La Crète sinon rien
Pas de crime au paradis quand Léon et moi avons abordé l'épineuse question qui refait inéluctablement surface chaque année au printemps : mais-qu'est-ce-qu'on-fait-cet-été-?. Lassé par des semaines de grisaille et de pluie, il m'a déclaré d'un souffle :
Je veux du soleil.
Mes yeux se sont mis à briller et en quelques secondes, j'ai perçu tout le bénéfice que je pourrais tirer d'une petite retraite plein sud, très loin du double-four, là où la température fait péter le mercure.
Il a ensuite suffi d'un et-si-on-retournait-là-bas-? pour que les dés soient jetés et que je me lance dans des recherches minutieuses pour dénicher des endroits d'exception bien cachés sur la plus grande des îles grecques :
Kriti,
là où, en 2010, nous avions déjà trouvé du bonheur à la pelle (à explorer LA, LA, LA, LA , LA, et encore LA).
Et au nom de notre amour inconditionnel pour les eaux translucides, les chapelles plantées en pleine nature, les kalitsounia fourrés à la mysithra et la sieste de 14h30 à 16h30, il fallait apporter un tant soit peu d'aide à cette Grèce qui sombrait petit à petit sous nos yeux et qui, si les touristes se mettaient, eux aussi, à la bouder, ne verrait certainement pas sa situation s'arranger.

