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Le petit monde de Cocotine
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26 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty seven

Ce matin, je me tâte pour alerter l'inspection du travail du double four.

L'homme m'est tombée sur le poil - et faut bien avouer que l'expression coule de source quand on s'attarde un peu trop sur mes mollets de carreleuse -  hier soir à 20h05 précises :

"Allez, t'es prête ? On y va."

J'étais alors en train de m'assurer que Miss Cocotine ne brossait pas qu'une dent sur deux, tout en gratounant la cocotte. Ce qui relève de l'exploit le plus phénoménal quand on n'a qu'un seul bac en inox.

Accessoirement, j'avais ma journée dans les pattes et personne ne peut contester le dévouement extrême dont j'avais fait preuve le matin même en me trimballant de chez Brico-Dépôt à Casto.

Et la cerise sur le gâteau, c'était que, poussée par l'homme me répétant "Vas-y, t'as rien à perdre !" et par ma copine Odile qui souhaitait "me diffuser des ions ravageurs", je cite, j'en étais arrivée à la conclusion qu'il fallait effectivement tenter le tout pour le tout. A mon consultant préféré, celui dont l'assistante se prend pour une armure médiévale, je pondis une bafouille bien tournicotée, histoire de faire l'article, une seconde fois, de mes compétences inégalables.

Fallait croire que mon bel effort ne serait pas récompensé. A 19h30, le type n'avait toujours pas daigné me convoquer pour signer le contrat.

Résultat des courses : le premier qui aurait l'audace de se frotter à la Cocotine enragée, allait forcément s'y piquer.

Mais manifestement, l'homme se tapait autant le coquillard de mes échecs de communication que de l'état de mes cernes. Seul son chantier importait.

Pendant que j'essayais de convaincre Miss Cocotine de rester allongée et que, pour bien me mettre la rate au court-bouillon, elle négociait une troisième histoire, l'homme, penché sur sa carrelette avec l'objectif de boucler le débat le soir même me réclamait à corps et à cris, et tant pis si je ratais mon-PDPA-au-moment-où-il-serait-donné-en-pâture-à-onze-gueux-voraces-mais-néanmoins-bien-élevés.

Ca frisait le harcèlement moral.

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Grâce à Dieu et surtout à notre mental de feu, il ne restait plus que quelques rangs à se colleter. La tâche fût exécutée en silence et l'opération rondement menée.

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Gentleman, l'homme me laissa même conclure et immortalisa l'instant sans songer que ça pourrait constituer un début de preuve pour le dossier que je m'apprêtais à soumettre aux Prud'Hommes pour heures de nuit non rémunérées.

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A 21h15, l'affaire était faite et c'est donc en grandes pompes que je peux ce midi vous annoncer la nouvelle...

LE DERNIER CARREAU A ETE COLLE HIER SOIR

Alors, des vocations ?

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27 janvier 2010

La crêpe qui sauve

En cet hiver 2010, faut bien reconnaître que je suis comme-qui-dirait au creux de la vague. Alors pour passer le cap et voir les crocus exploser,

je mise tout sur la crêpe.

Une idée qui s'est imposée à moi mardi matin quand en flanôchant au rayon poêles d'Auchan, j'ai soudain eu ce coup de coeur inexplicable pour une crêpière noire à 5,75 €.

C'est ainsi qu'après avoir testé la crêpe au rhum, j'ai embrayé sur la crêpe à la vanille et comme j'ai toutes les réserves nécessaires de Grand-Marnier, Amaretto, Cointreau, fleur d'oranger pour multiplier les expériences, je sens que ma dépendance à ce genre de paradis artificiels va me mener tout droit à la décadence, phénomène dont je prendrai pleinement conscience en mai lorsque je pénètrerai dans une cabine avec trois maillots dans le panier.

D'ici là, FAUT BIEN VIVRE !

La recette-qui-sauve :

- Faire chauffer 1/2 litre de lait avec un bâton de vanille
- Oter du feu, couper les gousses et gratter les grains
- Laisser refroidir
- Dans le bol du mixer, mettre 4 oeufs, 3 cc de sucre et une pincée de sel, touiller
- Verser un peu de lait dans ce mélange et touiller à nouveau
- Ajouter petit à petit 250 g de farine en faisant attention aux grumeaux
- Rajouter le reste du lait
- Laisser reposer une nuit

Le lendemain, trois coups de louche et vous pouvez vous empiffrer sauvagement et sans aucun état d'âme. Ou presque.

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20 janvier 2010

Mes antidotes

Pouffer comme une nouille, c'est un pansement qui en vaut bien d'autres. Ce matin, je vous dévoile mes thérapeutes préférés. En user sans prescription et sans modération.

Daniel Morin parfois accompagné d'Albert Algoud (France Inter chez Bern)

David Lowe (chez Bern le mardi)

Stéphane Guillon (France Inter chez Demorand)

Les Guignols de l'info (Canal +)

Didier Porte (chez les deux)

François Morel (chez Demorand)

SAV des émissions d'Omar et Fred (Canal +)

Chris Esquerre (Canal +)

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7 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number seven

Vous vous souvenez de ça ? A partir méditer en Baie de Somme, j'en avais presque oublié que ma salle d'eau ressemblait à celle des Thénardier.

Or, l'heure a sonné de TOUT PETER LA D'DANS !

Le plombier arrive lundi à 8h30.

En clair, ça veut dire que dimanche, le chantier démolition sauvage démarre dès potron minet. L'homme aiguise sa hache avec la ferme intention de mettre la bathroom totalement à nu.

Autrement dit, je n'ai plus que quelques jours pour me faire à l'idée que la semaine prochaine, je devrai prendre ma douche dans l'évier.

Et vous savez quoi ? Le pire de tout, c'est que Brico-Dépôt va revenir dans ma vie dès samedi...

Plaignez-moi s'il-vous-plaît.

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EDIT DE VENDREDI MATIN : L'homme est à bloc. Hier soir, j'ai été convoquée jusqu'à 22h35 pour une réunion de chantier. Tout est planifié au petit poil pour la semaine prochaine. Dimanche 17, je pourrai me baigner en contemplant mes nouveaux carreaux ! D'ici là, j'ai du boulot. Le chef m'a filé une mission de la plus haute importance : "Demain, tu vas sur le Net regarder comment on pose du carrelage." Comment vous dire ? Pour l'instant, ON Y CROIT !

5 janvier 2010

The cream of the crop

On l'a découvert le 28 décembre après avoir discuté le bout de gras avec un type très gentil chez No Shoes. Le 1er janvier, on y a campé toute la journée en testant tour à tour tous les fauteuils du salon.

Les Tourelles

Voilà notre coup de coeur en Baie de Somme. Le déjeuner était parfait et les enfants n'y sont pas pris pour de vulgaires mangeurs de purée-jambon. Pour 9 €, une assiette copieuse de crevettes roses, un poisson-julienne-de-légumes-courgettes et l'inévitable esquimau au chocolat. De quoi en faire de vrais gastronomes en culottes courtes.

Les grands ne sont pas en manque. Un menu impeccable à 23 €, un autre à 34 € pour les grosses fortunes ou pour ceux qui veulent fracasser le cochon, un jour de gloire.

Au salon, des rayons de soleil qui chatouillent le bout du nez, une vue sur la mer qui s'en va et qui revient, des magazines qui ne datent pas de 2006,  et du thé du Palais.

Du bonheur à en soupirer d'aise, je vous dis.

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16 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number sixteen

Ce matin, j'ai enfin décroché mon petit job d'hiver. Un "Viens, j'ai besoin de toi, faut qu'on mesure !" de l'homme et mon CDD était signé. Je me suis présentée sur le chantier, toute d'horreurs vêtue, prête à effectuer les divisions les plus tarabiscotées. Deux QI, c'était pas de trop pour partir gagnants. Le ragréage ayant une bonne tête, il s'agissait de passer à la pose à blanc des carreaux de ciment gris clair et gris foncé. Fier de lui, le boss m'a serré la paluche et bras dessus-bras dessous, on est partis déjeuner chez Laurence pour fêter cette réussite incomparable.

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15 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number fifteen

Début janvier, espérant que l'homme allait m'enrôler comme sous-chef de chantier, j'avais senti l'opportunité de me recaser enfin et je m'étais dit : "Enfin un poste à responsabilités dans lequel je vais pouvoir m'épanouir pleinement..."

C'était sans compter les viles intentions de l'homme qui, certainement pour se venger de mes moqueries  lorsqu'à la lecture du premier devis, il avait déclaré d'un air revanchard : "Je vais tout faire moi-même !", m'a cantonné aux plus basses besognes.

Tenez, ce matin, par exemple, j'ai dû courber l'échine sous ses : "Coupe ! Rebranche ! Coupe ! Rebranche ! Coupe ! Rebranche !" pendant que le chef électricien opérait.

Cette après-midi, j'ai été réquisitionnée pour touiller l'enduit de ragréage à 400 tours minute, puis le chef carreleur m'a arraché l'engin des mains me renvoyant sans ménagement à ma condition de mauviette.

Alors je suis partie tricoter en me disant que le point positif dans tout ça, c'était que j'allais pouvoir assouvir tous mes fantasmes en batifolant avec le carreleur et l'électricien sans même avoir à me confesser...

Bref, le ragréage est bouclé. Y'a plus qu'à croiser les doigts pour que ça se lisse et que ça devienne plan. Des heures de suspens insoutenable !

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18 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number seventeen

Samedi, 15h30. Repus et heureux, il était temps, de réintégrer la chaumière pour reprendre le chantier. C'était pas le tout, de traîner le pavé à Nantes. Fallait attaquer le mur.

Leçon n° 2 : Qu'est-ce-qu'on peut faire quand on a un mur recouvert d'un carrelage dont on ne veut plus ?

Passé les grandes certitudes "Moi, faire du carrelage, n'y pense même pas !" et la spéculation "Je parie que ceux d'avant, ils n'ont pas mis de sous-couche.", tu passes directement à la case carreleur en ignorant Question Maison. Tu t'en prends pour 1700 € et la mort dans l'âme, tu pars pour des semaines de déni.

Un jour d'utopie, l'homme tente de faire sauter deux petits carreaux et quand tu observes le résultat, t'as l'impression qu'un chien enragé a dévoré ton placo. Clairement, c'est pas la bonne solution. A moins que tu ne te résolves à casser toutes les cloisons et à contacter d'urgence le CNED pour ajouter un CAP de plaquiste à ta boite à diplômes. Prudente, tu abandonnes l'idée.

Le mystère reste entier. La façon dont tu vas bien pouvoir éliminer ce maudit carrelage vert de ta vie va te brouiller les neurones pendant plusieurs mois. Y coller de nouveaux carreaux te paraît pour le moment insensé. Bercée par de jolies images de papier glacé, tu vas avoir l'idée saugrenue de tout recouvrir de lattes de bois. Ton menuisier accueille le projet avec circonspection et d'un haussement de sourcil quasiment imperceptible, il refuse poliment le chantier en t'aiguillant vers Réseau Pro. Tu vas y passer des heures à cogiter, harcelant le vendeur de "Et si je mets ci, et si je mets ça ?".

Tu es prête à charger des dizaines de lattes de bois quand un beau matin, tu découvres que certains osent du zinc dans leur salle de bain. Tu te dis que cette fois, tu la tiens, l'idée démente, même si quelques doutes subsistent sur le rendu final. Alors tu rencontres ton couvreur préféré et tu attends tranquillement son verdict, persuadée que trois petits bouts de matière ne vont pas te trouer le porte-monnaie. Trois semaines plus tard, son devis de 900 € te plonge dans un abîme d'incertitudes.

Comme au jeu de l'oie, tu te retrouves à la case départ, sonnée.

Et puis un samedi ordinaire, l'homme te traîne chez Casto où tout en maugréant, tu croises des carreaux-de-ciment-qui-ne-viennent-pas-de-chez-Josse-comme-dans-Côté-Ouest mais qui se défendent bien. En un clin d'oeil, ton destin bascule. Et pourquoi ton nouveau sol ne ferait pas dans l'échiquier gris clair et gris foncé ? Sur ta lancée, tu t'engages dans le rayon voisin et tu jettes ton dévolu sur des carreaux blancs rectangulaires à poser en quinconce.

L'affaire est pliée. Après tout, l'homme et toi, ça fait deux cerveaux en ébullition et cette constatation somme toute basique te conforte dans ton envie de relever le défi.

Il s'agit juste de :

- poncer les carreaux en sur épaisseur à la meuleuse
- lessiver à la Saint-Marc
- effectuer une mise à niveau des murs en comblant les trous avec du Wedi
- passer le primaire d'accrochage
- poser le carrelage
- faire les joints

le tout en évitant soigneusement le divorce.

Samedi après-midi à 16h, le chef de chantier a attaqué le mur au-dessus de la baignoire. A 20h, la moitié seulement était couverte. J'ai félicité l'homme tout en ayant quelques doutes sur le respect des délais annoncés...

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15 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number fourteen

Ce matin, je me dis que ce n'est pas très gentil de ma part de vous assommer d'images toutes plus vilaines les unes que les autres. Du coup, au lieu de vous raconter l'histoire dans le désordre, je vais essayer d'y introduire du didactique au cas où nos péripéties feraient des émules.

Leçon n° 1 : Qu'est-ce-qu'on peut faire quand on a un lino repoussant posé sur un ragréage P1 ?

Passé l'étonnement "Mais qu'est-ce-que c'est que ce binz ?" et la recherche minutieuse d'un coupable "Mais qu'est-ce-qu'ils ont fabriqué, ceux d'avant ?", tu files sur le site de France 5 pour appeler SOS Maison. Confiante, tu attends sagement.

Au bout de deux mois, t'as intégré que Philippe Demougeot, il s'en bat l'oeil de ta vie sans baignoire. Alors tu prends le taureau par les cornes et tu convies trois carreleurs avec la ferme intention de leur refiler le bébé. Un seul honore le rendez-vous et t'en colle pour un demi SMIC. Tu choisis une belle chemise, tu marques "Projet Salle de Bain" en FontOnAStick 105 parce que c'est trop beau et tu fourres tes désillusions dedans.

Les mois défilent. Un jour d'énergie décuplée, tu te mets à hurler "J'VAIS TOUT PETER LA D'DANS !", t'attrapes un marteau, une raclette dans l'espoir insensé de découvrir un parquet haussmanien sous ta couche de ragréage. Sauf que Paris, c'est loin d'ici. Malgré tout, tu mettras quelque temps à capter que tes vieilles lattes pourries, tu peux te les encadrer. Même ton menuisier préféré refuse de te rendre heureuse. Le cas est désespéré.

Après moult tergiversations, tu finis par voter pour la tournée des rêveurs désargentés Brico-Casto-Leroy et pendue aux lèvres des spécialistes, tu fais de ton mieux pour ingurgiter le vocabulaire ad hoc. Peu à peu, tu avales le planning des futures réjouissances en suant à grosses gouttes, mesurant à quel point un CAP de carreleur te serait plus utile qu'un DUT Tech de Co:

- faire sauter le vieux ragréage
- récupérer et prendre rendez-vous avec l'ostéo
- gratter et récurer le parquet vermoulu
- aspirer et faire une sieste
- le traiter contre les petites bêtes avec du Xylo-bidule
- attendre que ça sèche en se bouchant le nez
- passer un primaire d'accrochage
- attendre que ça sèche en ouvrant grand la fenêtre, même en janvier

C'est là qu'on en est. La suite, c'est :

- attaquer le ragréage
- poser le carrelage

Deux opérations qu'on ne peut décemment détailler aujourd'hui puisque sans expérience réelle.

A suivre.

Bonne journée à tous.

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13 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirteen

Un mercredi comme un dimanche. L'homme concentré sur le traitement Xylo-bidule de son parquet en décrépitude...

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et la pose de son Wedi au mur...

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a refusé toutes mes propositions de service. Du coup, j'ai erré comme une âme en peine entre coup d'aspi, meli-melo de Kapla, lessive à 40° et parenthèses bloguesques jusqu'à temps que je trouve enfin cette idée épatante : aller chercher une galette pour le gouter... Devinez qui a eu la fève ?

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Une journée de rois comparée à celle des Haïtiens...

12 janvier 2010

Mélancoliques, et alors ?

L'homme a presque tous les albums de Benjamin Biolay. Etrange pour un type qui adore Luis Mariano, Kool and the Gang, l'affaire Louis Trio et la musique grecque. Faut croire qu'il a un côté sombre parce que Biolay, en général, c'est pas un hymne à la joie et pour l'écouter, mieux vaut avoir un mental d'acier. Réflexion que je me suis encore faite en écoutant "La Superbe" et j'étais à deux doigts de me jeter dans la Loire quand je suis tombée sur un message positif :

L'espoir fait vivre

Du coup, j'ai balancé le CD dans la hotte du bonhomme rouge et l'homme est aux anges. Eh bien, vous le croirez ou non, je suis addict aussi ! Après tout, pour une fille qui s'est passé Gainsbourg, les Doors, Barbara et même Lalanne en boucle des nuits entières, ça n'aurait pas été honnête de continuer à se moquer bêtement sans adhérer.

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10 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number nine

A midi, l'homme a dû réfléchir et j'ai été réintégrée dans l'effectif dès 14h pour l'ouverture du dossier "électricité". Il faut dire que personne n'avait mesuré l'ampleur de la besogne et pendant plusieurs heures, il a fallu saigner, gainer, tirer, dégainer, pousser tout en se lançant des mots doux de la salle de bain au grenier. A vrai dire, l'homme m'a épatée par son savoir-faire et je le soupçonne d'avoir obtenu un CAP d'électricien dans une vie antérieure. Quant à moi, j'ai trois mots de plus dans mon dictionnaire : boite de dérivation...

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4 janvier 2010

Partir en ville

Mettre les pieds à Amiens pour la première fois de sa vie et trainer ses guêtres mouillées toute la matinée avec une pause ô combien réconfortante au T'chiot Zinc, histoire de goûter un vrai plat picard, le caqhuse...

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Reprendre la marche puis, à bout de souffle, demander l'asile au Gaumont afin de faire un saut en Sibérie orientale...

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...pour finir bouche bée devant une Notre-Dame métamorphosée et sublime... A voir absolument si vous passez dans le coin.

C'était le programme d'une jolie journée en ville.

11 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number eleven

Réveillés de bonne humeur, la Cocotine's family a fait sa toilette de chat dans l'évier et chacun est parti plein d'espoirs pour une bonne journée. Miss Cocotine à l'école. Maman et Papa à la maison à attendre le plombier, débordants de confiance.

Au bout de 3/4 d'heure, l'homme s'est mis à tourner frénétiquement autour du canapé me filant un tournis du diable. A 9h15, la camionnette n'avait toujours pas fait surface. Ca sentait le roussi. N'y tenant plus, l'homme a décroché son téléphone et je l'ai vu pâlir :

"Ah ben, on a annulé. C'est reporté au 19. On vous a laissé deux messages mercredi." qu'elle lui a balancé, la bougre de niaiseuse.

L'homme et moi, on est restés comme-qui-dirait figés dans l'air. Portable disséqué, pas l'ombre d'un message. De quoi avoir de la moutarde plein le nez. De coups de fil en mails, on attend patiemment que le boss daigne se rappeler de notre existence pour pouvoir trouver un début de réponse à cette question :

Est-il vraiment pro et poli d'annuler un chantier à J-5 sans même prendre la précaution d'avoir la personne concernée en ligne ?

Tout bien réfléchi, l'homme a eu le nez creux hier soir en nous disant : "Prenez deux douches, on ne sait pas ce que l'avenir nous réserve."

On a l'air fin ce matin avec la salle de bain dans le jardin !

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18 décembre 2009

Christmas blues

When I was a little girl...

Mes parents m'amenaient voir les vitrines des Grands Magasins. "Chauds, chauds, les marrons !" et c'était parti pour un cornet à grignoter.

Avec Papa, on allait chercher le sapin place des Ternes, mon frère et moi, on se chamaillait pour le décorer, Maman cherchait de belles surprises pour tout le monde et le 25 décembre, l'oeil à peine ouvert, je courais coller mon nez sur la porte vitrée du salon. Ca sentait l'epicea à plein nez et quand la guirlande s'allumait et que j'apercevais tous les jolis paquets multicolores au pied de l'arbre, j'étais rassurée. Le Père Noël était bien passé !

Papa était gourmand, Maman cuisinait bien et toute la famille se réunissait autour d'une grande table truffée de douceurs pour une immense fête.

Quelques années plus tard, mes parents ont cessé de s'aimer et tous mes rêves de petite fille sont partis en fumée. Plus de Noël en famille. Jamais. Ca fait trente ans.

Evidemment, depuis que j'ai l'homme sous la main,  je suis heureuse de partager ces petits moments de bonheur avec lui. Et puis Miss Cocotine est arrivée pour mettre du piment dans tout ça et chanter à tue-tête "Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel..."

Mais tout au fond de moi, il y a toujours cette petite fêlure qui me rappelle chaque année que le 24 décembre, je ne risque pas de voir mes parents sonner à ma porte les bras chargés de cadeaux.

Alors, en général, le 26, je suis soulagée.

Ne m'en veuillez pas. Je vais me servir un petit verre de Muscadet... On n'est que le 18...

Bon week-end à vous tous !

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13 janvier 2010

Tentative d'auto-portrait

- Cocotine, citoyenne lambda, sa vie, son oeuvre... De quoi ça cause ?

- De la vie d'une femme au parcours aussi biscornu que les maisons qui restent sur le marché pendant des mois et dont les agents immobiliers à bout d'arguments disent qu'elles sont atypiques.

- Faire un blog, ça te sert à quoi ?

- A supporter ma vie dans le bled. Mon blog, c'est ma bulle.

- T'as besoin d'exister ?

- Le mélange de deux statuts non désirés : MAF (Mère Au Foyer pour les non-initiés) et demandeur d'emploi de très longue durée, ça ronge les méninges.

- Cocotine, elle est virtuelle ou réelle ?

- 1m70, 54 kg de chair et d'os et un paquet d'années de méditation et d'émotions.

- T'es comment en vrai ?

- Discrète par éducation, solitaire pour respirer et me protéger, curieuse par besoin vital, rêveuse pour oublier, mélancolique à mes heures, gaie pour ceux avec qui je suis en communion, polie mais sur mes gardes avec les autres, torturée par la cruauté de la vie sur terre, hédoniste par nature, frustrée parfois et râleuse par vent fort. 100% humaine.

- T'es rentrée quand en religion blogosphérique ?

- Le 1er mai 2007, sur la pointe des pieds, sans maitriser le genre mais avec l'intention d'apprendre et de partager.

- Pourquoi t'es classée dans la catégorie "brico-déco-jardin" ?

- Evoluer dans un environnement qui parait harmonieux à mes yeux me donne l'illusion que ce monde est supportable. Même si tout ça n'est que pur matérialisme et c'est bien la raison pour laquelle j'aborde d'autres sujets.

- "L'herbe est plus verte ailleurs", c'est quoi exactement ?

- Un bout de mon chemin terrestre. Le plus riche. Celui qui m'a mené vers ma fille.

- Et pourquoi elle intéresserait les autres, ta vie ?

- Pourquoi serait-elle forcément moins passionnante que celles d'Hallyday, de Balkany ou de Beigbeder ?

- Tout ce que tu nous racontes, c'est vrai ou t'es qu'une grosse mytho ?

- "Tout ce que je vous raconte est strictement authentique. Sinon, ça n'aurait pas de sens." Guy Carlier

- Le lundi matin, t'as rien d'autre à faire que de baratiner sur la classe politique ?

- Polis, la cité. Politique, qui concerne le citoyen, et je suis une citoyenne.

- T'as la carte d'un parti politique ?

- Non et ce n'est pas prévu. Je suis juste une française moyenne qui fait partie de ces gens qu'habituellement, on n'entend pas. Je n'adhère pas plus au militantisme borné qu'à l'angélisme béat.

- Et si ça nous pompait l'air, tes baratins ?

- Regardez les photos ou passez votre chemin. Je ne vous en voudrais pas. Personne ne détient la vérité. Chacun se construit la sienne.

- Qu'as-tu à dire aux gens qui passent te lire ?

- Vous êtes libres.

- C'est tout ?

- MERCI à ceux qui manifestent de l'intérêt pour mes boniments et mes sornettes. Vos commentaires me vont droit au coeur.

- Pourquoi un auto-portrait ?

- Pour clarifier la situation si tant est qu'elle ait besoin de l'être. Mettre des mots justes sur des idées parfois floues, rien de plus hasardeux.

- Pour conclure ?

- Carpe diem because we are peu de chose.

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12 décembre 2009

Faire plaisir

De petits cadeaux pour des copains qui viennent déjeuner avec nous demain...

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Si ça vous plaît, rien de plus simple à faire. Du papier kraft, un vieux livre, de la ficelle et des étiquettes que je vous propose de copier au-dessous... Je les ai trouvées sur le Net il y a six mois (copie autorisée) et je les ai retravaillées pour Noël.

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16 décembre 2009

S'épater soi-même

Vous vous souvenez de ça ? Eh bien, j'ai terminé hier soir. C'est une écharpe et je l'ai réalisée grâce à Madame Lorr & Cie que je remercie chaleureusement...

J'ai acheté 4 pelotes de laine Fonty Guéret chez Laine, fil et blablabla grâce à Chouchenn que je remercie chaleureusement...

Le modèle est gentiment offert par Drops design que je remercie chaleureusement...

J'ai utilisé des aiguilles n°5 et un crochet n°6 pour le tour mais je n'ai personne à remercier pour ça...

Figurez-vous que j'ai éprouvé beaucoup de satisfaction à me remettre au tricot. Ben oui ! C'est ma grand-mère maternelle, une virtuose du genre, qui m'a appris et j'ai souvent pensé à elle en comptant mes mailles... Elle m'avait même donné plein d'aiguilles et de vieux livres bourrés de points complexes que j'ai fichus en l'air lors d'un déménagement dans les années 80-90 quand tricoter était devenu hyper ringard... Je m'en mords les doigts...

En tout cas, l'homme ne ricane plus bêtement... Il m'admire !

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9 novembre 2009

Chronique d'une mort annoncée, épisode number six

Voilà, c'est fait. Notre commande est arrivée à bon port, en parfait état. Si vous avez envie, comme nous, de faire des économies non négligeables, vous pouvez faire confiance à Reuter Bathrooms en prenant soin de calculer assez large pour les délais.

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Et parce qu'aujourd'hui n'était pas un jour comme les autres, l'homme a exceptionnellement planté ses macarons pour réceptionner la palette, contrôler la marchandise et regarder si le lavabo faisait l'effet escompté sur son joli meuble peint avec amour.

Dommage d'être obligés d'attendre janvier pour la suite !

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21 octobre 2009

Le goût de la mer

Si vous voulez comme moi claquer pour la première fois de votre vie 32€ en sardines, ou remplir la hotte du Père Noël de produits de la mer, c'est à La Belle-Iloise qu'il faut aller ! Et si vous êtes trop loin de la côte, vous pouvez commander par courrier, par téléphone et par Internet. Plus aucune raison d'être carencé en Oméga-3 ! Elle est pas belle, la vie ?

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3 novembre 2009

Mêle-toi de tes oignons

L'oignon de Roscoff n'est pas un oignon comme les autres. D'abord, il est protégé par une AOC et son histoire débute en 1647 quand un moine capucin ramène des petites graines de Lisbonne et les sème dans son jardin. Mais son heure de gloire, c'est au 19ème qu'il la connait avec les Johnnies qui partent le vendre en Grande-Bretagne. Si vous en avez sous la main...

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... vous pouvez les éplucher, les couper et préchauffer votre four à 180°...

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...les faire rissoler dans une petite cocotte avec de l'huile, étaler dans votre moule une pâte feuilletée fabriquée avec amour par un gentil industriel, la recouvrir d'une couche de crème fraîche et y ajouter les oignons...

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...parsemer de bon Comté...

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et enfourner à 180° 25 à 30 mn...

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Vous n'aurez pas de restes !

Et merci à Madame Lucienne qui m'en a généreusement offert un bouquet !

1 novembre 2009

Trois sorciers et un quart de citrouille

Voilà le conte d'Halloween joué ici hier soir... Rien de bien méchant... Sauf peut-être ces six joyeux lurons à tête de mort qui ont sonné à notre porte et qui ont fait tellement peur à la petite sorcière qu'elle a filé se cacher dans le canapé...

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Les graines ont été transformées d'un coup de baguette magique...

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...et la chair, mélangée à du Comté diablement goûteux et gratinée dans les flammes de l'enfer...

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23 octobre 2009

MERCI !

Ce matin, je trouve que tous vos messages méritent bien une petite fleur ! Bon, je triche un peu car elle ne vient pas de mon jardin. A vrai dire, j'ai planté des graines de cosmos au printemps mais je n'ai rien vu sortir de terre... Que voulez-vous, un jardinier ne peut pas être au top tout le temps !

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16 août 2009

15 août

L'homme étant resté scotché au lit jusqu'à 9h45 vendredi, j'ai vu mon délire d'ouvrir l'oeil à 5h30 du mat' pour débouler bottes au pieds au passage du Goix à 7h10, s'envoler tristement. S'en est suivie une journée qu'on aurait pu qualifier de morne si l'homme n'avait pas redressé la barre avec un barbecue du soir réconfortant...

Heureusement, les jours se suivent et ne se ressemblent pas. Pique-nique et maillots dans l'auto, c'est à midi qu'on a débarqué hier à Pénestin sur une plage quasi déserte où, contre toute attente, on s'est baigné tous les trois. Puis balade côtière jusqu'à Piriac et dîner amusant à la Crêperie du Plat Pays à la Turballe. En apothéose : bouches bées et fesses dans le sable, un fabuleux feu d'artifice à La Baule (Emmanuelle, si tu passes par là, merci !). Une vraie journée de vacances.

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22 juillet 2009

En pleine nature

Notre-Dame-de-Consolation. Un lieu étrange. Un monastère complètement perdu au fond d'une vallée où un jeune séminariste nous a gentiment proposé une visite de la Chapelle. Pour une agnostique comme moi, ça reste une rencontre insolite dans un endroit qui glace le sang quand on pense à tous les jeunes garçons qui y ont été enfermés. Il paraît que dans la région, on dit : "Il a fait Conso." et que ça veut tout dire.

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Le saut du Doubs. Une belle escapade en bateau à partir de Villers-le-Lac qui débouche sur une chute de 27 m. Une rive en France, l'autre en Suisse, on se sentirait presque au Canada par endroit.

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