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Le petit monde de Cocotine
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20 novembre 2011

Le sauveur

Mon lopin de terre est certes charmant mais depuis que j'en suis l'heureuse propriétaire, j'essaie vainement d'éradiquer ces saletés d'othiorynques qui dévorent méthodiquement toutes mes feuilles tendres.

Et pendant que je dors à poings fermés, les lâches.

Fatigués de sortir ma panoplie de spéléo pour partir à la chasse à 23h56 et peu convaincus par l'effet des nématodes soi-disant utiles à 15 € le sachet, on avait fini par renoncer et s'accoutumer à la dentelle ambiante.

Et puis le soir d'Halloween, mon Léon est rentré avec un hérisson qu'il avait trouvé errant dans une rue du bled.

Tout le monde a sauté de joie et la bête tant espérée par la Cocotine's family a immédiatement été baptisée

Citrouille

puis déposée délicatement sur l'herbe pour poser afin d'immortaliser ce grand moment de vie.

Deux caresses plus loin, je lui ai souhaité la bienvenue et lui ai refilé sa description de poste :

"Tu te débrouilles comme tu veux mais tu me dévores tous les othiorynques du jardin, mon bonhomme. Tu vas voir, ici, tu es tombé dans une bonne maison. Vas-y, fais-toi plaisir, c'est buffet campagnard gratuit."

Là-dessus, on l'a laissé découvrir son nouvel univers, non sans avoir peur de le retrouver occis le lendemain matin pour cause d'indigestion foudroyante.

Depuis, plus de nouvelles, il est planqué toute la journée et malgré des recherches régulières et minutieuses, impossible de le dénicher. Et personne n'a encore eu le courage de faire sonner le réveil à 3h54 pour aller voir ce qu'il trafiquait.

Encore un qui n'a pas envie de faire partie de la France qui se lève tôt.

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2 mars 2014

Noeud gordien

Pour préserver ma santé mentale, j'évite toute réunion de famille depuis des années. Mais s'il fallait en passer par là, ça ressemblerait sûrement à ça.

Un film où les sentiments emmêlés donnent envie de rire et de pleurer. Les acteurs sont tous excellents, Meryl Streep et Julia Roberts sont carrément brillantes.

 "Thank God, we can't tell the future,

we'd never get out of bed."

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8 mai 2014

L'ombre et la lumière

Honnêtement, je n'avais gardé qu'un vague souvenir de cette lecture, même si j'aime bien Katerine Pancol. Peu importe, tomber systématiquement dans la comparaison entre un livre et le film qui en est tiré et en disserter pendant des heures, je n'en vois pas l'intérêt.

A l'écran, les deux soeurs et leurs démêlés m'ont fait passé un bon moment, et c'était mon but, de passer un bon moment, lorsque j'ai acheté mon billet.

Quant à la morale de l'histoire qui appuie sur le fait que quand on est superficielle et vénale, on finit mal, dans la vraie vie,

ça reste encore à prouver.

En tout cas, je vais essayer d'introduire subrepticement le concept auprès de la-blonde-avec-qui-je-suis-obligée-de-bosser-tous-les-jours.

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2 octobre 2014

Efkaristo poli

A la taverne Bloumosifi, on a juré-craché que,

jamais-trois-sans-quatre

un jour ou l'autre, on reviendrait en Crète.

Et puis, on a festoyé : fleurs de courgettes farcies, feuilleté au fenouil, pâtes fraîches, salade de roquette, saganaki (fromage de brebis frit).

On a bien fait.

Car une fois à Nantes-Atlantique, il faisait 15° de moins, et huit heures plus tard, j'allais retrouver ma collectivité bien-aimée.

C'est bien, les vacances.

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18 avril 2011

Bonne nouvelle

Vendredi, j'étais convoquée à Pôle Emploi suite à ma ré-inscription. Nouvelle agence apparemment neuve et baignée de soleil (un signe ?) et nouveau conseiller qui, en bon professionnel, a compris ma situation en quelques phrases.

Faut dire que j'avais tellement envie de débiter mon baratin à quelqu'un qui, loin des ânneries qu'on peut entendre à droite, à gauche, sait pertinnement de quoi le terrain est fait, que la synthèse de mes aventures est sortie cash, sans fioritures avec une introduction qui donnait le ton "J'suis au bout du rouleau.".

Et lorsque je lui ai demandé ce qui était mis en place suite aux promesses du président de la république concernant de nouvelles aides aux chômeurs de longue durée dans son show face aux français, devinez ce que j'ai entendu ?

Mais vous n'êtes pas chômeur de longue durée.

Vous venez de vous inscrire.

Hilarant, non ?

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10 mai 2011

Dompter ses ambitions

Comme chacun sait, on ne peut pas être au four et au jardin. De pain en pain, j'avais donc sacrément négligé mon lopin de terre. Il était temps de réparer ça et de m'agenouiller pour planter persil, lobelias, tomates, salades, soucis et coriandre. Vu mes échecs cuisants de l'an passé, j'ai sagement abandonné l'idée de multiplier les aubergines et les potirons. Vaut mieux miser sur ce que je maîtrise et partir gagnante.

Quoi ?

Je n'aime pas le risque, moi ?

Attendez, si jamais je lance une prod' géante de concombres et que je me retrouve avec un seul fruit de la taille d'un cornichon, je vais être obligée de venir pleurnicher ici et ma Bri me dira encore que je me vautre dans la victimisation.

J'ai ma fierté tout de même.

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28 juin 2010

Pêché mignon

L'homme m'en avait turbinée un litre l'année dernière. Complètement séduite, j'en avais passée tout de suite une seconde commande. Je viens seulement d'être livrée... A force de harcèlement, on parvient à ses fins.

DE LA GLACE A LA CARDAMOME...

Oui, je sais, je suis une vraie teigne de vous faire baver comme ça. Si vous avez un restaurant indien pas loin de chez vous, regardez la carte des desserts car c'est là que j'en ai mangée pour la premièr e fois. Si vous avez une sorbetière, la vie est belle.

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EDIT DE MARDI : Connaissez-vous le blog de cuisine "De vous à moi" ? Une perle ! Vous y trouverez dix recettes de glaces. Entre autres. A mourir de bonheur..

12 juin 2011

Mort d'un bureau - épisode number 6

Rien de tel qu'un petit before-after pour se mettre du baume au coeur en ce jour frois et pluvieux. La fameuse table aux deux allonges est enfin terminée. Elle nous a donné du fil à retordre car son plateau était recouvert d'un lino douteux qui avait beaucoup trop d'heures de vol à son actif (née en 1953, rappelez-vous !).

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Il a donc fallu tout enlever et trouver une idée pour le remplacer puisque le bois qui était en dessous était de mauvaise qualité. On a pensé à une feuille de zinc mais on n'a pas trouvé le fournisseur adéquat. Alors, j'ai opté pour un collage de vieilles cartes et pages de livres d'école chinés que j'ai animé d'images et de bons points.Le tour et les pieds ont été peints en blanc tout simplement.

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6 août 2010

Back from heaven

Pas question de me replonger de sitôt dans la real life du double four. Imbibée d'huile d'olive, gorgée de bouzouki et dorée comme un tiropitès, je suis et je resterai pour un temps, histoire d'oublier les sinistres 20° qui m'ont accueillie hier soir à l'aéroport de Nantes.

Grâce à Zeus, j'ai ramené dans mes bagages une petite carte insensée dans laquelle sont entreposées mille trois cent soixante images savoureuses qui me permettront d'affronter en paix les joyeusetés diverses et variées que mon karma douteux - mais somme toute relativement sympathique certains jours - pourrait bien m'avoir programmé pour l'automne-hiver 2010-2011.

Si vous mourez de bonheur quand les cigales vous pètent les oreilles, que rien ne vous enivre plus que de croiser un jasmin et que manger des figues sur l'arbre vous propulse direct au septième ciel, vous êtes définitivement la personne à qui j'ai envie de faire partager l'aventure gentiment trépidante et honteusement gourmande que je viens de vivre sur une île bénie des dieux...

YASSOU A TOUS,

I'M BACK FROM HEAVEN !

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14 août 2010

Et à table

Comme dit Koula, que serait un cours de cuisine si on ne mangeait pas ce qu'on s'est échiné à faire ? Un moment hors du temps, partagé avec quatre hollandaises et une norvégienne, adorables et pleines d'humour. Mes papilles en frétillent encore...

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A moi maintenant de faire entrer la Crète dans ma cuisine !

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28 septembre 2013

J'aime mon ciné

La seule incartade que j'ai commis ces dernières semaines, c'est de continuer à utiliser ma carte UGC. Et du coup, je viens ici, ce matin, vous livrer mes impressions à deux balles sur les derniers films que j'ai choisis.

Tout frais, j'ai emméné Miss Cocotine le voir hier soir, histoire qu'elle soit consciente, cette petite, qu'ailleurs, l'école est perçue comme un luxe. Les vrais héros de notre temps, ces gamins. Tous ces sourires, une leçon. Comme ils disent sur l'affiche : c'est extraordinaire.

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Gros pétage de plomb pour cette restauratrice qui vit avec sa mère. On la comprend, mais pour échouer dans un bar country perdu en pleine Bretagne profonde, faut vraiment que ce soit intense. Plus les kilomètres défilent, plus sa coiffure part en vrille et plus elle fume. Mais l'esssentiel, c'est que, bien loin de son point de départ, elle trouve son happy end.

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Survoler un bout de l'histoire des Etats-Unis aux côtés de Forest Withaker, j'ai adoré, en fait. Et Oprah Winfreh n'est pas mal non plus. Mon coup de coeur de ces derniers jours.

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Le sujet n'est pas des plus joyeux : le personnel embauché en contrat temporaire dans les centrales nucléaires, celui qui descend le plus au coeur. Mais comme j'aime bien Tahar Rahim et que je raffole d'Olivier Gourmet, c'est passé. A réserver pour le jour où vous vous sentez fort comme un roc.

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Celui-ci, je l'avais repéré mais raté au ciné. C'est un polar très bien ficelé et du coup, je l'ai propulsé en haut de mon top ten 2013. Je ne vous en dirai pas plus à part "Ne passez pas à côté.".

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Léon n'a pas forcément les mêmes goûts que moi. C'est étrange, mais à la longue, je m'y suis faite. Un soir de liberté, il a voulu m'embarquer voir ce polar qui ne me disait pas grand chose. J'ai suivi en râlant un peu et au final, à part la fin, j'ai trouvé l'ensemble assez divertissant.

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Benoît Poelvoorde, comment dire ? Je l'aime plus que de raison. Et puis, se trouver une place sur la terre, depuis que je suis en âge de raisonner, c'est une question qui me hante. Alors, forcément, cette histoire m'a remuée.

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6 novembre 2013

Mon Grand Prix du mercredi

L'automne qui prend ses aises dans le double-four, mon état comateux de nearly fonctionnaire-pour-le-reste-de-ma-vie et ma nostalgie crasse du bitume parisien, tout ça m'a donné envie de m'offrir une demi-journée de RTT.

Pour mévader à New-York dans les années 60.

Pas pour récurer les cuivres ou préparer le pot-au-feu du dîner dans un joli petit tablier brodé, mais pour trouver un loser encore

plus loser que moi.

Evidemment, ça m'a bien fait rire.

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11 novembre 2013

En solitaire à deux

Pour traverser ce 11 novembre évidemment grisâtre, j'ai décidé de lâcher les amarres. Et vu que, depuis ma classe de voile de CM2 pilotée par la redoutable Madame Calbachère - ne cherchez pas pourquoi je déteste la Bretagne, c'est elle qui m'a traumarisée avec son pull de matelot et sa moustache - et mon stage de catamaran à l'UCPA des Saintes, je n'ai jamais refait un noeud marin, j'ai appelé François Cluzet à la rescousse. Arrivée aux Sables d'Olonne, je me suis dit que j'avais bien fait de parier sur lui. C'est un grand.

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18 novembre 2013

Promenade en forêt

Il m'arrive souvent, en forêt, d'entourer un tronc de mes bras et de murmurer : "Les arbres sont mes amis." et de n'obtenir, comme réaction, que raillerie. Samedi, dans la salle de mon UGC préféré, je me sentie enfin comprise. Un vrai coup de coeur pour le botaniste Francis Hallé et ses superbes dessins.

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15 décembre 2013

My Christmas carol

Ambiance sanatorium pour notre déjeuner dominical entre filles, il fallait bien se faire plaisir entre deux quintes de toux. Alors on a invité Scrooge à partager nos plateaux repas.

C'était audacieux,

mais finalement très pratique pour expliquer à Miss Cocotine pourquoi des Noëls en famille, je n'en avais pas eus depuis des décennies. Des pingres, des suspicieux, des vilains, mon arbre généalogique en était plus farci qu'aucune dinde ne le serait jamais, et manque de bol, aucun esprit bien intentionné n'était jamais venu leur rendre visite à une heure du matin. Zeus sait à quel point j'ai pu lutter toute ma vie pour ne pas leur ressembler, j'en suis usée.

Mais bigre de bougre,

mes fêtes 2013

seront aussi belles

que l'happy end du conte de Dickens !

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12 janvier 2014

En manque de neige

L'hiver étant beaucoup moins glamour dans le double-four qu'en Franche-Comté, il faut être très fort psychologiquement pour ne pas avoir envie de retraverser la france illico. Ou alors

aller au cinéma !

Une jolie version de la série que je regardais étant petite avec cette curieuse sensation, grâce à la musique, de replonger très loin dans mon passé.

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Plus pour ma fille que pour moi qui me suis ennuyée à cent sous de l'heure.  N'y allons pas par quatre chemins, j'ai trouvé l'histoire assez niaise et les chansons vraiment navrantes. Même si le graphisme est époustouflant, seuls le bonhomme de neige et le cerf m'ont amusée.

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26 janvier 2014

Les fumiers

Pour être honnête, je n'avais pas très envie d'aller voir ce film, luxure, drogue et vulgarité n'étant pas forcément ma cup of tea, surtout quand les orgies reviennent à l'écran toutes les quatre minutes. Pourtant, Leonardo di Caprio y est magistral dans ce rôle de gourou qui manipule tout ce qui bouge et dont l'unique valeur est l'argent.

Les Barbies qui pullulent, les lignes et cachets qu'on n'arrive plus à compter et les liasses de dollars qui filent en Suisse,

j'aurais volontiers collé un smack au type du FBI

(non, Triskell, ce n'est pas Bill Nighy)

qui vient fourrer son nez là-dedans et qui, assis un jour dans le métro, regarde les victimes potentielles de ces escrocs tirer une mine de cent pieds de long.

C'est bigrement cinglé et ça donne envie de vomir.

Mais ça, on le savait déjà.

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31 mars 2014

Open

Ce week-end, j'ai largué ma small family pour perdre 20 ans et faire la fête avec cette bande de gazelles déboussolées.

Ca m'a rappelé mes samedis soirs des années 90 quand je courais d'une soirée médecine à une soirée pharma avec ma copine Pascale pour oublier nos rêves de Cendrillon, nos divorces à la con et nos aventures bidons.

Les mêmes peurs, les mêmes déboires, les mêmes lendemains amers.

Même pécho, ça se disait déjà, non ?

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8 mai 2014

Pour l'amour de Woody Allen

L'autre jour, dans la salle dite de convivialité, l'un de mes collègues préférés, un ancien de l'armée, s'est mis à parler ciné.

Un pur moment de bonheur.

Pour planter le décor, c'est le genre de gars qui enchaîne les plaisanteries douteuses et qui en rit grassement. Un de ces quatre, il faudra que je pense à lui lancer un Monsieur-Sylvestre-sors-de-ce-corps, même si j'ai bien conscience qu'il ne saisira pas forcément le fond de ma pensée.

Quoiqu'il en soit, l'énergumène me regarde et me dit : Tu vas voir Captain America ?

J'ai pouffé et je lui ai répondu : Ben, non. En fait, tu n'as peut-être pas remarqué, mais on n'a pas franchement les mêmes goûts, tous les deux.

Un deuxième larron s'est mêlé de la conversation : Ouais, c'est comme ma copine, elle veut m'emmener voir... euh... je sais pas quoi... Almodovar... Oh la la...

Et là, il réfléchit - si, je vous assure, ça y ressemblait, en tout cas - et lance ce qu'il considère sûrement comme la vanne du siècle : Remarque, y'a pire, y'a Woody Allen !

Je me suis contentée de leur dire avec conviction :

Justement, moi, j'adore Woody Allen !

Le retraité de l'armée m'a fixée, l'air paumé : Ah ouais, c'est spécial, hein, Woody Allen...

Epuisée par la profondeur des dialogues, je me suis retirée.

C'est épatant, la convivialité.

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24 mai 2014

Un before-after sur le feu

La mitoyenneté, ça a ses limites.

Quand les murs imposés par les voisins sont décidément trop vilains, il faut prendre les choses en main.

Après quelques échanges au plus haut sommet du style j'en-peux-plus-de-ce-crêpi-pourri, ben-faut-le-faire-sauter, ça-va-pas-c'est-pas-à-nous-le-mur (je suis la voix de la raison, qu'elle a dit, la psychothérapeute de couple), m'en-fous-il-verra-rien-il-est-pas-là, OK-t'assume, Léon a farfouillé dans sa boite à outils et attrapé l'escabeau.

La pierre est apparue.

Fier de lui, mon hyper-actif s'est emballé, a frôlé la crise d'hypoglycémie et m'a pété deux marteaux.

La semaine a passé, il a eu d'autres chats à fouetter.

J'ai respiré.

Et à midi, quand j'ai tenté un on-fait-quoi-cette-aprèm', il m'a dit eh-moi-j'ai-mon-mur-à-faire.

Il est déterminé, Léon-le-garçon.

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3 juin 2014

L'argent ne fait pas le bonheur ?

Je vous avais déjà livré mon commentaire à deux balles sur le livre en 2013. Dans cette adaptation, j'ai bien aimé le jeu de Mathilde Seigner et les seconds rôles m'ont amusée. Quant à savoir s'il vaut mieux vendre du fil à Arras en plaisantant plutôt que de vivre dans une villa avec vue sur mer en tirant la tronche, je donne ma langue au chas.

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23 juin 2014

We'll dance the night away

Fuck-à-mon-nerf-sciatique, hier, j'ai embarqué la Cocotine's family dans le New Jersey des fifties.

Et croyez-moi, 2h14 sur la fesse gauche, il fallait que je sois motivée.

Mais les Four Seasons m'ont hypnotisée.

Et ça, c'est au moins aussi jouissif que la poudre d'opium que le toubib m'a refilée.

Sherry, Sherry baby...

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21 septembre 2014

Embarquement à Plaka

En 2010, Koula m'en avait parlé durant son cours de cuisine et l'année dernière, j'ai lu le roman de Victoria Hislop.

Cette année, en préparant mon escapade en Crète, j'avais deux buts : aller chez Botano et

visiter Spinalonga.

Comme le Routard le préconisait, on s'est levés très tôt pour tailler la route vers le nord et on a embarqué à Plaka.

C'était bien vu, l'île était quasi déserte et on a échappé aux centaines de touristes qui n'ont pas tardé à être déversés par les bateaux d'Elounda ou d'Agio Nikolaos.

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3 juin 2014

Parfois, le mauvais train peut vous amener à la bonne gare

Tendresse, subtilité, élégance, voilà un film épicé que j'ai adoré.

Jusqu'ici, je vivais paisiblement sans soupçonner l'existence des Dabbawallahs, mais après la projection, je me suis penchée avec gourmandise sur les explications du réalisateur Ritesh Batra :

Les «Dabbawallahs» rassemblent environ 5000 livreurs de Lunchbox. C’est un métier qui se transmet de père en fils. Tous les matins, les Dabbawallahs amènent les plats chauds préparés par les épouses sur le lieu de travail de leurs maris, puis ils retournent les boîtes vides l’après-midi. Depuis 120 ans, ils ont permis à la population de Bombay de consommer des plats faits maison au bureau. Ils se déplacent avec aisance à travers le réseau ferroviaire surchargé et les rues chaotiques de la ville. Les Dabbawallahs sont illettrés et emploient un système de codage complexe de couleurs et de symboles pour réussir à livrer les Lunchboxes dans ce labyrinthe qu’est Bombay. L’Université d’Harvard a étudié leur système de livraison et conclu que seulement une Lunchbox sur un million n’était pas livrée à la bonne adresse. THE LUNCHBOX est le récit de cette exception.

Voilà, si vous voulez vivre un moment de bonheur intense, vous connaissez la recette.

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13 décembre 2014

Salles obscures

Insatiable d'images, d'histoires, d'émotions, je suis. Deux polars bien fichus, surtout le premier avec le tandem beaux-gosses-mais-pas-que Dujardin/Lellouche, un drame de Mélanie Laurent si bien goupillé que j'ai adoré et un Astérix aussi divertissant pour moi que pour ma fille.

C'est tellement agréable, d'aller au ciné !

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