L'avantage, depuis que je retravaille, c'est que je peux crâner comme-c'est-pas-permis en annonçant au bled entier :
Demain, je suis en RTT.
Je fais partie de la France qui se lève tôt. Immédiatement, je suis respectée et adulée.
C'est comme ça qu'hier, vendredi 23 décembre 2011, je me suis retrouvée seule à la maison avec la ferme intention de me reposer et de profiter de ces neuf heures de répit. Autrement dit,
j'ai aspiré, lavé, essuyé et brossé.
Sentant vite que je pourrais bien voir ainsi ma fameuse journée rien-qu'à-moi s'envoler en poussières, j'ai balancé chiffon et savon aux oubliettes et à 14h43, je me vautrai délibérément dans ce qu'il reste du tas de plumes, la main greffée sur la télécommande.
Le choix s'avèra difficile. En ces jours festifs, pas question d'aller piocher dans le cinéma indépendant mais plutôt de m'enfoncer dans une frivolité réconfortante.
J'ai penché pour une comédie en provenance directe des Etats Unis d'Amérique, dûment encensée par tout ce que ce pays compte de critiques mais qui, contrairement à l'effet escompté, m'a plutôt affligée.
Au bout d'une vingtaine de minutes, j'en étais à me demander pourquoi la mayonnaise ne voulait décidément pas prendre et pour quelles raisons obscures seuls les adjectifs "niais", "lourd", voire "vulgaire" étaient les premiers qui me venaient à l'esprit pour qualifier cette oeuvre estampillée "hilarant".
A l'essayage des robes, franchement pathétique, j'étais définitivement convaincue qu'on ne pourrait pas tomber plus bas.
Comment la presse a-t-elle pu crier au génie ?
Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?
