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Le petit monde de Cocotine
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22 juin 2009

Le temps des vacances

Eh oui, la trêve s'annonce. Vous savez, la période où on n' a plus aucun complexe et où on se trimbale tous bourrelets  dehors en traînant gracieusement des Crocs.

Moi, y'a une chose qui me turlupine. Où donc le PDPA (Président du Pouvoir d'Achat) et sa moitié vont-ils bien pouvoir errer dans l'état sus-décrit ?

Perso, je ne vois qu'une possibilité quand on essaie de faire croire à tout le monde qu'on est devenu écolo. C'est oublier tout échange de villa grandiose ou de yatch somptueux avec ses potes du CAC 40 et trouver vite des amis décroissants accueillants.

Une bonne yourte, toilettes sèches et pagne en chanvre, quoi de mieux pour prouver sa bonne foi ?

Avec un programme Club Med Bio.  Chicorée dès 5h, on se rase au savon d'Alep, un petit coup de pierre d'alun et on attaque des activités Mens sana in corpore sano comme triturer le compost, se tailler à la hâche des bûches pour le froid et laver ses Chantal Thomass au savon de Marseille.

Et après ce break purificateur, pourquoi ne pas continuer à démontrer sa bravoure à la populace en travaillant un mois gratos ? Après tout, comme disait le bon Ernest-Antoine jeudi matin à Demorand, un salaire mensuel qui saute, ça ne fait jamais que 10% de moins sur l'année.

Ah, ça me réjouit, ce planning, moi. Pas vous ?

Bonne semaine à tous !

Edit de mardi soir :

Non, attention ! Que les choses soient claires. Je n'ai pas soupçonné le PDPA de porter du Chantal Thomass. Je faisais allusion à sa femme. Eh, les filles, n'interprétez pas ce que j'écris comme ça ! J'ai pas envie d'être interpelée par la police royale demain matin à 6 heures pile...

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30 mars 2014

Le baratin du dimanche 30 mars 2014

Tout bien réfléchi, mon hiver 2014  aura ressemblé au ciel normand de mi-mars.

Plombé par le brouillard.

En novembre, les nouvelles et parfois cruelles inventions de mon GB (Gentil Boss) avaient grignoté toute l'énergie soigneusement emmagasinée cet été sous le soleil chypriote et mon anniversaire avait déclenché une sorte de mutinerie chez mes neurones douteux. Le chaos de ce monde, le viellissement, la mort et le couple Hollande-Ayrault, je passais mes journées à répéter je-suis-fatiguée, en m'autorisant la variante je-suis-épuisée les jours de grand luxe.

Conséquence logique, je suis entrée en pleine

crise de maintenant-je-fais-ce-que-je-veux.

Après des années passées à faire plaisir à tout le monde, je suis devenue indomptable et prête à tout plaquer pour suivre Julia Roberts dans "Mange, prie, aime" (je sais, ce n'est pas le meilleur film de la décennie mais les jours de au-point-où-j'en-suis, je me laisse porter par le premier DVD qui passe, Zeus me pardonne).

Léon-le-garçon a eu les jetons et m'a traînée en thérapie de couple. Dans un élan d'émancipation, Miss Cocotine a commencé à se laver et se sécher les cheveux toute seule.

Poussée par les faut-vous-occuper-de-vous-maintenant fusant de droite et de gauche - ne cherchez aucun rapport avec les élections, je suis devenue apolitique -, j'ai fini par me trouver pas mal de moisi dans le nombril.

J'ai repris le qi gong.

Une amie qui me veut du bien m'a conseillé de lire Christophe André et dans un souffle de lucidité, j'ai choisi :

L'estime de soi.

De recherches en rencontres, ma soupape est passée de 8 tours/seconde à 4.

Même si je regrette amèrement que la péroxydée aux ongles peinturlurés ne soit pas dans la même dynamique, j'essaie de prendre du recul par rapport à la lenteur infernale et la politique du comment-faire-simple-quand-on-peut-faire-compliqué de ma collectivité.

Mais on peut dire que ça me coûte.

A tel point qu'hier, j'ai recommencé à consulter les offres de Pôle Emploi.

C'est dire.

Heureusement, je ne suis pas la seule à être frustrée par les méthodes imposées et il m'arrive parfois d'aller me planquer dans le local courier ou les toilettes du premier pour hurler de rire avec ma collègue Sylvie.

Ca fait du bien.

D'ailleurs, cette semaine, j'ai eu la joie indicible d'assister à la deuxième journée de formation de rédaction de courrier que la direction n'avait pas pu - ou pas voulu - annuler en février.

Et c'est cela qui a déclenché mon envie de revenir sur ce blog décati.

Au bout de quatre minutes d'intervention, l'auditoire avait analysé la situation : le formateur, loin d'avoir pris en compte les remarques formulées dans l'enquête de satisfaction proposée, allait nous faire revivre

le même calvaire.

Après avoir longuement débattu de la nécessité de mettre ou pas une virgule à tel endroit, de l'obligation d'abréger Monsieur par M. et non par Mr et du côté chaleureux de "bien entendu" dans une formule de politesse, on était tous lessivés et GB avait de la moutarde plein le nez.

Ma voisine de gauche avait dessiné un énorme HELP sur une feuille qu'elle brandissait en douce en rougissant, mon voisin de droite avait mis tous ses rêves sur papier, une voiture, une moto, un chameau, un éléphant, et la fausse blonde qui-n'a-pas-besoin-de-formation-mais-qui-fait-deux-fautes-par-phrase tirait la tronche en vérifiant son extravagante manucure.

Spectacle surréaliste qui aura au moins eu la vertu de me plonger dans une hilarité quasi démentielle.

Même pas la peine, à la pause, de lancer des paris du genre GB-va-t-il-tenir-le-coup-?.

A 11h58, notre gourou de la rédaction a tenté un courageux  "Vous avez d'autres lettres à corriger pour cette après-midi ?" et s'est pris un "non" péremptoire mais somme toute rafraîchissant dans la mâchoire.

Penaud, il a enfin rendu les armes : "Ben, je ne vois pas ce que je peux vous apporter de plus alors."

Tout le monde est sorti libéré d'un poids, et je me suis dit que pour supporter autant d'inéficacité, c'était

l'intégralité du rayon développement-personnel

de la Fnac qu'il me faudrait avaler.

La barre était décidément trop haut.

24 novembre 2013

Le baratin du dimanche 24 novembre 2013

A 16 ans, je voulais être puéricultrice, à 18, institutrice. Plus tard, j'ai rêvé d'être libraire, puis j'ai failli reprendre une pâtisserie. Récemment, j'ai même imaginé vivre de guirlandes de fanions ou me lancer dans la boulangerie.

En fait, j'ai passé ma vie entière à essayer de trouver un chemin professionnel utile et épanouissant.

Et finalement, de guerre lasse, j'ai abdiqué.

Pour me caser,

je suis rentrée dans la FPT.

Non sans en baver d'ailleurs.

Le 19 novembre, mon année d'essai a pris fin. J'ai donc signé l'arrêté,

mais sans envie de le fêter.

Sans fards ni paillettes, je suis rentrée dans la grande famille des fonctionnaires.

Dans 20 ans et des bananes, j'aurai ainsi achevé cette brillante carrière alimentaire et je pourrai vivoter d'une retraite précaire.

A moins que je ne m'éteigne d'un coup sur mon clavier à 68 ans, un jour où mon GB (Gentil Boss), dans une ultime crise d'hyperactivité, aura encore ajouté une tâche supplémentaire à ma fiche de poste déjà chargée.

Vendredi, j'en étais à tourner la page sur cet épisode numéro 3985 de mon parcours terrestre quand je me suis souvenue de tous les crottins de chevaux et autres équidés qui souillaient les rues de Nantes le samedi précédent.

Là, j'ai senti l'opportunité.

Mon nouveau statut en poche, j'allais pouvoir, moi aussi, me lancer dans un corporatisme aigü, et comme les artisans, les médecins, les commerçants, les professeurs, les sage-femmes, les cheminots, descendre dans la rue

pour me plaindre.

Ca m'a galvanisée. Après tout, la grille indiciaire de ma catégorie ne m'accorderait que 4,63 € bruts lors de mon prochain saut à l'échelon supérieur, le point était bloqué depuis des années, le supplément familial mensuel que l'on m'attribuait pour un enfant était de 2,29 €, je n'avais pas de treizième mois ni aucun espoir d'avoir des primes supplémentaires, pas de mutuelle, et je ne pouvais même pas frauder le fisc en détournant du cash. J'avais là matière à revendiquer.

Et tout à coup, j'ai repensé à cette lettre de Médecins du Monde qui avait échoué dans ma boite à lettres la veille pour me demander quelques sous pour aider les Philippines.

Il fallait parer au plus pressé, mon nombril pouvait bien attendre.

6 décembre 2013

Le baratin du vendredi 6 décembre 2013

Ces derniers temps, j'ai vraiment failli lâcher la barre de ce blog à deux balles. Embringuée toute la journée dans des embrouillaminis sans intérêt, je n'ai plus, le soir venu, une once d'énergie pour me lancer dans de profondes réflexions. En aurais-je seulement le goût d'ailleurs ? Ce monde débile me met les nerfs en pelote et je finis par oublier que l'humour sauve de tout.

Naviguer de la FPT à BFM TV, believe me,

it's exhausting.

Et cette semaine, dans ma collectivité bien-aimée, j'ai eu mon lot de réjouissances. Lundi, branle-bas de combat, l'ordre a été donné de saisir toute facture avant même qu'elle ne soit arrivée au courrier. Soucieuse de rendre mon GB (Gentil Boss) heureux, je me suis exécutée, et plutôt deux fois qu'une, puisque la grippe ayant frappé l'une de mes collègues, une partie de son boulot m'est retombée sur le coin du nez.

Ce qui fait mal.

Mais ce qui fût ordonné fût fait, quitte à en avoir le bras déglingué et l'épaule disloquée - 41 clics de souris pour passer 1 facture sur leurs logiciels pourris -  et le tas de documents à refourguer à la trésorerie s'est mis à grimper de manière vertigineuse dans le bureau de la comptable.

Evidemment.

Sauf que, tout à coup, dans les hautes sphères, on s'en est étonné.

A tel point qu'une horrible rumeur s'est soudainement mise à circuler : tout ne pourrait être traité dans les délais impartis et avec le taux de TVA qui allait changer le 1er janvier - grande découverte -, c'était la quadrature du cercle.

Conclusion aussitôt brillamment balancée : un pourcentage honorable de ce qui venait d'être fait dans l'urgence serait très probablement à défaire la semaine prochaine pour mieux être refait début 2014.

Là, mon cerveau a buggué,

car en vilain zèbre que je suis, j'ai une tendance absurde à penser que direction devrait, entre autres, rimer avec anticipation.

Heureusement, j'avais pris rendez-vous chez mon nouveau kiné, qui, si j'occulte ses pratiques barbares - il me visse des ventouses sur la nuque et les reins -, reste le gars avec qui j'ai les échanges les plus poilants du moment.

C'est lui qui m'a raconté, par exemple, que le maire du bled d'à côté, un socialiste cumulard très proche du gouvernement actuel, et pour lequel j'ai moisi dans un bureau glauque en 2012 sans même qu'il daigne venir me serrer la pince, s'était fait enchaîné par le Canard pour corruption supposée. Logique, on ne peut pas être à l'écoute des agents qui végètent dans ses murs et se faire rincer d'une Scottish pint en même temps.

J'en ai perdu une ventouse.

Remarquez, de mon côté, je ne suis pas en reste pour lui en livrer d'aussi bonnes, ce qui, vu ma lecture actuelle, à savoir "La violence des riches" de Monique Pinçon-Charlot et Michel Pinçon, n'est pas franchement une tâche ardue.

Le souci, dans tout ça, c'est que, une fois l'hilarité passée, je n'ai plus qu'une envie :

flanquer ma carte d'électeur au panier.

Et d'ailleurs, croix-de-bois-croix-de-fer-si-je-mens-j'vais-en-enfer, les incompétents de ma mairie qui, pour des raisons purement politiques, ont mis en place cette réforme des rythmes scolaires sans se donner le temps de réfléchir à ses conséquences, et qui se font, de surcroît, moussés dans leur magazine sur trois pages, ne me verront pas aux municipales de 2014. Le vote blanc n'étant toujours pas reconnu - à moins que le texte ne finisse par être voté le 1er avril 2014, la bonne blague - je resterai chez moi.

Je jette l'éponge et me mets à la mode norvégienne :

la slow TV.

26 heures et 4 secondes d'interview en norvégien, 5 heures de tricot dans la même langue, 7 heures à regarder l'Express côtier faire Oslo-Bergen ou 12 heures devant un feu de cheminée, voilà qui me changera des bavards blindés qui s'écoutent parler, des politiques véreux qui s'agenouillent face aux lobbies, des culottés qui manifestent alors qu'ils sont pourris-gâtés et des vautours qui se gargarisent de la crise depuis des années.

J'ai dû en oublier, des indécents, non ?

Bon week-end !

28 septembre 2009

Laetitia vous salue bien

C'est clair. Samedi, ce n'était pas mon jour. Après cet apéro lourd à digérer, nous voilà attablés dans cette crêperie délicieuse où j'essaie de reprendre mon souffle. De grandes tablées, pas trop de monde, un couple de voisins, la soixantaine.

Les braves regardent Miss Cocotine furtivement et tout à coup, sans spécialement laisser traîner mes oreilles, j'entends :

- C'est comme Johnny Hallyday. Mais si, tu sais, ils en ont pris une autre. Ben, il a les moyens de les élever, lui !

A la fin du repas, ils lèvent le camp sans nous regarder. Dommage. S'ils nous avaient dit au revoir, je m'étais juré de leur répondre avec un grand sourire :

Laetitia vous salue bien !

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22 mars 2010

D'un Xtrême à l'autre

Si j'étais un tant soit peu sérieuse, je ne serais pas là, à pianoter tranquillement alors que demain, je suis convoquée Hall 4, Bloc 26, Place 1088 pour déballer toute ma culture générale. Non, j'adopterais le comportement de mon-PDPA-préféré. Je ferais la morte.

Certes, mais finalement, c'est un exercice comme un autre, de répondre en 20 lignes au sujet ci-dessous :

Bon, cette semaine number 11 de 2010, que m'a-t-elle apporté de transcendant ?

Etant donné que je vous ai déjà servi mon résumé de l'évènement le plus croustillant de la semaine à mes yeux, je sauterai donc allégrement à ce dimanche d'élections où un français sur deux a boudé les urnes. Vous savez, de toute manière, qu'ici, à l'instar de ma région d'adoption, le rose, le vert ou l'orange sont malgré tout beaucoup plus en vogue que le bleu, surtout quand il se met à virer au Marine.

Je vous épargne cependant une analyse qui ne vaudrait pas trois petits cailloux, comparée à celle du staff de ma-radio-favorite, France Inter, et dans l'attente de ce-qui-va-se-passer-dans-deux-ans, j'hésite à conclure comme Moundir :

"Pour ce qui est de ma part, hier, euh, j'en prends pas apte parce que forcément, tout ce qui se passe, j'efface."

Mais en tout état de cause, je dois absolument vous mettre les points sur les i concernant un sujet qui me tient à coeur.

Ce matin, j'ai entendu la dame-aux-22%-du-nord employer l'une de mes expressions favorites : somme toute. Surtout n'allez pas imaginer que cette bizarrerie me vient de ce bout du bout. Cela me consternerait. En réalité, c'est un type qui était en classe avec moi, lorsque j'ai repris mes études en congé-formation, qui utilisait cette tournure délicieusement ringarde à tout bout de champ et ça m'amuse beaucoup de la ressortir de temps à autre. Et pourquoi pas demain, tiens...

D'ici là, je vais corriger la phrase sus-mentionnée, histoire de m'exercer à récupérer un ou deux points.

Somme toute, mieux vaut en rire.

Bonne semaine à tous !

18 décembre 2013

I feel it in my toes...

2013 meurt doucement mais moi, je tiens bon.

En me gavant de Love actually et de Good morning England la main dans un ballotin, certes, mais bon, chacun ses pansements.

D'ici quelques jours, je taillerai la route direction l'est, là où Savagnin et Comté font bon ménage et

je regarderai Noël

briller dans les yeux de ma fille.

Tout en évitant de me lancer dans des bilans qui pourraient même me couper l'envie d'une boite chaude.

Ce qui serait ballot.

En 2014, il fera jour.

Et peut-être que Bill Nighy ou Colin Firth ou Liam Neeson viendra m'enlever.

A bientôt pour de nouvelles aventures,

et surtout, n'oubliez pas d'être heureux !

2 novembre 2011

Le baratin du mercredi 2 novembre 2011

Ce matin, pour mon dernier jour de liberté désespérée,

j'ai décidé d'être heureuse.

Quoi ?

Il suffit de le vouloir, vous ne le saviez pas ?

Evidemment, une telle décision ne pouvait qu'être accompagnée de mesures drastiques et extrêmement impopulaires. Dès potron-minet, j'ai convoqué mon peuple de neurones et les ai mis au parfum :

Pas question de referendum,

ça flanquerait un coup fatal à mon-PDPA-bien-aimé qui ne mérite pas un tel sort, lui qui a si bravement déserté le domicile conjugal pour partir à la rescousse du système. Et sans même réclamer le paiement de ses heures de nuit, en plus.

Et à l'instar de celle qui est certainement la plus jeune de mes copinautes, Petite Terrienne, j'ai ajouté avec grandiloquence :

A bas les grincheux !

Sous le chapeau, personne n'a moufté. Heureusement. Le moindre indigné aurait été directement se faire voir chez grecs.

L'heure était grave. Il n'était plus question d'accepter que quelques petits malins se droguant au Canard Enchaîné pervertissent les autres avec un effet boule de neige garanti et des mouvements de rébellion aussi violents que ceux que j'avais connus ces dernières années et menant inévitablement à des orgies de crêpes, des excès de pancakes ou pire, un suicide par overdose de chips.

Pour éviter une telle dégénérescence, j'ai opté pour une vraie politique d'austérité :

- Privés du gang Patrick(Cohen)-Nicolas(Domenach)-Yves(Calvi)-Pascale(Clark)
- Obligés d'ingurgiter deux chapitres des trois best-sellers suivants tous les soirs au coucher :

Le bonheur en 90 leçons
Etre heureux pour les nuls
Rester béat envers et contre soi

- Et sommés de se concentrer sur la nouvelle mission que la FPT a confié au tout jeune agent triple Z dans la peau duquel je vais devoir me fondre dès demain 8h30 en espérant que dans une décennie, Standard and Poor's daigne enfin m'attribuer la note suprême.

Sans doute accablés par la sévérité du régime imposé, aucun de mes petits soldats n'a osé émettre la moindre réclamation.

Et pour les reformater sans plus attendre,  j'ai attrapé celle-qui-me-disait-tout-sur-ce-monde-débile et je leur ai collé du Rires-et-chansons-avec-spots-de-pub-débilitants plein la cellule, histoire de tester le proverbe

Heureux les simples d'esprit

Attendez, j'ai mal à la tête tout à coup. Ca castagne, ça vrille, ça piaffe sous le bonnet.

Ca sent la feta.

Ils contestent, ils revendiquent, ils hurlent :

Pas Pascale Clark,

pas Pascale Clark,

pas Pascale Clark !

Qu'est-ce que je fais ?

J'intime l'ordre aux six neurones boute-en-train qui me servent de Compagnie Rigolote de Sécurité d'aller chatouiller les meneurs et de les emmener boire une bière dans laquelle je verserai discrètement quelques gouttes de somnifère ?

En même temps, pour leur faire avaler toutes les étapes du plan de rigueur que je leur mijote, mieux vaut que je fasse semblant de lâcher un peu de lest dans un premier temps. Et puis la vie sans Pascale Clark, ils ont raison, les bougres, ça manquerait singulièrement de saveur, non ?

Bon sang,

viser la félicité,

c'est la céphalée assurée.

Bonne journée à tous !

15 janvier 2012

Le baratin du dimanche 15 janvier 2012

Dans mon tout petit monde, 2012 a démarré sur les chapeaux de roue : entre des journées insipides à ruiner mes cervicales sur des dossiers monotones et des fins de semaine à courir après le mouton, le caddie et le solde, je n'ai trouvé qu'un moyen de m'échapper :

le ciné.

C'est pour cela que mon univers virtuel ne ressemble plus qu'à une grosse colonne Morris.

Vous êtes déçue de ma prestation ?

Je comprends.

Plus de déco, plus d'escapades, plus de bouquins.

Un coup à ce que vous me décapitiez un A.

Sale temps.

D'autant qu'ici, en plus, c'est ambiance fin-de-vie-au-sanatorium et que si mon deuxième traitement d'antibiotiques-pas-automatiques ne me remet pas sur pied, je n'aurai pas le bonheur de baver devant mon écran plat le dimanche 6 mai et cette joie intense de découvrir la tête de celui-qui-aura-promis-craché-juré-de-sauver-la-France-et-qui-sera-projeté-dans-l'arène me passera sous le nez.

Ceci dit, si c'est pour remettre le couvert pour 5 ans avec mon-PDPA-bien-aimé, il vaut peut-être mieux que mon coeur lâche maintenant, entre deux quintes bien miteuses.

En attendant que mon karma m'indique si je devrai affronter une nouvelle soirée électorale avec Claire Chazal ou si je serai bientôt délivrée de news pour l'éternité, j'ai cette envie diabolique de me poser en gourou et je vous annonce solennellement que pour éradiquer la morosité de votre quotidien, il faut impérativement réciter le mantra suivant huit fois par jour :

Il en faut peu pour être heureux

Vraiment très peu pour être heureux

Chassez de votre esprit tous vos soucis

Prenez la vie du bon côté

Riez, sautez, dansez, chantez

Et vous serez un ours très bien léché !

Imaginez, si la sauce prend, mon lot de bon sens sera édité chez Marabout et référencé au rayon "Développement personnel" de la Fnac, traduit et diffusé dans le monde entier, TF1 et M6 se battront pour m'avoir en exclu et je pourrai enfin me payer

une semaine de ski au Club Med.

Allez, on danse ?

Bon week-end à tous

et n'oubliez surtout pas d'être heureux

envers et contre tout et tous !


18 septembre 2011

Le baratin du dimanche 18 septembre 2011

Plus que sept mois pour décider sur quel bouton je vais appuyer. Pas question de faire du bonnet-blanc-blanc-bonnet et de bouder les urnes, ça ne serait pas digne de la bonne citoyenne que j'essaie d'être chacun matin en me levant, même si celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile se charge de flinguer ma bonne volonté en m'en collant plein les dents dans les dix minutes qui suivent.

Envers et contre tout, il faut que je continue à gamberger sur cette question fatale :

Qui, après toutes les émotions, les désillusions, les hésitations ressenties devant ma-boite-à-Ferrari depuis une décennie, et plus particulièrement depuis l'avènement du bling-bling, oui, qui aura le cran, à l'instar de ses homologues du nord de l'Europe, de prôner le ticket de train plutôt que l'avion blindé de cuir ?

Qui, par sa sobriété,

son travail acharné,

son intégrité

et son désir d'équité,

pourra me faire vibrer ?

Pétrie d'incertitudes comme je le suis, vous imaginez donc à quel point j'étais tendue, jeudi soir à 20h35.

Des paroles et des actes.

Pour les paroles, j'étais pleinement confiante. Quant aux actes, je ne pourrai vérifier leur réalité que si l'un des six sortait victorieux du carnage.

Certains analystes ont trouvé l'exercice plan-plan, d'autres l'ont encensé. La France est affreusement divisée, quelle pitié. Moi, ce Koh Lanta des socialistes m'a posé un problème.

Toute la soirée, je me suis rongée les sangs en les imaginant en maillot, sur un pied, sous un cagnard du diable. Lequel allait bien pouvoir résister à l'épreuve des poteaux ?

En fait, cet épisode, M6 n'en aurait pas voulu. Du presque consensuel parsemé de petites piques veillant à respecter le subtil I-am-the-best-mais-je-vous-jure-qu'on-est-tous-unis-pour-le-meilleur-et-pour-le-pire. Après tout, s'ils gagnaient, n'étais-je pas certaine de tous les retrouver dans le prochain gouvernement ? Le suspens était somme toute assez moyen.

Passé ce tac-au-tac comique :

François : Je dis les mots que j'emploie.

David : Jusque-là, tout va bien !

je dois avouer que j'ai apprécié ce doux moment de télé. Pas de promesse marketée, du qui-préoccupe-la-française-moyenne-que-je-suis comme la sortie progressive du nucléaire et beaucoup de chiffres à croire sur parole, les Tontons flingueurs se sont maitrisés et sont restés humbles. Certains m'ont même annoncé des années de vache maigre (Florence, on va en gober, de la potatoe !).

A la fin du divertissement, chacun a craché son petit slogan, et moi, je suis restée comme deux ronds de flan.

Râleuse, certes - comment pourrais-je vous le cacher maintenant -, mais pas militante pour un sou, allais-je m'énerver un peu et me précipiter vers le bureau de vote le plus proche pour désigner mon chouchou ou ma chouchoute ?

Car je venais de découvrir que, contrairement à ce que je pensais, ces primaires n'étaient pas réservées aux adhérents et que mon grain de sel était le bienvenu. Et me sentir importante aux yeux des supposés grands de l'hexagone, n'étais-ce pas, au fond, ce que j'espérais secrètement ?

Après tout, miser un euro sur le bon cheval, ça pourrait peut-être me rapporter le pactole.

Le tout, c'était d'y croire.

Vous croyez que c'est en prévision d'une éventuelle éviction que mon-PDPA-bien-aimé est allé se faire acclamer en Lybie le même jour ? Mal aimé ici, il pourra toujours se refaire là-bas et à lui, la dolce vita.

Bonne semaine à tous !

6 février 2014

Le baratin du jeudi 6 février 2014

Ce matin, quand j'ai émergé à 6h43, après le quatrième chant d'oiseau frelaté, je ne me doutais pas que j'aurais une journée aussi trépidante.

Evidemment, je savais depuis des mois que GB (Gentil Boss) avait décidé, dans un élan de générosité, d'inscrire une dizaine de personnes à une formation de

rédaction de courriers

de deux jours, et qu'il m'avait arbitrairement incluse dans le lot, tout en me rassurant d'un je-sais-que-vous-n'en-avez-pas-besoin qui m'avait laissée perplexe.

Dans son esprit règne la politique du c'est-tout-le-monde-ou-personne.

Soit.

Il suffisait de filer un gnon à mon amour-propre et d'oublier les millions de lettres commerciales concoctées pour mes différents patrons bien ou mal-aimés depuis le 1er octobre 1981, date historique de mon entrée fracassante sur le marché du travail français.

Après tout, si par chance, l'animateur avait du peps, je pourrais peut-être survivre à l'épreuve.

C'est donc pleine d'espoir qu'à 8h29 ce matin, j'ai attrapé un bloc, un stylo et ma 1/2 Cristaline pour rejoindre mes collègues et faire connaissance avec notre nouveau gourou.

La chute a été rude.

A 8h57, ma voisine de droite m'encourageait d'un il-est-un-peu-mou-du-genou-non-? et mon voisin de gauche gribouillait frénétiquement son Conquérant.

Face à moi, le formateur qui n'avait manifestement rien préparer, pédalait dans la vase.

Au bout de 2 heures, on en était encore à définir nos supposés besoins et plus l'affaire pataugeait, plus je voyais GB qui fulminait.

Armé de photocopies que la dévolue aux ressources inhumaines lui avait fournies, l'animateur a infligé au groupe la correction des courriers bourrés de fautes d'orthographe et de syntaxe des petits camarades présents.

Ca permet de règler quelques comptes mais pas forcément de progresser.

Pour résumer son propos, il nous a conseillé d'insuffler

un pragmatisme à l'anglo-saxonne

dans des courriers partant chez des élus qui, eux, n'ont rien de pragmatique, ni d'anglo-saxon, et adorent mariner dans le procédurier.

Ca m'a scotché le sourcil gauche en l'air mais why not ? Après tout, c'est peut-être ça dont ils auraient besoin.

Visiblement à court d'idées, il a enchaîné d'un mais-qu'est-ce-qu'on-va-faire-maintenant et GB lui a flanqué un pertinent je-sais-pas-c'est-vous-qui-animez dans les gencives.

Le hors-sujet s'est alors imposé et le temps passant, mes accolytes se sont tassés lentement mais sûrement sur leur chaise.

A 16h46, l'animateur, visiblement las, a abdiqué d'un ben-on-va-peut-être-s'arrêter.

Silence et coups d'oeil étonnés.

Sentant le vent tourner, il s'est ravisé et, sans filet, a lancé à la ronde : Est-ce-que ce qu'on a fait aujourd'hui correspond à vos attentes ?

Là, j'ai cru que GB allait clamser d'un coup.

A 16h59, tout le monde s'enfuyait, le visage défait.

Et à 17h28, je recevais un SMS de mon-responsable-bien-aimé m'informant que la deuxième journée de formation avait été annulée.

GB avait craqué, c'était à parier.

Autant vous dire que ce soir, il était vital que je me trouve un nouveau motto :

Tant qu'il y a de la vie, il y a de l'espoir.

15 mars 2010

Casio thérapie

Alors, cette 10ème semaine de 2010, voyons... Quoi de neuf ?

Elle a commencé par la journée de la femme, une jolie blague. Le 9 au matin, sur France Inter, Guillon a résumé la situation : "Hier, c'était la journée de la femme. Aujourd'hui, c'est à nouveau celle des mecs jusqu'au 8 mars prochain."

D'ailleurs, les jours passant et ma décrépitude progressant, je commence à émerger et à réaliser que si j'avais été un homme, ma vie aurait forcément évolué d'une toute autre façon. Autrement dit, j'avais mille fois raison de crever de jalousie quand mes parents s'arrêtaient sur la route pour une pause pipi et que mon frère n'avait pas besoin de montrer ses fesses à tout le monde sous des encouragements malhonnêtes :  "Allez, mets-toi entre les deux portières. Personne ne te verra.". Je suis désormais sure d'une chose : Y'a eu maldonne dans les chromosomes. J'aurai dû chopper du Y. Tout le monde sait que PAF veut dire Paysage Audivisuel Français et non Père Au Foyer.

Regardez : Carlos, Bill, Warren, Mukesh, Laksmi, Lawrence, Bernard, Eike, Amancio, Karl... que des hommes ! 342,2 milliards de dollars qu'ils valent, les bougres ! Pas de double X dans le classement des milliardaires du globe. Mais une majorité dans la seconde vie de Florence Aubenas.

C'est que depuis peu, je sais compter plus vite que mon ombre. Attendez, moi qui pensais avoir 3999, 4999, 5999 ou même 9999 concurrents au concours, j'ai appris que je n'en aurai que 999. Une broutille. Avec 91 postes à pourvoir, ça donne 9,1 % de chances. Tout bien réfléchi, bien plus prometteur qu'une FIV ...

Gonflée à bloc, j'ai entrepris de faire la tournée des Auchan-Top Office-Leclerc pour trouver l'outil adéquat et je peux donc vous annoncer officiellement que j'ai investi dans

une Casio FX Junior, niveau CM1-CM2

L'avantage non négligeable, c'est que d'un coup, j'ai perdu trente ans... minimum. Le tout pour 8,15 €. Incontestablement moins cher que des injections d'acide hyaluronique.

Et maintenant que j'ai vécu la soirée électorale du premier tour des régionales, je me dis que ce coup de fouet était franchement nécessaire pour avaler les 20 % que le nord et le sud ont jugé bon de refiler au camp qui le 21 avril 2002, avait déjà été propulsé par certaines brebis égarées à la place d'un Jospin qui n'en méritait pas tant.

La dernière page de la semaine s'est donc refermée sur la nécessité absolue de regarder le verre à moitié plein plutôt que le verre à moitié vide. Question de justice et de dignité.

Bonne semaine à tous !



7 juin 2010

En partance pour mars

De la 22ème semaine de 2010, je ne préfère garder que cette conversation avec l'une de vous qui s'est si bravement mis en tête de me coacher dans ma quête d'une place de fonctionnaire dans le double four.

Merci à toi, Cécile !

Tu n'imagines pas à quel point ton soutien m'a insufflé de l'énergie, à l'heure où j'avale tous les matins 10 mg de Pariet sensés m'aider à digérer toute la froideur, la méchanceté, l'orgueil, l'égoïsme ou peut-être tout simplement l'absence totale d'amour que j'ai décelés dans cette rencontre avec la personne qui devrait logiquement être la plus proche de moi et qui m'a pourtant si souvent donné envie de me rayer de la carte.

Ca faisait deux ans, ça a duré deux heures et j'en ai pour deux mois à m'en remettre. D'échanges si médiocres, je ressors à chaque fois nauséeuse et chancelante.

Ici, vous le savez, il n'y a pas que du gélatineux et du sirupeux. Parce que la vie, pour moi comme pour beaucoup d'autres, c'est aussi de la violence insidieuse, des écoeurements vertigineux et des cicatrices pour toujours.

Au fil des années, j'ai rendu les armes et lâché prise. Il en sera ainsi jusqu'à la fin de l'une ou de l'autre. Pour avoir tenté l'impossible et essayer de me faire aimer à tout prix, je sais à quel point tout est vain.

La fête des mères revient inlassablement me le rappeler et renforcer ce sentiment effroyablement véhément qui me pousse à m'éloigner d'elle comme d'une flamme menaçante.

A tel point que cette semaine, j'aurais bien rejoint la bande des six qui vient de s'enfermer dans 180 m2 pour 520 jours, histoire d'engranger la dose de sérénité dont j'ai besoin pour faire face au reste.

Je me mets en mode off pour calmer mes aigreurs et retrouver un brin de dérision.

Ainsi va la vie avec ses mauvaises cartes et ses belles rencontres.

Pardonnez-moi ce soir pour mon manque de recul.

Bonne semaine à tous !

26 avril 2010

Femme de l'ombre

Alors, cette 16ème semaine de 2010, elle était comment ?

Un PDPA qui s'encanaille dans le neuf trois, des footballeurs dont les frasques s'étalent partout, des vacanciers qui n'ont jamais été aussi heureux de retrouver leur pays, une église catholique en pleine décrépitude, un voile qui engendre moult polémiques et un chômage à son plus haut niveau depuis 10 ans.

Il fallait trier et éviter de tomber dans le panneau. Ceux qui font des vagues sont toujours à la une, les autres beaucoup moins. Mettre tout le monde dans le même sac relèverait de la bêtise la plus pure. Et puis pourquoi ne pas prendre le contre-pied de tout ça et faire la liste de tout ce qui roule comme sur des roulettes :

- les hedge funds sont au top,
- les banques ont extrèmement bien remonté la pente,
- le bouclier fiscal existe toujours,
- Eyjaf-truc-bidule s'est calmé,
- il fait beau depuis quinze jours dans le double four,
- et les vacances d'été ne sont pas loin...

Franchement, regarder les choses sous un angle différent, quoi de plus revigorant pour boucler la semaine sur une note résolument positive ?

J'en étais là dans mes réflexions quand tout à coup, l'homme, qui avait bravement déclamé : "Je prends une semaine de vacances en avril pour être avec vous !", s'est vu appelé d'urgence pour raisons hautement professionnelles.

J'en suis restée comme deux ronds de flan, seule face à une Miss Cocotine bouillonnante d'énergie et non inscrite au centre de loisirs. Mais pas le temps de m'endormir sur mes lauriers car l'homme ayant vu son vol annulé sauvagement, il lui a fallu rejoindre Londres à la sueur de son front et dans cette mission digne de l'agent 007, il fallait bien qu'une héroïne de l'ombre fasse le lien entre les parties. J'ai ainsi passé mon mercredi à décrocher pour recueillir des informations de la plus haute importance : "Alors, t'en es où ? OK, je note, je transmets." et pouvoir rassurer ensuite l'autre côté de la mer et son clan de désespérés du dessert.

Vous allez me dire : "Mais il n'a pas de portable, l'homme ?" Et là, je vous réponds : "Si, mais pas de forfait international." Et franchement, moi qui ai fait mes armes au temps du bon vieux téléphone en bakélite et qui ai utilisé le télex comme pas deux, ce n'est pas ce genre de liaison alambiquée qui me fait peur. D'ailleurs, j'ai si bien œuvré  que l'homme, à son retour, m'a envoyé un semblant de compliment : "Ah, t'as vraiment assuré !" et m'a couverte de shortbread et de cheddar.

Autant vous dire qu'une fois l'aventurier rendu à bon port, j'ai pu vaquer à mes occupations et je me suis concocté des soirées téloche jusqu'à plus de laine. Et cerise sur le gâteau, jeudi soir, Envoyé Spécial qui devait savoir que je crevais d'ennui, seule dans mon bled paumé, m'a servi un portrait de Vincent Lindon aux petits oignons. Des types comme ça, ça ne courent pas les rues, non ? Comme ils disent : "Il aurait pu vivre dans un film de Claude Sautet." Moi, je suis totalement sous le charme.

Bonne semaine à tous !



16 juin 2010

Chronique d'un concours ordinaire, épisode number 2

A la suite du premier épisode...

Ce matin, il fallait décaniller tôt en priant tous les Dieux de l'univers que Miss Cocotine ne soit pas tentée de me péter une petite crise de nerfs dont elle seule a le secret, tout ça parce que je n'ai pas mis le numéro un-zéro du CD Pirouettes-Cacahouètes ou que je n'ai pas écouté pieusement son interminable histoire d'Alexandra qui tire la couette de Manon.

C'est qu'en ce mercredi 16 juin 2010, il valait mieux ne compter que sur moi-même pour superviser, une fois encore, le parcours du combattant que représentent l'ingurgitation de trois céréales et deux bouts de bananes plus un verre de lait à la paille, trois minutes de brossage-comme-Maman-et-surtout-pas-comme-Papa, la mise en place du bandeau Kitty pour nettoyage de peau digne des plus grands instituts avec force "Miroir, mon beau miroir...", une toilette au gant ah-oui-fallait-le-mouiller-avant, le saut laborieux dans la culotte Snoopy suivi de près ou pas de celui dans le pantacourt, un effort titanesque pour enfiler un pauvre tee-shirt et un passage au salon pour démêler les noeuds et se retrouver avec la plus débridée des chouquettes sur le haut du crâne.

Oui, il valait mieux assumer en passant sous silence cette impression bizarre de traverser, une fois encore, un grand moment de solitude.

L'homme avait manifestement d'autres chats à fouetter que de prendre le relai pour me permettre de souffler un peu. A 7 heures pétantes, sa petite Samsonite bouclée, il fit ses adieux à la compagnie et partit le nez au vent, tel un héros, pour attraper son Airbus à Nantes-Atlantique.

Mon karma, à moi, était nettement moins excitant.

A 9h15, j'étais dûment convoquée par le Conseil Général du double four pour démontrer tout mon savoir-faire en matière de version, le but étant de grappiller des points, sachant que seuls ceux au-dessus de 10 seraient pris en compte. Il s'agissait donc de briller franchement et de viser sans complexe le 19 ou le 20 en anglais.

Depuis trois jours, j'avais soigneusement briefé Miss Cocotine. Pas question de prendre le chou à Maman mercredi matin sous peine de la voir se transformer en monstre-comme-il-n'en-existe-même-pas-dans-les-Pomme-d'Api-et-Youpi-les-plus-terrifiants. Faut croire que mon pouvoir de persuasion a été à la hauteur. La minette s'est réveillée comme un lapin qui sort d'un chapeau, a battu la grande aiguille et s'est lavée et habillée en moins de deux.

Le trésor confié au centre de loisirs à 7h58, j'ai réussi à passer sud-Loire et à atteindre La Troc' sans encombre. Encore une salle de spectacle dont je ne soupçonnais même pas l'existence. De plus anxieux que moi étaient déjà là, assis sur les marches, dans l'attente du lever de rideau. Je suis restée dans ma décapotable à écouter distraitement le duo Paillé-Touraine s'étriper au sujet de la réforme des retraites tout en aspergeant ma langue de Rescue.

A 9h15 pile, j'ai suivi la petite troupe aux mines concentrées qui s'était formée peu à peu dans le hall et je me suis installée à ma table étiquetée sans davantage d'émoi. La salle, de taille M par rapport à celle de La Beaujoire, ne m'impressionna même pas. Je me sentais en passe de devenir une vraie bête à concours tout en étant consciente que courir après cette nouvelle vocation juste au moment où les cotisations des fonctionnaires allaient augmenter, ce n'était quand même pas très futé.

Mon petit triangle rempli et collé d'un geste vengeur qui signifiait ceux-là-au-moins-ils-ne-me-balanceront-pas-parce-que-j'ai-46-ans, j'ai sagement attendu le sujet. Lorsque la gentille organisatrice a donné son feu vert, je l'ai retourné et l'un de mes sourcils est resté figé en l'air pendant que j'éclatais de rire intérieurement :

Nicolas Sarkozy to introduce French pension reforms

Du grand art. On pouvait difficilement mieux coller à l'actualité, notre cher Ministre du Travail étant sur le point de déballer le plan d'attaque du gouvernement en matière de retraite.

14 lignes ne m'ont posé aucun problème mais la 15ème m'a obligé à rendre un morceau de vide et m'avouer ainsi vaincue. Tout ça à cause du mot "burden" que je n'avais jamais rencontré de ma vie et cette foutue phrase "His government wants to cut the pension burden ont he state" qui m'a laissé sans encre.

Je suis sortie de mon heure de réflexion intense de fort mauvaise humeur. Pour le 19 ou le 20, c'était cuit. Burden, burden, what doest it mean ? Burden, burden, fucking burden...

Du coup, un instant de folie. J'ai déboulé chez H&M à Beaulieu où j'ai essayé la moitié du rayon femme, histoire d'oublier this so stupid "burden".

Après avoir passé mes nerfs dans quatre cabines d'essayage, j'ai changé de magasin sans me rendre compte que je mettais manifestement la barre trop haut.

Des maillots de bain, je me suis toquée d'essayer des maillots de bain. Pour la première fois de la saison printemps-été 2010, en plus. Fallait vraiment que je sois au bout du rouleau.

Vous imaginez l'erreur ?

Ca m'a calmée direct.

J'ai tout reposé et je suis rentrée à la maison pour vérifier le mot "burden" dans mon Harrap's.

Burden, ça veut dire fardeau...

Là, j'ai pouffé. Si le burden du gouvernement, c'est la retraite, le mien, c'est bien la recherche d'emploi .

Fucking burden !

28 juin 2010

Le ridicule ne tue pas

Franchement, je sors de cette 25ème semaine de l'an 2010 complètement tourneboulée. Vous le savez, j'ai bon coeur, et justement, je ne peux m'empêcher d'imaginer le dépit dans lequel mon-PDPA-bien-aimé a dû sombrer, lui qui voulait tant que cette Coupe du Monde de foot apporte un peu de réconfort au bon peuple français traumatisé par la rigueur ambiante.

Heureusement que notre Rosy, sur le front, été comme hiver, s'est jetée dans la bataille et qu'elle a déboulé dans la cour de récré pour remettre ces bad boys dans le droit chemin, nous offrant ainsi la plus émouvante et la plus désopilante déclaration qu'ait connue la presse ces derniers mois, voire ces dernières années.

Un compte-rendu tellement poignant sur cet évènement qu'il fallait avoir le courage infini de baptiser "désastre moral" et une conclusion enguirlandée de trémolos pour une happy end digne des meilleurs Barbara Cartland : "Ils m'ont applaudi et ils ont pleuré."

Je ne sais pas si vous avez réussi à tenir le coup. Moi qui dédaigne les séries les plus sirupeuses et résiste au feuilleton de l'été de TF1, je n'ai pas pu. Je me suis mise à chialer et la boite entière de Lotus y est passée.

La suite des réjouissances m'a laissé bouche bée. Tout est méchamment parti en vrille et chacun y est allé de son grain de sel, des politiques aux philosophes en passant par les concierges, oubliant singulièrement que...

le foot est un jeu, à la base... 

Au diable le politiquement correct. Les adjectifs qualificatifs les plus forts ont été exhumés du dictionnaire et le pays s'est retrouvé à deux doigts du suicide collectif.

Il fallait qu'un homme courageux intervienne et notre PDPA l'a fait en convoquant le gréviste le plus riche de l'hexagone da n s son bureau, en lieu et place des ONG qui devaient venir lui pomper l'air avec les trois milliards de pauvres qui n'auront jamais de Rolex et qui n'iront jamais s'habiller chez Dior.

Eh bien, vous le croirez ou non. Pendant ce temps, une partie du peuple était en train de râler dans la rue sans même se rendre compte que tout était mis en oeuvre pour le satisfaire. Quelle ingratitude tout de même !

Ca m'a écoeurée, ce gâchis. A tel point que j'ai décidé de me détourner du ballon rond et des liasses de dollars qui lui collent au cuir pour me pencher sur ce nouveau roman-fleuve intitulé "Mais qui veut la peau des époux Woerth, saperlipoette ?" lié de près au non moins passionnant "Mais que fait Lili de ses sous, sacrebleu ?", un moyen comme un autre de mettre du piment dans ma vie de gueuse.

Ma vie de gueuse, tiens, parlons-en. C'est que cette semaine, j'ai eu mon heure de gloire. Après des années de brimades et d'estocades, ce petit bulletin de notes déposé délicatement par mon postier samedi matin m'a plongé dans quinze minutes d'auto-satisfaction intense. Comme dit ma copine Odile : "Ils en ont tous un, un ego sur-dimensionné. Pourquoi pas moi ?". En découvrant mon 16,81 de moyenne, je me la suis pétée grave !

Mais vous me connaissez. Ca n'a pas duré longtemps.

Comment vous dire ? Un bulletin de notes, ce n'est pas un bulletin de salaire. Au fait, à propos, avant même d'en avoir un, je sais déjà qu'il sera gelé jusqu'en 2013. Dans la rubrique dans-la-vie-faut-savoir-être-là-où-il-faut-quand-il-faut, je me sens comme-qui-dirait ridicule.

D'autant que tout reste à faire. Paraît, d'après mon enquête du genre je-creuse-un-peu-histoire-de-voir-où-je-mets-les-pieds, que de nombreux titulaires du concours sont toujours sur le marché de l'emploi, que pour un poste administratif, une mairie reçoit 150 CV, pour un de maçon, 2, et pour un de cuisinier, elle rame. Ca ne vous rappelle pas quelque chose, ce discours ? Les fameux métiers en tension, si chers à ma-conseillère-préférée-de-Pôle-Emploi.

Ben, oui, ma vieille, faut te le dire comment ? L'administratif, ça eu payé mais ça paye plus.

Alors, je me lance à corps perdu dans la recherche de 35 heures hebdomadaires de bonheur dans la FPT ou je m'offre un bleu (de travail, je précise) et je me mets à la maçonnerie ?

J'ai tout l'été pour y songer.

Bonne semaine à tous et merci beaucoup à tous ceux qui m'ont laissé un petit mot gentil.

EDIT DE LUNDI SOIR : Je reviens la queue entre les jambes parce que je me suis fait remonter les bretelles par Magali et sévèrement.

Mon but n'est pas de vous assommer avec les détails de ma recherche d'emploi mais de forcer le trait pour inciter à sourire. Autrement dit, la caricature ci-dessus correspond seulement partiellement à la réalité et ceux qui sont habitués à mes élucubrations le savent bien.

En vérité vraie, j'ai entrepris de me renseigner sur les délices du recrutement dans la fonction territoriale avant de passer mes oraux et j'ai rencontré une chargée de recrutement dont le discours était loin de nager dans un optimisme béat. Ce qui m'a le plus surprise, c'est d'apprendre qu'apparemment, nombreux sont ceux qui ont un concours en poche et qui continuent à errer à la recherche d'un poste.

En réalité, je n'ai pas encore bien assimilé la manière dont fonctionne le système d'embauche. Je pensais que le flux était régulé. Or, faire le tour des sites des collectivités et passer sur Cap Territorial suffit à intégrer que les 90 lauréats qui ont été admis en même temps que moi sont désormais à classer dans la liste des concurrents à mordre. D'où ma réflexion intense quant aux subterfuges que je vais bien pouvoir inventer pour sortir mon épingle du jeu.

La suite du feuilleton vous sera livrée en temps et en heure...

7 avril 2010

Des poissons aux protons

Ce lundi de Pâques, j'étais en goguette et comme je n'ai pas encore sacrifié à la mode du portable, je n'ai pas pu venir éblablater tranquillement avec vous sur cette épatante 13ème semaine de 2010.

D'Alain Joyandet prêt à tout pour faire du ramdam à Claude Allègre qui aurait volontiers dévorer tout cru le staff de France Inter en passant par notre PDPA, qui a traversé l'Atlantique pour se jeter sur un vrai hamburger, ôtant ainsi à Carla tout espoir de l'éloigner de la junk food, je me suis arraché les cheveux pour débusquer les poissons d'avril.

Puis je suis tombée sur un politologue nommé Paul Ariès et visiblement assez chaud, qui, chez Frédéric Taddeï, a déclaré :

"On sait que si on traduit toutes nos activités en équivalent carbone, la terre ne peut pas digérer chaque année plus de 3 milliards de tonnes d'équivalent carbone. Aujourd'hui, on en a plus du double, 6,7. Alors prenons ce chiffre de 3 milliards pour 6 milliards d'humains. Le compte est vite fait. Ca nous donne 500 kg par personne et par an. Et 500 kg, c'est quoi ? C'est par exemple un vol aller-retour Paris New-York, c'est également 5000 km en voiture, c'est 200 clics par jour avec votre petite souris sur Internet puisque chaque clic représente 7 grammes d'émission de carbone. Ca veut dire que la solution, ça ne peut pas être de faire la même chose en moins. Ce n'est pas de se serrer la ceinture un peu, beaucoup, passionnément, à la folie, c'est d'inventer ensemble un mode de vie avec beaucoup moins de biens mais, on peu l'espérer, beaucoup plus de liens sociaux."

mettant au tapis toutes mes velléités de devenir une bonne écolo-citoyenne et me jetant dans une crise de panique aigüe. Fini de tailler la route pour voir si ailleurs l'herbe est plus verte, fini de s'envoler sac à dos vers des terres inconnues et fini aussi de bloguer des heures afin d'oublier que je n'ai plus une once d'énergie pour chercher un job. Mais FINI, pas allez-je-fais-un-effort-je-diminue, FINI.

Et ce n'est certes pas Lucchini qui m'a remonté le moral avec cette phrase noir foncé : "Vous ne m'ôterez jamais de l'idée que l'homme n'en a plus pour longtemps."

Moi qui étais à deux doigts de me flageller pour chasser ce mauvais esprit qui me colle aux basques, voilà que je me suis trouvée confrontée à deux autres humains érigeant, eux-aussi, le réalisme au rang d'incontournable.

Laminée, je n'eus alors plus qu'une issue en tête : attraper un bout d'alpaga, peu importe qu'il soit rouille ou mauve, l'attacher à une pampille et sauter du petit banc de Miss Cocotine quand tout à coup, celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile annonça que les scientifiques étaient peut-être sur le point de découvrir les origines de l'univers.

Là, j'ai tout dénoué et je me suis dit qu'une bonne collision de protons, c'était peut-être l'opportunité insensée de tenter l'exode et d'être meilleurs ailleurs, dans un univers flambant neuf avec pour seule mission "d'inventer un mode de vie avec beaucoup moins de biens mais beaucoup plus de liens sociaux".

Finalement, d'avoir bu trop de Cosmos 1999 dans ma jeunesse, ça m'aura sauvé la peau en 2010.

Bonne semaine à tous !



21 juin 2010

D'une défaite présumée à l'autre

L'heure fatidique où j'ai dû rassembler tous mes neurones pour affronter les représentants de la fonction publique territoriale et les convaincre de ma volonté farouche de défendre désormais des intérêts collectifs plutôt que des intérêts commerciaux étant passée, je peux rappliquer ici pour baratiner la conscience tranquille. Ou presque.

Vous me connaissez. Je ne suis jamais contente, et surtout pas de moi. De ce foutu Greta, je suis sortie d'une humeur de dogue en me demandant de quelles notes médiocres j'allais bien pouvoir écoper vu la qualité très moyenne de mes prestations.

Moi qui étais à deux doigts de me faire tatouer le drapeau français sur l'épaule gauche en digne représentante de cette douce république, j'ai ce soir un doute abominable sur ce que va me réserver mon karma jeudi prochain à 17 heures.

D'ici là, j'hésite entre 30-bornes-de-vélo-quotidiennes-avec-les-chevilles-lestées et un open-bar-cocktails-multicolores-à-volonté pour oublier le niveau affligeant de mes auto-évaluations.

A défaut d'avoir envie de vivre le futur proche, je me tournerai donc vers le passé. Alors, cette semaine numéro 24 de l'an 2010, du bonheur en tranches ou du dépit à la louche ?

Chacun voit midi à sa porte et ce n'est pas mon intention de vous bourrer le mou, moi qui suis si déboussolée par les absurdités servies chaque jour par ma-boite-à-Ferrari et celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile. A tel point que j'ai investi dans une boite de vuvu-stop qui ont eu cet avantage indéniable de m'épargner les détails croustillants d'une journée de paresse exquise au Pezula resort, l'histoire des cigares de-celui-qui-se-prend-pour-un-pharaon, le plan de retraite audacieusement pondu en quelques mois et qui débouche sur une nouvelle grève à supporter jeudi prochain - à tort ou à raison, allez savoir -, le nouveau sac de noeuds mêlant apparemment la plus nantie de nos seniors à l'un de nos ministres et cerise sur le gâteau, cet esclandre provoqué par une bande d'enfants gâtés au coeur d'un pays dont la majorité des habitants, elle, l'est beaucoup moins.

Et même si mon principe de base est de ne jamais franchir les frontières de la France, considérant que les centres d'intérêts si franco-français de la plupart de mes compatriotes suffisent à nourrir mon envie d'accrocher les mots les uns aux autres, je vais aujourd'hui déroger à la règle que je me suis fixée.

La seule image qui m'a vraiment touchée cette semaine, à part bien sûr les torrents d'eau qui se sont déversés sur le quotidien des varois, c'est celle de ces mômes au regard triste et perdu qui étaient venus, parfois de très loin, assister à l'entrainement d'une équipe de privilégiés qui n'a même pas su les respecter.

Bonne fête de la musique et bonne semaine à tous !

16 août 2010

La tête ailleurs

Me reconnecter sans heurts avec la réalité de ma-triste-vie-de-chercheuse-d'emploi-trop-ci-et-pas-assez-ça dans mon-bled-paumé-du-double-four n'a pas été chose facile en cette 32ème semaine de l'an 2010 et je vous avoue que pour opérer en douceur, il m'a fallu en passer par tous les chanteurs portant un patronyme finissant en os, en as ou en is dégotés sur le Net et ravager le stock de feta d'Auchan, au point que son responsable a certainement dû se faire taper sur les doigts pour mauvaise gestion.

Mais vous imaginez bien que, curieuse comme je suis de toutes ces exquises nouveautés que ne manquent jamais de nous servir les médias sur la vie affolante de l'hexagone, je n'ai pas pu m'empêcher d'appuyer à nouveau sur le bouton empoisonné de celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile ni de jouer à une-maille-endroit-une-maille-envers devant la-boite-à-Ferrari, excepté ce soir béni où l'homme m'a invitée à La Cigale, Miss Cocotine ayant le bon goût, chaque année en août, d'aller s'encanailler sous la tente, permettant ainsi à ses parents de renouer le dialogue.

C'est ainsi qu'aux vues des intentions du gouvernement, j'ai soudain pris peur. Revigoré par ses séances en danseuse et les beignets aux courgettes de Ginette, mon-PDPA-bien-aimé risquait de réintégrer l'Elysée dans une forme au moins égale à celle d'un Astérix imbibé de mille litres de potion magique.

Je devais rester sur mes gardes. Si je continuais à nager ainsi d ans l'huile d'olive crétoise et à dénigrer mon-bled-du-double-four, je pourrais bien voir mon dossier tamponné de la mention "refus d'intégration", être déchue de ma nationalité et peut-être même expulsée derechef vers l'Italie, puisque d'après mon arbre généalogique, mon arrière-grand-mère répondait au nom exotique de Guaticelli et vivait dans les environs de Venise.

Partant de là, il fallait planquer tous les signes ostentatoires de mon amour dégoulinant pour la Grèce : mon reste de feta en provenance directe l'épicerie de Vamos et traitée comme un joyau, mes quatre bouteilles d'huile d'olive et mes deux pots de miel ayant résisté aux mauvais traitements de Transavia, mes neuf sachets d'olives alignés soigneusement dans mon garde-manger, le bouquin de cuisine crétoise de Koula-mon-nouveau-mentor, tout en versant une petite larme, au passage, pour ma moitié de Total, froidement balancé à la poubelle par la police grecque sous prétexte que le yaourt figure dans la liste des objets susceptibles de faire sauter l'avion...

...et me gaver consciencieusement d'oeufs mayonnaise, de blanquette de veau, de camembert et de croissants pur beurre pour donner le change.

L'inconvénient, c'est qu'un tel régime n'allait pas m'aider à perdre les deux kilos gagnés chez les grecs.

Alors, j'ai décidé de prendre en charge le chantier enduit-ponçage du premier étage, ravie de pouvoir ainsi faire d'une pierre deux coups : me remuer le popotin et éviter les tempêtes conjugales qui n'auraient pas manqué d'éclater si l'homme s'était remis à poncer à tours de bras sans prêter attention aux dommages collatéraux. En vraie fille, j'ai ainsi fait mon petit bonhomme de chemin, lissant quelques mètres carrés chaque jour avec douceur et rigueur, mon petit aspirateur à portée de main et mon jonc de mer dûment protégé. Un travail d'orfèvre qui m'a quand même valu un "T'as assuré !" de l'homme.

Pourtant, tous ces efforts considérables se sont soldés par un échec cuisant. Mon humeur est restée lourde et laiteuse comme le ciel du double-four et l'envie de repartir vers d'autres cieux n'a pas cessé de me démanger.

Alors, tout bien réfléchi, l'expulsion vers l'Italie, je l'accepterai sans moufter !

Bonne semaine à tous !

22 juin 2010

Chronique d'un concours ordinaire, épisode number 3

A la suite du deuxième épisode...

En me réveillant ce lundi 21 juin 2010, j'étais consciente que l'après-midi même à 14h45, mon destin serait scellé. Est-ce-que j'allais enfin devenir "La Nouvelle Star de la FPT des PDL*" ? Est-ce-que je pourrais enfin rêver de signer ce contrat qui me permettrait d'être en haut de l'affiche des smicards ?

Le suspens était à son comble.

La veille, l'homme, dans un élan de bravoure, m'avait fait réciter mes gammes brièvement avant de conclure d'un hâtif : "Moi, j'te l'dis, c'est dans la poche. J'ai confiance." qui me laissa penser qu'il me flattait l'ego pour écourter la séance et ne pas avoir à se pencher trop longuement sur la définition d'un EPCI ou les méandres des services de la région.

Bercée par les t'as-rien-à-perdre des uns et des autres, accentuant mon sentiment d'être vraiment une pauvre-loque-scotchée-au-fond-d'un-gouffre, je m'astreignis à dégoter autre chose que des Converse tout en révisant les modes de scrutins des municipales-cantonales-régionales. Raisonnablement pomponnée et correctement sustentée, je jugeai bon de prévoir une bonne heure pour parcourir les 9 km qui me séparaient du Greta de Nantes, une annexe de Baltard, en quelque sorte, mais affublée d'une déco nettement moins pimpante.

A vrai dire, l'attente fut bien plus longue que les festivités. A 14 heures pile, je fus appelée avec sept autres candidates pour l'épreuve de bureautique et embarquée dans une salle où deux examinateurs nous attendaient de pied ferme.

Une fois assise devant le PC, tout s'est étrangement accéléré et les quinze minutes qui ont suivi ont valu leur pesant de cacahuètes. Au top chrono, j'ai plongé dans un flou vertigineux d'où j'ai peiné à sortir pour enfin capter ce qu'on attendait de moi. Il s'agissait de mettre un petit tableau Excel en forme, de calculer une somme, quatre pourcentages, d'en tirer un graphique, de nommer les feuilles, et d'insérer le tout avec liaisons dans un document Word. Eh bien, vous le croirez ou non. La fille qui se prévaut de pactiser avec l'informatique depuis 81, du temps où tout apparaissait en vert sur fond noir et où le DOS était roi, a misérablement bloqué sur "avec liaison".

A cet instant, j'ai compris que c'était écrit. "burden" et "avec liaison" étaient destinés à me pourrir mon mois de juin 2010.

Consciente que le temps imparti était un peu court pour enquêter sur cette satanée liaison, j'ai décidé, la mort dans l'âme, de me lancer dans un copier-coller simple et j'ai rendu mon compte-rendu Word bien propre, sur une page, mais sans avoir respecté les consignes, ce qui, à n'en pas douter, allait me priver d'un certain nombre de points.

A voir les mines déconfites de mes concurrentes, je n'étais sûrement pas la seule à songer que ma note ne serait pas à la hauteur des millions d'heures consacrées à l'exploration du package Microsoft et à pester contre l'injustice de l'exercice.

Mais pas le temps de s'appesantir sur son sort car dans le bâtiment d'en face, les jurys nous attendaient pour le fameux entretien oral.

C'est comme ça que je me suis retrouvée à frapper à la porte numéro 5 pour m'asseoir face à un homme et une femme qui allaient me persécuter pendant un nouveau quart d'heure, minuteur Terraillon en main. Loin de m'interroger sur mon parcours et mes motivations, ils me bombardèrent de questions parfois très pointues sur la fonction publique et même si je réussis à répondre honorablement à moult pièges, je dus aussi m'avouer vaincue à plusieurs reprises et lâcher des non-là-je -suis-désolée-mais-je-ne-vois-pas.

Criblée de flèches au moment où le chrono me délivra enfin, j'entendis l'un d'eux s'excuser gentiment : "Votre supplice est terminé. On vous a assommée de questions." Ce à quoi, en bonne fayotte, je répondis très poliment : "Mais non, pas du tout. Vous êtes là pour ça." avant de recevoir un définitif et opaque : "On fait ça pour voir jusqu'où on peut aller. C'est bon, on a vu." qui me laissa perplexe mais ne m'empêcha pas de saluer respectueusement mes bourreaux avant de tourner les talons.

A la sortie, j'échangeai quelques mots avec deux autres candidates qui étaient à peu près aussi décomposées que je l'étais.

Une fois seule, je dégainai mon portable et l'homme reçut un "J'ai foiré les deux épreuves." qu'il ponctua d'un "Ah bon ?" intrigué et déçu qui me fit prendre conscience de tous les espoirs qu'il avait placés en moi.

Ma mauvaise humeur me colla aux basques jusqu'au soir très tard, en dépit des efforts déployés par ma copine Odile qui m'assura qu'en sortant d'un oral de BTS, elle s'était, elle aussi, trouvée pitoyable et que contre toute attente, elle avait eu une bonne note.

Après une nuit de sommeil, j'en vins à me dire que si conclusion il devait y avoir à ce nouvel épisode ébouriffant de ma vie de chercheuse d'emploi, ce serait :

Un quart d'heure, fichtre de fichtre, C'EST COURT... ET C'EST LONG...

Résultat de ma tentative de résinsertion professionnelle, mais côté fonction publique, le jeudi 24 juin à 17 heures.

* Pour les novices, FPT : Fonction Publique Territoriale, PDL : Pays De Loire

27 mai 2011

Le séminaire

Lorsque je faisais partie du monde bienheureux des actifs, j'ai eu moult fois l'occasion d'être enrolée de force dans des dîners mondains dignes de "Ridicule", des aventures rocambolesques en rafting dans le grand nord ou des sessions d'endoctrinement visant à décortiquer le moindre de mes battements de cils. Fort heureusement, stages commando et sauts à l'élastique m'ont été épargné.

Depuis que je suis MAF, personne n'est jamais venu frapper à ma porte pour me proposer des formations intensives de lavage de carreaux au papier journal, des cours pointus de détachage au vinaigre blanc de sets maculés, des conseils avisés pour décrasser la baignoire au bicarbonate, ni d'ailleurs aucune séance pour apprendre comment, après une journée passée à crever d'ennui entre la queue à Auchan et ma quête de changement, afficher un sourire béat à mon Léon qui déboule à 20h04 pour se mettre les pieds sous la table sans avoir prévenu qu'il allait péter son score de 12h16 de travail par jour.

Alors j'attends patiemment d'avoir quelque chose à me mettre sous la dent.

Et parfois, je suis comblée.

Comme hier soir.

Mon Léon m'avait prévenu sans toutefois se noyer en détails superflus : "J'suis pas là vendredi 27 et samedi 28 mai. J'vais à un truc. Le séminaire annuel."

Alors que j'essayais de lire sur les lèvres de Françoise et Guilaine tant mon Léon mettait d'entrain à préparer sa petite valise à roulettes juste derrière moi, je me retournai soudain pour lui demander de me laisser apprécier à sa juste valeur l'arrestation du bourreau serbe, et là, je vis, bien pliée sur sa pile de vêtements,

une serviette de bain.

Vous me connaissez. Ironique comme pas deux, je lui lançai derechef :

- Le séminaire, il se fait sous l'eau ?

Et là, mon Léon de répondre avec une mine mystérieuse et goguenarde :

- J'en sais rien, c'est la DRH qui nous a demandé d'apporter ça.

Vous imaginez aisément que je ne pouvais pas laisser passer pareille nouvelle sans conclure d'un :

- Ah ben, la vie est belle pour certains !

Un peu plus tard, en me levant pour aller boire un coup, je remarquai deux feuilles posées sur la table et m'approchai, titillée par le désir d'en savoir plus.

Sur la première, d'un mail informel, une dénommée Nathalie invitait mon Léon à ne pas oublier sa crème solaire et sur la seconde, d''un coup de Word, il était sommé de faire son paquetage pour une "Réunion encadrement" :

- 2 tenues sportives ou décontractées

- coupe-vent imperméable

- petit sac à dos pour les affaires personnelles (appareil photo...)

- casquette ou chapeau

- lunettes de soleil

- maillot de bain et serviette

- boussole

Suivait une série de requêtes improbables comme la cote de Barcelone et Manchester sur Bwin ou la photo de la Petite Géante de retour du Mexique avec son chien Xolo et son oncle Le Campesino.

Rendez-vous était donné à 6h15 ce matin.

Interloquée par ce menu qui aurait autant pu être destiné à Miss Cocotine pour sa prochaine colo, je courus sur le Net pour vérifier la signification du mot séminaire :

"Réunion de spécialistes ou de techniciens pour étudier des questions ou résoudre des difficultés concernant leur spécialité ou la vie de leurs entreprises." 

Là, drapée dans ma dignité, j'ai déboulé dans la salle de bain et j'ai déclamé à mon Léon hilare et plein de dentifrice :

- J'te préviens, si jamais t'es pris la main dans le sac au Britt Hôtel, compte pas sur moi pour péter toute ma fortune, à savoir mon traitement de même-pas-fonctionnaire du 6 septembre au 6 octobre 2010, en avocats renommés, en garde rapprochée ou en 600 m2 luxueux en plein quartier branché.

Nom d'un chien,

vivement que j'entre dans la FPT

pour bénéficier

de séances gratuites de réflexologie !

Vendredi 10h25 : Mon Léon vient de m'appeler. Il était sur un bateau, en partance pour Belle-Ile. Trop dure, sa vie !

5 juillet 2012

C'est demain

Léon me réserve toujours des surprises croustillantes. Figurez-vous qu'en avril, le gros groupe hôtelier américain pour lequel il a sué sang et eau pendant 7 ans à Paris, Thessaloniki et London et qui, accessoirement, a flanqué tous mes espoirs de stabilité et de nouveau-né en l'air, l'a contacté pour 

une grande soirée de retrouvailles

à laquelle les conjoints n'étaient bien évidemment pas conviés.

Ayant eu à subir pendant des années la radinerie avec laquelle les différents DRH propulsaient le staff d'un point à l'autre du globe sous contrat local et sans jamais prendre en charge aucun frais, je me suis de suite méfiée de cette invitation si amicale.

J'ai eu le nez creux.

Car il était convoqué certes cordialement

mais devait régler l'addition,

et quand j'ai su le montant indécent qu'il allait soutirer sans vergogne sur les économies du ménage pour aller se trémousser toute la nuit avec ses ex-collègues, j'ai comme-qui-dirait pété un boulon.

Est-ce-que je m'offrais, moi, des surboums endiablées et dispendieuses avec mes vieux potes de DUT, mes ex-camarades de Rank Xerox ou mes anciens compagnons de l'ANPE du XIème ?

Voyant probablement qu'il poussait Mémé dans les orties, Léon s'en est sorti d'un allez-moi-j'ai-jamais-connu-de-soirée-d'anciens-élèves geignard qui m'a déclenché un rictus nerveux.

Fallait que j'avale la pilule, la petite blague allait me coûter trois paires de Kalso Earth soldées.

Vous savez quoi ?

Demain soir, si jamais JoeyStarr passe dans le bled, juré-craché,

je vais me défouler avec lui en boite.

Au fait, je pense à un détail qui n'effleure jamais l'esprit de Léon : Miss Cocotine, j'en ferais quoi ?

Vendredi soir, 21h37

Je m'aperçois que j'ai oublié de vous parler du brunch de demain matin à 38 € qui était proposé en sus du dîner de ce soir à 112 €.

Avec au milieu des deux, une nuit à 89 € que Léon a tout de même refusée. Un lit au Formule 1 du coin à partager avec un pote, c'était largement suffisant pour trois heures de sommeil.

Et toujours pas de JoeyStarr à l'horizon.

Si je m'ouvrais une bouteille de Champ' ?

28 juin 2012

Le baratin du 28 juin 2012

Ma kiné est une fille douée. Après avoir subi le 276ème épisode de ma-vie-au-bled, elle a conclu sagement :

Faut que le temps passe.

En sortant de son cabinet, j'ai donc suivi ses conseils avisés et j'ai laissé les minutes s'égrainer.

A 19h58, hier soir, mes neurones les plus neurasthéniques avaient voté pour un abonnement à "Notre temps" et un saut chez Roc-Eclerc pour choisir mon urne éternelle.

Après tout, le bilan était affligeant. Le secteur privé m'avait définitivement classée dans les "périmés" et le public venait d'embaucher sous mes yeux hagards une blonde 25-ans-et-toutes-ses-dents qui avait, de surcroît, le bon goût d'étaler sur le Net une photo regardez-comme-je-m'aime-c'est-fou-et-plus-si-affinités.

Il fallait se rendre à l'évidence,

j'étais un vieux clou.

A deux doigts de refrapper aux Volets Rouges pour implorer Céleste de me trouver la corde adéquate au BHV, j'ai lâché mes 53 kilos dans le club faut-que-je-le-cire-celui-là, et j'ai remis mon destin entre les mains de David Pujadas.

J'ai bien fait.

Car en fin de journal (à 35:35 ICI), il s'est mis, tout à coup, à prononcer cette phrase inattendue :

L'âge de la plus grande capacité cérébrale,

ce n'est pas 20 ans,

ce n'est pas 30 ans,

mais 45 ans.

Une pierre dans le jardin de la blonde.

Et une à mon édifice.

A 20h37, j'ai convoqué les plus frondeurs de mes neurones, ceux qui me collent une pagaille monstre sous le chapeau et se sauvent en pavoisant sans jamais proposer de solutions, et je les ai flanqués au coin.

Ce matin, à 9h14, j'étais à la bibliothèque, absorbée par le dernier numéro de Psychologies dont l'accroche m'avait conquise :

Cultiver la joie de vivre.

et dans la foulée, je m'ingurgitais bravement la liste des il-faut censée mener à la

zen attitude

préconisée par le magazine Santé Naturelle.

Puis j'ai tourné les talons en ignorant le Canard Enchaîné.

Finalement, à quoi bon se nouer les boyaux ? Léon est mon assurance-vie, il fait 23° et c'est les soldes.

Faut vraiment que je réprime la bande de cellules rebelles qui tente de m'amadouer pour que la punition soit levée. Sinon, ça va dégénérer, cette affaire.

En tout cas, Moustaki, c'est fini.

28 janvier 2013

Question technique

Hier soir, prise d'un soudain désir de dynamiser ce blog à deux balles, j'ai suivi les directives de Canalblog et installé ce menu déroulant qui serait franchement épatant s'il marchait correctement. Or, vous l'aurez peut-être remarqué, certaines rubriques ne mènent à rien alors qu'elles sont liées à mes anciens tags (zébritude, chambres d'hôtes, radio-téloche, écolo, pâques, noël, brico-déco-broc, autrement dit tous ceux qui ont un accent, bizarrement).

Bref, le relooking s'avère peu concluant.

Après avoir essayé tout ce que mon cerveau me permettait d'envisager et m'être arraché quelques touffes de cheveux, j'ai lancé un SOS à mon bien-aimé fournisseur, mais pour l'instant, je n'ai pas obtenu satisfaction.

Alors, en attendant qu'un miracle se produise, soyons patients.

Bonne journée à tous !

Mercredi soir :

Tout est en ordre, c'est fantastique...

Merci Canalblog !

16 janvier 2008

Nulle en huiles

De quoi s'émouvoir encore ce matin en écoutant France Inter. "Service Public" nous met en garde contre les AGT, ACIDES GRAS TRANS, et les HUILES HYDROGENEES ! Paraît que personne n'en parle mais que c'est toxique pour nos petits organismes...

Kézaco ?

Eh bien, écoutez l'émission ou bien baladez-vous , et .

Attention aux étiquettes ! Sont concernés les produits suivants : les croustilles, les chocolats commerciaux, les bonbons, les pâtisseries commerciales ainsi que les aliments «santé» tels que les céréales, les barres granolas, le beurre d'arachide, la margarine et même les plats congelés prêts à servir (Vérifié ! Dans le hachis parmentier de Picard, y'en a ! Ah, les brutes !).

Et puis, j'ai appris ce matin qu'il ne faut pas utiliser n'importe quelle huile pour la cuisson. Ce qui m'avait un peu échappé à vrai dire. Par exemple, l'huile de colza ne convient pas du tout. Il vaut mieux prendre de l'huile d'olive ou de l'huile d'arachide.

Cela remet aussi en cause les habitudes alimentaires que de nombreuses personnes avaient depuis des années en avalant des kilos de margarine et de Végétaline, persuadées qu'elles étaient de bien consommer, oh combien aidées et dirigées par toute la publicité qui nous en vantait les mérites ! Perso, j'ai avalé des milliards de frites "végétalinées" et ma mère ne cuisinait qu'avec de la margarine. C'était la mode dans les seventies...

Vous croyez que je lui fais un procès ? D'autant qu'elle m'a aussi laissé cramer des heures sous le soleil espagnol en plein mois d'août, tartinée de graisse à traire... Comme si j'avais la tête d'un pis ! J'appelle mon avocat de suite !

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