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Le petit monde de Cocotine

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10 septembre 2011

Un temps pour tout

Après deux jours passés à revoir en boucle les attaques du 11 septembre, à écouter des témoignages poignants et soupirer devant d'étranges suspicions, j'avais bigrement besoin d'un film simple et rempli de bons sentiments. J'ai fait le bon choix, aucune tempête neuronale ne m'a submergée. Une jolie parenthèse.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

LF

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8 septembre 2011

Respirer un coup

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8 septembre 2011

Le Canard m'aide à vivre

A l'aube de ce mois de septembre, l'unique question que je devais absolument me poser, c'était :

Comment éviter dès février 2012 de plonger dans une mono diète crêpes comme en 2010 ou de me noyer dans un flacon de gouttes rose bonbon comme en 2011 ?

L'heure était grave. Le but était de traverser les dix prochains mois de grisaille et de bruine sans être contrainte et forcée, en juin 2012, de vendre mon âme à Crédito pour un lifting cervico-facial en Tunisie.

A l'image de mon PDPA-bien-aimé, j'ai opté, moi aussi, pour un plan d'urgence destiné à repousser mes vieux démons et faire de cette année supplémentaire d'inactivité non souhaitée une période de zénitude totale je-suis-MAF-certes-mais-je-profite-à-fond-et-d'ailleurs-regardez-vous-tous-comme-je-me-fais-plaisir-avec-mes-dix-petits-doigts-après-la-couture-la-photo-le-tricot-la-patine-le-bricolage-le-crochet-j'attaque-le-point-de-croix.

Du coup, j'ai voté à l'unanimité pour des cours de chinois à l'université de Nantes le mardi soir à 18h30 et du qi gong le mercredi soir à 18h30 aussi. Ne pouvant aller vers l'Asie, qu'à cela ne tienne, c'était elle qui viendrait à moi.

Seulement voilà, pour me donner les moyens d'une réussite spectaculaire, il fallait que je fasse de mon Léon un partenaire car Miss Cocotine avait beau avoir l'âge de raison, la planter toute seule pour me tourner vers deux heures hebdomadaires de vie épanouissante, ce n'était pas jouable. Cette petite avait besoin de son père.

Et obliger mon Léon à réintéger ses pénates TOUS les mardis et TOUS les mercredis avant 19h30 ou 20h, ça relevait de l'utopie la plus ébouriffante.

J'en étais là dans mon sac de noeuds quand ma copine Chouchenn - à qui je fais une grosse bise en passant - m'a offert Le Canard Enchaîné n° 4739 (ne ratez pas l'article intitulé Une enquête à jet continu) et sa lecture a déclenché en moi l'envie de prendre une autre bonne résolution pour 2011-2012 : dépenser 1,20 € tous les mercredis pour être de bonne humeur pendant 7 jours.

Et comme je suis, au fond, une brave fille, et que j'aime partager ma joie de vivre en ce monde débile, je vous dirai chaque semaine quel est l'article que j'ai préféré en première page et je collerai ça sous le tag et la catégorie :

Le Canard m'aide à vivre (fermé depuis)

Cette semaine, c'est Un millimètre de chômage en moins qui m'a le plus plu. Vous pourrez, si vous avez de bons yeux, le lire sur le site du Canard Enchaîné mais je vous conseille plutôt de courir au kiosque.

Le bonheur, ça ne se refuse pas !

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6 septembre 2011

Le baratin du mardi 6 septembre 2011

Le bol d'air dominical n'a pas suffi. Aujourd'hui, mardi, je suffoque déjà.

Il faut dire qu'hier, j'ai cherché l'embrouille. Pour préparer mon rendez-vous avec l'association déjà citée dans un précédent post et susceptible de m'aiguiller vers un emploi, je me suis obligée à dresser un bilan de mes recherches depuis mon glorieux licenciement bordelais en 2003.

Dangereux.

La simple vision de cette fabuleuse feuille Excel me déclenchant de violentes nausées et l'envie pressante de me coller la tête sous le premier oreiller venu, il m'a paru urgent de me vautrer plutôt dans le bouddhisme à deux balles enseigné par mon ex-copine et de conclure

c'est limpide,

dans ma vie précédente,

j'étais un patron du CAC 40

Et j'ai dû multiplier les coups bas parce que Mon-Bouddha-malicieux me fait maintenant payer très cher toutes ces incartades.

Très cher.

Figurez-vous que, mes deux échecs de début d'été avalés, de travers, mais avalés, j'ai envoyé une candidature pour un poste qui me plaisait beaucoup - et ça ne m'arrive pas tous les jours - dans la FPT*. Là-dessus, j'ai tout balancé sur ma pile de 27 cm de hauteur et je suis partie me terrer dans le sud en essayant oublier.

Pourtant, une fois encore, je n'ai pas pu m'empêcher de tirer des plans sur la comète en m'imaginant enfin invitée-acclamée-couronnée de lauriers dès la rentrée.

Seulement voilà. La date limite ayant été fixée au 1er septembre, plus les jours passent sans que mon téléphone ne vibre et plus je me tasse derrière mon bureau.

Et si cette opportunité me passait encore sous le nez, que me resterait-il pour m'aider à passer cet hiver 2011-2012 sans trépasser ?

Heureusement mon Pôle Emploi veille sur moi et je suis convoquée le 23 septembre pour un

Cible Emploi

le même que celui auquel j'ai bravement assisté en 2009, sauf que manifestement, mes flèches étaient biscornues ou trafiquées. Encore un coup de Bouddha, je parie.

Avec en prime, un atelier théatre animé par un comédien et des sessions image de soi, le tout concocté par mon CCAS. En espérant qu'ils tiennent M6 à bonne distance du dernier package car je n'ai pas l'intention de me laisser placarder en 4 par 3 et juste pourvue d'un attirail de base culotte-soutien-gorge sur la tour Lu.

Alors, elle n'est pas belle, ma vie ?

Quand je pense que ma Bri, inconsciente du fait que ma rue pitoyable bordée de maisonnettes et de garages souvent douteux et de poteaux électriques à la mode turque ne peut en aucun cas être confondue avec la très chic Wisteria Lane et que ma 4 CV à 3 portes n'a rien de commun avec la Maserati de Gaby, m'a taxée, par méprise, de poor desperate housewife. Et que d'autres sont venues me demander si j'avais vraiment besoin de travailler.

Perturbant. N'étais-je finalement qu'une pseudo bourge frappée d'amnésie mais inconsciente de l'être et souffrant donc

d'anosognosie ?

Et si elles décidaient de me traîner en justice pour exiger que je justifie mes jérémiades sur ma condition de MAF-dépendante-et-avide-de-retrouver-un-tant-soit-peu-d'autonomie alors que j'ai le culot, parallèlement, d'afficher mon cerisier fructueux, mon escalier luxueux et mes voyages fastueux, ce qui leur donne apparemment instanément le besoin de jauger mon compte en banque ?

Je demanderais à mes avocats de me représenter et je continuerais, l'air de rien, et avec les encouragements de Brigitte au moins, à venir témoigner ici de ma ténacité à ne pas vouloir finir dans la grande pauvreté au cas où un accident de la vie me tomberait sur le paletot.

Après tout, ce matin, à l'assos', j'ai reçu cette phrase qui se voulait réconfortante et qui fait vivoter mon désir de partager :

vous n'êtes pas la seule

Evidemment et malheureusement.

*Fonction Publique Territoriale

4 septembre 2011

Un bol d'air avant de replonger

Bonne rentrée à tous !

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2 septembre 2011

Un avis très personnel

Vous avez dû le percevoir, au printemps dernier, mon Léon était devenu, à tort ou à raison, le coupable idéal à tous mes maux. Du coup, lorsque j'ai découvert ce livre, j'ai immédiatement été séduite par son titre :

Un été sans les hommes

C'était exactement ce à quoi j'aspirais. Malheureusement, ma bibliothèque ne l'ayant pas encore reçu, bonne pomme, je me suis tournée vers d'autres lectures.

En revenant du sud, j'avais un courier qui m'informait que l'objet de mes désirs était à ma disposition. Quand enfin, je l'ai eu entre les mains et que j'ai découvert, en quatrième de couverture, qu'il était qualifié de solaire, je me suis dit que j'avais fait le bon choix.

Solaire

Jusqu'ici, je connaissais le système solaire, les chauffe-eau solaires, les divinités solaires et les panneaux solaires mais avez-vous remarqué que ces derniers temps, il est de bon ton d'attribuer aussi cet adjectif à tout être humain ou toute oeuvre censés illuminer l'univers. 

D'ailleurs, depuis que j'ai entendu quelques journalistes exulter en employant ce terme, je ne manque jamais une occasion de l'accoler à tout et n'importe quoi et c'est moi qui, désormais, brille de mille feux dans les soirées mondaines de mon-bled-paumé-du-double-four.

Le souci, c'est qu'à l'heure où je lis la dernière page, je ne me sens pas irradiée. J'ai souvent souri, un peu cogité, mais je me suis aussi ennuyée.

Et à propos de vivre sans les hommes, ce livre n'a fait que me ramener à la pause illimitée que mon père s'est accordée il y a trente ans en faisant un trait définitif sur sa vie d'avant. Beaucoup plus brutale que celle de Mia-Boris. Même les poignées de porte et les appliques avaient foutu le camp quand on est rentré de vacances avec ma mère. Alors vous pensez bien que ça fait belle lurette que j'y réfléchis, moi, aux rapports hommes-femmes.

Donc, de mon point de vue, rien de neuf sous le soleil.

UES

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

2 septembre 2011

Schtroumpfer sa tête dans le sable

Encore un jour à rester planquer dans le monde de l'enfance avant de faire à nouveau face à mon destin de demandeur-d'emploi-de-plus-longue-durée-encore-qu'hier, et avec panache, si tant est que ce soit possible. Ca méritait un coup de grand écran et nom d'un Schtroumpf, c'était schtroumpfement bien !

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

LS

1 septembre 2011

Prolonger l'été

Mon programme du jour : se moquer du calendrier, ignorer les feuilles qui jaunissent et savourer ces derniers jours entre filles autour d'une salade colorée.

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La recette à deux balles :

- Faire cuire des graines de couscous et les laisser refroidir,
- faire des bandes de courgettes avec un épluche-légumes,
- couper des tomates et de la feta en dés,
- ajouter persil, huile d'olive, vinaigre de vin, sel, poivre, piment d'Espelette,
- mettre au frais.

Bon appétit !

28 août 2011

Mort d'un bureau - épisode number 9

Force est de constaster que mon accession au nirvana n'était pas prévue pour ce week-end.

Dans cette course effrénée au bureau parfait, mon Léon avait décrété que pour peindre, il devait absolument démonter le radiateur.

Le seul souci, c'est qu'un jour ou l'autre, il faut aussi le remonter.

Et c'est après des heures de travaux dans l'escalier que mon Léon, faisant fi de mes conseils empreints de sagesse fais-pas-ça-maintenant-t'es-crevé, a cru malin de s'y attaquer.

Alarmée par Miss Cocotine qui, voyant la situation dégénérer a senti que le moment était venu de prévenir Maman, déboula dans le jardin en criant :

Papa, ça va pas !

j'ai avalé mon étage en quatrième vitesse et c'est là que j'ai découvert le sinistre : mon jonc de mer était partiellement noyé et mon Léon maugréait ça-fuit en affichant une mine de déterré.

Probablement frappé d'amnésie, il en oublia de m'avouer qu'en s'énervant sur ledit radiateur, il avait aussi défoncé le placo et du même coup, dévasté la peinture à peine sèche. Ce que je ne manquerais pas de découvrir le lendemain, une fois qu'il serait bien planqué au boulot.

S'en est suivi un début de dépression caractérisé par des menaces j'y-touche-plus-à-ce-radiateur-plus-jamais ponctuées d'une soirée de silence éloquent.

Mon Léon n'aime pas l'échec.

Trois semaines étant passées depuis ce bide terrifiant, il s'est calmé et a bravement repris ses clés en m'enrôlant de force tu-vas-m'aider-je-fais-pas-ça-tout-seul. Le radiateur a été démonté et j'ai vidé et nettoyé les bassines. Puis, face aux deux énormes trous, dépité, il a remis rafistolage et rebouchage à la semaine prochaine. L'affaire demandait réflexion.

Ca casse le mythe, non ?
(chute soufflée par mon Léon lui-même. Une mine d'or, ce garçon.)

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27 août 2011

Nirvana ou pas

Toute apparition du Dalaï Lama dans ma-boite-à-Ferrari me rappelle combien mes tentatives d'adhésion au bouddhisme, entreprises dans l'une des périodes les plus pathétiques de mon existence, se sont avérées douloureuses et infructueuses. Et Le livre tibétain de la vie et de la mort qui prend la poussière sur une étagère depuis que je l'ai lâchement abandonné en page 34 est là pour en témoigner.

C'est qu'à force de gamberger, j'ai fini par capter que mes multiples souffrances ne pourraient s'aténuer que si j'acceptais de renoncer à tout désir et tout plaisir, et, du coup, j'ai définitivement lâché le morceau. Croqueuse de vie comme je l'étais, c'était le type même de concept que je ne parvenais pas à avaler à 26 ans.

Ce chemin initiatique avorté démarra pourtant sur les chapeaux de roue un jour d'août 1989, alors que je m'embarquai dans un périple d'un mois en car de Paris à Paris en passant par Istanbul et que Bouddha, apparemment prêt à mettre le paquet pour m'enrôler, me poussa à m'asseoir à côté d'une fille qui faisait partie de ses adeptes. C'est ainsi qu'en plein pays musulman, j'en appris plus sur lui que sur Allah.

Outre la particularité délicieuse d'obliger la chambrée à assister à ses exercices intestinaux puisqu'elle ne pouvait s'y adonner que la porte grande ouverte, ma nouvelle copine bouddhiste avait un don inénarrable pour me tirer les vers du nez et m'expliquer avec conviction pourquoi ma vie terrestre n'était qu'un odieux bazar.

C'est comme ça, qu'après lui avoir fait part de mes déboires sentimentaux en long, en large et en travers, son diagnostic me tomba dessus, imparable :

toi, c'est sûr, t'as dû leur en faire baver,

aux hommes,

dans ta vie précédente

Aujourd'hui, en refermant ce livre conseillé par l'une de mes copinautes (Merci Dominique !), je ne peux m'empêcher de repenser à cette rencontre amusante qui m'aura au moins permis de justifier, un temps, mon karma douteux. Car quelques années après, j'allais tomber sur un psy qui, vous l'imaginez, me mènerait vers une toute autre analyse, nettement moins poilante.

Après le coup des pépins, ce roman rigolo m'a détendue et surtout, grâce à lui, aujourd'hui,

je n'ai plus peur de la mort.

En effet, pour avoir soigneusement décortiqué les pages 216 et 217, je sais maintenant tout ou presque sur l'organisation de l'au-delà. Pendant que chaque responsable religieux s'occupe de trier ses ouailles, c'est Bouddha qui récupère les athées de tout poil et qui se charge de les ré-aiguiller vers une nouvelle vie.

Du coup, j'ai décidé de me tenir à carreau.

Quoi ?

Vous croyez peut-être que j'ai envie de passer ma prochaine vie à cavaler sur six pattes pour satisfaire les caprices du caporal Krttx pendant que la reine se la coule douce avec ses prétendants, et supporter ainsi l'exploitation de la fourmi par la fourmi après avoir enduré son équivalent chez l'homme ?

MK

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

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