Dire que je garderai un souvenir éblouissant de l'enterrement de cette 52ème semaine de 2010 serait pur mensonge. Jusqu'au dernier moment, j'ai prié tous les dieux de l'univers pour que mon Réveillon ne ressemble pas à celui de 2009. En vain. Aucune bande de copains Hollywood chewing-gum, aucune famille Ricoré ne sont venues toquer à ma porte avec du Champ' et des serpentins à foison et même cette gourde de Cerise à pois verts a refusé d'apparaître pour me sauver d'un destin que je ne pense pas mériter.
C'est ainsi que le 31 décembre 2010, flanquée dans un gîte certes superbe, mais isolé en plein coeur des Flandres, la Cocotine's family a dîné d'une tranche de jambon Herta, d'une boite d'épinards à la crème Iglo achetée à la dernière minute dans une épicerie de Courtrai, et d'un yaourt nature Danone, le tout arrosé d'eau du robinet. De telles agapes n'allant pas sans un spectacle ébouriffant, il s'agissait de ne pas se rater dans la manipulation de l'écran plat encastré dans le mur du salon. Le choix s'avérait draconien : Arthur ou Arte. Un mauvais aiguillage et la Saint-Sylvestre aurait fini par être ratée.
2010 est morte comme elle avait vécu, sans faste ni fanfreluches. Paix ait son âme.
Vive 2011 !
Vous savez quoi ?
Cette année, j'ai décidé de sortir du lot. De quel lot ? Du lot des pessimistes. Paraît que les français se font encore remarquer et décrochent la palme du défaitisme, devant les irakiens et les afghans.
C'est d'une tristesse, franchement. Non, moi, je refuse catégoriquement de gâcher la dernière année d'exercice du pouvoir de mon PDPA-bien-aimé. Après tout ce qu'il a fait pour nous.
Et d'ailleurs, je lève mon verre bien haut en faisant le voeu que vous m'accompagniez dans cette quête du positivisme exacerbé, exercice délicat mais qui devrait enfin nous mener au bonheur terrestre.
Je ne vous cache pas qu'à l'aube de cette nouvelle année, moment propice à toutes les remises en question, j'ai eu la tentation de lâcher la barre et de laisser les algues envahir mon espace virtuel. Allez savoir pourquoi, ce matin, j'ai écopé le bureau, astiqué les touches et dompté mon sac à neurones.
Pour célébrer cette période pleine d'espoir, je me laisserais bien aller à entonner un "Que la paix soit sur le monde..." à la Mireille Mathieu mais j'ai l'impression que je ne serais pas à la hauteur d'un tel évènement.
Bonne année
de découverte,
d'ouverture,
de réflexion,
de libre arbitre.
Et merci de suivre mes aventures.
