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Le petit monde de Cocotine
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30 juillet 2009

Et va pour une Mortiflette !

Une adresse incontournable quand il s'agit de manger dans la plus pure tradition Franc-Comtoise. Si croûte aux morilles, fondue aux trois fromages, assiette du tuyé et rösties vous parlent, c'est à L'Auberge du Vieux Chateleu qu'il faut aller, à 1200 m d'altitude et à deux pas de la frontière suisse. Pour ceux qui craignent l'accumulation de calories, sachez que ce doux lieu est situé sur le GR5. Facile d'éliminer dès la sortie donc !

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30 avril 2009

Avant de passer dans Closer...

Attention, c'est du second degré. Je déteste tous ces torchons people. M'en fous, de la fausse vie des riches !

Bref, aujourd'hui, Miss Cocotine est l'enfant-vedette ! Restons simple... L'enfant-vedette de la classe d'une école du bled...

Ca veut dire que ça fait 2 semaines qu'elle remplit un album bourré de questions hyper intimes genre "Souvenirs du jour de ta naissance (le truc qui te fait juste un peu blêmir quand t'as adopté un enfant...), la trogne de tes parents, et puis d'abord kes ki font, eux, quand t'es à l'école, hein ?,  et aussi kes ke t'aimes, toi, dans la vie ?..."

Re bref, revenons à notre mouton. Ca, c'est sûr, que c'est une vedette...

Dialogue un matin vers 8h05 :

La petite fripouille : "Papa, tu veux pas reculer la grande aiguille, parce que j'arrive pas à manger vite !"

Le paternel : "Ben, si tout le monde fait ça, ça va être un peu l'bazar !"

La petite fripouille : "Non, mais juste moi !"

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Edit du 30 avril (matin):

En vérité vraie, j'en mène pas large et le com' que je viens de recevoir de Laurence me donne envie de vous en raconter plus...

En fait, quand j'ai eu vent de l'affaire (que tous les gamins allaient avoir droit à une journée d'enfant-vedette) et que j'ai ouvert ce book, j'ai flippé. La page "Souvenirs du jours de ma naissance" m'a mise au carreau direct et j'ai passé ma journée à ruminer... Heureusement, une idée de génie m'est venue. Vous voyez pas ? Voyons, qu'est-ce-que fait une femme quand elle est désemparée ?  Eh ben, elle sollicite l'avis de l'homme ! Non, mais vous suivez pas... C'est dingue, ça !

Je lui ai expliqué le topo en lui disant que j'voyais que 2 solutions : "Péter les dents à la maîtresse ou déclarer Miss Cocotine en maladie grave le 30 avril..." L'homme m'a remballé en deux  quatre (j'ai recompté) phrases : "On va remplir le truc. Toute façon, on a des infos dans le dossier. T'inquiète pas. Ca va aller." J'ai remis ma burka et j'ai fait ce que l'homme avait dit de faire.

Avec Miss Cocotine, on a regardé toutes les deux dans son dossier. On a trouvé son poids de bébé, sa taille de bébé. J'ai cherché discrètement sur le Net quel jour c'était le 3 mars 2004 et j'ai découvert que c'était un mercredi. Bref, on s'est débrouillé et ça s'est bien passé.

Mais là, je peux vous dire que j'ai la trouille...

Déjà qu'Anastasia lui a dit que son père était vieux... Vous auriez vu la tête de l'homme ! Lui qui fait tout pour avoir un look d'ado... et qui, objectivement, est beau comme un Dieu... (Non mais des fois qu'il passe par là, ça me fait des points en plus, vous voyez...) "Et son père, à Anastasia, il fait pas vieux, lui ?" qu'il a balancé et il est parti en répondant tout seul à sa question, l'air outragé...

Edit du 30 avril (soir) :

Bon, je tiens à rassurer les foules. Le show s'est bien passé. Miss Cocotine n'a pas l'air traumatisé.  Faut bien avouer que l'homme avait raison ! Du coup, la maîtresse a gardé toutes ses dents... Elle est pas belle, la vie ?

4 juin 2009

Sauver les cerises

Quand je pense qu'on leur a acheté une cabane et qu'on les a nourrit tout l'hiver... Ces petits piafs n'ont vraiment aucune reconnaissance. En ce moment, tous les matins vers 11 heures, ils descendent attaquer mon cerisier et voilà l'état dans lequel je retrouve ensuite ma pelouse. Un vrai carnage.

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Il fallait sauver celles qui restaient et pour ne pas les laisser moisir dans le réfrigérateur, j'ai mitonné un clafoutis. J'en avais déjà fait un hier soir mais à vrai dire, j'ai tout englouti en 24 heures. Bon, pour expier ma faute et accessoirement perdre les calories gagnées, j'ai fait du repassage...

Ma recette du bonheur, c'est :

Beurrer le moule et y répartir les cerises

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Préchauffer le four à 180°.

Dans le bol du robot, mettre 4 oeufs, 90 g de farine, 90 g de sucre et 45 g de crème fraîche. Touiller le tout.

Ajouter 150 ml de lait bouillant et 100 g de beurre salé fondu au micro-ondes. Re-touiller et verser le tout sur les cerises.

Enfourner 30 mn à 180° et laisser 5 mn supplémentaires un fois le four éteint.

Manger tiède, c'est divin.

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1 juin 2009

Les pieds sur terre

Au cas où vous ne l'auriez pas remarqué, on vit sur une petite boule qui tourne en rond dans un univers paraît-il infini.

Et là, depuis quelques années, ça chauffe. Beaucoup, et de très intelligents, lancent des alertes. Si on continue à courir en 4 X 4 après les Rolex , ça va pas durer.

La Planète, elle étouffe.

Vendredi 5 juin sur France 2,

le film HOME

de Yann Arthus-Bertrand.

Pensez à inviter quelques potes marrants... pour détendre l'atmosphère...

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17 mai 2009

Le pouvoir des fleurs

C'est sous des trombes d'eau que je me suis embarquée aux Floralies ce matin, presque à l'aube. Je m'étais levée tôt pensant être hyper maligne. Pourtant, je me suis vite rendue compte que je n'étais pas la seule à avoir eu cette idée de génie et après 25 mn d'embouteillages, j'ai enfin réussi à me libérer de ma voiture pour retrouver ma copine devant l'entrée n°1. Beaucoup de monde donc pour une escapade malgré tout divertissante. Même si je préfère visiter de vrais jardins, le travail accompli est vraiment phénoménal.

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5 mai 2009

Chronique d'un matin ordinaire

7h. Le réveil sonne. 7h06, je m'extirpe, je me déplie et je file dans la kitchen non sans avoir choppé au passage celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile. L'eau chauffe, je range les casseroles de la veille, je jongle avec les bols, les céréales, le lait et les petites cuillères. Tout doit être prêt pour la small family.

Bercée par Demorand, j'attaque mon thé. Aucun bruit dans la maison. Il est où, l'hyper-actif, ce matin ? Remarque, l'avantage, c'est que j'ai pas à supporter le grabuge insoutenable de la What else...

Je savoure mes 8 mn de paix...euh, 4 mn parce que, d'un coup, je découvre que les rideaux blancs sont décidément trop gris et je me mets la pression : lancer un cycle est incontestablement une question d'honneur.

Tiens, j'entends que ça s'agite là-haut. Miss Cocotine coiffée comme un d'ssous d'bras débarque en se tortillant du popotin : "Maman, est-ce-que je peux faire pipi ?" Je la rassure, c'est important pour son développement psychologique : "Oui, ma Chérie, t'as pas besoin de demander la permission pour faire pipi. Vas-y !"

Là-dessus, l'homme baragouine un truc... Voilà qu'il se prend pour la Belle au Bois Dormant et qu'il faut aller l'embrasser, sinon, il ne se lève pas ! T'as raison ! J'vais lui en jouer, du prince charmant, moi ! Je déboule dans la chambre en chantant à tue-tête l'Ami Ricoré. Ca calme tout le monde. Il se lève en deux temps trois mouvements et les deux loustics descendent collationner en tête-à-tête.

Il est 8h. Je m'enferme à double tour dans la bathroom pour écouter les facéties de Stéphane Guillon.

Mais tout étant tristement éphémère, je dois enchaîner sur le débarbouillage de Pépette qui pour une fois, n'a pas mis 3 plombes pour avaler 12 pétales au chocolat. Pendant ce temps, l'homme traque le poil, se polit les ongles et goûte aux délices d'une douche chaude non sans s'être admirer en douce...

Mais voilà que pendant que j'attaque bravement l'épilation de la première jambe en écoutant distraitement France Inter parler de Lieberman, Miss Cocotine commence à me parler politique et inquiète, me lance : "Batman, Maman, Batman ?" Je lâche tout pour développer. Elle est brillante, cette petite. Faut la nourrir. Quand soudain retentit un magistral "Salut les filles !" ! C'est rien. C'est M. Cocotine qui se prend pour Charlie. Il adore ! Faut pas brimer l'homme. Je lui réponds : "Salut Charlie Chéri !" et on le bisoute. Il est content. Il disparaît.

Je reste seule aux prises avec Miss Cocotine qui n'a brossé que les dents de devant et qui a plein de cacas dans les yeux. "C'est la petite souris qui les apportent la nuit !" Ah bon ? Elle peut pas se contenter de ramasser les chicos cariés, celle-là ?

Mille palabres plus loin, Pépette toute proprette et toute coordonnée (on est peut-être seulement MAF mais on a sa fierté...) peut endosser son Barbapapa. Évidemment, j'ai eu le temps de déclarer la guerre aux acariens, d'aspirer tous les cheveux paumés, d'inviter l'air propre dans la maisonnette et de faire briller bio les deux lavabos. Accessoirement, j'ai expliqué pour la 72ème fois à Miss Cocotine comment utiliser un gant de toilette sans inonder 2 m2.

Pendant qu'elle essaie de faire le nœud de sa Converse, je la flatte, c'est très important pour son développement psychologique,  tout en sautant sur l'évier pour laver amoureusement la tasse que l'homme a oubliée. Je ne m'arrête pas. Je pulse quatre giclées d'Ecover dans le-coin-où-on-va-tout-seul et je  fais un peu de zèle (ben oui, parce que je suis parfaite)... Je prépare l'eau verte et le balai à franges pour m'occuper au retour de l'école...

Là, je peux fièrement attraper la main de Miss Cocotine et l'emmener à l'école de la République.

En rentrant, surtout, j'évite de comptabiliser les services rendus à la famille par l'homme et par la femme. Je me dis juste que comme j'ai déjà monté et descendu huit fois l'escalier, j'ai forcément un cul de brésilienne ! Bon, j'ai qu'une seule jambe lisse... mais j'ai un cul de brésilienne...

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30 avril 2009

Alerte 5 !

Désormais, quand j'arrive dans la salle de bain le matin un oeil ouvert, l'autre en paix, j'ai peur... J'appuie ou j'appuie pas sur le bouton du poste ? Kes ki vont encore m'annoncer ?

Allez, j'y vais ! "Concernant la grippe mexicaine, l'OMS a décidé de relever le niveau d'alerte de 4 à 5... "

Ah non, c'est pas possible, ça ! Parce que C'EST AUJOUD'HUI que M. Cocotine monte à la capitale pour raisons d'affaires ! Tu vas voir qu'il va nous ramener le truc ici, dans ce bled paumé !

"Bon alors, que les choses soient claires ! Tu parles pas aux types suspects qui sont assis par terre avec un sombrero sur la tête et une bouteille de Pulco à la main ! T'as compris ? Et tu dis bonjour à personne. Dans le métro, tu imposes un périmètre de sécurité autour de toi et tu rentres vite... Enfin... euh, tu rentres si t'as rien choppé, hein ! Parce que moi, j'suis déjà au chômage. J'veux pas mourir en plus !" Mourir ici sans revoir Paris... ni Londres... Non, ça serait vraiment trop triste.

Là-dessus, l'homme est parti dans la gueule du loup, comme un héros. On est mal ! Même pas un détecteur de chaleur à l'entrée du bled ! Et si vous, vous comptez sur Rosy pour échapper au bazar, pas moi.

En plus, il pleut à torrent. J'ai le dos bloqué. Et... Mais attendez, attendez, chut... j'entends que la Bourse est en hausse... Ah cool, enfin une bonne nouvelle !

Ils ont dû tout mettre sur la boite qui fait des masques... Ca spécule à donf... C'est bien, ça, heureusement qu'il en y a qui s'bougent un peu parce que, s'il fallait compter sur les petits porteurs, on n'irait pas loin. Figés dans le béton, qu'ils sont, les pauvres bougres !

Regardez, moi, par exemple. J'ai cédé à la pression insupportable de mon conseiller (faudrait les rebaptiser, ceux-là...) Caisse d'Epargne et j'ai mis mes 3 sous d'économies dans du Natixis. Elle est fine, hein, la Cocotine ? Tout s'est barré en couilles et mes 879,50 € se sont métamorphosés en 78,30 €. Du coup, j'bouge plus une fesse. J'attends. Dans 23 ans, peut-être que je récupèrerai mon fric.

M. Cocotine, il adore répéter ça : "Tant qu'on n'a pas vendu, on n'a pas perdu !" Il est bien, c'garçon ! Il te remonte le moral en deux coups de cuiller à pot ! Et en plus, le truc qui me réjouit, c'est qu'y'a réunion aujourd'hui chez Natixis. Ca va chauffer. Parce que vous êtes au courant ? Y'en a toujours chez Natixis, qui continuent à se payer GRASSEMENT pendant que nous, les ânes de service, on pleure sur nos stupides économies... Non, mais attends, tu nous soules avec tes histoires, la Bourse va mieux, c'est pas l'essentiel, ça ? Ah si, t'as raison ! Ben, tout va bien alors !

La, la, li, lalère, je prends mon p'tit panier, j'enfile mes bottes et je file au marché chercher 12 oeufs vachement moins chers que dans la vie Auchan. C'est le but du jeudi matin du chômeur qui habite à 15 km à l'ouest de Nantes. On s'emmerde, on s'emmerde... D'accord, mais on le fait avec dignité et on reste chic, s'il-vous-plaît ! Fini les coques en carton mou et glauque qu'on balance dans la nature (c'est recyclacle, ça ?), j'me la pète avec mes boites-à-oeufs-en-plastoc-qui-durent-la-vie trouvées dans un vide-grenier... Plus mortel que le virus, ça, non ?

Eh, au fait, j'vous dis un truc en douce... J'suis passée à la pharma. "Vous avez du Tamibidule ?" "Euh, j'sais pas. J'viens d'arriver. J'crois pas..." qu'elle m'a répondu toute endormie... C'est sûr, on va tous y passer !

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4 décembre 2008

Touche finale

Il était temps... Dimanche, j'ai peaufiné mon calendrier de l'Avent et en cachette, on a rempli les petits sacs de mille douceurs dégotées par M. Cocotine...

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Puis on les a suspendus avec des pinces à linge... et voilà le résultat...

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Quatre soirs déjà que les yeux de Miss Cocotine brillent de plaisir en rentrant de l'école...

14 décembre 2008

Douceurs de l'est

Je les ai découverts quand je travaillais à Londres. Un de nos fournisseurs allemands nous en avait envoyés pour Noël. Les petits gâteaux de Lebkuchen-Schmidt... Eh bien, M. Cocotine en a trouvés jeudi à la Grande Epicerie de Paris et me les a offerts avec du thé Mariage. Un vrai prince charmant ! Faut dire que , pendant que je restais scotchée à la maison à veiller Miss Cocotine qui avait 39° de fièvre, il a filé à Paris pour bosser... Euh... bosser... Tu parles ! Se balader de Fauchon à Hermé en passant par Lenôtre et Dalloyau, c'est pas hyper violent, comme planning !

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18 novembre 2008

Les choses sérieuses...

Les catalogues virevoltent dans les mains de Miss Cocotine. Ca coche à toutes les pages, ça découpe dans tous les sens, ça colle à tout va... C'est sa première LISTE AU PERE NOEL !

Et on y trouve des choses étranges comme un punching-ball à l'effigie de Spiderman ! Ca, je sens que ça va pas être possible !

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21 août 2008

Délices du jardin

Beaucoup de pertes pendant notre absence... De la ciboul' retrouvée raide-morte à mon persil qui s'est volatilisé, en passant par les pois de senteur qui n'ont pas eu le temps de faire une fleur, il n'y a guère que les pieds de tomates qui aient résisté à cet abandon sauvage. Ouf, la récolte met un peu de gaieté et de douceur dans cet été archi pourri.

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30 septembre 2008

L'affaire du mois...

...et peut-être même de la décennie ! Un petit bureau acheté  samedi pour rien. Ce n'était pas du tout d'actualité mais on s'est dit que ce n'était pas le moment de tergiverser et qu'il fallait sauter sur l'occas' !

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Après un léger nettoyage, on a sué sang et eau pour le faire grimper au premier et le mettre en situation ! Et voilà.

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Du coup, nouveau chambardement dans la chambre de Miss Cocotine qui ravie d'être traitée comme un vraie grande, a transféré illico son p'tit bardas dans les tiroirs.

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Et si je profitais de cette histoire pour vous inviter à faire un tour dans son univers ?

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11 août 2008

Un été plein de soleil...

Cette année, c'était décidé. Finies, les escapades plein nord. CAP AU SUD ! Ah oui, mais où ? Tiens, si on retournait en Espagne ?

Ah, l'Espagne... Toute mon enfance. C'est là que plusieurs années de suite, avec mes parents, on a passé nos vacances. Peniscola, La Escala, Denia. J'ai mis mes petits pieds là-bas sous Franco et j'ai vu plus de corridas qu'il n'en faut pour s'évanouir d'horreur. Mais, bon, c'était pas moi qui décidait, vous l'avez compris.

Les côtés positifs, c'était le Zodiac de mon père, les poulets mitonnés de ma mère, les grandes et belles fêtes de Denia, les churros, les glaces au turron, les baignades sans fin, les grosses siestes et la chaleur, la chaleur...  L'Espagne, je l'ai toujours aimée et je l'ai un peu dans la peau.

Quelques années plus tard,  j'ai fait le tour de l'Andalousie, plusieurs fois. Et puis, je suis tombée amoureuse de Madrid. J'ai découvert les tapas, la vie nocturne, la sévillana...

15 ans que je l'avais laissée tomber... Depuis ces vacances pas comme les autres de 92 où je suis partie pour voir l'expo universelle de Séville et que je suis rentrée avec un amoureux... Ben, oui, sous les étoiles de Grenade, c'est là que tout a commencé et que M. Cocotine et moi, on a décidé d'unir nos matelas pneumatiques... Ca valait bien le voyage-pélérinage de l'année suivante.

Pour notre été 2008, pas de retour sur les lieux du crime mais une escapade en Catalogne que j'aimerais vous faire partager. Ma façon à moi de revenir vers vous et de vous dire que la route continue et que je suis heureuse de vous retrouver.

CARPE DIEM

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17 avril 2008

Biomania

Bon, alors, c'est pas tout ça, mais qu'est-ce-que vous faites, vous, pour la planète ?

Parce que, moi, j'y mets de la bonne volonté !

Côté poubelles, je trie avec application et depuis quelques jours, je lave les pots de yaourts avant de les jeter. M. Cocotine, ça l'hallucine !

Côté on s'entretient, Melvita, Sanoflore, Logona et autres porteurs de logos font partie de mon quotidien depuis, depuis.... eh bien, depuis ce fameux reportage d'Envoyé Spécial suite à la parution du livre de Rita Stein,  « La vérité sur les cosmétiques » - que je n'ai pas lu d'ailleurs... On se brosse les dents bio, on se savonne bio, on se shampouine bio. Après étude approfondie, j'en ai déduit que la différence de prix était soit inexistante, soit acceptable.

Côté panier de la ménagère, j'essaie d'acheter du bio là aussi lorsque les prix sont raisonnables, voire équivalents  à ceux de la grande distrib' (oui, faites une enquête, vous verrez !) : farines, lait de soja, tisanes, céréales et bouillons de boeuf, de poule, de légumes autrement meilleurs que ceux de mon hyper-super-adoré !

Côté jardin, on ne tue plus les limaces avec des granulés verts mais on organise des sorties nocturnes (et je ne vous dirai pas ce qu'on en fait après, na !). On ne disperse plus de produits pour tuer les othiorynques. On regarde sans stress nos feuilles se transformer en dentelles...

Pourtant, on a bien failli fauter il y a peu de temps : M. Cocotine est rentré tout fier de chez Gamm'Vert avec tout-ce-qu'il-faut-à-M. Bidochon-pour-avoir-de-la-belle-pelouse parce qu'avoir une belle pelouse, c'est ESSENTIEL pour certains hommes (oui, c'est un truc d'hommes... Jamais entendu une femme parler de ça, moi !). Dans le paquet surprise, il n'y avait que du chimique méchant et dangereux... "Mais c'est le vendeur qui m'a dit que..." C'est tout ce que M. Cocotine a trouvé pour sa défense, le lâche !

C'était sans compter que la mégère, elle allait pas se laisser faire par cette armée d'hommes inconscients ! Et voilà qu'elle s'est mise à houspiller son M. Cocotine tout penaud : "Tu rassembles tes abattis et tu me ramènes tout ça chez Gamm'Vert ! Je veux du BIO ! Et d'ailleurs, je t'accompagne ! " Non, mais !

On est rentrés avec un sac d'engrais naturel et un sac de corne de...euh... de je ne sais plus... Bref,  la conscience tranquille, M. Cocotine a dispersé des milliards de billes de purin dans tout le jardin... et depuis, ça nous colle aux semelles à chaque fois qu'on sort.... et surtout, ça répand une odeur qui, qui... qui pourrait laisser penser qu'on a été frappés d'une lubie Marie-Antoinettesque et qu'on regarde évoluer poulets, vaches et cochons avec attendrissement !

Côté gants Mapa (Tiens, pas bio du tout, ça... Ah oui, mais mes mains, mes pauvres mains... Allez je zappe... Tant pis pour la planète... ), j'ai sauté sur l'occasion quand un corner bio a ouvert dans mon hyper avec en particulier la marque "L'Arbre Vert".   

Et j'ai testé pour vous le produit pour la cuisine (nettoyage de tout, y compris le sol carrelé... Sol Carlux, tu peux aller te faire voir chez les romains...), le produit pour les toilettes, le produit pour les vitres, le produit pour la salle de bain... Eh bien, vous pouvez y aller les yeux fermés, Mesdames, Messieurs ! Tout ça, ça sent très bon et c'est efficace.

Par contre, la lessive ne m'a pas du tout convaincue  et la mort dans l'âme, je suis revenue vers la chimie...

Et la planète alors ? Allez, un coup de règle en fer ! Aïe !

Et c'est pas fini, en plus, parce que j'ai toujours de l'eau de Javel car y'a pas mieux pour tout désinfecter, et je refuse de laver des couches culottes en tissu, des mouchoirs plein de morve et je ne me ferai jamais installer des toilettes sèches et je ne veux pas de fosse à purin au bout du jardin...

Ah non, c'est trop dur d'être bio ! Alors je suis bio... mais pas trop...

Quand je stresse trop,

- soit je me repasse des petits films instructifs sur Monsento qui nourrit pratiquement tous les animaux qu'on mange sans qu'on en soit le moins du monde informés (mais l'essentiel, c'est que le gouvernement ait déclaré que la culture des OGM était suspendue en France...), ...

- soit je me shoote au liquide vaisselle de "L'Arbre Vert" car vous savez quoi ? Il est parfumé à l'amande et ça sent exactement comme la colle Cléopatra ! Avis aux quadra qui ne savent plus où ils en sont sur cette planète en pleine décadence !

Mieux vaut se rendre à l'évidence : je ne sauverai pas la Terre en lavant mes pots de yaourts !

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17 mars 2008

Un coin au calme

Si vous faites une étape dans ce coin, comme nous, ou bien si vous voulez vous mettre au vert pour quelques jours et profiter des petits poulets qui gambadent dans les champs alentours, voici une belle adresse : La Ferme de Marie-Eugénie.

La maison, remarquable, une vieille ferme bressane restaurée avec goût. Une déco comme on les aime et avec des matelas TOP !

Une maîtresse de maison adorable, Marie-Eugénie, avec un coeur gros comme ça !

La table d'hôtes est bien (avec un poulet de Bresse évidemment). On a passé une excellente soirée et rencontré des gens très agréables.

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28 février 2008

Fidèles écorchés

Ils accompagnent Miss Cocotine depuis le 5 septembre 2005.

Doudou Lapin, c'est celui qu'on lui a donné le jour de notre rencontre en Chine. C'est ZE DOUDOU, l'élu,  l'inséparable, celui qu'elle teuteute...

Au début, il était pimpant...

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Aujourd'hui, il est comme ça... et son copain, Doudou Nounours en a pris aussi un sacré coup !

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Il faut dire que c'est moi qui les ai fabriqués et que j'ai eu la riche idée d'utiliser un tissu ancien venant de ma grand-mère. Oui mais voilà, le vintage, c'est fragile et tout ça s'est... euh, comment dire...désintégré ! C'est vrai que je suis intraitable et que chaque semaine, tout ce joli petit monde va se baigner dans le lave-linge. Parce que sinon, les odeurs, c'est pas possible !

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Il fallait bien les immortalisés avant qu'il ne soit définitivement trop tard !

16 août 2011

Folle du Farinoman fou

Si, comme moi, vous considérez que du très bon pain vaut largement le meilleur des gâteaux, ne ratez sous aucun prétexte ce boulanger hors normes qui fait de vraies merveilles. Mais pourquoi je n'habite pas Aix, moi ?

Farinoman fou
Benoît Fradette
5 rue Mignet
13100 Aix-en-Provence

Prenez le temps de lire les mots qu'ils a jetés sur son site en guise d'analyse de la boulangerie française. D'abord parce que c'est bien écrit et qu'ensuite, c'est fichtrement vrai. On se fait tous berner un jour ou l'autre par des boutiques rutilantes, des concepts habilement tricotés et de jolies gueules qui aiment se faire mousser à la télé.

Mais où est le vrai bon pain dans tout ça ?

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15 février 2011

Mon Valentin

Certains se font violence et ramènent un bouquet de roses écarlates, d'autres passent aux fourneaux et mettent les petits plats dans les grands ou réservent un dîner aux chandelles dans un endroit charmant sans oublier de passer un coup de fil à la perle qui arbitrera les batailles rangées des gamins pendant qu'ils compteront fleurette à leur belle.

Le mien est rentré hier à 18h15 avec une collection de clés à fourche, à molette et à cliquet.

Tout content de lui, il m'a enrôlé d'office d'un "Allez, on y va !" auquel j'ai répondu benoîtement : "Où ça ?". Quand j'ai capté qu'il voulait juste m'entraîner sous l'évier, j'ai enfilé mon tablier et me suis mise à faire ma soupe aux chou-fleurs en gambergeant. Après tout, fallait être honnête. L'évènement avait été dignement fêté avec deux jours d'avance. A mon entière initiative, il est vrai, mais tout de même, je ne pouvais pas vouloir le beurre, l'argent du beurre et le crémier en cadeau Bonux.

Et puis en assistant à la chute de mon mélangeur décrépi, j'ai pensé à celles qui, n'ayant pas de mari bricoleur sous la main, se pâmeraient à l'idée d'un 14 février coincée entre une bassine et une serpillière. Alors fougueusement, j'ai embrassé l'homme en lui souhaitant une bonne fête.

Certaines d'entre vous militaient il y a peu pour la paix des ménages. J'espère qu'elles apprécieront mes efforts incommensurables pour voir le seau à moitié plein.

Et votre Saint-Valentin à vous, elle était conventionnelle ou surréaliste comme la mienne ?

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13 décembre 2010

Aux anges

Depuis que je suis une fervente adepte du funemployment, je m'enhardis, je m'émancipe, je m'épanouis.

Ainsi jeudi dernier, alors que je me morfondais dans mon-bled-paumé-du-double-four même pas enneigé, j'ai osé rendre visite à voyages-sncf.com et le hasard faisant bien les choses, je suis tombée nez à nez avec un aller-retour Nantes-Paris à 53 €. Vous imaginez bien que je ne pouvais pas passer à côté d'une occasion pareille.

Il suffisait juste de poser mon costume de MAF en déléguant tous mes pouvoirs magiques à l'homme pour 12 heures...

et à moi les illuminations fascinantes,

les vitrines extravagantes

et la foule bouillonnante.

Désolée, mais je ne ramènerai aucune photo de cette folle escapade. Je pars flairer le bitume avec pour seuls compagnons un sac vide et ma petite carte de crédit.

Je ne touche plus terre !

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6 février 2010

Les thons et les méchants

Encore un spectacle certes merveilleux, mais parsemé de mots alarmistes dont j'ai émergé en me disant :

"Oui, d'accord, j'ai à peu près capté le message... Mais je fais quoi, moi, maintenant, à part cauchemarder sur ce phoque qui se balade dans des eaux répugnantes et frémit d'une moustache dubitative devant un caddie noyé, quand, à la surface, au loin, on aperçoit un méli-mélo de cheminées et de tuyaux ?"

En bonne spectatrice submergée par l'émotion, j'ai regagné mes pénates, flanquée d'une Miss Cocotine toute mêlée : "Maman, c'est tout rouge dans la mer."

Là-dessus, celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile m'a annoncé tout de go que les pêcheurs français de thon rouge avaient 18 mois pour choisir leur stage AFPA et que je devais faire une croix sur les sushis.

Les sushis, tous les sushis ? Mais, non. Juste ceux au thon rouge. Ah bon. Mais le thon n'est certainement pas le seul poisson menacé par la pêche intensive, non ?

Alors admettons que j'oublie mon poissonnier qui n'aura qu'à rejoindre le pêcheur à Pôle Emploi et que je bannisse les escapades au resto japonais, quel impact ça aura vraiment sur les océans ?

Et là, sagement, j'ai décidé d'arrêter de réfléchir et de culpabiliser. Après tout, je mange un rectangle de colin deux fois par mois, je ne vois des sushis que quand je monte à Paris une fois l'an, et je ne fais jamais pipi dans la mer.

Puis surtout, j'ai remarqué ces noms au générique du film : Total, EDF, Liliane Bétancourt, Véolia.

Finalement, dans cette histoire comme dans bien d'autres, on peut toujours se poser la question :

Où sont vraiment les bons et les méchants ?

Alors soit on baigne dans la contemplation en se concentrant uniquement sur la beauté de ce monde - et pourquoi pas d'ailleurs, certains jours, ça rassure et ça détend -, soit on rentre dans le vif du sujet en s'engageant corps et âme.

Mais rester tiède n'est-il pas déconcertant ?

Et c'est là que, telle une sirène, je me défilerai d'un coup de queue argentée, vous laissant méditer sur la vie des poissons pierre, des méduses colorées et des groupes industriels surpuissants.

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9 juin 2009

STOP A LA BETISE

Dimanche soir, dans l'émission Capital sur M6, on a eu l'immense joie de faire la connaissance de Christophe, un grand nigaud qui disait avoir doublé la dose préconisée de Roundup pour être sûr de bien tuer tous ses chardons.

Round Up, vous connaissez ? Voyons, ce désherbant hautement toxique qui carbonise tout. On en voit par dizaines de flacons dans les hypermarchés, toujours très bien mis en valeur.

Savez-vous qui fabrique ce cocktail de composants chimiques qu'on a même eu le culot de nous présenter comme biodégradable ?

MONSANTO, 1 milliard de dollars de bénéfice en 2007

Et il n'est pas le seul puisque le brevet étant tombé dans le domaine public en 2000, de nombreuses autres sociétés en proposent, Truffaut, Bayer, Résolva, KB, Delbard. Cependant, c'est lui qui en vend le plus.

Les millions de litres que les agriculteurs, les particuliers et les communes ont déversés dans la nature ont pollué la moitié des cours d'eau français. Les incidences sur la santé sont graves et ne sont pas contestées.

Mais heureusement, l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments veille sur nous. Soi-disant indépendante, elle nous assure que ces produits ne sont pas nocifs. C'est drôle car de nombreuses études faites par des gens très sérieux prouvent le contraire. Eh bien figurez-vous que l'Afssa, elle n'en a cure. Son autorisation de mise sur le marché est validée par sa propres équipe d'experts qui pour un tiers d'entre eux,  pactisent avec des industriels comme Monsanto, BASF, Bayer...

De quoi avoir des nausées, non ?

Il suffit d'une gamelle d'eau bouillante pour tuer ses mauvaises herbes. C'est ce que fait Denis Pépin, ce jardinier intelligent qui clôture le reportage sur une note d'espoir.

Nous avons le pouvoir extraordinaire

de ne pas acheter.

Réfléchissons avant de choisir.

Cliquez sur les œillets de poètes pour voir cette enquête (Chapitre 5 - Le Roundup après avoir supporté la pub).

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21 juin 2014

Moins d'écran, plus de vie

Regarder Le monde en face, c'est courageux.

Surtout quand on est frappée d'une sciatique-qui-rend-tout-blanc.

Mais comme je ne suis soulagée qu'allongée sur le côté gauche avec un coussin entre les genoux, tripoter la télécommande, c'est une tentation facile.

Et de replay en replay, je suis tombée sur :

Ecran global

et j'ai enchaîné avec :

Internet, la pollution cachée

De quoi gamberger.

Mue par un violent besoin de sauver la planète, j'ai claudiqué du canapé jusqu'au bureau - Zeus sait ce que ça me coûte - et

j'ai vidé ma boite mail.

Et du même coup, mon réservoir à culpabilité.

Ce n'est pas tout.

Car depuis que j'ai appris que le gratin du high-tech mondial n'avait d'yeux que pour les écoles Steiner ou Montessori, je me félicite de planquer la tablette de Miss Cocotine à chaque fois qu'elle me court sur le haricot.

Car pendant que la vilaine-chose-qui-tue-tout-dialogue-dans-l'oeuf se couvre de toiles d'araignée, la pré-ado-mais-pas-tout-à-fait, elle, passe son temps à coller des petits bouts de papiers colorés.

Autrement dit, je ne suis pas une mauvaise mère.

En fait, depuis ce jour d'août 2012, où, attablée tranquillement dans notre fabuleuse taverne de Vamos en Crète, j'ai remarqué cette famille silencieuse - le père était rivé sur son ordinateur, la mère magnétisée par son portable et les enfants happés par une tablette - je me pose des questions sur le devenir de l'humanité.

Quel monde débile, non ?

Vous avez trois jours pour regarder les deux reportages et prendre conscience de l'absurdité de nos choix, des conséquences de notre dépendance, et lâcher un peu vos écrans.

Car chacun d'entre nous, à son petit niveau, peut agir.

Alors, je vous souhaite un superbe week-end de vraie vie.

Moi, je vais regarder le ciel bleu du double-four,

histoire de ne pas plomber mon data center.

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15 juin 2013

Du soleil dans les toiles

A défaut d'avoir du soleil, je me suis offert ses toiles. Trois ans que j'en rêvais, les anciennes étaient toutes délavées et mon compte en banque usé.

Maintenant, j'attends le soleil de pied ferme. Dans la même tenue que la semaine dernière certes, mais je jure que si ses rayons deviennent plus ardants - sait-on jamais -, je me lancerai dans un effeuillage.

En attendant cet épisode torride, je compense dangereusement en me goinfrant de cerises.

Comme Gaspard Proust aime à le répéter, j'ai envie de vous dire :

Alors, elle est pas belle, la vie ?

a

b

c

d

e

10 juillet 2012

La fin des haricots

Ce matin, je suis restée assise 45 minutes à Pôle Emploi dans le bureau voisin de celui auquel j'ai goûté quand j'ai débarqué à Nantes en juin 2005 pour suivre Léon dans ses pérégrinations. Pratiquement jour pour jour, j'ai donc fêté un anniversaire somme toute peu glorieux :

 7 ans d'errance professionnelle

Ma recherche d'emploi m'est si pesante qu'elle en devient lassante.

Pour moi, mais probablement aussi pour les lecteurs de ce blog.

J'ai donc décidé d'arrêter de raconter ma vie à deux balles ici. Pour toujours ou pour un temps, je ne suis pas capable de le dire aujourd'hui.

Mais avant de vous quitter, je vous propose de partager ce que j'ai entendu hier en me jetant dans Le Grand Bain de France Inter consacré à :

Moi et les autres,

à l'ère des nouvelles technologies

Et voilà ce que, à la question de Sonia Devillers (à écouter à 14:02) :

"Alors, c'est quoi, c'est des nombrils géants qui pullulent partout en France (en parlant de ceux qui écrivent sur le Net et/ou sur les réseaux sociaux) ?"

Stéphane Hugon, le docteur en sociologie qui y était invité, a répondu :

"Un peu par provocation, je dirais que ce n'est pas du tout du nombrilisme, c'est pas du tout du narcissisme, c'est pas du tout une dimension égotiste qui s'expriment quand on passe beaucoup de temps à parler de soi en ligne.

Je crois que c'est plutôt quelque chose d'inverse, c'est une manière de se construire par et avec le regard des autres.

Donc, c'est pas un narcissisme individuel, c'est un narcissisme de groupe, puisqu'à chaque fois qu'on poste un élément sur ce qu'on vient de faire, sur ce qu'on vient de manger, sur ce qu'on vient de voir, sur la musique qu'on vient d'écouter, c'est une manière de faire corps avec ceux qui font la même chose et donc, c'est pas simplement "Je me distingue de vous autres parce que j'écoute de la belle musique" mais au contraire "Je fusionne avec vous autres, je fusionne avec ma tribu, avec mon groupe parce que je célèbre ce qui nous relie."

Je salue donc

ma petite tribu

et je remercie du fond du coeur tous ceux qui, à un moment ou un autre, ont pris le temps de m'écrire des mots qui m'ont nourrie tout au long de ces cinq années.

Passez un bel été et soyez heureux.

Bon courage à ceux qui sont, comme moi, englués dans la recherche d'emploi.

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8 mars 2012

Vive les femmes !

Je traîne toujours des pieds pour faire le repassage.

Et d'ailleurs, hier après-midi, j'ai passé mon demi RTT à saccager les refrains de Claude François en singeant les clodettes. Ca peut faire peur, j'en suis consciente. Même si j'évite la tenue ad hoc. Bref, je me suis payée une tranche de nostalgie débile. Ca m'arrive une fois ou deux par an. Somme toute, c'est raisonnable.

Du coup, c'est ballot, j'ai complètement oublié le fer.

Ce que n'a pas manqué de me faire remarquer Léon d'un charmant et culpabilisant : "T'as pas fait le repassage ?"

Mais comme je suis très forte, j'ai résisté à la vague de honte qui aurait pu m'envahir et ce matin, en regardant la date sur mon éphéméride à deux balles, je me suis dit que je tenais là ma revanche.

Et c'est comme ça que je lui ai mailé ce scud :

"Tu peux rentrer tôt ?

C'est la journée de la femme,

et pour fêter ça, c'est toi qui feras le repassage."

La réponse n'a pas mis longtemps à me revenir dans les dents :

"Pas avant 19h."

19h, ce n'est pas l'heure où l'on passe à table, ça ?

Bonne soirée de paresse

à toutes les femmes

qui détestent les tâches ménagères !

...le grand amour sans t'y attendre viendra pour toi, j'en suis sûr, il guérira tes blessures, le grand amour... ça s'en va et ça revient, c'est fait de tout petits riens, ça se chante et ça se danse et ça revient, ça se retient comme une chanson populaire...

Tout bien réfléchi, je vais peut-être y venir, au string paillettes et aux talons de 14 cm, moi.

Jeudi 21h : Léon est à toutes vapeurs, c'est si bon. Voyez comme je me fais respecter quand même. D'ailleurs, il a dit à sa fille : "Demain, je te lirai une histoire pendant que Maman fera les courses." puis, il a ajouté en me regardant : "Demain, c'est fini, la journée de la femme." Tout est bon dans le Léon, moi, je vous le dis.

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Illustrations Gil Elvgren

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