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Le petit monde de Cocotine

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7 janvier 2010

17 moins 13, voyons, ça fait combien ?

Miss Cocotine, malade, est au lit, l'homme à ses côtés. Je déboule et lui colle le Doliprane et sa pipette associée dans les pattes et pas garce pour un sou, je lui file même un tuyau.

Moi : Tiens, occupe-toi de ta fille. Elle fait 17 kg.

L'homme attrape tout, l'air intrigué. Pas le temps de m'occuper de ses états d'âme. Je me retire derechef dans la salle d'eau pour astiquer les lavabos. 2 minutes 32 secondes plus tard, j'entends une voix paniquée qui s'élève.

L'homme : Mais comment je fais ? Ca va que jusqu'à 13 !

Trop impératif de trouver le masculin de quiche... Euh, flan ?

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7 janvier 2010

Rose, évidemment

L'avantage de s'ennuyer comme un rat mort au réveillon, c'est qu'on peut passer ses nerfs sur les aiguilles. Partie en Baie de Somme avec deux pelotes, je suis rentrée avec une écharpe toute douce pour Miss Cocotine !

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2 pelotes de laine Drops Alpaca rose clair n°3140, achetée chez Kalidou, même point Vagues que pour la mienne, aiguilles 3,5.



7 janvier 2010

This is the end

Pour nos adieux en Baie de Somme, la neige était au rendez-vous...

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7 janvier 2010

Impressions de mer

Au bout du compte, la Baie de Somme, on y va surtout pour ça...

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5 janvier 2010

The cream of the crop

On l'a découvert le 28 décembre après avoir discuté le bout de gras avec un type très gentil chez No Shoes. Le 1er janvier, on y a campé toute la journée en testant tour à tour tous les fauteuils du salon.

Les Tourelles

Voilà notre coup de coeur en Baie de Somme. Le déjeuner était parfait et les enfants n'y sont pas pris pour de vulgaires mangeurs de purée-jambon. Pour 9 €, une assiette copieuse de crevettes roses, un poisson-julienne-de-légumes-courgettes et l'inévitable esquimau au chocolat. De quoi en faire de vrais gastronomes en culottes courtes.

Les grands ne sont pas en manque. Un menu impeccable à 23 €, un autre à 34 € pour les grosses fortunes ou pour ceux qui veulent fracasser le cochon, un jour de gloire.

Au salon, des rayons de soleil qui chatouillent le bout du nez, une vue sur la mer qui s'en va et qui revient, des magazines qui ne datent pas de 2006,  et du thé du Palais.

Du bonheur à en soupirer d'aise, je vous dis.

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5 janvier 2010

Chronique d'un Réveillon ordinaire

Cette année, c'était décidé, on n'allait pas moisir à la maison le 31 décembre. Un Réveillon digne de ce nom, on en aurait un, nom d'un chien, et des plus excitants !

C'est comme ça que débordante de motivation,  je me suis mise, dès le mois d'octobre, à enquêter sur le lieu magique où j'allais enterrer la décennie. Deux ou trois vestes plus tard, force fût de constater que personne n'était disposé à partager chapeaux pointus et serpentins avec la Cocotine's family.

En dernier ressort, je me réconfortai en me disant : "On verra sur place."

Ce fût vite vu.

A part pique-niquer sur la plage du Crotoy en espérant que la marée basse soit au rendez-vous, pas l'ombre d'une idée quand en pénétrant aux Tourelles, une petite lueur d'espoir s'est ravivée à la vue d'une jolie petite pancarte "Menu de Réveillon". Oui mais voilà. En deux temps trois mouvements, le type de la réception s'est chargé de coller toutes mes illusions au tapis : "C'était complet."

"Qu'à cela ne tienne, a déclaré l'homme, je vais réserver pour le 1er." Si on n'était pas capable de finir 2009 correctement, au moins, 2010 décollerait dans la joie et la bonne humeur. C'était toujours ça de gagné.

Inexorablement, le jour J s'est pointé.

Jusqu'à 18h55 tapantes, je n'ai cessé de bassiner l'homme de mes "Bon alors, qu'est-ce-qu'on fait ce soir ?", espérant qu'un miracle quelconque allait s'accomplir. Finalement en overdose, il m'a cloué le bec d'un définitif : "Ecoute, c'est comme ça. C'est cuit maintenant. Viens, on va s'acheter des magazines."

L'idée phosphorescente.

Nous voilà donc partis bras dessus bras dessous à la Maison de la Presse de Saint-Valéry-sur-Somme pour claquer la somme faramineuse de 11,90 € en MCI, Côté Ouest et Libé. En sortant ma Visa, je me suis dit que, somme toute, c'était bien vu. Au moins, le budget Saint-Sylvestre passerait totalement inaperçu sur mon relevé bancaire.

Ces trésors sous le bras, on est rentrés à la chambre et pendant deux heures, on a épluché la presse tout en écoutant la radio qui vantait Réveillons extravagants et fêtes somptueuses. Un coup à croire que la Terre entière nage en pleine kermesse pendant que tu te morfonds en mastiquant sagement tes knack-pâtes-au-beurre sur fond de Sopalin.

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Même pas vrai et puis à quoi ça sert, de se baffrer outrageusement comme ça ? D'ailleurs, pas le temps de se pâmer devant le dernier entremet d'Hermé.  Sur les revendications de Miss Cocotine, le tripot a ouvert ses portes et pour ses beaux yeux, on s'est tapé pas loin de 4000 bornes.

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Vers 22 heures et quelques poussières, le marchand de sable est passé nous brouiller les cartes. J'ai attrappé Miss Cocotine dans mes bras et je lui ai souhaité tout plein de bonheur. En échange, j'ai reçu un : "Bonne année, ma petite Maman que j'aime jusque la Lune et retour." qui valait bien toutes les poignées de confettis du monde.

A 22h36, c'était plié. Tout le monde ronflait.

De toute façon, je déteste faire la chenille.

5 janvier 2010

Du Tréport à Mers

C'était le 31 décembre. Un froid presque polaire mais la chaleur de l'amitié. Une moule-frites-Bleu-d'Auvergne au Tréport suivie d'une balade courageuse à Mers-les-Bains dont l'architecture m'a franchement emballée...

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4 janvier 2010

Le QG

C'est grâce à Madame La Mule du Pape - que je remercie chaleureusement - que nous avons posé nos valises au Presbytère de Saigneville pour ces six jours de vacances en Baie de Somme. Un bien bel endroit, une rénovation magnifique et surprenante pour les dingues de before-after. Des proprio sympas, Corinne et Franck et un petit Jack Russell dont le nom, Brad Pitt, ne manque pas d'amuser la compagnie. Le tout pour un prix défiant toute concurrence. Alors, vous y allez quand ?

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4 janvier 2010

Retrouver les terres d'Elisabeth

Pour une fois, l'homme s'est fait violence. Pris d'une envie soudaine de jouer le tour-operator, il a booké trois aller-retours P&O pour 26€ juste avant de quitter le bled. La bargain insensée et le clou des vacances pour moi qui n'avais pas remis un doigt de pied sur le sol britannique depuis cinq longues années.

C'est ainsi que la Cocotine's family a décanillé à 5 h du mat' le mercredi 30 décembre afin abattre 100 kilomètres de nuit sous une pluie quasi torrentielle et se retrouver à Calais juste à temps pour embarquer fièrement sur le Pride of Burgundy direction Dover.

L'odeur du ferry suivi d'un full English breakfast et j'ai perdu 25 ans d'entrée. Taper le carton en regardant les côtes françaises s'éloigner et poser les roues à Douvres dans un fog à couper au couteau. Mettre tous ses neurones au garde à vous et se plaquer à gauche en veillant à bien négocier les rond-points dans le sens requis. Abandonner la voiture et sauter dans le bus pour le plus grand bonheur d'une Miss Cocotine qui n'en revient pas d'entendre parler l'I love you en live.

Et se retrouver soudain au coeur de Canterbury, noyée dans les enseignes M&S, Next, Bhs, Debenham's. Perchée sur un tabouret, un Earl Grey géant à la main, regarder la pluie tomber et les anglais déambuler en se vautrant dans une nostalgie incroyable tout en préparant son plan d'attaque shopping débridé. S'évanouir de bonheur en pénétrant chez Marks and Spencer, le seul magasin à combler tous les bonnets du AA au E. Envahir toutes les boutiques en criant à l'homme des "Tu te souviens, bla bla bla...". Se laisser aller comme des gamins. Retourner au DAB et tant pis pour la com'.

Et sentir à nouveau toutes les émotions vécues dans ce pays tant aimé. Croiser une petite vieille qui me dit "Thank you" avec toute la bonté du monde dans les yeux juste parce que je l'ai laissée passer et m'amuser de cette jeune fille qui s'excuse alors que je l'ai bousculée. Se dire que nom d'un chien, la politesse au quotidien, ça donne vraiment envie d'être meilleur et que la vilaine petite vieille de ma rue si française qui me dit bonjour du bout de ses lèvres pincées comme si j'avais vécu Guantanamo ferait bien d'en prendre de la graine.

A un tournant de rue, hurler de joie en reconnaissant l'enseigne de Wagamama et retrouver les saveurs d'un gyoza-ginger-chicken-udon-carrot-juice sous les yeux épatés d'une Miss Cocotine qui apprécie moyennement les délires de ses parents et qui, pour cause de bruit assourdissant, tire une tronche de cent pieds de long.

User ses semelles encore et toujours en ignorant la pluie qui tombe dru. Regarder l'homme en douce, constater qu'il a perdu 10 ans et que sa peau lisse et son sourire béat en disent long sur sa joie de trainer le pavé de ce côté de la Manche. Clôturer la journée en s'affalant, fourbus, dans les fauteuils de Costa inside Waterstone's et bouquiner en avalant thé géant, capuccino medio, mince pie et blackberry muffin.

Remonter dans le bus, puis dans l'auto, puis dans le ferry et se retrouver en France, la tête pleine de vrais bons souvenirs et les sacs raisonnablement remplis de caleçons, chaussettes et soutiens-gorge.

Yes, we do love England.

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4 janvier 2010

Partir en ville

Mettre les pieds à Amiens pour la première fois de sa vie et trainer ses guêtres mouillées toute la matinée avec une pause ô combien réconfortante au T'chiot Zinc, histoire de goûter un vrai plat picard, le caqhuse...

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Reprendre la marche puis, à bout de souffle, demander l'asile au Gaumont afin de faire un saut en Sibérie orientale...

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...pour finir bouche bée devant une Notre-Dame métamorphosée et sublime... A voir absolument si vous passez dans le coin.

C'était le programme d'une jolie journée en ville.

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