Cette si chouette vie de gueuse
Autant être franche. Cette semaine 12 de l'an 2010, je suis bigrement contente de l'avoir enterrée. Si Dieu existe et que je me présente devant lui pour le verdict final, j'espère bien que ma bravoure de mardi dernier me rapportera des points et m'évitera d'aller griller en enfer. Dans l'attente de ce moment palpitant, je remballe la Casio Junior qui, il faut bien le reconnaître, me donnait un mauvais genre de je-porte-les-mêmes-accessoires-que-ma-fille-pour-qu'on-me-confonde-avec-elle. De toute façon, elle ne perd rien pour attendre, la championne en racines carrés. Trois ans de placard et elle attaquera le CM1 de Miss Cocotine.
En fait, à l'heure où le gouvernement tente de décimer la fonction publique, entre brave ou niaise, je ne sais plus à quel adjectif qualificatif avoir recours me concernant. Passons outre mes velléités de devenir fonctionnaire et attachons-nous plutôt à commenter ce début de semaine, si fort sur le plan émotionnel. Ce remaniement TECHNIQUE du gouvernement, ça m'a foutu un coup. Tous ces talents qui virevoltent, ces bureaux qui valsent, ces papiers peints à choisir et ces cadres à accrocher, ça m'a collé un tournis du diable. Et tout ça pourquoi ? Mais pour notre bien. Eh oui. Décidément, je ne comprendrai jamais pourquoi certains de mes compatriotes refusent de donner leur avis devant l'urne.
Et cette taxe carbone qui à peine sortie de l'œuf, a été assassinée froidement. Bon, c'est vrai, je l'avoue, je n'avais pas du tout l'intention de la payer. Mais ma mauvaise humeur a-t-elle un poids quand il s'agit de sauver l'ours blanc ? Aucun et heureusement d'ailleurs. Mais les mots justice et équité ont-ils un poids quand il s'agit d'infliger un nouvel impôt au petit peuple ? Aucun et malheureusement d'ailleurs.
Submergée par tant de bouleversements, j'essayais de me raisonner pour finir ma semaine sereinement quand je suis tombée sur Capital qui posait cette question cruciale :
Réseaux, privilèges, écoles :
les secrets de la réussite en France ?
La panoplie ad hoc pour énerver le gueux de base qui sait pertinemment que le petit point d'interrogation est d'un faux-cul total. En même temps, ça m'a ramenée quelques années en arrière, au bon temps de Mike Brant et de Gérard Lenorman, quand j'étais persuadée que cette chouette république permettait à celui qui le voulait vraiment de s'en sortir et de gravir les échelons.
Là-dessus, la vie s'est chargée de me tracer un parcours à la Lara Croft. Toute mignonnette, tu débarques dans un endroit apparemment convivial. Un filet te tombe sur le dos. Tu t'en sors avec les dents. Mais la porte se verrouille. Tu te faufiles par le vasistas. Un fauve au crocs acérés te guette. Tu dégaines. Mais au loin, un mur de briques. Tu l'escalades tout en veillant à ne pas péter la couture de ton short-moule-fesses. Tu te retrouves au pied d'une montagne géante. Tu halètes, tu hoquètes, tu râles, mais tu arrives au sommet. Là, un monstre à six crochets t'accueille en hurlant :
Bienvenue, la gueuse.
T'as capté le message ou t'en veux encore ?
Sans réseaux, sans privilèges, sans écoles réputées,
tu as vécu, tu vis et tu vivras !
Autant vous dire que le père Lagache, il ne m'a pas impressionnée avec sa question à deux balles. Ca fait belle lurette qu'avec l'homme, on a compris la musique et qu'on est convaincu qu'on nait et qu'on meurt scotché à sa CSP. A quelques exceptions près bien sûr.
Mais tout de même, en observant tous ces hommes et ces femmes bien-comme-il-faut s'émoustiller pour les affaires, bien à l'abri dans leurs clubs ultra sélect de la capitale, je me demandais s'ils s'organisaient des débats enragés bicarbonate de soude contre Monsieur Propre, s'ils avaient déjà intégré les bénéfices de la trottinette par rapport à l'avion privé et s'ils s'étaient répandus en lamentations devant Home et Le Syndrome du Titanic.
Bonne semaine à tous !
Vous les copains...
Si ma formation en gestion de la paie ne m'a pas rapporté le job-valorisant-et-rémunérateur-dont-je-rêvais-naïvement, elle m'a par contre permis de me faire de chouettes copains. C'est toujours ça de gagné.
Alors pour faire plaisir, comme dit Miss Cocotine quand elle mendie un bonbon avec de grands yeux attendrissants, voilà, en toute simplicité, ce qu'on a concocté pour eux dimanche.
Sans dépenser des sommes folles et toujours avec les mêmes éléments de base : les assiettes et les chaises dépareillées, les couverts, la nappe et les torchons des anciens et la verrerie de notre suédois bien aimé.
Pour ce qui est de la bonne chère, pas d'esbroufe mais de la recette facile et surtout du fait-maison : pancakes, cake carottes-raisins secs, salade d'oranges cannelle, compote pommes-poires-bananes-gingembre, coleslaw à ma mode, soupe épinards petits pois cumin, mousse de betteraves. Et ce petit coin infiniment plus raffiné avec les gourmandises de l'homme...
Je n'ai pas enregistré de plaintes. A votre tour de régaler vos copains !
Un coup de vent...
Easter is coming soon
Un brunch pour dimanche avec un but unique pour les 48 heures qu'il me reste à vivre d'ici là : décorer et popoter pour faire plaisir à mes huit invités. Ah Fab, si je t'avais sous la main ! Bon, je ne vais pas me plaindre. J'ai déjà un virtuose des desserts à domicile. Ce matin, j'ai préparé la mise en scène. Demain, je passe aux fourneaux.
Conso intello
Je vous l'ai déjà confié, je suis une accro de Capital sur M6. Que voulez-vous, chacun ses petites manies. Mercredi soir, Guy Lagache nous a proposé la première de "Capital Terre", même concept que son grand frère, mais version écolo avec pour thème : Sept milliards sur la Terre : comment tous les nourrir sans détruire la planète ?
Ce reportage a le mérite d'expliquer clairement pourquoi l'huile de palme, consommée en majeure partie en Europe, pose de sérieux problèmes à Bornéo, obligeant entre autres les orang-outangs à errer comme des âmes en peine au milieu des palmiers, pourquoi la consommation effrénée de bœuf a engendré des dérives épouvantables aux USA et comment ce type d'élevage en est arrivé à polluer plus que toutes les voitures de la planète réunies, comment une malheureuse langoustine pêchée en mer du nord part se faire décortiquer en Thaïlande pour revenir échouer sur les étals européens après avoir parcouru 20000 km, comment l'Ethiopie loue des terres à des boites indiennes qui y trouvent là une main-d'oeuvre pire que bon marché et comment certaines personnes, baptisées locavores, réagissent fermement en changeant radicalement de comportement et en consommant local, à San Francisco ou en France.
Bon, évidemment, Guy Lagache n'a pas fait le tour du monde à pied, à cheval ou à vélo et tels les champignons ou les ananas de son caddie, il revient de son périple avec un paquet de km polluants au compteur.
Si je suis parfois ironique sur certains sujets, c'est que vu de ma
fenêtre, j'ai l'impression que tout est fait pour mettre la pression sur
le consommateur et l'amener à culpabiliser à outrance alors que
souvent, il est loin d'avoir toutes les cartes en main pour faire
pencher la balance du bon côté. La voiture en est un bon exemple. On
nous demande de l'utiliser moins ou d'opter pour la bicyclette sans être
capable de nous proposer un équivalent qui serait plus écologique. Tout le monde n'habite pas au cœur d'une ville dotée de mille transports
en commun et de vélos à louer.
Par contre, je pense que le consommateur a le pouvoir, s'il accepte de prendre conscience de certaines choses, de boycotter certains produits de consommation courante. Quand on constate que les industriels mettent de l'huile de palme quasiment partout pour faire baisser leurs coûts et donc générer toujours plus de profits, tout en bernant l'acheteur sur l'étiquette avec un "matières grasses végétales" très évasif, tout simplement parce que c'est loin d'être bon pour la santé, ça remue les méninges.
Si nous n'achetons plus de produits contenant de l'huile de palme, que feront les industriels ? Ils seront bien obligés d'y renoncer. D'ailleurs, tous ne se comportent apparemment pas de la même manière et je me dis qu'il serait idiot de mettre tout le monde dans le même sac... car heureusement, il y a Findus, Findus... Eh oui, dans le reportage, ce monstre du poisson rectangle nous démontre que parier sur la qualité, c'est possible. Pas d'huile de palme chez eux, ils se sont décidés à la supprimer, mais de l'huile de colza. Si eux le font, pourquoi les autres ne pourraient pas s'y coller aussi ?
Cela fait des années que je fais ma teigne et que dans la mesure de mes moyens, j'enquête sur les produits que j'achète, mais cette émission m'a tout de même mis la puce à l'oreille. Cette façon de transformer la vérité pour faire toujours plus de profit sur le dos du consommateur qui n'a pas non plus que ça à faire de regarder tous les emballages à la loupe, c'est bigrement détestable.
Une chose est sure. J'ai constaté que le prix d'un bon produit n'est pas toujours plus élevé que son voisin, qui, lui, s'avère douteux pour le consommateur mais bien juteux pour son fabricant. Alors j'en suis arrivée à la conclusion qu'il faut se donner du temps pour trouver mieux et que parfois, même s'il faut payer un petit peu plus, cela vaut la peine. Je préfère manger une viande de bœuf de qualité une ou deux fois par mois plutôt que du bas de gamme mal élevé tous les jours. Et pourquoi acheter des cargaisons de chips à l'huile de palme comme cette consommatrice montrée dans le reportage qui est intimement persuadée "qu'un pique-nique sans chips, ce n'est pas un pique-nique" ? On peut quand même faire d'autres choix sans gâter la qualité de ses déjeuners sur l'herbe.
Alors même si je plaisante en parlant de MA-SECTE-DE-CELLES-QUI-VEULENT-BIEN-ÊTRE-ECOLO-MAIS-FAUT-PAS-POUSSER-MÉMÉ-DANS-LES-ORTIES-QUAND-MÊME, je suis persuadée qu'il faut rester en veille et ainsi éviter de se faire manipuler. Ca me paraît être le seul moyen d'éliminer les vilains petits canards.
Allez, moi, c'est décidé, je redouble de vigilance et je fais un tri draconien dans mon caddie !
Nom d'un chien, en me relisant, je me dis que je ne suis pas si aquaboniste que ça finalement... C'est l'effet printemps ça, à tous les coups.
Affiche Maopost
Au bord des larmes
Je viens de lire tous vos petits mots avec émotion. Le 28 mai, foi de Cocotine, on se pète une bouteille virtuelle si j'ai plus de cinq... D'ores et déjà,
je vous offre une petite fleur de mon jardin
parce que vous le valez bien.
Merci, Dominique, de me rappeler à l'ordre pour Trentemoult. L'année dernière, j'avais juré d'y retourner, mais dès potron-minet pour chopper les meilleurs coups. Vais-je tenir parole ?
Chronique d'un concours ordinaire
Faut croire que c'était écrit dans mon karma. Un beau jour de mars 2010, je devais participer au concours de "La Nouvelle Star de la Fonction Publique du double four" .
Après une nuit diabolique à me répéter faut-dormir-sinon-tu-seras-une-loque-demain, j'ai émergé sans vie et sans envie. Il était convenu que l'homme s'occuperait de Miss Cocotine de A à Z pour que ma concentration d'athlète ne soit en rien perturbée. Le bougre a disparu direction l'école, non sans me coller un Merde affectueux dans les gencives.
Je suis restée seule face à mon destin. La cerise sur le gâteau du jour, c'était que les fonctionnaires étaient appelés à la grève. Le Centre de Gestion de la Fonction Publique Territoriale avaient prévenu les candidats ; ils devaient "prendre leurs dispositions". Cocasse.
En bonne parisienne de souche ayant traîné des heures sur les quais à attendre, hébétée, qu'un wagon daigne arriver, j'en étais arrivée à la conclusion angoissante que tout le centre de Nantes, voire la région entière seraient bloqués quand moi, pauvre-greluche-ayant-accepté-une-remise-en-question-relativement-énigmatique, je sauterais héroïquement dans ma petite voiture pour parcourir les 23 km qui me séparaient du Parc des Expositions de La Beaujoire.
S'en était suivie une salve de questions redoutables allant de je-prends-le-périph-ou-pas à mais-à-quelle-heure-je-pars se soldant par la décision de traverser Nantes mais en partant à 10h00 pour être sure d'être au rendez-vous à 13h30, ce qui, vous en conviendrez, s'appelle "être bigrement prévoyante".
Dans mon petit sac, le matériel nécessaire, multiplié par x, toujours au cas où, deux règles, trois calculatrices, quatre Bic noirs, du Tippex et dans la rubrique faut-un-déjeuner-qui-tienne-au-corps-mais-qui-ne-me-plonge-pas-dans-une-léthargie-épouvantable-à-13h30, une salade de riz aux tomates séchées et haricots verts. Et mon flacon de Rescue.
En fait d'embouteillages effroyables, j'ai juste croisé six gaillards qui, banderoles au vent, marchaient le long de la route en direction du centre. A 10h30, j'étais impeccablement garée sur le parking de La Beaujoire, ravie d'être arrivée sur les lieux du crime avec devant moi trois heures à savourer cette vue imprenable sur un foutu grillage blanc. Un coup de fil à l'homme pour lui faire part de l'exploit et échanger ces quelques mots qui resteront sans aucun doute dans les annales : J'ai-pas-envie-d'y-aller-T'as-rien-à-perdre. Un leader né. De quoi me remettre dans le droit chemin en moins de deux.
Un repérage des lieux, quelques révisions d'aires et de volumes et un épisode de respire-par-le-ventre-allez-gonfle-gonfle-gonfle-et-souffle tout en écoutant Billie Holliday chanter le blues et Andreas Scholl le Nisi Dominus pour passer le temps tranquillement tout en comptant les joyeux lurons qui commençaient à débarquer peu à peu. L'occasion de réviser les proportions et de constater que les femmes et les jeunes étaient largement majoritaires.
Puis le moment fût venu d'ingurgiter mon lunch tout en veillant à ne pas boire trop, histoire d'éviter un-tortillage-de-fesses-à-la-Miss-Cocotine en pleine épreuve, ce qui aurait été du plus mauvais effet. Je tentai ensuite une sieste qui ne s'avéra en aucun cas réparatrice.
A 13h00, mon supplice était à son comble et je décidai sagement de me balancer quatre gouttes de Rescue sur la langue tout en croyant très fort à leurs vertus supposées. Il était temps d'attraper mon bardas et de me diriger vers l'entrée du Parc. Là, force fût de constater que mille personnes, en vrai, ça fait du monde. L'ambiance n'était pas différente d'un jour d'exposition sauf que je n'étais pas là pour Créativa mais pour tenter d'être la meilleure du troupeau.
A part quelques exceptions, les mines étaient plutôt figées. Point de guitares et de bœufs dans la file d'attente. Sages comme des sardines devant l'entrée du Hall n° 4, personne ne mouftait et l'atmosphère était plutôt tendue. C'était le moment propice pour clore les paupières et se répéter en boucle j'vais-tout-péter-j'vais-tout-donner-j'vais-tous-les-écraser-comme-des-mouches, à l'instar des candidats remontés à bloc aperçus au hasard de mes errances télévisuelles.
A 13h30, le rideau se leva enfin et tous les candidats s'engouffrèrent dans le trou béant. Lentement, j'avançai et ce n'est certes pas le poste de secourisme planté là qui me rassura. Quelques pas de plus et brutalement, je découvris la salle de spectacle.
Etourdissant. Un millier de petites tables regroupées en blocs de cinquante, ça peut réveiller un sentiment d'agoraphobie et filer un terrible vertige. Le regard braqué vers le sol, je repérai le bloc 26 qui se trouvait juste devant mon nez, me promettant ainsi un accès rapide au bouche-à-bouche. En deux coups de cuillères à pot, je trouvai mon matricule 1088 et m'installai sur ma petite table, bancale comme un vieux pirate. Pour me rassurer, je notai que de nombreux postes étaient vides autour de moi et je décidai qu'il valait mieux me concentrer sur les désistements que sur les présences. Question de survie.
Au loin mais si loin que je n'en distinguai même pas la forme, pas de Lio ou de Manoeuvre, mais une femme qui déclamait ses instructions dans un micro. En rabattant le coin de ma copie, je me dis qu'au moins, ici, je ne serai jugée que sur mon subjonctif et mes fractions, pas sur mon âge ou le fait que j'ai élevé Miss Cocotine pendant cinq ans.
Incapable de maîtriser mon stress à 100%, m'ôtant ainsi toute chance de postuler au GIGN en cas d'échec, je tremblotai un peu sur les maths mais le sujet étant somme toute assez simple, je réussis à boucler l'affaire en 50 minutes.
Un break plus tard et ce fût le tour du français. Connaissant désormais les lieux comme ma poche, j'avais retrouvé mon état normal. Et là, vous le croirez ou non, en retournant le sujet, j'ai pensé à vous...
Le réchauffement climatique
J'en aurais presque hurler de rire surtout que la question n° 5 m'imposait la réflexion suivante : Expliquez comment il vous semble possible de modifier en profondeur nos modes de vie afin d'apporter des réponses au problème du réchauffement climatique.
N'imaginez quand même pas que je suis allée parler de mon écolopote Colin, du gant de toilette, du foulage de linge et encore moins de MA-SECTE-DE-CELLES-QUI-VEULENT-BIEN-ÊTRE-ECOLO-MAIS-FAUT-PAS-POUSSER-MÉMÉ-DANS-LES-ORTIES-QUAND-MÊME. L'humour, la dérision et l'ironie n'étaient pas de mise en cette journée éprouvante. Non, je suis restée très sérieuse, bien propre sur moi et optimiste. Un vrai rôle de composition.
Quoiqu'il en soit, c'est plié. Le 28 mai, je saurai si je suis conviée aux épreuves orales d'admission.
MERCI POUR VOTRE SOUTIEN ET VOTRE GENTILLESSE.
Sacrée journée !
D'un Xtrême à l'autre
Si j'étais un tant soit peu sérieuse, je ne serais pas là, à pianoter tranquillement alors que demain, je suis convoquée Hall 4, Bloc 26, Place 1088 pour déballer toute ma culture générale. Non, j'adopterais le comportement de mon-PDPA-préféré. Je ferais la morte.
Certes, mais finalement, c'est un exercice comme un autre, de répondre en 20 lignes au sujet ci-dessous :
Bon, cette semaine number 11 de 2010, que m'a-t-elle apporté de transcendant ?
Etant donné que je vous ai déjà servi mon résumé de l'évènement le plus croustillant de la semaine à mes yeux, je sauterai donc allégrement à ce dimanche d'élections où un français sur deux a boudé les urnes. Vous savez, de toute manière, qu'ici, à l'instar de ma région d'adoption, le rose, le vert ou l'orange sont malgré tout beaucoup plus en vogue que le bleu, surtout quand il se met à virer au Marine.
Je vous épargne cependant une analyse qui ne vaudrait pas trois petits cailloux, comparée à celle du staff de ma-radio-favorite, France Inter, et dans l'attente de ce-qui-va-se-passer-dans-deux-ans, j'hésite à conclure comme Moundir :
"Pour ce qui est de ma part, hier, euh, j'en prends pas apte parce que forcément, tout ce qui se passe, j'efface."
Mais en tout état de cause, je dois absolument vous mettre les points sur les i concernant un sujet qui me tient à coeur.
Ce matin, j'ai entendu la dame-aux-22%-du-nord employer l'une de mes expressions favorites : somme toute. Surtout n'allez pas imaginer que cette bizarrerie me vient de ce bout du bout. Cela me consternerait. En réalité, c'est un type qui était en classe avec moi, lorsque j'ai repris mes études en congé-formation, qui utilisait cette tournure délicieusement ringarde à tout bout de champ et ça m'amuse beaucoup de la ressortir de temps à autre. Et pourquoi pas demain, tiens...
D'ici là, je vais corriger la phrase sus-mentionnée, histoire de m'exercer à récupérer un ou deux points.
Somme toute, mieux vaut en rire.
Bonne semaine à tous !
















