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Le petit monde de Cocotine
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9 octobre 2011

Voyager sans bouger

Comment s'échapper pour juste 3 € ?

Faire un saut au Musée Jules Verne pour y découvrir, entre autres, cette phrase extraite de son roman "Le pays des fourrures", paru en 1873 :

La nature humaine est ainsi faite,

et l'appât du gain

entraînera toujours l'homme

plus loin et plus vite

que l'intérêt scientifique.

jv

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22 octobre 2011

Faire d'une pierre deux coups

Je suis une fan inconditionnelle de Jamie Oliver depuis ses débuts. Rien de tel, quand on est mou du genou, que de plonger dans l'un de ses bouquins. En moins de deux, on a envie d'enfiler son tablier et de passer aux fourneaux pour régaler la compagnie.

C'est ce que j'ai fait ce matin en me lançant dans un plat que je cuisine depuis des années déjà et que surtout, j'adore manger : le risotto. Et celui-là était aux champignons.

A la place de la salade proposée, j'ai fait des épinards à la crème. Tout ça m'a pris 45 bonnes minutes et sans me lancer dans le cheese-cake. Pas très raccord au niveau timing donc.

Avec tout ça, mon Léon n'était pas loin de l'extase.

Et là, d'un coup, j'ai eu un doute. Se pourrait-il que le pourcentage d'altruisme pur qu'il a distillé dans le choix de mon cadeau soit infiniment moins élevé que je n'aurais pu l'imaginer.

Mon Léon ne serait-il qu'un fripon ?

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18 octobre 2011

Rester digne en toutes circonstances (ou presque)

Pas question de me laisser abattre par cette semaine de salaire indécent qui m'est passée sous le nez, je me dois de garder la tête haute et de cicatriser très vite pour mieux rebondir.

Vaste et beau programme.

En attendant d'être à la hauteur de mes ambitions, pas d'escapade en Chine ce matin, mais la tournée des grands ducs de la MAF qui souffle avant de repeindre son CV : Auchan-Horizon-Vert-Ikéa, le parcours idéal pour me persuader que je n'aurais pas pu travailler tellement j'ai été débordée de 9h à midi.

Et devinez qui m'accompagne dans ce genre d'aventures so excentriques ?

Mon sac Mlle Héloïse des Editions La Marelle, ramené de l'Isle-sur-la-Sorgue, le repaire des brocanteurs et antiquaires si chic et si chers qu'on finit par s'en éloigner pour se faire plaisir pas loin de l'église, dans une jolie boutique de déco colorée.

Indispensable pour toutes celles

qui aiment faire la queue

dans leur hyper bien aimé, non ?

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14 septembre 2011

Jalousée

A défaut de convocation en entretien, j'ai reçu ce matin dans ma boite à lettres un véritable trésor que je vais m'empresser de cacher dans un coin secret. En examinant le tout avec minutie, Miss Cocotine a délcaré :

T'es vachement gâtée !

Autrement dit, méfiance, ce masking tape luxueux pourrait bien finir en pansements pour Nournours et ce magnifique bloc en escadrille de quadrimoteurs. Le Rooibos, lui, ne finira pas en poudre de perlimpinpin, il est déjà consommé.  

Merci Linda !      

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11 septembre 2011

Une crêperie top

Manger est l'un de mes passe-temps favoris, vous l'avez compris. D'ailleurs, la dernière balance sur laquelle j'ai grimpé m'ayant annoncé froidement deux kilos supplémentaires, je cherche un coach sportif intraitable, un sosie de Chabal qui me ferait trembler comme une feuille et renouer vite fait avec le concept bouge-ton-corps-tu-vas-secréter-de-l'endorphine.

En attendant ce sauveur, je continue à profiter de la vie à ma façon et hier, j'ai découvert une crêperie absolument épatante, dans le village de Saint-Avé, à côté de Vannes :

La Métairie de Kérozer
Allée de Kérozer
56890 Saint-Avé
02 97 61 88 45

Nadine et Denis Olivard y travaillent dans le respect de la tradition. Les produits sont choisis avec soin, les fournisseurs cités avec une carte de cidres et poiré étonnante et très intéressante, l'accueil parfait et la déco authentique. Un détail qui vaut son pesant d'or : on peut y boire le même cidre qu'à L'Elysée. Et têter la même bouteille que mon PDPA-bien-aimé, c'est un privilège qui m'arrive rarement. Désopilant.

Sans titre

Photo empruntée sur le site de La Métairie de Kérozer

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10 octobre 2011

Croire en Coué

Des notes qui flanquent le diable au corps et un fond quasi psychédélique, vous avouerez que je fais de mon mieux pour booster l'ambiance un tant soit peu dégradée de ce blog à deux balles.

Et si j'osais...

je vous annoncerais presque que...

j'ai passé une bonne journée.

Quoi ?

Vous n'y croyez pas ?

Méchantes langues.

Du sac poubelle à gogo, deux tubes de colle ravagés, trois fichiers de bafouille immortalisés, le tout ponctué de merci-pour-votre-aide souriants, ma journée d'ex-et-future-chômeuse-de-longue-durée-en-passe-d'être-cataloguée-senior-pour-la-vie a frôlé l'épanouissement total.

Et si je vous annonce, qu'en plus, mon Léon, prêt à tout pour en finir avec cet odieux radiateur qui ose le défier, a décroché son téléphone pour fixer rendez-vous au plombier le 7 novembre, je sens que vous allez clamer que j'ai tout pour être heureuse.

Avec tout ça, à qui je vais aller me plaindre, moi, maintenant ?

Merci pour le partage !

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28 août 2011

Mort d'un bureau - épisode number 9

Force est de constaster que mon accession au nirvana n'était pas prévue pour ce week-end.

Dans cette course effrénée au bureau parfait, mon Léon avait décrété que pour peindre, il devait absolument démonter le radiateur.

Le seul souci, c'est qu'un jour ou l'autre, il faut aussi le remonter.

Et c'est après des heures de travaux dans l'escalier que mon Léon, faisant fi de mes conseils empreints de sagesse fais-pas-ça-maintenant-t'es-crevé, a cru malin de s'y attaquer.

Alarmée par Miss Cocotine qui, voyant la situation dégénérer a senti que le moment était venu de prévenir Maman, déboula dans le jardin en criant :

Papa, ça va pas !

j'ai avalé mon étage en quatrième vitesse et c'est là que j'ai découvert le sinistre : mon jonc de mer était partiellement noyé et mon Léon maugréait ça-fuit en affichant une mine de déterré.

Probablement frappé d'amnésie, il en oublia de m'avouer qu'en s'énervant sur ledit radiateur, il avait aussi défoncé le placo et du même coup, dévasté la peinture à peine sèche. Ce que je ne manquerais pas de découvrir le lendemain, une fois qu'il serait bien planqué au boulot.

S'en est suivi un début de dépression caractérisé par des menaces j'y-touche-plus-à-ce-radiateur-plus-jamais ponctuées d'une soirée de silence éloquent.

Mon Léon n'aime pas l'échec.

Trois semaines étant passées depuis ce bide terrifiant, il s'est calmé et a bravement repris ses clés en m'enrôlant de force tu-vas-m'aider-je-fais-pas-ça-tout-seul. Le radiateur a été démonté et j'ai vidé et nettoyé les bassines. Puis, face aux deux énormes trous, dépité, il a remis rafistolage et rebouchage à la semaine prochaine. L'affaire demandait réflexion.

Ca casse le mythe, non ?
(chute soufflée par mon Léon lui-même. Une mine d'or, ce garçon.)

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15 septembre 2011

10/10

Après le jargon limité des Stroumpfs, je ne m'attendais pas à une telle explosion de vocabulaire. On s'insulte à tour de bras, certes, mais avec panache. Du coup, je me suis bien amusée. Excusez une telle trivialité de bon matin mais je n'ai pas pu m'empêcher de penser à ma-Bri-bien-aimée lorsque l'un des gamins a explosé d'un très poétique :

Les avis, c'est comme les trous de balle,

chacun le sien.

Et Miss Cocotine a bien retenu que le père de François 1er, c'était François 0.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

LG

3 juillet 2011

Un dimanche à la taverne

J'ai eu tellement de plaisir à mitonner tout ça pour mes invités que je suis à deux doigts d'ouvrir mon resto crétois dans le bled !

Merci les amis pour cette belle journée !

Les recettes sont celles de Koula Barydakis qui en propose plusieurs ICI et vend son livre LA. Cependant, elle m'a autorisée à en divulguer quelques-unes. Je vous prépare tout ça et je reviens.

J'en profite pour vous dire que si vous avez cette chance insolente de partir en Crète cet été, n'hésitez pas à faire un tour dans "Toutes les archives" en bas à gauche de ce blog. En remontant de la page 7 à la page 3 du mois d'août 2010, vous pourrez avoir un avant-goût du bonheur qui vous attend là-bas. Et si vous n'y allez pas cette année, cela vous donnera peut-être envie d'y aller l'année prochaine. Bonne balade.

En tout cas, si un jour, vous passez par Vamos, pensez à assister à la cooking lesson de Koula !

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Mes poivrons farcis :

Je lave, coupe en deux et épépine des poivrons rouges que je jette 5 mn dans l'eau bouillante. Je les laisse refroidir.

J'écrase un gros morceau de feta AOP que je mélange à 2 cs de crème fraîche, je poivre mais je m'abstiens de saler.

Je préchauffe mon four à 180°.

Je farcis les poivrons et je les parsème d'origan sec et d'un filet d'huile d'olive. J'ajoute des olives noires. C'est, en général, le moment où je pleurniche allègremment sur le fait qu'en grande surface, je n'ai jamais réussi à trouver des olives aussi bonnes que celles qu'on trouve en Grèce, et que je dézingue violemment l'ersatz trop salé que je suis en train de disposer sur mes poivrons.

Une fois calmée, j'enfourne entre 30 et 40 mn à 180° (attention, tous les fours sont différents, vérifier la cuisson).

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Le tzatziki de Koula :

Parce que le Total n'est malheureusment pas vendu ici et que les yaourts soi-disant grecs que j'ai achetés au supermarché n'ont jamais eu grâce à mes yeux, voilà ce que je fais : dans un linge fin ou des filtres à café posés dans une passoire avec un saladier ou une assiette creuse au-dessous, je verse deux yaourts basiques et je les laisse égouter une nuit au réfrigérateur.

Le lendemain, je pèle un grand concombre et je le passe à la rape à gros trous. Je le laisse dégorger avec du gros sel dans une passoire pendant 20 mn et j'en extrais ensuite l'eau avec mes mains.

Je coupe une gousse d'ail et je l'écrase au mortier.

Puis dans un saladier, je mélange le concombre, le yaourt, l'ail, 2 cs d'huile d'olive, sel, poivre et de l'aneth.

Je laisse au réfrigérateur plusieurs heures avant de servir. C'est meilleur quand ça a bien mariné.

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Le hummous de Koula :

J'égoute une grosse boite de pois chiches et je garde le jus.

Je coupe un oignon et du persil, je presse un demi citron.

Je mets dans mon robot les pois chiches avec un peu de jus, l'oignon, le persil, le jus d'un demi citron, sel, poivre et 2 cs d'huile d'olive. Je mixe en vérifiant la consistance et je goûte pour corriger l'assaisonnement.

Je laisse au frais plusieurs heures avant de servir. Ca aussi, c'est meilleur quand ça a mariné.

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Et voilà mes petits drapeaux grecs (fichier Powerpoint, à coller sur de petits pics) si vous souhaitez vous lancer dans l'aventure : Petit_drapeau_grec

31 octobre 2010

Une bouffée d'air frais

Je ne vais pas vous apprendre que l'arrivée d'un enfant chamboule la vie d'un couple.

Quand Miss Cocotine a pointé son charmant petit nez dans notre univers, l'homme n'a plus eu d'yeux que pour elle et je me suis vite aperçue que les escapades en amoureux, c'était fini, il n'en avait plus besoin. Sur fond de lève-toi-c'est-ton-tour-allez-bouge et alors-elle-a-fait-sur-le-pot-ou-pas, l'ambiance s'est connectée en mode premier âge, me transformant peu à peu en une grosse chose frustrée.

Les années passant, la petite a étrangement poussé et ce que j'attendais secrètement est arrivé : elle a commencé à dire NON à son Papounet chéri.

C'est sans doute pour ça qu'un jour de septembre, l'homme est revenu vers moi avec ce qui avait rudement l'air d'une proposition de sortie à deux : "Y'a Guillon qui passe à Nantes."

L'impossible s'est finalement avéré possible. J'ai trouvé une baby-sitter-à-la-hauteur-de-ses-espérances et hier soir, à 19h30, on a mis les voiles bras dessus bras dessous en lui laissant une Miss Cocotine ravie de nous voir déguerpir.

Comment vous dire ?

Ca m'a fait un bien fou.

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DIMANCHE 9h16 : Nom d'un chien, les filles, vous décanillez à 8h00 le dimanche pour bloguer ou c'est l'effet une-heure-en-plus ?

GUILLON, MES CHERIES, C'ETAIT DEMENT !

MERCI POUR VOS COM' ET BON DIMANCHE !

13 octobre 2010

Je donne tout

L'homme et moi, ça fait belle lurette qu'on l'a fait.

Qu'on a fait quoi ?

Parler du don d'organes.

Et depuis, on trimbale nos deux petites cartes partout.

Au cas où quelqu'un voudrait de ma rate, de mon foie, de mes reins ou de mon coeur. La panoplie a quelques heures de vol mais bon, si ça peut repartir sur le marché de l'occasion et faire des heureux, je suis partante.

Certaines cartes ont plus de valeur que d'autres. Si vous avez envie d'en avoir une, vous aussi, un clic sur la photo et vous saurez tout.

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9 juillet 2010

Good girl

Je vous l'ai déjà dit, j'ai gardé mon âme d'enfant, et pour moi, la nouvelle année pointe toujours son nez à la rentrée des classes.

Pour fêter la fin de ces longs mois de 2009-2010 passés à rechercher un emploi de gestionnaire commerciale dans le double four et ce changement d'aiguillage motivé par une envie étonnante de travailler pour mon prochain plutôt que pour un vilain patron qui ne manquera pas de me licencier dès son premier caprice, j'ai pris la décision de me qualifier de GOOD GIRL (malgré mon 10/20 peu clinquant en bureautique...) et de m'offrir un cadeau pour l'occasion.

Rien d'extravagant. La rue Crébillon ne fait pas partie de mes lieux d'errance favoris et je ne suis pas une collectionneuse invétérée de talons trop hauts, de montres m'as-tu-vu ou de sacs-qui-valent-un-SMIC. Et puis franchement, traîner la rue par cette chaleur, il ne faut pas craindre de finir en flaque d'eau.

Mon bonbon anglais, je l'ai trouvé au frais, dans le noir et entourée de fauteuils vides. Un très joli moment bourré d'émotions qui poussent à sortir son mouchoir. J'AI ADORE !

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15 mars 2010

Du pain sur la planche

Trois ans que je fais mon pain dans une MAP Euréka achetée à La Redoute. Des années à nourrir la Cocotine's family pour quelques dizaines d'euros, a priori, c'était la bonne affaire. Oui, mais voilà. La cuve anti-adhésive a très vite perdu de sa superbe, m'amenant ainsi à me poser cette question pertinente :

Manger du pain aux miettes de Téflon
est-il vraiment raisonnable ?

J'ai fermé les yeux un certain temps puis le démoulage devenant de plus en plus pénible, j'ai fini par décréter que ça ne pouvait plus durer. De là, j'ai erré des heures sur les forums divers et variés pour prendre un peu la température. J'ai découvert que j'étais loin d'être la seule déçue dans l'histoire de la MAP et le résultat des courses est plutôt affligeant de banalité.

Il serait idiot de remplacer la cuve et les deux pales pour la somme faramineuse de 76 € puisqu'une MAP similaire neuve me coûterait moins cher.

D'où un désamour pour ma vieille MAP qui m'a poussé vers une étude minutieuse de ce marché si juteux. Il en est ressorti que comme dans beaucoup de domaines aujourd'hui, moins on paie et plus la qualité est douteuse. Autrement dit, j'en suis à envisager d'opter pour une Riviera & Bar qui selon les avis des utilisateurs, paraît un peu plus costaud et fiable. En tout état de cause, aucune marque ne propose pour la cuve d'autre revêtement que du Téflon (à moins de payer un prix exorbitant et sans garantie, d'ailleurs, de plus de qualité, si j'en crois les détracteurs de la cuve en schiste qui, de surcroît, ne semble pas en vente en France ; bref, un casse-tête).

Je me serais volontiers passée de ce nouvel achat et mettre à la poubelle une MAP qui fonctionne très bien me laisse dubitative par les temps qui courent. En agissant ainsi, je n'ai pas le sentiment de faire un geste énorme pour l'environnement.

Du coup, je retourne chez le boulanger mais comme celui qui fait du pain correct est trop loin de chez moi, je dois prendre la voiture.

Ridicule, non ? C'est typiquement le genre de sujet qui me hérisse le poil. Je suis de bonne volonté mais aucun fabricant n'apporte une solution écologique à mon problème. Bien au contraire. On continue à produire de la médiocrité pour nous pousser à jeter très vite et ainsi racheter à intervalles réguliers.

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4 mars 2010

5 par jour

Moi : Allez viens ma Cocotte !

Miss Cocotine, un peu fâchée
: Veux pus ma Cocotte. Je suis pas une cocotte.

Moi : Ah bon, je n'ai plus le droit de te dire des mots doux. Ma biquette, ma crevette... Non plus ?

Miss Cocotine
: Non. Pus les animaux. D'accord les roses, les fruits et les légumes...

Moi : D'accord. Cinq par jour minimum alors !

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22 février 2010

Back from Brittany

Comment vous dire ?

Il fallait larguer les amarres.

Certaines ont pris Joe Dassin au pied de la lettre. Ca m'a fait glousser.

J'aurais bien voulu mettre le cap sur l'Amérique mais je n'ai pas dépassé Carnac et Pornic.

Je ne vous reviens pas cousue d'or et brodée d'argent mais plutôt sans un sou.

Mais qu'importe. Les comptes, ce sera pour demain.

J'ai des images de bonheur que je n'ai pas l'intention de regarder seule. A quoi bon ?

Partager, y'a que ça de vrai.

Merci pour vos mots tellement bénéfiques.

Dans le jardin, les crocus ont explosé.

En quelque sorte, on est sauvé.

PS : La chanson de Joe Dassin collait à nos velléités d'évasion au Québec en 2001.

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26 février 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty four

Constatant que les rats quittaient le navire, l'homme, penaud, a peaufiné le nettoyage du carrelage en tête-à-tête avec lui-même, et dès notre retour de Pornic, sa petite apprentie l'a aidé à jointoyer. Au moins, elle ne pourra pas nous reprocher de l'avoir écartée des filières-manuelles-qui-rapportent-beaucoup-plus-gros-qu'un-Bac+++++.

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26 février 2010

User et abuser du Carpe Diem

Prendre ses distances avec la crêpière alors que l'hiver n'est pas officiellement enterré, ça frise l'utopie. Pour tenir le coup aujourd'hui, j'ai trouvé trois idées épatantes :

- me sauver chez Madame Un jour après l'autre et méditer sur le concept des Tontons Flingueurs : "Mais moi, les dingues, j'les soigne. J'm'en vais lui faire une ordonnance. Et une sévère ! J'vais lui montrer qui c'est, Raoul. Aux quatre coins de Paris, qu'on va le r'trouver, éparpillé par petits bouts, façon puzzle. Moi, quand on m'en fait d'trop, j'correctionne plus, j'dynamite, j'disperse, j'ventile !"

- écouter et ré-écouter Empire of the sun que j'ai découvert grâce à Madame Le Presbytère, que je bénis, du coup.

- appeler mon coiffeur au secours pour lui mettre une pression de Cocotte-Minute : "Débrouillez-vous comme vous voulez mais faites de moi une autre."

Ca va m'aider à survoler cette journée de soleil intermittent avec insouciance, dans l'attente du retour du guerrier, parti dispenser son savoir par-delà les mers.

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Illustration Gil Elvgren

26 février 2010

Un truc de ouf

Moi qui suis de la génération de La Boom, vous pensez bien que je n'allais pas rater ce film. Evidemment, Miss Cocotine allant sur ses six ans, j'ai regardé ça très détendue et certaines réparties m'ont bien fait rire. Quand on se souvient que le truc le plus subversif que faisait l'ado dans La Boom, c'était de coller un sens interdit sur la porte de sa chambre... Les temps changent mais au final, on parle toujours  de la même chose : l'amour dans tous ses états.

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8 février 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty three

Pas question de lâcher le morceau et de remettre les finitions à la Saint-Glinglin. Dimanche matin, c'était reparti pour un tour. Et quel tour ! Ce tablier de baignoire nous a mis la rate au court-bouillon. Il a fallu d'abord scié le panneau aux bonnes dimensions, puis se débrouiller pour le fixer correctement. Une sorte d'épreuve.

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Une fois les pieds vissés, l'étape suivante, c'était d'ouvrir une trappe pour permettre l'accès à la tuyauterie en cas de fuite éventuelle. Beaucoup plus  sage à nos yeux que d'être obligé de péter toute la paroi à coup de masse et de n'avoir plus que ses yeux pour pleurer.

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Puis la question mais-comment-on-va-bien-pouvoir-combler-ce-maudit-angle nous a occupé pendant une bonne heure. Là, du côté de l'homme, j'ai senti que ça commençait à flancher dangereusement. Mais impossible de le soutenir, bien trop occupée que j'étais à répéter en boucle j'en-ai-plein-le-dos-de-ce-truc-de-dingue.

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L'ambiance étant au top, il était temps de parier sur l'option lunch-qui-tient-au-corps pour récupérer quelques grammes d'optimisme et attaquer presque sereinement le carrelage. Et là, courageusement, on a commencé par recouvrir le petit coin. Pour ça, il a fallu quasiment replonger dans le programme de 5ème B, ce qui nous a mis les nerfs en pelote.

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L'ensemble à peu près ajusté, le moment est arrivé de carreler le tablier en commençant par la trappe et de calculs d'apothicaire en coups de truelles, on a vu le jour à la nuit tombée.

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Ce matin, l'homme tenait un mal aux doigts de pied du diable mais il était heureux d'ôter ses croisillons et de fantasmer sur l'instant imminent où il allait pouvoir rayer cette foutue ligne "Tablier de baignoire" de sa petite liste.

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A noter : L'homme a gardé le pantalon vert-cradouille, le tee-shirt-avec-la-petite-étiquette-là, les charentaises que vous aimez tant et les poses-quatre-pattes-fesses-en-l'air si chères à Chouchenn. Uniquement pour vous faire plaisir.

22 janvier 2010

Erosion bien orchestrée

<p><p><p><p><p><p><p><p><p><p><p><p><p><p><p>RE: A l'attention de M. Clément - Candidature responsable ADV</p></p></p></p></p></p></p></p></p></p></p></p></p></p></p>

Encore un mail d'une banalité affligeante ce matin...

Objet : Votre Candidature

Madame, Mademoiselle, Monsieur,

Nous accusons réception de votre candidature et vous en remercions. Celle-ci va être étudiée par le consultant concerné le plus rapidement possible.

Si vous n’avez pas de nouvelles de notre part dans les 3 semaines qui suivent ce courrier, veuillez considérez que malgré tout l'intérêt qu'elle présente, nous ne pouvons malheureusement lui donner une suite favorable.

Recevez, Madame, Mademoiselle, Monsieur, nos salutations les meilleures.

DUPONT Consultants

... en réponse à mon dossier de candidature pour le poste de mes rêves, repéré hier sur Ouest Job. Responsable ADV, avec une belle description qui correspond pile poil à mon expérience.

J'avoue m'être salement vautrée dans le fantasme. Une demi-heure. Puis je me souvenue :

- que depuis 6 ans, j'essayais vainement de retrouver ma place sur le marché du travail français,

- que cela faisait deux ans que je cherchais activement sur Nantes sans autre succès que cet entretien épouvantable du 24 décembre,

- que de Pôle Emploi où l'on m'avait menacée, en 2008, de me radier si je n'acceptais pas de faire de la soudure ou du service à la personne, aux boites d'intérim haut-de-gamme où l'on m'avait mis les points sur les i d'entrée en m'expliquant qu'un client qui se paie leurs services exige la collaboratrice parfaite, tout ce brave petit monde s'était soigneusement appliqué à m'envoyer au fond du trou.

Et tout ça à cause de quoi ?

A cause de mes terribles tares :

- Je n'ai pas travaillé comme salariée depuis mon licenciement à Bordeaux en 2003 (mais ceux qui seront assez assidus et tenaces pour suivre "L'herbe est plus verte ailleurs" découvriront bientôt pourquoi) et je suis donc cataloguée dans la pire espèce des chômeurs de très longue durée, des bons à rien incasables sur le marché, le cauchemar de notre gouvernement,

- J'ai eu successivement 40, 41, 42, 43, 44, 45 et 46 ans et j'ai bien peur que ça ne s'arrange pas,

- Je suis une femme qui a un enfant en bas âge et qui a commis l'erreur de compter ses couches et de remplir ses biberons.

Si vous ajoutez à ce tableau sombre le déferlement de cette crise financière puis définitivement économique, vous imaginez facilement que mon CV coule à pic au milieu des centaines de plus ci et de plus ça.

Ma copine Odile que j'adore car j'ai usé mes fonds de culotte sur les mêmes bancs qu'elle, me conseille aujourd'hui de ne pas baisser les bras.

Soit.

Je les garde en l'air mais uniquement pour lui faire plaisir. Car au fond, je suis comme mon CV. Je coule à pic.

Depuis cet épisode de coaching infructueux, je n'ai plus la foi, plus une once d'espoir pour continuer à écrire à des personnes qui sont tellement à l'aise dans leurs certitudes et leur confort qu'elles n'en trouvent même pas le temps de répondre poliment aux demandeurs d'emploi, plus un sursaut d'énergie pour m'obstiner à présenter mon nez cabossé à de nouvelles portes de saloon.

Si j'en crois ce que j'ai vu et entendu ici depuis deux ans, je suis foutue, rétamée, cuite, dans les choux.

Accessoirement, je vais me rencarder sur le minimum vieillesse et prendre rendez-vous chez Roblot pour choisir ma boite en sapin.

Et là, vous vous dites à juste titre : "Chez la Cocotine, bon sang, y'a plus que la musique qui est gaie !"

Faites comme moi, mettez-la à fond !

Et dans votre grande bonté, absolvez-moi...

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EDIT DE VENDREDI SOIR :

Comment ne pas vous faire profiter de cette phrase formulée par ma copine Odile et destinée à me botter le train ?

"Le boulot, c'est comme le vélo.

C'est inscrit dans le cerveau reptilien.

Ca ne s'oublie pas."

Enorme. Vous croyez que je vais oser lui balancer ça, au consultant que je manquerai pas d'appeler lundi matin ?

8 février 2010

La tarte pansement

Hier soir, après l'atelier carrelage, il fallait impérativement trouver du réconfort et comme je suis très motivée quand il s'agit de développer le côté épicurien de ma vie, j'ai opté pour la tarte aux poireaux qui apaise le carreleur.

La recette pour fainéantes au sommet de leur art :

- on lave 4 poireaux et on les fait cuire (moi, c'est vapeur Cocotte-Minute),
- on ouvre le frigo et on attrape une pâte feuilletée fabriquée par un industriel certes, mais un bon industriel (oui, ça existe),
- on la dispose dans son moule, on la picote un peu,
- on préchauffe le four à 180°,
- les poireaux cuits, on les mélange à 2 ou 3 cuillerées de crème fraîche,
- on remplit la pâte de ce mélange,
- on ajoute des carrés de Comté,
- on n'oublie pas sel, poivre, noix de muscade,
- et on enfourne 30 mn à 180°.

N'espérez pas de restes...

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21 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty three

L'homme pose beaucoup mieux qu'il ne prend les photos. Du coup, vous avez sans doute l'impression que cachée derrière mon viseur, je n'en rame pas une et que je ne fais que caqueter. Il est grand temps de remettre les pendules à l'heure. Qui est-ce qui a éliminé minutieusement toutes les traces de mortier sur le carrelage du mur et du sol ce matin ?

C'est ainsi qu'au chef de chantier qui m'a appelée à 9h45  pour me servir force impératifs, j'ai répliqué vertement : "Non mais qu'est-ce-que tu crois ? C'est déjà fait !"

Un silence en réponse. Le bonhomme en était comme deux ronds de flan. Et quelques secondes plus tard, j'ai entendu une voix douce me susurrer :

"Tu vois, j'aime bien travailler avec toi,

parce que t'es réactive et efficace."

Ca m'a donné une idée. Je vais ajouter cette expérience sur mon CV troué, histoire de clouer le bec à tous ces affreux misogynes intimement persuadés que quand on reste à la maison pour gérer les bambins, le cerveau s'atrophie instantanément.

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21 février 2010

En passant par là...

...j'ai trouvé vos com'...

Miss Butterfly, Christine, Maryline, Florence, Peau d'Anne, Lodulot, Béné, Abrakadabrante, Madame Lucienne, Sicotin, Chouchenn, Nath 46, Anne et Fab,

MERCI

Kalou, pour votre chemin particulier, si proche du mien, un clin d'oeil spécial. "Après tout, qui peut dire ce qu'est une famille ou une vie idéale ?". Personne. A deux, c'est bien aussi. Même bourrés de cicatrices.

Bonnes vacances pour ceux qui ont la chance d'en avoir et bonne semaine aux autres.

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30 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty one

Après le mortier et le papier de verre, le pinceau, c'est comme un gros gâteau truffé de pépites de chocolat. Atelier peinture cette après-midi avec une couleur choisie volontairement pour être indéfinissable. Un peu beige, un peu rosé, un peu grisée. Je vous l'annonce derechef :

Le vert est quasi dead !

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26 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty eight

Ce soir, atelier colmatage-ponçage-lissage exclusivement réservé à l'homme qui préfère la solitude à la compagnie d'une mégère vociférant : "Arrête, tu vas en coller partout, de la poussière, et moi, j'en ai ras-le-casque de passer mes journées à astiquer ! Toutes façons, je hais cette baraque, je déteste ce bled paumé et je veux trouver un boulot ! Tout ça, c'est de ta faute !" On se demande pourquoi...

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