Les bons côté de l'exil
Ce matin, je viens faire mon mea culpa. Décemment, je ne peux pas continuer à cracher comme ça sur la vie dans le double four. Certes, je m'y ennuie à crever certains jours mais je serais une vraie teigne si je n'avouais pas que d'autres, je m'en accommode parfaitement bien.
Quand d'un saut de voiture, je peux me retrouver les fesses dans le sable à comparer le bleu de la mer à celui du ciel, là, je râle beaucoup moins. Dimanche, sur un coup de tête, j'ai dépoussiéré le sac à pique-nique et j'ai embarqué la Cocotine's family dans le département voisin.
Et côté 85, mon coin préféré, c'est Noirmoutier et son passage du Gois, où la mer laisse régulièrement place à un défilé d'aficionados bottés prêts à s'oublier dans les poses les plus improbables pour fouiner dans le sable.
Back home
Quand la tempête monte et que le double four commence à me sortir par les yeux, je sais qu'il est temps de remonter chez moi. Quatorze mois sans tâter du bitume parisien et je suis prête à faire les 383 km en rampant. Et tout le monde sait à quel point voir Paris avec des yeux de touriste, c'est d'un luxe écœurant.
Le clou du spectacle
L'avantage non négligeable de Plouhinec, c'est sa crêperie bio, Le Clos Marine. On y a campé et dès les premières bouchées, on l'a élue number one de notre top ten. Que des produits de qualité et en plus, ce n'est même pas cher ! Eh oui, ça existe. Il suffit juste de chercher un peu car en matière de crêperie, on peut vraiment dire qu'il y a à boire et à manger ! Tellement facile de viser un maximum de marge en nous prenant pour des ânes...
L'Orient
En juin 2008, on a découvert le coin en logeant au Clos des Simples et en passant devant la Citadelle de Port-Louis, je m'étais juré d'y revenir pour visiter le Musée de la Compagnie des Indes. Et c'est pour cela que j'ai organisé cette balade de Pâques. Très heureux d'avoir opté pour la version commentée, on a voyagé presque deux heures, suspendus aux lèvres de notre guide qui nous a tout raconté sur la création de la Compagnie des Indes Orientales par Colbert en 1664, bien après les portugais, les anglais et les hollandais et le développement de la ville de Lorient autour du site de la Compagnie qui aurait dû d'ailleurs s'étendre beaucoup plus. Un sacré bon moment que je vous conseille.













































