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Le petit monde de Cocotine
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7 janvier 2011

My first GRR

Que les mauvaises langues se figent. Je ne tricote pas que des écharpes et des châles. Je sais aussi faire des GRR. Eh oui, après avoir reluqué les réalisations des unes et des autres, j'ai enfin sauté le pas en achetant ce bouquin à La Droguerie. Il était urgent que je me diversifie. La seule vue du panier débordant dans l'entrée rendait l'homme maboule. C'est qu'il est du genre maniaque, le bougre.

La laine vient de chez Drops. Un mélange de 3 pelotes d' Alpaca bleu acier mix 6360 et 2 pelotes de mohair Vivaldi bleu acier 04 et des aiguilles n° 5.

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5 janvier 2011

Un avenir tout effacé

Moi, soucieuse de l'avenir professionnel de ma fille et de son indépendance : Travaille bien à l'école, tu auras un bon métier et tu ne seras dépendante de personne.

Miss Cocotine, toute souriante : Mais j'ai déjà un métier à l'école.

Moi, intriguée par la nouvelle : Ah oui ? Et c'est quoi, ton métier ?

Miss Cocotine, fière comme un paon : J'efface le tableau.

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5 janvier 2011

Back to England

Se lever à 5h du mat' pour avaler les kilomètres et sauter joyeusement dans le ferry. Un English breakfast roboratif pour le goût du pays et trois parties de 1000 bornes pour rire.

Poser les roues à Dover et rouler à gauche dans un brouillard épais comme si on avait fait ça toute sa vie. Sortir au panneau Canterbury, se garer vite fait bien fait et grimper direct au 2ème étage du bus pour rallier le centre ville.

Retrouver ses marques, bizarrement, et du coup, un sourire quasi niais.

Frôler l'extase en lisant SALE partout et s'engouffrer chez Wagamama, pour un numéro 44 à se damner. Positive eating + positive living, prête à tout gober.

Finir chez Waterstones en jurant qu'on reviendra l'année prochaine pour des milliers de raisons toutes futiles mais si valables : parce que Cath Kidston ouvre au printemps 2011, parce que cette nouvelle enseigne, Superdry, on aimerait pouvoir y claquer des sommes indécentes, parce que des Clarks rouge vernis soldées à 30 €, c'est pas au fin fond du double four qu'on les trouvera, ... ou tout simplement parce qu'on est franchement dingue de l'Angleterre.

Sans conteste ma meilleure journée de 2010. Serais-je superficielle et monstrueusement frivole finalement ?

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3 janvier 2011

POSITIV-ONZE !

Dire que je garderai un souvenir éblouissant de l'enterrement de cette 52ème semaine de 2010 serait pur mensonge. Jusqu'au dernier moment, j'ai prié tous les dieux de l'univers pour que mon Réveillon ne ressemble pas à celui de 2009. En vain. Aucune bande de copains Hollywood chewing-gum, aucune famille Ricoré ne sont venues toquer à ma porte avec du Champ' et des serpentins à foison et même cette gourde de Cerise à pois verts a refusé d'apparaître pour me sauver d'un destin que je ne pense pas mériter.

C'est ainsi que le 31 décembre 2010, flanquée dans un gîte certes superbe, mais isolé en plein coeur des Flandres, la Cocotine's family a dîné d'une tranche de jambon Herta, d'une boite d'épinards à la crème Iglo achetée à la dernière minute dans une épicerie de Courtrai, et d'un yaourt nature Danone, le tout arrosé d'eau du robinet. De telles agapes n'allant pas sans un spectacle ébouriffant, il s'agissait de ne pas se rater dans la manipulation de l'écran plat encastré dans le mur du salon. Le choix s'avérait draconien : Arthur ou Arte. Un mauvais aiguillage et la Saint-Sylvestre aurait fini par être ratée.

2010 est morte comme elle avait vécu, sans faste ni fanfreluches. Paix ait son âme.

Vive 2011 !

Vous savez quoi ?

Cette année, j'ai décidé de sortir du lot. De quel lot ? Du lot des pessimistes. Paraît que les français se font encore remarquer et décrochent la palme du défaitisme, devant les irakiens et les afghans. 

C'est d'une tristesse, franchement. Non, moi, je refuse catégoriquement de gâcher la dernière année d'exercice du pouvoir de mon PDPA-bien-aimé. Après tout ce qu'il a fait pour nous.

Et d'ailleurs, je lève mon verre bien haut en faisant le voeu que vous m'accompagniez dans cette quête du positivisme exacerbé, exercice délicat mais qui devrait enfin nous mener au bonheur terrestre.

Je ne vous cache pas qu'à l'aube de cette nouvelle année, moment propice à toutes les remises en question, j'ai eu la tentation de lâcher la barre et de laisser les algues envahir mon espace virtuel. Allez savoir pourquoi, ce matin, j'ai écopé le bureau, astiqué les touches et dompté mon sac à neurones.

Pour célébrer cette période pleine d'espoir, je me laisserais bien aller à entonner un "Que la paix soit sur le monde..." à la Mireille Mathieu mais j'ai l'impression que je ne serais pas à la hauteur d'un tel évènement.

Bonne année

de découverte,

d'ouverture,

de réflexion,

de libre arbitre.

Et merci de suivre mes aventures.

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21 novembre 2010

Eighties revival

Rien de très innovant mais tellement réjouissant. Une party raclette. Et quand elle est suivie d'une playlist spéciale eighties, on verse dans le kitch quasi jouissif pour les quadras qu'on est devenus... seulement par la force des choses. Côté mise en scène à deux balles, comme la semaine dernière, un papier cadeaux du suédois en chemin de table.

Vive les copains, vive la musique, vive la vie !

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16 décembre 2010

Paris sera toujours Paris

L'envie de faire un saut à Paris ne m'est pas venue comme ça. De longs mois de frustration profonde côté dressing m'ont menée un matin de décembre à ce constat affligeant :

J'ai un seul jean pour passer l'hiver.

On a beau être FUNEMPLOYED jusqu'aux dents, on n'en est pas moins consciente que du jean à 79,90 €, voire plus, on en mangera quand on sera certainement moins FUN, mais beaucoup plus EMPLOYED.

Quand la neige est arrivée sur notre beau pays, j'ai soudain réalisé que si je ne faisais pas bouillonner mon réservoir à idées, à coup sûr, je mourrais de froid le jour où j'enverrai mon unique jean claquer dans le tambour.

Horrifiée par la probabilité d'une fin aussi peu glamour, j'en suis vite parvenue à la conclusion que ma solution tenait en six lettres :

A pied, à cheval ou à vélo,

il faut que j'aille chez UNIQLO.

L'unique magasin, à ma connaissance, à vendre des jeans torrides pour 39,90 €.

Mardi matin, à peine le pied posé sur le quai de Montparnasse,  j'ai respiré à pleins poumons et j'ai sauté dans le 95 pour mettre mon plan en action.

A 10h47, un sourire machiavélique en coin, je gravissais fièrement les escaliers lumineux dudit Uniqlo en jurant que j'allais péter la Visa. Foi de Cocotine, il allait me le payer en kilos de tissu, l'homme, de m'avoir emburkannée dans ce bled-paumé-du-double-four.

Une queue de 28 personnes plus loin, je ressortais avec un petit sac estampillé contenant un slim chauffant et un boyfriend feu de plancher en me disant que ma vengeance n'était franchement pas à la hauteur de l'affront subi.

Accessoirement, j'ai léché les vitrines des grands magasins, contemplé le sapin géant des Galeries, reluqué l'Opéra, attrapé le 21 pour courir chez Kyo me repaître de sushis et de brochettes (menu à 11,80 €), viré chez Mariage pour 200 g de thé luxueux, fait tous les étages du BHV, puis toutes les rues de Beaubourg aux Halles, marché jusqu'à la mairie, passé la Seine en m'extasiant, bifurqué vers le marché aux fleurs, abandonné le Palais de Justice pour traverser l'autre bras en admirant Notre-Dame, farfouillé chez Gibert, le jeune et Joseph, remonté en direction de Saint-Germain en jetant un coup d'oeil chez Mulot (où l'homme a fait ses classes), louché devant Hermé, grimpé la rue de Rennes avec un crochet au Bon Marché et fini par m'asseoir dans mon TGV en rêvassant du jour où, comme je l'avais juré-craché devant la Tour Saint-Jacques, je ne reprendrais plus le train.

Ben oui, je suis une amoureuse de Paris, comme les lyonnais sont amoureux de Lyon, les nantais de Nantes, les bordelais de Bordeaux, les marseillais de Marseille et ainsi de suite pour les 36677 autres communes qui composent notre douce France.

Où est le mal ?

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6 décembre 2010

Ma dolce vita

En cette 48ème semaine de l'an 2010, j'ai décidé, sagement, de repeindre ma vie de gueuse-de-base en rose bonbon.

A quoi servait de miauler sur son sort et de sacrifier à la mode de la plaintologie, syndrome si franco-français ?

Après tout, si cette stupide roue du destin avait fait de moi une potiche-exilée-dans-un-bled-du-double-four, c'était bien fait pour ma pomme. A m'émerveiller sottement devant cette dinde de Cendrillon tout en jurant mes grands Dieux que jamais, ô grand jamais, je ne rendrais mon costume de femme-des-années-80, j'avais parié trop gros.

Tout bien réfléchi, je touchais là au coeur de ma PROBLEMATIQUE.

Quoi ?

Moi aussi, j'ai une problématique. C'est hyper trendy. Vous n'avez pas remarqué ? Tous ceux qui causent haut et fort ont une problématique.

Pourquoi pas moi ?

Rendez-vous compte. Le combat de toute une vie guidé par ce leitmotiv : "Tu ne ressembleras point à ta mère."

Raté.

A part les Doc Martens.

Vous imaginez qu'attaquer la semaine en se demandant comment on a bien pu faire pour en arriver à un constat aussi vilain, ça épuiserait un mammouth. Pour échapper au-coup-de pompe-qui-colle-au-tapis, j'ai attrapé celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile et j'ai trifouillé le bouton dans tous les sens.

Adieu Mermet, bonjour BFM, la radio de ceux qui gagnent.

Eh bien, vous le croirez ou non. Ca m'a fait un bien fou.

Entre deux zigzags du CAC 40, des spots sirupeux me proposaient de diminuer mon ISF 2010, de louer un chalet ski-aux-pieds et spa intégré dans quelque station huppée des Alpes ou de choisir les prochaines options de ma BMV.

Le tout entrecoupé d'interviews captivantes et parfois hilarantes comme celle de cette dame qui, infiniment sure d'elle, expliquait que le peuple était tellement ignare en économie qu'il revendiquait bêtement sans rien comprendre à cette crise.

D'ailleurs, pour corroborer ses dires, il n'y avait qu'à examiner la petite brochure que la République avait gentiment déposée dans ma boite deux jours auparavant. Grâce à la réforme des retraites, en 2018, 0 € de déficit. Juré, craché, c'était écrit noir sur blanc. Elle avait raison, le gueux de base pédalait vraiment dans la semoule.

J'ai flanqué ladite propagande au coffre en vue d'en faire un collector et j'ai continué à me laisser porter par ces douces ondes au redondant "On est quand même le seul pays au monde où les gens pensent que 35 heures payées 39, c'est bon pour l'économie." tout en suivant le suspens insoutenable intitulé : "Que va bien pouvoir décider la famille Hermès ?".

Et là, d'un coup, j'ai réalisé que j'étais à deux doigts du bonheur. J'avais du temps à ne savoir qu'en faire. Il ne restait plus qu'à me créer :

- un portefeuille fictif sur Boursomachin,

- une fausse page de jet-setteuse sur Facetruc,

- une Fontaine de Trévi dans la grande bassine du jardin,

et Twibiduler l'homme pour qu'il vienne me jouer du Marcello.

Même pas la peine de briguer un second mandat de chômeuse-de-très-longue-durée,

LA DOLCE VITA,

elle était là, à portée de clavier.

Bonne semaine à tous !

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17 octobre 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode thirty seven

Tout arrive à point à qui sait attendre. Un saut à la brocante de Viarme début octobre nous a permis de mettre un point final au feuilleton rocambolesque qui nous a mené d'une salle d'eau que je maudissais à une salle de bain digne de ce nom. Les deux cadres sont devenus des miroirs et l'idée qu'on avait derrière la tête depuis des mois a enfin pu être concrétisée.

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Cette histoire épatante a véritablement commencé en mai 2009, un jour de grosse tempête sous le chapeau. Il nous aura fallu

un an et demi

découpé en 37 épisodes

croustillants, horripilants, satisfaisants, démotivants, étourdissants pour arriver à ce before-after si désiré (pour les curieux, tout est sous le tag "brico-déco"). Autant dire qu'on n'est pas peu fiers d'avoir classé le dossier et de passer la main à qui aura le courage d'affronter l'exercice.

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15 octobre 2010

Dire le contraire

Ce matin, au moment de partir à l'école :

Moi, un tantinet agacée par l'heure de revendication-opposition-crise-menace-négociation-consensus qui venait de s'écouler : Allez, attrape ton cartable, ton sac de sport, ton 4 heures et marche à l'ombre !

Miss Cocotine, pragmatique : Mais Maman, moi, je préfère MARCHER AU SOLEIL.

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22 octobre 2010

Minorités

L'homme vient de m'offrir ce très beau livre sur les minorités ethniques en Chine.

Grâce à l'association Couleurs de Chine, nous sommes parrains d'une petite fille depuis quatre ans et l'aidons à aller à l'école car sa famille ne peut pas assumer les frais de scolarité. Elle fait partie des Zhuang, la plus grande minorité chinoise (il existe 56 groupes ethniques dans le pays) et habite un village de montagne, Jiaxu, dans le Guangxi, au sud-est de la Chine, à la frontière vietnamienne.

Chaque année, nous recevons son bulletin scolaire et franchement, pour moi, c'est un moment d'émotion.  Songer à elle qui, très loin d'ici, peut aller à l'école simplement parce que je me suis privée de l'achat de deux tee-shirts ou de quatre CD, c'est énorme. L'occasion de sentir que cette vie n'est pas totalement dépourvue de sens.

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23 novembre 2010

Telle mère telle fille

Au risque de choquer ma copinaute Ovar, grande amoureuse de chaussures féminines, je traîne le pavé en Doc Martens depuis un paquet de saisons et l'année dernière, j'ai passé le flambeau à Miss Cocotine, version rose glossy. Les miennes, je les ai depuis ma honeymoon à Londres en février 97. Increvables ou presque.

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21 octobre 2010

Métamorphose

Je profite de mon dernier coup de coeur pour répondre à la demande de ma copinaute Bleu Grenadine concernant la façon de patiner un cadre ancien.

Celui-ci était doré quand je l'ai acheté et j'y suis complètement allergique. Sans doute mon côté anti bling-bling.

Voilà comment j'ai procédé pour le mettre à mon goût :

Etape 1

Oter agrafes, pointes, vis et autres délicieuses petites choses pas très ragoûtantes. Brosser pour enlever la poussière et nettoyer avec un chiffon humide. Poncer avec du papier de verre fin ou de la laine d'acier. Ca permet de faire éventuellement ressortir des couleurs qui existeraient sous la couche dorée. Bien dépoussiérer.

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Etape 2

Peindre deux couches de blanc en respectant le temps de pose.

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Etape 3

Peindre deux couches de beige taupe en respectant également le temps de pose.

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Etape 4

Poncer de manière aléatoire pour faire apparaître soit la couche de blanc, soit le bois. Insister sur les angles. Penser à y aller doucement pour commencer et se laisser aller quand on maîtrise l'exercice. Cela fait ressortir les motifs et met l'accent sur les angles.

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Etape 5

Passer de la cire par endroit de manière irrégulière. J'ai utilisé deux cires que j'ai depuis des lustres, une chêne claire et une chêne foncé. Le faire par petite touche, utiliser une vieille brosse à dents pour souligner les détails. Attendre que ça sèche puis lustrer avec une brosse ou un chiffon doux.

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Etape 6

Passer une autre couche de cire, cette fois blanche en procédant de la même façon.

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Etape 7

Cirer bien avec un chiffon puis une brosse.

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Etape 8

Chercher le bon endroit pour le caser. J'y suis encore. Et derrière la lampe, c'est bien ou pas ?

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13 novembre 2010

Détournement d'armoire

Détourner une armoire de notaire en biblio, c'est l'idée qui m'est venue lorsqu'on est tombés sur cette affaire à la brocante de Viarme. Elle nous a enfin été livrée ce matin et de coups d'aspi en tartines de cire, on en est arrivés là. L'avantage, à mes yeux, c'est qu'on peut cacher les livres qui ne sont pas très jolis et choisir de laisser des pans ouverts sur ceux que l'on préfère.

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7 novembre 2010

Le risotto dominical

L'homme est rentré de London avec dans sa besace, des saucisses. Seul le fait de n'avoir pas pu remettre les pieds en terre British depuis cinq ans peut expliquer que je me sois extasiée outrageusement sur le chapelet en question, un vrai produit de luxe à mes yeux.

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C'était l'occasion inespérée de sortir ma gamelle pour un risotto à la bière brune et au cheddar. Du bonheur.

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3 novembre 2010

Résolument vert

Vous vous souvenez de ça ? Eh bien, les pelotes vertes se sont métamorphosées en un Baktus lace pour Miss Cocotine. Toujours de la Drops de chez Kalidou. Il m'a fallu 3 pelotes de Népal 7238 olive mix et des aiguilles n° 5. Un modèle très simple, rapide à tricoter et bien structuré pour une utilisation en chèche.

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19 septembre 2010

L'épopée

En 2006, l'ancienne propriétaire, visiblement désappointée par le résultat de son travail, nous avait avoué qu'elle trouvait que sa chambre faisait pizzeria. Bien élevés, nous nous étions abstenus de tout commentaire mais dans notre esprit, les choses étaient claires :

le désastre allait bien au-delà.

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C'est comme ça que l'histoire a démarré.

A peine sortis de chez le notaire, nous avons déboulé pleins de bonne volonté, certains de boucler le relooking de la pièce en deux jours, à l'image de toutes les émissions de déco dont nous avions été si friands jusque là. En bons locataires frustrés de ne pouvoir planter un clou là où ça leur chante et terrorisés par une éventuelle disparition partielle ou totale de caution, ces before-after spectaculaires nous galvanisaient, ignares que nous étions en matière de devis d'artisans et complètement inconscients des virées hebdomadaires chez Brico-Dépôt et consorts qui découlaient de leur consultation.

Armés jusqu'aux dents sur les conseils d'un employé de Casto qui nous avait assuré que l'enduit à la taloche disparaitrait en moins de deux à la décolleuse à papier peint - ce que j'avais trouvé d'instinct assez louche - nous avons gentiment fait chauffer l'engin et la pièce s'est peu à peu transformée en hammam.

Malgré tous nos efforts, il a pourtant vite fallu se rendre à l'évidence. L'olibrius était soit novice, soit sadique et les promesses imprimées sur ces foutus pots d'enduit étaient fichtrement mensongères. Evacuer toutes nos toxines, c'était bien la seule chose que cette machine nous permettrait de faire. Le mur orange, lui, n'avait apparemment pas l'intention de bouger d'un pouce.

Quatre mois après, nous avions enfin terminé la peinture, après avoir usé des dizaines de feuilles en ponçage manuel, collectionné les scènes de ménage de tout duo de bricoleurs qui se respecte et ré-enduit-re-poncer-re-lisser entièrement les trois murs. Une épreuve.

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En dépit de cette remarquable avancée, quatre ans plus tard, j'avais toujours honte de montrer le côté opposé de ma chambre. Mais comme tout finit par arriver, mon-menuisier-préféré vient juste de me fabriquer les deux portes de placard indispensables à ma survie dans la bicoque.

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On s'est comme-qui-dirait libéré d'un poids.

25 octobre 2010

Guêtres de danse

Parce que je me les tricotais déjà pour moi à Courbevoie dans les seventies, il fallait absolument que Miss Cocotine en ait une paire.

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Réalisées en Drops Népal rose moyen 3720 (2 pelotes), 2 aiguilles n° 5, pour une petite fille de 8 ans, pointure 30-32 (à adapter très facilement selon votre pointure et la longueur souhaitée).

Monter 38 m et tricoter en cotes 1/1 pendant 9 cm.

Créer le talon ouvert sur 4 rangs :

R1 : Rabattre les 12 premières mailles et tricoter les 26 autres.

R2 : Rabattre les 12 premières mailles et tricoter les 14 qui restent.

R3 : Augmenter 14 mailles et tricoter les 28 mailles.

R4 : Augmenter 14 mailles et tricoter les 42 mailles.

Continuer en cotes 1/1 sur 22 cm.

Faire une couture invisible et aller danser !

4 octobre 2010

Fermer les yeux

Ne pouvant décemment pas m'en remettre au seul Muscadet pour calmer mes neurones désorientés, j'ai pris la sage décision de traverser cette 39ème semaine de 2010 sous camisole homéopathique.

Seule une bonne cure de Sédatif PC pouvait m'aider à absorber les news effrayantes, les pub abracadabrantes et les campagnes de com' étonnantes auxquelles nous sommes tous plus ou moins exposés chaque jour.

C'est ainsi que cahin-caha, j'ai vécu quelques jours paisibles et heureux en fermant les yeux sur tout ou presque...

...sur ces élucubrations tendances vantant les bienfaits d'une mobilité écocitoyenne à base de marche à pied-bus-vélo-tram et tendant à faire passer le pauvre consommateur de périph' pour un sombre ringard détestant la planète.

Si j'avais soulevé la paupière ne serait-ce qu'un instant, j'aurais bien pu me mettre à marmonner que dans l'univers feutré et si convivial de mon Pôle Emploi du double-four, il était de bon ton de posséder quatre roues au risque de se voir catalogué de mauvais-élément-pas-apte-à-se-déplacer-et-si-c'est-comme-ça-y'a-qu'à-le-radier et que pour parcourir les 60 km quotidiens me reliant à mon unique contrat de travail en sept ans, je n'avais guère le choix de jouer à la jolie bobo qui frétille du popotin sur son vélo hollandais, ni même de m'esbaudir devant la qualité exceptionnelle du réseau nantais qui n'est pas capable de me proposer autre chose, pour couvrir la distance, qu'une sorte de voyage initiatique pedibus-bus-pedibus-tram-pedibus-tram-pedibus-bus-pedibus d'1h38 deux fois par jour.

...sur le témoignage effarant de cet ingénieur démoli par son employeur manipulateur qui dressait de jolies bandes de tortionnaires pour expliquer aux désignés comme faibles comment (tré)passer d'un point à l'autre d'une magnifique courbe de deuil figurant, paraît-il, dans tous les bons bouquins de management.

Si j'avais soulevé la paupière ne serait-ce qu'un instant, j'aurais bien pu me mettre à vomir tellement l'homme peut tomber bas dans ce monde sans pitié du business et pleurnicher à nouveau sur mon sort de salariée plusieurs fois brimée, méprisée, piétinée et expédiée par de gentils petits chefs devenus, par la volonté  d'une direction toute puissante ciblant l'élimination, de véritables monstres assoiffés de sang.

...sur le nombre à trois chiffres figurant en bas à droite de ma première feuille de paie depuis 2003, dûment récupérée le 28 septembre, jour à marquer d'une croix rouge sur le calendrier.

Si j'avais soulevé la paupière ne serait-ce qu'un instant, j'aurais bien pu me mettre à rire de mes velléités d'indépendance et me dire que décidément, si l'homme ne m'entretenait pas de manière outrageuse, je n'aurais plus qu'à faire mon paquetage et remonter chez moi, à Paris, où les ponts ont tout de même une autre gueule qu'à Nantes.

...sur une Miss Cocotine qui à la question mais-qu'est-ce-que-tu-préfères-comme-Playmob' me répond, tout excitée, la police.

Si j'avais soulevé la paupière ne serait-ce qu'un instant, j'aurais bien pu me lancer dans de grandes respirations abdominales en me disant qu'après tout, ce penchant pour l'uniforme pourrait lui valoir d'être taxée de bonne française, un atout non négligeable par les temps qui courent.

J'ai réussi à faire l'aveugle comme ça jusqu'à dimanche soir et puis, l'annonce du programme de Guy Lagache "Argent, impôts, retraite, qu'est-ce-qui va changer pour vous ?" m'a fait virer en mouche aimantée par un ruban collant et j'ai fauté. Au doux son de la voix de notre-premier-ministre-mais-plus-pour-longtemps, j'ai repris du service pour me délecter de ce moment d'exception, les mirettes en alerte.

Bonne semaine à tous !

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19 octobre 2010

Bourré de cicatrices

J'ai découvert Pascal Garnier en fouinant à la biblio. Son style m'a conquise tout de suite et je me suis laissée envahir par ce personnage très secret qui se lie aux autres en passant aux fourneaux. C'est assez sombre mais heureusement ponctué de quelques notes d'humour. J'en suis sortie un peu déboussolée. Il faut dire que finir ce livre et regarder "Je vais bien, ne t'en fais pas" le même jour, ça peut flanquer à terre si on appartient à la catégorie des âmes sensibles.

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12 octobre 2010

Un bonheur

J'ai toujours été attirée par l'Asie sans vraiment savoir d'où pouvait me venir un tel penchant. La vie me m'y a menée qu'une seule fois et c'était pour rencontrer mon petit bout de fille. Comme un clin d'oeil du destin.

La Chine me fascine depuis longtemps et l'un des plus beaux livres que j'ai lus ces derniers temps, c'est celui de Fabienne Verdier, qui y a passé dix ans à découvrir l'art de la calligraphie.

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11 octobre 2010

L'avis d'une autre

Influencée par deux-trois billets dithyrambiques lus au hasard de mes balades blogosphériques, j'ai acheté ce livre, pleine d'espoirs. Or je me suis ennuyée à mourir de la première à la dernière page de cette histoire sans queue ni tête et nombriliste à souhait. Un break en plein milieu m'a permis de partir sur le quai de Ouistreham, puis je me suis forcée à replonger dans ce ce récit long, lent et lourd au style ampoulé et bizarre qui mélange les dialogues à la narration. A mes yeux, sans intérêt. Mais comme dirait ma copinaute Drinette, ce n'est que mon avis.

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12 août 2010

Trop lâche

410 pages qui m'ont fait glousser d'aise... et je ne peux résister à vous livrer l'un des passages les plus jouissifs pour l'adepte-non-consentante-de-Pôle-Emploi-ex-ANPE que j'ai été tout au long de ma triste existence professionnelle.

"Conciliant, je fus reçu par une femme, d'une trentaine d'années, les cheveux courts, qui s'efforçait, par sa mise et ses gestes, de soutenir la comparaison avec un cadre dynamique du secteur privé.

- Il est important que vous puissiez faire le deuil de votre emploi précédent, me dit-elle en commençant l'entretien. Après un licenciement, il y a toujours un travail de deuil à faire. Deuil de l'employé que vous avez été, mais aussi deuil de l'entreprise dans laquelle vous aviez investi vos espoirs de carrière...

- Excusez-moi, mais j'ai fait de l'intérim. Alors question deuil de mes emplois, cela ressemble plus à la grande peste de Marseille...

Son regards se figea. L'ironie de ma remarque m'avait en un quart de seconde classé dans les salariés rétifs à la modernité du monde de l'entreprise, aux dernières méthodes d'accompagnement. Je vis dans ses yeux une nuance d'étonnement. Sans doute ma relative jeunesse lui laissait espérer une plus grande réceptivité à son discours.

- Commençons par le CV, reprit-elle d'un ton sec. Pour un patron, un intérimaire dans votre genre est quelqu'un qui refuse de s'engager dans une relation durable au service d'une entreprise. Il faut que vous lui prouviez que vous avez fait le deuil, eh oui, on y revient, de cet employé volage que vous avez été... Nous allons donc revoir votre CV en mettant en avant les échecs les plus importants de votre carrière pour bien lui faire comprendre que vous avez tiré les leçons de ces expériences malheureuses et, par contrecoup, la force de votre motivation à changer. Deuil, travail sur soi, motivation, c'est clair ?

Je fis oui de la tête.

- Bien, et pour démontrer votre détermination, il faut vous orienter vers des métiers que vous n'avez jamais encore exercés. Ainsi le message sera clair : vous avez définitivement tourné la page, celui qui papillonnait est mort. Je vous inscris à deux stages : l'un dans le bâtiment et l'autre dans la restauration. Il faudra aussi regarder du côté des offres concernant le service à la personne. On manque de monde dans ces secteurs.

Si nous avions été seuls tous les deux, j'aurais instantanément sorti mon revolver. Mais je pris sur moi et remplis les papiers d'inscription sans mot dire.

Elle ne perdait rien pour attendre.

Dès le lendemain, je lui permis de faire le deuil de son emploi à l'ANPE, et plus encore de celui de son existence."

Extrait de "Mort aux cons" de Carl Aderhold, Livre de Poche

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L'inconvénient avec ce bouquin, c'est qu'on finit par repérer des cons partout. Et d'ailleurs, malgré mes promesses à deux balles, je tiens à mettre à l'honneur quelqu'un que j'ai croisé à Enagron, au plus profond de la Crète, et qui m'a paru totalement digne de remporter la-médaille-d'or-de-mes-cons-préférés-de-l'été-2010.

Assis tranquillement sur un banc, l'homme est moi profitions de l'air du temps quand tout à coup, deux enfants d'environ 4 et 12 ans passèrent devant nous, visiblement penauds, suivis de près par leurs parents, la mine lasse et déconfite. D'un coup d'un seul, la mère, les traits marqués par l'exaspération, balança à ses deux mômes du ton le plus sérieux qui soit :

"Je vais contacter un orphelinat !"

Là, mes neurones sont partis en vrille, chargeant immanquablement ma disquette interne "abandons-d'enfants-et-images-d'orphelinats", et atterrée par la violence de la menace, j'ai déclaré à l'homme d'un air vainqueur : "Fichtre, je la tiens, ma-conne-de-l'été-2010 !"

Fort heureusement pour elle, mon grand-père ne m'a légué aucun pistolet.

11 octobre 2010

La carotte

Vous me connaissez. Dès que j'ai un instant de bravoure et que j'affronte mon destin professionnel grotesque, quitte à voir mon malaise ressortir par tous les pores de ma peau,

il me faut un incentive au bout.

Autant vous dire qu'à la minute même où je me suis échappée de cet entretien certes charmant mais globalement plombant, j'ai programmé deux jours de retraite à La Maison de Flore, condition sine qua non pour passer du 6 septembre au 6 octobre sans tomber dans une asphyxie dont j'aurais bien pu ne pas me relever.

Donc, ce week-end, j'ai plaqué le bled et je suis partie respirer l'iode.

A suivre...

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8 octobre 2010

Pourquoi s'en faire ?

Hier à 16h30, je récupère Miss Cocotine à la sortie de l'école :

Moi, trop fière d'être redevenue une bonne mère : Alors, t'es contente que Maman vienne te chercher ?

Miss Cocotine
: Ben, j'aime bien le périscolaire.

Moi, surprise et dépitée : Ah bon.

Miss Cocotine : Je vois pus mes copines.

Moi lui lançant une dernière perche : Bon, alors tu préfères quand je travaille finalement ?

Miss Cocotine, têtue : J'aime bien le périscolaire.

Moi en mon for intérieur : A quoi ça sert de te faire péter le culpabilitomètre à 42, pauvre niaise !

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7 octobre 2010

Libérée

Certaines langues fourchues pourront toujours ergoter. Ce n'est même pas pour assurer mes arrières qu'hier matin, j'ai déballé la farandole des desserts - gentiment livrée par l'homme - à la cafét' du boulot, mais tout simplement pour dire merci à cette équipe qui m'a accueillie avec le sourire, m'a regardée comme un être humain et appelée de suite par mon prénom. De petits détails qui n'en sont pas. Pour avoir vécu trois semaines fin 2008 auprès d'une poignée de pestes puantes qui soit m'ignoraient purement et simplement, soit m'étiquetaient d'un "la stagiaire" méprisant, je sais la valeur d'un regard bienveillant.

Pourtant, il était temps que ça cesse. Après avoir échoué aux archives, j'ai bien failli prendre racine à la photocopieuse avant de conclure en beauté sur la conception d'étiquettes de chevalets. 

Hier à 16h30 précises, la fée poubelles que j'étais devenue grâce aux bons soins de mes preux collègues a rendu sa baguette magique et son chapeau pointu en s'accordant le droit de faire un voeu, elle aussi :

BON SANG DE BOIS,

FEE DU CDI PARFAIT,

FAITES QUE JE TROUVE ENFIN

UN BOULOT QUI ME DONNE ENVIE

DE RESTER CLOITREE DANS UN BUREAU

PLUS DE QUINZE JOURS.

Après tout, cette odieuse magicienne du service job épanouissant pouvait bien se remuer un peu les fesses. A croire qu'elle était absolument débordée, celle-là aussi, pour ne même pas remarquer dans quel désarroi j'étais agglutinée et les vingt bonnes années qu'il me restait à tirer avant de comptabiliser minutieusement mes points ARRCO-AGIRC.

Ce matin, l'homme a repris ses habitudes et, la fleur aux dents, s'en est allé. J'ai retrouvé les cris de la cour de récré, les oeufs du marché, les ruelles désertées, les bateaux penchés, la liberté de flâner, les pauses thé.

Et mes pensées emberlificotées.

Envie de rire et de chialer.

Est-il possible que de discuter le bout de gras pendant des heures avec un usager pour déterminer s'il fallait lui livrer un 180 ou un 240 litres m'ait à ce point donné l'impression d'exister ?

C'est souvent comme ça, les fins de CDD.

Et même pas de prime de précarité à claquer.

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