluronique et de la bouteille de champ' remplie de superficielles paillettes d'or, mon chemin miné m'a poussé à me battre le couteau entre les dents pour grappiller du bonheur ça et là et obtenir ce que j'ai aujourd'hui.

D'épreuves en challenges, j'ai fini par balancer à la poubelle toutes les théories culpabilisantes selon lesquelles "quand on veut, on peut" et "si on se plante, c'est juste parce qu'on le fait exprès" et je suis maintenant persuadée que très loin de l'arrogance, de la niaiserie et de la vulgarité qui s'étalent dans des pages douteuses ou sur des plateaux télé humiliants, la vraie héroïne, c'est celle qui se lève tous les matins à 5 heures, qui saute d'un RER à l'autre pour remplir ses contrats et réussit ainsi à faire pousser ses trois enfants toute seule, tout ça parce qu'un jour maudit, ce qu'on appelle "un accident de la vie" lui a brisé tous ses rêves.

Pratiquer ce monde débile a fait de moi une boule d'incertitudes saupoudrée de paradoxes et piquée de quelques valeurs non négociables. Et comme le dit si bien le proverbe "Qui se ressemble s'assemble.", ce sont rarement les vies-infiniment-trop-lisses ou les qui-savent-tout-et-qui-maîtrisent-tout qui émoustillent mon sac à neurones.

Ce blog va son chemin sans objectif précis. Je n'ai pas l'âme d'un gourou, le prosélytisme qui me fait bondir ailleurs n'aurait aucune raison d'être de mise ici et exposer ses doutes mène plus souvent à la perte qu'à la gloire.

D'ailleurs, en un an, je ne compte plus les fois où j'ai failli tout envoyer paître tellement l'exercice m'est apparu comme vain certains matins de clairvoyance.

Et pourtant j'ai continué car d'une part, scruter la vie derrière un objectif me remplit de paix et d'autre part, cogiter tranquillement me maintient en vie dans cette relative traversée du désert. Ainsi, tenter de faire passer mes ressentis par l'image ou les mots m'apporte, au bout du compte, assez de satisfaction pour que j'ai envie de faire durer ce lien qui nous unit, fusse-t-il dramatiquement virtuel.

Une chose est sure. A chaque instant de doute, c'est toujours l'un ou l'une de vous qui, d'une phrase, m'a remise dans le droit chemin et m'a poussée à persévérer.

Du coup, ce petit blog

qui se sait futile et inutile

vivote depuis 3 ans...

Cependant, tout est éphémère et je ne peux promettre sa vie éternelle. Comme pour d'autres qui ont tout lâché ou qui ont été tentés de le faire, la lassitude pourrait avoir, un jour ou l'autre, raison de mon souffle épistolaire.

MERCI A VOUS,

les fidèles ou les infidèles qui, dans votre grande bonté, vous trouvez quelques atomes crochus avec mon tout petit monde et venez de temps en temps ou régulièrement me faire rire, aux éclats parfois, et m'émouvoir aussi.

Pour mon troisième anniblog,

je sors le champ' !

Ben oui, à quoi ça sert que la bouteille moisisse dans l'attente éperdue du job de mes cauchemars, celui qui me permettra de cotiser jusqu'à 72 ans ?

Et même que pour fêter l'évènement, je claquerais volontiers une durite dans le genre lâche-ton-costume-de-MAF-bien-propre-sur-elle-qui-se-tape-toutes-les-sorties-d'école-et-qui-fait-des-tartes-aux-poireaux-frôlant-le-divin-et-viens-passer-la-nuit-à-te-trémousser-gravement-en-boite-y'a-un-spécial-seventies-on-va-tout-péter... Je vous l'ai déjà confessé. Je suis en pleine CMV...

Mais somme toute, c'est ça la vie, non ?

Alors, qui aime la vie

continue à me suivre...

pour mon plus grand plaisir !

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4 mai 2010

C'est si bon d'être faible de temps en temps

En février, un garçon charmant m'a contactée pour me proposer un partenariat avec Rue du Commerce. En échange de l'affichage de leur logo, je pouvais choisir entre un taille-haie, un composteur en plastique, un aspirateur souffleur ou un hamac rayé. Rien de tout ça ne me bouleversant, j'ai boudé.

Mais il a persévéré et m'attirant du jardin à l'atelier, a tenté de m'aguicher en déballant perceuse, ponceuse, dévisseuse et agrafeuse-cloueuse. Je l'ai snobé. Il en fallait plus pour me faire succomber.

Il a fini par déceler la faille et s'est repointé avec des livres par centaines au rayon "Jardin" d'un site dont je suis parfois cliente : "Alapage". Impossible de lui résister davantage. Sous le charme, j'ai cédé et c'est ainsi que nous avons décidé de convoler...

J'ai choisi comme cadeau de noces "De mémoire de potagers" de Serge Schall aux Editions Plume de Carotte. Un enchantement !

Ah que c'est bon d'être monstrueusement cupide parfois...

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4 mai 2010

Témoignage poignant

En furetant à la bibliothèque, j'ai posé la main sur ce livre en me disant qu'à coup sûr, j'en sortirais moins stupide. C'est fait !

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3 mai 2010

Crapules ou pas ?

Autant être honnête avec vous. Les potins de notre douce France en cette semaine 17 de l'an 2010 ne m'ont fait ni chaud ni froid.

Les divagations du duo pathétique Brice-Lies m'ont fait grimacer d'horreur tant le premier s'est empêtré dans cet imbroglio et l'autre s'est fourvoyé dans la conjugaison du verbe déchoir. Quant à cette nouvelle intrigue politico-financière menaçant un ancien premier ministre et mon-PDPA*-préféré, j'attends avec impatience que les protagonistes fassent surface pour savourer tout le piment de l'histoire.

Au bout du compte, vu de ma lucarne, il m'est apparu que la chose la plus sage à faire, c'était d'envoyer toute cette jolie bande se faire voir chez les grecs.

Car dans mon tout petit monde s'est tramée une affaire autrement plus importante. Sortie de la semaine 16 un tantinet épuisée par les crises capricieuses et théâtrales de Miss Cocotine, il était temps de réunir les hautes instances pour décider du sort de la gamine rebelle. Le verdict est tombé : punie de Schtroumpfs pendant une semaine. Une idée de l'homme. Pour une fois que je ne passais pas pour la vilaine qui scande "Pas de légumes, pas de bonbons !" et lui pour le héros rentrant, tard certes, mais les mains remplies de macarons, de glaces ou de chocolat, c'était toujours bon à prendre.

La petite brunette rappelée à l'ordre s'est ainsi tenue infiniment tranquille en début de semaine. Puis mercredi après-midi, alors que je jouais des aiguilles en la regardant essayer de caler son chien en peluche à califourchon sur le guidon de son vélo, elle partit soudain d'un coup de pédale et m'envoya un cinglant : "Je vais chercher mes parents.", ajoutant "Mais c'est pour de faux Maman !"

Visiblement, la petite crapule parvenait à aligner les mots parfaitement bien quand il s'agissait de me piquer au vif. Le centimètre de plus en un mois se faisait sentir. Il fallait prendre le taureau par les cornes et pourtant, c'est exactement l'inverse qui s'est produit. Le regard fuyant, j'ai reçu l'estocade sans riposter

Assez secouée et revoyant toute la saga de son adoption défiler, j'ai gardé ça en magasin et dans la série faut-savoir-déléguer-quand-on-n'est-plus-à-la-hauteur, c'est son orthophoniste qui lui a répondu un peu plus tard à ma place : "Les parents, on ne peut pas en changer, c'est comme ça." Brave comme tout, elle m'a ensuite si bien décortiqué le phénomène d'un "Elle sait où ça fait mal." que je suis sortie de son cabinet regonflée partiellement.

Quelques jours après, ma copine Nadine avec qui j'adore refaire le monde de temps en temps au coin de la rue, m'a réconfortée de plus belle. Avec trois filles, à mes yeux, c'est comme-qui-dirait une boule d'expérience. "C'est l'âge !", elle m'a assuré. Ce qui m'a redonné un peps du diable.

C'était clair, la morpionne, elle allait voir de quel bois je me chauffais.

Du coup, en fin de semaine, alors que bien installée au restaurant et pleine d'insouciance, notre Miss Cocotine se gavait de frites croustillantes en dessinant des hippopotames, l'homme et moi, on lui a dit : "Alors, tu veux toujours changer de parents ?"

Devinez la réponse...

Bonne semaine à tous !

* Pour les distraits, les petits nouveaux et les amnésiques, PDPA signifie Président Du Pouvoir d'Achat.

2 mai 2010

Un dimanche à giboulées

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2 mai 2010

A cent pour cent

Moi : Alors, un, zéro et zéro, c'est quoi ?

Miss Cocotine, le regard plein de doutes
: Euh...

Moi : C'est cent.

Miss Cocotine, le sourire revenu
: Ah oui ! Cent té un, cent té deux, cent té trois...

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