Le baratin du 19 janvier 2013
Des jours et des lunes que je n'ai pas rappliqué ici pour baratiner un coup.
N'en déduisez pas pour autant que les déboires de l'hexagone ne m'émeuvent plus ou que je boude les charmes de Laurent Delahousse et de Patrick Cohen. C'est juste que les sujets qui déchaînent les passions depuis quelques temps me donneraient plus envie de chialer que de rigoler.
D'ailleurs, mardi dernier, en entendant les vociférations de certains qui, apparemment, tremblent pour la survie de l'espèce, je suis tombée très bas, et, rongée par une lassitude profonde, j'ai fini par donner raison aux anglais : la France est un beau pays, dommage qu'il y ait les français !
Alors, j'ai songé à l'exil, non pas fiscal,
mais vital.
Loin des querelles incessantes, des propos haineux et des manifestations à répétition.
J'étais ainsi plongée dans mes rêves de fuite, quasi prête à donner un coup de fil à Poutine, lorsque le téléphone a sonné. Au bout, ma copine Catherine. Celle qui adore me livrer ses analyses à deux balles sur l'actualité brûlante.
Vous le croirez ou non, mais en deux temps, trois mouvements, elle m'a redonné le goût du pays.
340 000 ou même 800 000 sur 66 000 000, ça fait au mieux 0,5 % de la population, au pire 1,2 %,
c'est une minorité.
J'ai levé le sourcil gauche. Elle avait bigrement raison.
1,2% des français qui prétendent parler au nom du peuple, si mes calculs sont justes, ça fait tout de même 98,80% qui se taisent.
Ils doivent déneiger.
Et je sais de quoi je parle puisque le double-four s'est réveillé sous la neige ce matin. La balayette, à coup sûr, ça apaise l'esprit de celui qui est au bout. Au fond, peut-être que si les 1,2% se mettaient, eux aussi, à pratiquer l'exercice, on entrerait dans une ère de calmons-nous-les-uns-les-autres reposante pour tous.
Voeu pieux ?
Bon week-end !














































