Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le petit monde de Cocotine

Publicité
Newsletter
Archives
11 octobre 2010

Des cerises et des gâteaux

Etourdissante, cette 40ème semaine de l'an 2010.

A peine sortie de ma cellule de smicarde, j'ai dû reprendre la commande des fourneaux, astiquer le logis de fond en comble, partir à la cueillette de pommes bio, présenter les armes devant l'école, surveiller les impôts fonciers et rattraper ainsi quatre semaines de retard dans la gestion des affaires familiales.

En deux jours, j'étais bien plus à plat qu'en vingt-trois de FPT.

Autant vous dire que je n'ai même pas pu profiter de la courbe de France Telecom pour faire tranquillement le deuil de ma vie de femme active et faussement libérée. De la case déni, je suis passée directement à l'acceptation, sans même pouvoir cocher colère, marchandage ou tristesse.

Non, décidément, je n'ai guère eu le temps de m'appesantir sur mon sort. Car la cerise sur le gâteau, c'est que la FPT a eu la riche idée de me convoquer en entretien. Et quel jour, à votre avis ?

le mardi 12 octobre,

jour de grève et d'école fermée

D'un coup d'un seul, tous les bienfaits de ma cure intensive de Sédatif PC assortie de respirations abdominales bien orchestrées sont passés à la trappe et à part un bon coup de matraque sur la tête, je ne vois pas ce qui aurait pu m'éviter la farandole de misères psychosomatiques qui a découlé de cette convocation sadique.

D'autant que le poste concerné ferait plutôt partie de la catégorie je-prends-ce-que-je-trouve-et-je-me-colle-en-apnée-en-attendant-de-faire-un-jour-peut-être-ce-que-j'aime. Mais à l'instar de mes collègues chômeurs errant sur le PAF hier soir dans ce feuilleton indigeste de Zone interdite intitulé "Ils vont tout tenter pour retrouver du travail", je ne sais plus quoi inventer pour faire reconnaître mes multiples talents.

A bout de souffle, j'ai zappé pour échouer sur une Carla pétrie de bonnes intentions et vantant "les actions de son mari qui auraient vraiment dû appartenir à la gauche" tout en s'embourbant dans des histoires pâteuses de fruits rouges.

A contempler ce spectacle inouï, j'ai fini par déconnecter de ce monde merveilleux de la métaphore culinaire. La carotte en caoutchouc servant de micro à Miss Cocotine bien serrée dans la main, j'ai conclu la soirée par une version très personnelle de Je m'voyais déjà, histoire de faire capter aux quatre moustiques et trois cousins scotchés aux murs combien ma vie était pathétique :

On m'a pas aidé, je n'ai pas eu d'veine
Mais au fond de moi, je suis sur au moins que j'ai du talent

...

J'cours le cachet, je fais du porte à porte
Pour subsister je fais n'importe quoi

...

J'ai tout essayé pourtant pour sortir du nombre

...

On ne m'a jamais accordé ma chance
D'autres ont réussi avec peu de voix et beaucoup d'argent
Moi j'étais trop pur ou trop en avance
Mais un jour viendra je leur montrerai que j'ai du talent

Puis, j'ai méthodiquement vidé la boite neuve de La Trinitaine et je suis partie me coucher gonflée à bloc, persuadée que c'était Bernard, directeur commercial, 53 ans, qui avait raison.

Il ne me restait plus qu'à péter tout mon traitement d'auxiliaire dans une 4 par 3 vantant mes mérites et attendre que Ouest France et Presse Océan débarquent pour me coller à la une.

Tout bien réfléchi, l'avantage indéniable que j'avais par rapport à lui, c'était que mes parents s'en tapaient le coquillard, que je n'aie pas de job.

Bonne semaine à tous !

Publicité
11 octobre 2010

L'avis d'une autre

Influencée par deux-trois billets dithyrambiques lus au hasard de mes balades blogosphériques, j'ai acheté ce livre, pleine d'espoirs. Or je me suis ennuyée à mourir de la première à la dernière page de cette histoire sans queue ni tête et nombriliste à souhait. Un break en plein milieu m'a permis de partir sur le quai de Ouistreham, puis je me suis forcée à replonger dans ce ce récit long, lent et lourd au style ampoulé et bizarre qui mélange les dialogues à la narration. A mes yeux, sans intérêt. Mais comme dirait ma copinaute Drinette, ce n'est que mon avis.

Sans_titre

11 octobre 2010

Héros et héroïnes

La Trinité, à 20 jours du départ de la Route du Rhum à Saint-Malo.

10

11

12

13

14

15

11 octobre 2010

Reflets d'argent

1

2

3

4

6

7

11 octobre 2010

Mes bonnes habitudes

Tant pis si je radote. La Maison de Flore, c'est l'assurance d'un accueil chaleureux dans une très jolie maison au coeur de Cloucarnac, petit hameau adorable jouxtant Carnac et l'occasion de partager rires et bonnes adresses avec les autres hôtes autour d'un petit déjeuner tiré à quatre épingles. Alors, vous y allez quand ?

1

5

3

4

6

7

8

9

Publicité
11 octobre 2010

Flux et reflux

1

2

3

4

5

6

7

9

8

11

10

11 octobre 2010

La carotte

Vous me connaissez. Dès que j'ai un instant de bravoure et que j'affronte mon destin professionnel grotesque, quitte à voir mon malaise ressortir par tous les pores de ma peau,

il me faut un incentive au bout.

Autant vous dire qu'à la minute même où je me suis échappée de cet entretien certes charmant mais globalement plombant, j'ai programmé deux jours de retraite à La Maison de Flore, condition sine qua non pour passer du 6 septembre au 6 octobre sans tomber dans une asphyxie dont j'aurais bien pu ne pas me relever.

Donc, ce week-end, j'ai plaqué le bled et je suis partie respirer l'iode.

A suivre...

DSC_5385

8 octobre 2010

Pourquoi s'en faire ?

Hier à 16h30, je récupère Miss Cocotine à la sortie de l'école :

Moi, trop fière d'être redevenue une bonne mère : Alors, t'es contente que Maman vienne te chercher ?

Miss Cocotine
: Ben, j'aime bien le périscolaire.

Moi, surprise et dépitée : Ah bon.

Miss Cocotine : Je vois pus mes copines.

Moi lui lançant une dernière perche : Bon, alors tu préfères quand je travaille finalement ?

Miss Cocotine, têtue : J'aime bien le périscolaire.

Moi en mon for intérieur : A quoi ça sert de te faire péter le culpabilitomètre à 42, pauvre niaise !

DSC_5166

7 octobre 2010

Libérée

Certaines langues fourchues pourront toujours ergoter. Ce n'est même pas pour assurer mes arrières qu'hier matin, j'ai déballé la farandole des desserts - gentiment livrée par l'homme - à la cafét' du boulot, mais tout simplement pour dire merci à cette équipe qui m'a accueillie avec le sourire, m'a regardée comme un être humain et appelée de suite par mon prénom. De petits détails qui n'en sont pas. Pour avoir vécu trois semaines fin 2008 auprès d'une poignée de pestes puantes qui soit m'ignoraient purement et simplement, soit m'étiquetaient d'un "la stagiaire" méprisant, je sais la valeur d'un regard bienveillant.

Pourtant, il était temps que ça cesse. Après avoir échoué aux archives, j'ai bien failli prendre racine à la photocopieuse avant de conclure en beauté sur la conception d'étiquettes de chevalets. 

Hier à 16h30 précises, la fée poubelles que j'étais devenue grâce aux bons soins de mes preux collègues a rendu sa baguette magique et son chapeau pointu en s'accordant le droit de faire un voeu, elle aussi :

BON SANG DE BOIS,

FEE DU CDI PARFAIT,

FAITES QUE JE TROUVE ENFIN

UN BOULOT QUI ME DONNE ENVIE

DE RESTER CLOITREE DANS UN BUREAU

PLUS DE QUINZE JOURS.

Après tout, cette odieuse magicienne du service job épanouissant pouvait bien se remuer un peu les fesses. A croire qu'elle était absolument débordée, celle-là aussi, pour ne même pas remarquer dans quel désarroi j'étais agglutinée et les vingt bonnes années qu'il me restait à tirer avant de comptabiliser minutieusement mes points ARRCO-AGIRC.

Ce matin, l'homme a repris ses habitudes et, la fleur aux dents, s'en est allé. J'ai retrouvé les cris de la cour de récré, les oeufs du marché, les ruelles désertées, les bateaux penchés, la liberté de flâner, les pauses thé.

Et mes pensées emberlificotées.

Envie de rire et de chialer.

Est-il possible que de discuter le bout de gras pendant des heures avec un usager pour déterminer s'il fallait lui livrer un 180 ou un 240 litres m'ait à ce point donné l'impression d'exister ?

C'est souvent comme ça, les fins de CDD.

Et même pas de prime de précarité à claquer.

DSC_5226

7 octobre 2010

Parée pour l'automne

Vu que ces derniers temps, le réveil chants-d'oiseaux-écorchés me réveillait sans ménagement à 6h20, je n'ai guère eu le loisir d'aligner des rangs devant mes émissions favorites. Ceci dit, cahin-caha, j'ai quand même fini un bonnet et une écharpe pour Miss Cocotine.

Réalisé avec 4 pelotes d'Alpaca Drops fushia foncé 3770 achetées chez Kalidou et des aiguilles n° 3,5.

Le bonnet :

Monter 114 mailles.

Faites 4 cm de point mousse.

Continuer pendant 18 cm en répétant ces 2 rangs :

1er rang : à l'endroit

2ème rang : 1 maille endroit, 3 mailles envers

Pour que la couture finale soit plus jolie, j'ai  commencé le 2ème rang par 1 maille endroit, 3 envers et terminé par 3 mailles envers, 2 endroit.

A 22 cm de hauteur totale, tricoter les mailles 2 par 2 à l'endroit et comme elles viennent à l'envers (en jersey donc). Répéter 2 fois et passer le fil dans les mailles restantes.

L'écharpe :

Monter 47 mailles.

Faire 4 cm de mousse.

Continuer avec le même point que le bonnet jusqu'à temps qu'il vous reste un peu de laine pour faire les derniers 4 cm en mousse.   

DSC_5233

Publicité