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Le petit monde de Cocotine
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ecolo
15 mars 2010

Du pain sur la planche

Trois ans que je fais mon pain dans une MAP Euréka achetée à La Redoute. Des années à nourrir la Cocotine's family pour quelques dizaines d'euros, a priori, c'était la bonne affaire. Oui, mais voilà. La cuve anti-adhésive a très vite perdu de sa superbe, m'amenant ainsi à me poser cette question pertinente :

Manger du pain aux miettes de Téflon
est-il vraiment raisonnable ?

J'ai fermé les yeux un certain temps puis le démoulage devenant de plus en plus pénible, j'ai fini par décréter que ça ne pouvait plus durer. De là, j'ai erré des heures sur les forums divers et variés pour prendre un peu la température. J'ai découvert que j'étais loin d'être la seule déçue dans l'histoire de la MAP et le résultat des courses est plutôt affligeant de banalité.

Il serait idiot de remplacer la cuve et les deux pales pour la somme faramineuse de 76 € puisqu'une MAP similaire neuve me coûterait moins cher.

D'où un désamour pour ma vieille MAP qui m'a poussé vers une étude minutieuse de ce marché si juteux. Il en est ressorti que comme dans beaucoup de domaines aujourd'hui, moins on paie et plus la qualité est douteuse. Autrement dit, j'en suis à envisager d'opter pour une Riviera & Bar qui selon les avis des utilisateurs, paraît un peu plus costaud et fiable. En tout état de cause, aucune marque ne propose pour la cuve d'autre revêtement que du Téflon (à moins de payer un prix exorbitant et sans garantie, d'ailleurs, de plus de qualité, si j'en crois les détracteurs de la cuve en schiste qui, de surcroît, ne semble pas en vente en France ; bref, un casse-tête).

Je me serais volontiers passée de ce nouvel achat et mettre à la poubelle une MAP qui fonctionne très bien me laisse dubitative par les temps qui courent. En agissant ainsi, je n'ai pas le sentiment de faire un geste énorme pour l'environnement.

Du coup, je retourne chez le boulanger mais comme celui qui fait du pain correct est trop loin de chez moi, je dois prendre la voiture.

Ridicule, non ? C'est typiquement le genre de sujet qui me hérisse le poil. Je suis de bonne volonté mais aucun fabricant n'apporte une solution écologique à mon problème. Bien au contraire. On continue à produire de la médiocrité pour nous pousser à jeter très vite et ainsi racheter à intervalles réguliers.

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6 février 2010

Les thons et les méchants

Encore un spectacle certes merveilleux, mais parsemé de mots alarmistes dont j'ai émergé en me disant :

"Oui, d'accord, j'ai à peu près capté le message... Mais je fais quoi, moi, maintenant, à part cauchemarder sur ce phoque qui se balade dans des eaux répugnantes et frémit d'une moustache dubitative devant un caddie noyé, quand, à la surface, au loin, on aperçoit un méli-mélo de cheminées et de tuyaux ?"

En bonne spectatrice submergée par l'émotion, j'ai regagné mes pénates, flanquée d'une Miss Cocotine toute mêlée : "Maman, c'est tout rouge dans la mer."

Là-dessus, celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile m'a annoncé tout de go que les pêcheurs français de thon rouge avaient 18 mois pour choisir leur stage AFPA et que je devais faire une croix sur les sushis.

Les sushis, tous les sushis ? Mais, non. Juste ceux au thon rouge. Ah bon. Mais le thon n'est certainement pas le seul poisson menacé par la pêche intensive, non ?

Alors admettons que j'oublie mon poissonnier qui n'aura qu'à rejoindre le pêcheur à Pôle Emploi et que je bannisse les escapades au resto japonais, quel impact ça aura vraiment sur les océans ?

Et là, sagement, j'ai décidé d'arrêter de réfléchir et de culpabiliser. Après tout, je mange un rectangle de colin deux fois par mois, je ne vois des sushis que quand je monte à Paris une fois l'an, et je ne fais jamais pipi dans la mer.

Puis surtout, j'ai remarqué ces noms au générique du film : Total, EDF, Liliane Bétancourt, Véolia.

Finalement, dans cette histoire comme dans bien d'autres, on peut toujours se poser la question :

Où sont vraiment les bons et les méchants ?

Alors soit on baigne dans la contemplation en se concentrant uniquement sur la beauté de ce monde - et pourquoi pas d'ailleurs, certains jours, ça rassure et ça détend -, soit on rentre dans le vif du sujet en s'engageant corps et âme.

Mais rester tiède n'est-il pas déconcertant ?

Et c'est là que, telle une sirène, je me défilerai d'un coup de queue argentée, vous laissant méditer sur la vie des poissons pierre, des méduses colorées et des groupes industriels surpuissants.

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20 octobre 2009

Mère Terre

Mettre lucidité, exaspération et ironie dans sa poche et regarder la beauté de notre planète. C'est ce que j'ai fait ce matin en accompagnant la classe de Miss Cocotine au cinéma. Laissez vous porter en cliquant sur l'affiche...

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13 octobre 2009

Adulte et responsable mais...

Mon baratin d'hier matin a pu être mal interprété par certains visiteurs qui brûlent probablement d'envie de me traiter de pauvre chose infantile et irresponsable, à l'instar d'un Monsieur Gris-Bleu avec qui, je vous rassure, j'ai lavé mon linge sale en aparté non sans m'être demandé toute la nuit quelle arme j'allais choisir si jamais il décidait de me convoquer samedi à 5 heures au Luxembourg.

Je m'emploie à faire de cet espace virtuel un lieu où la légèreté est de mise - même si les sujets évoqués sont parfois loin de l'être - et la tolérance une règle. La plupart d'entre vous l'ont bien compris. Ce que je raconte est rarement à prendre au premier degré. Cependant, mettre des mots sur une idée ou un état d'âme est une tâche à ce point ardue qu'il se peut que le lecteur interprète mal mes propos.

Visiblement, c'est ce qui s'est produit et comme j'ai ma part de responsabilité dans cette communication ratée, j'aimerais préciser ma pensée. Après tout c'est de débattre qui nous fait tous progresser et je peux aussi naviguer  d'incohérences en paradoxes. Ne suis-je pas, au final, qu'une grosse boule de doutes ?

Evidemment, tout comme Home dont j'ai parlé en son temps, le film de Nicolas Hulot ne peut que susciter de l'émotion chez le spectateur. Le souci, c'est qu'une fois la lumière rallumée, on se dit : "Flûte, c'est l'horreur. Qu'est-ce-qu'on peut faire ?"

Depuis des années, j'essaie bravement d'apporter ma pierre à l'édifice et il m'est arrivé plusieurs fois de vous en toucher un mot, , et . Et même et puis .

Cependant, loin de moi l'idée de me poser en censeur ou en exemple car la situation me paraît très compliquée et c'est bien cela qui est à l'origine de mon coup de gueule d'hier.

Eh oui, il m'arrive de pêcher.

Attention, en dépit de ma volonté uniquement.

Expliquez-moi comment on peut vivre sans deux voitures quand on a été relégué à 15 km d'une grande ville parce qu'on n'a pas du tout les moyens de se loger au centre, et profiter ainsi des transports en commun.

Comment faire quand l'employeur s'étant expatrié pour payer moins de taxes sur des terres lointaines et totalement inaccessibles, on ne peut que se taire et parcourir chaque jour 80 km avec son véhicule personnel pour aller travailler (et sans avoir aucun dédommagement alors que d'autres ont une voiture de fonction, font des notes de frais ou comme les parisiens, ont 50% de leur carte Orange remboursés) ?

Savez-vous combien de temps on met pour parcourir 16 km dans l'agglo de Nantes quand on n'a d'autre choix que de prendre trois bus et d'attendre 10 à 20 mn entre chaque ?

Croyez-vous qu'un budget relativement bas permette de remplir son panier à l'épicerie bio ? Pensez-vous que c'est de gaité de coeur qu'on se gave de raisin et de tomates bourrés de pesticides ? Et cela même si sur certains produits, on fait l'effort de payer plus cher car on sait pertinemment qu'on y gagne aussi en qualité.

Que dites-vous du fait que pour faire isoler le toit d'un cabanon, les artisans rencontrés aient pour la plupart refusé d'utiliser des matériaux bio ?

Je pourrais vous donner des exemples à foison. Même si certains en sont assez pourvus pour avoir l'audace de clamer que c'est vulgaire d'en parler, l'argent reste toujours le nerf de la guerre.

Moi, je fais tout ce que mon budget me permet de faire. Le reste, j'en rêve.

Combien sommes-nous dans ce cas ? Je ne pense pas prendre trop de risques en disant que c'est certainement la majorité de la middle class française.

Quant à recevoir des leçons de gens haut-placés qui vivent comme des princes tout en récupérant l'écologie comme arme électorale, excusez-moi, mais ça fatigue. Bien évidemment, je ne fais pas référence à Nicolas Hulot qu'il est hors de question de jeter dans cette catégorie.

Et pour faire plaisir à Monsieur Gris-Bleu et parce que je suis tout à fait d'accord avec lui, la bêtise et l'irresponsabilité ne sont pas l'apanage des CSP +++. Tous les jours, autour de nous, nous voyons des individus se moquer éperdument de l'écologie mais les raisons qui les poussent vers ce comportement sont probablement bien différentes les unes des autres.

En dernier lieu et puisque tenter d'agir à bas niveau a ses limites, on pourrait s'en remettre à notre gouvernement. Encore faudrait-il qu'il ait un quelconque pouvoir au milieu de lobbies si puissants.

Que dire simplement de cette voiture électrique qui existe depuis des lustres mais qui n'est toujours pas en vente ?

Alors, oui, ces films sont justes et beaux mais quand on allume le poste de radio ou de télé, on se demande si c'est notre cerveau qui a un problème de perception ou si on ne se moque pas ouvertement de nous.

Pourtant, il faudra bien changer nos comportements . Mais qui dégustera en premier ? Moi qui n'arrive pas à trouver un poste, vous croyez que j'ai envie de payer une taxe carbone qui va encore grever un peu plus mon budget alors qu'avoir deux voitures est juste vital ici ?

Oui, je sais, ce n'est pas drôle quand je suis sérieuse. Débrouillez-vous avec Monsieur Gris-Bleu. C'est entièrement de sa faute !

Mais je l'aime bien quand même et je vous interdis d'en douter, ne serait-ce qu'un instant.

Signé l'irresponsable.

NB : Attention, ces derniers mots sont écrits avec le sourire aux lèvres et dans l'unique but de vous détendre un peu.

Aggie_fait_des_bonnes_actions

12 octobre 2009

Nicolas Culot

En cette fin de semaine 41, j'ai nagé dans la terreur.

Pourquoi ?

Eh bien parce que dans la douce nuit qui m'a menée du jeudi 8 au vendredi 9, j'ai fait un cauchemar diabolique. J'étais debout, trempée de sueur, dans une espèce de tribunal planté en pleine nature bien verte et très sauvage. Le ciel était sombre et grondait méchamment. En face de moi, un monstre à trois têtes portant un tee-shirt Ushuaïa vociférait :

- Petite créature satanique, comment oses-tu vouloir posséder un sèche-linge quand la Terre meurt à petit feu sous tes yeux ?

- Pitié, pour compenser, j'ai renié l'employeur de Juliette Binoche et je me suis Couleur Caramelisée à vie...*

- Comment as-tu eu l'audace de t'acheter une voiture alors que tu as un vélo au fond du jardin, sale feignasse ? La Planète s'étouffe et tu n'as même pas le courage de pédaler 30 km chaque jour pour aller au Pôle Emploi ?

- Pitié, en échange, j'ai brûlé le nounours Cajoline de ma jeunesse et depuis, je fais pénitence avec mes culottes douceur crin...*

- Comment te permets-tu de partir en week-end et de polluer la Bretagne avec tes gaz d'échappement quand tu pourrais rester dans ton potager à planter des légumes pour nourrir ta famille tout l'hiver ?

- Pitié, ça n'arrive que 4 fois par an. Pour me racheter, j'ai divorcé de Monsieur Propre et je récure désormais mon évier au bicarbonate de soude et à l'huile de coude. Mon seul extra, c'est une rondelle de citron...*

- Aucune pitié, je n'aurai aucune pitié ! Qu'on la jette dans l'arène et que le dernier ours blanc de la Planète venge les siens en la dévorant jusqu'au dernier os !

Heureusement, mon réveil-chant-d'oiseau-enrhumé-Nature-et-Découvertes est venu me sauver d'un sort que je ne pense pas mériter.

Mais cette nuit agitée m'a poussé à cogiter et je me suis demandée comment m'auto-infliger un bon lavage de cerveau afin d'oublier définitivement :

- que j'ai quand même vécu dix ans des trente glorieuses et qu'à l'époque, pour être dans le coup, fallait consommer de la cuisinière, du robot ménager, de la télé noir et blanc et rouler en 404,

- que mon père était un valeureux banquier, qu'il rêvait à ce point d'une Jaguar qu'on se payait tous les salons de l'auto et qu'il rêvait à ce point d'un bateau qu'on se payait tous les salons nautiques,

- que j'ai passé mes eighties chez Rank Xerox à La Défense, le temple de l'argent facile où les commerciaux grands comptes ne roulaient qu'en 205 ou Golf, mais toutes deux GTI, la seule vraie valeur qui avait cours dans les couloirs,

- que pour m'échapper de tout ça,  mon unique but a toujours été de sauter dans un avion pour voir si l'herbe était plus verte ailleurs...

En résumé, comment les quadra formatés de la même manière que moi peuvent accepter aujourd'hui de virer à la décroissance profonde ?

Eh bien, même si mon accablant chômage y contribue sans que je ne l'ai réellement souhaité, pour le reste, je préfère continuer mon parcours terrestre sans plus me ronger les sangs.

Quoi ?

Vous ne voudriez quand même pas que je jette au feu ma misérable armoire pour passer à la chemise de chanvre, que j'échange mes 85 m2 de propriété en pierre contre une cabane en bois (de la folie, j'ai lu les trois petits cochons, moi !) ou que l'homme parie sur un set cheval-de-trait-charrette pour parcourir les 80 km quotidiens qui le séparent de son gagne-pain-noir,

tout ça parce que Nicolas Culot nous bourre de culpabilité après avoir sauté d'avions en ULM pour se tricoter une vie rêvée ?

Dites-moi. Il n'aurait pas bon dos, le brave français moyen ?

Bonne semaine à tous !

PS : L'affaire qui a fait la une cette semaine est tellement glauque que je préfère m'abstenir d'en remettre une couche. Ca tombe bien car Guillon l'a largement commentée ce matin. Si le coeur vous en dit, c'est ICI !

EDIT de mardi : * JE LE FAIS VRAIMENT !

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9 juin 2009

STOP A LA BETISE

Dimanche soir, dans l'émission Capital sur M6, on a eu l'immense joie de faire la connaissance de Christophe, un grand nigaud qui disait avoir doublé la dose préconisée de Roundup pour être sûr de bien tuer tous ses chardons.

Round Up, vous connaissez ? Voyons, ce désherbant hautement toxique qui carbonise tout. On en voit par dizaines de flacons dans les hypermarchés, toujours très bien mis en valeur.

Savez-vous qui fabrique ce cocktail de composants chimiques qu'on a même eu le culot de nous présenter comme biodégradable ?

MONSANTO, 1 milliard de dollars de bénéfice en 2007

Et il n'est pas le seul puisque le brevet étant tombé dans le domaine public en 2000, de nombreuses autres sociétés en proposent, Truffaut, Bayer, Résolva, KB, Delbard. Cependant, c'est lui qui en vend le plus.

Les millions de litres que les agriculteurs, les particuliers et les communes ont déversés dans la nature ont pollué la moitié des cours d'eau français. Les incidences sur la santé sont graves et ne sont pas contestées.

Mais heureusement, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments veille sur nous. Soi-disant indépendante, elle nous assure que ces produits ne sont pas nocifs. C'est drôle car de nombreuses études faites par des gens très sérieux prouvent le contraire. Eh bien figurez-vous que l'Afssa, elle n'en a cure. Son autorisation de mise sur le marché est validée par sa propres équipe d'experts qui pour un tiers d'entre eux,  pactisent avec des industriels comme Monsanto, BASF, Bayer...

De quoi avoir des nausées, non ?

Il suffit d'une gamelle d'eau bouillante pour tuer ses mauvaises herbes. C'est ce que fait Denis Pépin, ce jardinier intelligent qui clôture le reportage sur une note d'espoir.

Nous avons le pouvoir extraordinaire

de ne pas acheter.

Réfléchissons avant de choisir.

Cliquez sur les œillets de poètes pour voir cette enquête (Chapitre 5 - Le Roundup après avoir supporté la pub).

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1 juin 2009

Les pieds sur terre

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, on vit sur une petite boule qui tourne en rond dans un univers paraît-il infini.

Et là, depuis quelques années, ça chauffe. Beaucoup, et de très intelligents, lancent des alertes. Si on continue à courir en 4 X 4 après les Rolex , ça va pas durer.

La Planète, elle étouffe.

Vendredi 5 juin sur France 2,

le film HOME

de Yann Arthus-Bertrand.

Pensez à inviter quelques potes marrants... pour détendre l'atmosphère...

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13 mai 2009

Terra eco

Sur le journal de Nantes Métropole, je tombe sur lui et je me dis : "Cette tête-là, je l'ai déjà vue quelque part... C'était où ? Bon sang, c'était où ?... Ah oui, Capital, dimanche soir "Je consomme vert : rêves et pièges." "  

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Eh ben,  Walter Bouvais, il est nantais ! C'est l'un des fondateurs de Terra eco, le mag du développement durable. Son site est super mais je vous préviens : pour y aller, faut être fort psychologiquement... Vous vous sentez comment ? Ca va ? Alors, cliquez sur la couverture !

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Son dada, c'est de sortir de la surconsommation et de la mal-consommation. Arrêter de vouloir être propriétaire de tout et de n'importe quoi, partager, louer, se prêter, comme les Bicloo par exemple... Regardez, nous, on ne l'a pas achetée, la meuleuse, on l'a empruntée ! Prenez exemple un peu !

Tiens au fait... Mais ça me donne

une idée, cette histoire !

Qui serait assez sympa pour me prêter son job ?

2 mars 2009

Fière !

Oui, fière d'être une éco-citoyenne ! Ben oui, on n'est pas toujours au top mais là, je crois que j'ai fait le bon choix. Je vous raconte l'aventure...

M. Cocotine qui repasse de temps en temps comme-une-brute-en faisant des-plis-partout à merveille (euh... il le fait... c'est déjà fort, hein, les filles ?) réclamait depuis des années une centrale vapeur. Moi, mon vieux fer m'allait très bien et il avait le mérite de n'être pas cher du tout. Je lui répondais : "Trop cher ! Pas besoin !" Vous vous rappelez que je suis le directeur financier, n'est-ce-pas ? Bref, l'homme était cuit. Il ne pouvait rien faire.

Mais ces derniers mois, il a suffit de deux ou trois séances de repassage de suite pour que le ton durcisse ! L'homme a décrété d'un coup que le fer ne marchait plus et que ça ne pouvait plus durer ! Il a même menacé de ne plus repasser !

Là, j'ai écouté ! J'ai recueilli les doléances, observé et décortiqué l'attitude du Calor et finalement, j'en ai déduit qu'il y avait certainement eu sabotage minutieux pendant de longs mois et que, de tortures en sévices,  la touche vapeur avait fini par se recroqueviller à jamais...

Il fallait se rendre à l'évidence : l'achat d'une centrale vapeur était devenu d'un coup question de vie ou de mort...J'ai cédé.

Après étude approfondie, j'en suis venue à investir dans un XL 30 pro éco-fibres de Domena. Il est plein de qualités, extrêmement performant et je peux donc vous le conseiller. Et surtout, il est écolo !

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Allez faire un tour chez le fabricant pour tout savoir sur leur engagement environnemental. Petit truc : je l'ai acheté sur le Net à un prix défiant toute concurrence !

Juste un truc bizarre... Depuis qu'on l'a, l'homme adore me lancer des  : "Alors, il est bien, ton nouveau fer ?" équivalents étrangement à des "Alors, Chérie, heureuse ?" ET IL NE REPASSE PLUS. Vous croyez que je me suis fait avoir ???

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17 avril 2008

Biomania

Bon, alors, c'est pas tout ça, mais qu'est-ce-que vous faites, vous, pour la planète ?

Parce que, moi, j'y mets de la bonne volonté !

Côté poubelles, je trie avec application et depuis quelques jours, je lave les pots de yaourts avant de les jeter. M. Cocotine, ça l'hallucine !

Côté on s'entretient, Melvita, Sanoflore, Logona et autres porteurs de logos font partie de mon quotidien depuis, depuis.... eh bien, depuis ce fameux reportage d'Envoyé Spécial suite à la parution du livre de Rita Stein,  « La vérité sur les cosmétiques » - que je n'ai pas lu d'ailleurs... On se brosse les dents bio, on se savonne bio, on se shampouine bio. Après étude approfondie, j'en ai déduit que la différence de prix était soit inexistante, soit acceptable.

Côté panier de la ménagère, j'essaie d'acheter du bio là aussi lorsque les prix sont raisonnables, voire équivalents  à ceux de la grande distrib' (oui, faites une enquête, vous verrez !) : farines, lait de soja, tisanes, céréales et bouillons de boeuf, de poule, de légumes autrement meilleurs que ceux de mon hyper-super-adoré !

Côté jardin, on ne tue plus les limaces avec des granulés verts mais on organise des sorties nocturnes (et je ne vous dirai pas ce qu'on en fait après, na !). On ne disperse plus de produits pour tuer les othiorynques. On regarde sans stress nos feuilles se transformer en dentelles...

Pourtant, on a bien failli fauter il y a peu de temps : M. Cocotine est rentré tout fier de chez Gamm'Vert avec tout-ce-qu'il-faut-à-M. Bidochon-pour-avoir-de-la-belle-pelouse parce qu'avoir une belle pelouse, c'est ESSENTIEL pour certains hommes (oui, c'est un truc d'hommes... Jamais entendu une femme parler de ça, moi !). Dans le paquet surprise, il n'y avait que du chimique méchant et dangereux... "Mais c'est le vendeur qui m'a dit que..." C'est tout ce que M. Cocotine a trouvé pour sa défense, le lâche !

C'était sans compter que la mégère, elle allait pas se laisser faire par cette armée d'hommes inconscients ! Et voilà qu'elle s'est mise à houspiller son M. Cocotine tout penaud : "Tu rassembles tes abattis et tu me ramènes tout ça chez Gamm'Vert ! Je veux du BIO ! Et d'ailleurs, je t'accompagne ! " Non, mais !

On est rentrés avec un sac d'engrais naturel et un sac de corne de...euh... de je ne sais plus... Bref,  la conscience tranquille, M. Cocotine a dispersé des milliards de billes de purin dans tout le jardin... et depuis, ça nous colle aux semelles à chaque fois qu'on sort.... et surtout, ça répand une odeur qui, qui... qui pourrait laisser penser qu'on a été frappés d'une lubie Marie-Antoinettesque et qu'on regarde évoluer poulets, vaches et cochons avec attendrissement !

Côté gants Mapa (Tiens, pas bio du tout, ça... Ah oui, mais mes mains, mes pauvres mains... Allez je zappe... Tant pis pour la planète... ), j'ai sauté sur l'occasion quand un corner bio a ouvert dans mon hyper avec en particulier la marque "L'Arbre Vert".   

Et j'ai testé pour vous le produit pour la cuisine (nettoyage de tout, y compris le sol carrelé... Sol Carlux, tu peux aller te faire voir chez les romains...), le produit pour les toilettes, le produit pour les vitres, le produit pour la salle de bain... Eh bien, vous pouvez y aller les yeux fermés, Mesdames, Messieurs ! Tout ça, ça sent très bon et c'est efficace.

Par contre, la lessive ne m'a pas du tout convaincue  et la mort dans l'âme, je suis revenue vers la chimie...

Et la planète alors ? Allez, un coup de règle en fer ! Aïe !

Et c'est pas fini, en plus, parce que j'ai toujours de l'eau de Javel car y'a pas mieux pour tout désinfecter, et je refuse de laver des couches culottes en tissu, des mouchoirs plein de morve et je ne me ferai jamais installer des toilettes sèches et je ne veux pas de fosse à purin au bout du jardin...

Ah non, c'est trop dur d'être bio ! Alors je suis bio... mais pas trop...

Quand je stresse trop,

- soit je me repasse des petits films instructifs sur Monsento qui nourrit pratiquement tous les animaux qu'on mange sans qu'on en soit le moins du monde informés (mais l'essentiel, c'est que le gouvernement ait déclaré que la culture des OGM était suspendue en France...), ...

- soit je me shoote au liquide vaisselle de "L'Arbre Vert" car vous savez quoi ? Il est parfumé à l'amande et ça sent exactement comme la colle Cléopatra ! Avis aux quadra qui ne savent plus où ils en sont sur cette planète en pleine décadence !

Mieux vaut se rendre à l'évidence : je ne sauverai pas la Terre en lavant mes pots de yaourts !

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