Canalblog Tous les blogs Top blogs Maison, Déco & Bricolage Tous les blogs Maison, Déco & Bricolage
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le petit monde de Cocotine
Publicité
Newsletter
Archives
10 août 2011

De l'authentique

Une histoire de famille dans ce petit restaurant où Nicole et sa fille cuisinent comme à la maison pendant que le patron discute le bout de gras avec les anciens et que le fils, peintre de son état, assure le service. Si vous déboulez là-bas le jour de la tarte aux pommes, vous en rêverez des jours et des lunes. Un lieu comme je les aime, traditionnel et accueillant, que je connais depuis des lustres.

Chez Nicole

46350 Masclat

05 65 37 62 04

a

b

c

d

Publicité
13 août 2011

Sous les micocouliers

Pour y être passés il y a quelques années alors qu'il était fermé et avoir juré d'y revenir se mettre les pieds sous la table, une escapade à Eygalières, dans les Alpilles, pour déjeuner dans ce si charmant restaurant, Sous les micocouliers. Un moment délicieux pour les papilles même si, personnellement, j'aurais préféré un plat un tantinet plus élaboré qu'un gratin de coquillettes au jambon pour Miss Cocotine. Je militerai toujours pour qu'on accorde à nos enfants le droit de s'éloigner du pénible steak-haché-frites-boule-de-glace auquel on a habituellement droit, surtout lorsqu'on a la chance d'avoir un si bon chef en cuisine.

a

b

c

d

e

f

g

h

i

12 août 2011

Au feu les brassards

L'amour débordant que Miss Cocotine a toujours voué à l'eau nous épate depuis ses 18 mois. Cette année encore, elle s'en est donné à coeur joie et miraculeusement, elle est passée en 10 jours de la brasse en apnée aux 4 nages en surface. Et sans qu'on ne fasse rien sinon discuter au bord de la piscine en faisant semblant de l'ignorer. Là, toute seule dans son coin, elle a décidé de faire une longueur de brasse, puis une autre et encore une autre, et de fil en aiguille, complètement éberlués, on l'a vue attaquer le crawl, continuer en dos et finir en papillon. A quand la même  avancée fulgurante en lecture ?

a

b

c

d

e

f

g

h

10 août 2011

Le goût du sud

Il y a peu de temps, ma copinaute Lodulot avait lancé ici même que si je passais dans le Lot, elle m'offrirait volontiers un café. Je l'ai prise au mot et un petit arrêt sur la route du sud nous a permis de nous connaître en chair et en os au milieu des champs de blé et de tournesols. Et je ne suis pas repartie les mains vides puisqu'elle nous avait concocté des petits gâteaux au chocolat et qu'elle avait cueilli des figues dont le léger goût de cannelle m'a rendue dingue.

Merci Lodulot !

DSC_0058_2

30 juin 2011

Du cousu main

Entre mes rideaux de cuisine et moi, ça ne pouvait plus durer. Deux serviettes de table anciennes provenant de l'armoire de ma grand-mère que j'avais accrochées à la hâte en emménageant en septembre 2006 et qui, avec le temps, étaient passablement défraîchies.

Il fallait passer à la MAC.

Ce matin, probablement galvanisée par cette ambiance de fête qui agite aujourd'hui le monde des médias, j'ai renoué avec ma boite à coudre et d'un drap ancien en lin, j'ai sorti une nouvelle paire de brise bise parfaitement adaptée à mes carreaux qui sont trop étroits pour les tailles standard habituellement vendues en magasin. Rien de vraiment transcendant mais pour moi, un grand soulagement.

DSC_0122_2

Publicité
8 juillet 2011

Ma fille

7 ans et 4 mois, toutes ses dents de lait moins 1 plus 2 définitives façon bébé requin, elle pousse à vue d'oeil.

Bientôt 6 ans qu'on l'a mise dans mes bras.

Son CP l'a dévergondée et elle me lance souvent des t'inquiète-Maman bourrés de gentillesse. Elle adore les mathématiques et moi, je prie pour que ça dure. Le français, c'est plus compliqué et malgré ses efforts colossaux, les phrases arrivent encore parfois tout emmêlées.

A la rentrée, elle ne veut plus danser mais faire du basket. D'ailleurs, les petites voitures et les billes sont bien plus usées que la Barbie. C'est tout un patacaisse de la mettre en jupe à l'école et elle en revient souvent avec des bobos partout.

Comme bien des filles, elle est fan de son Papa et déclare parfois qu'elle le veut pour amoureux. Le soir, au lit, elle se colle ce qu'il reste de son doudou sur le nez et elle me réclame des calins sur le ventre en me disant je-taime-bien-Maman. Puis on se fait des mimi-esquimaux.

Elle me dit qu'elle restera à la maison jusqu'à toujours, qu'elle veut que je lui frotte le dos même quand elle sera grande et quand je lui dis eh-tu-rigoles-ma-vieille-j'aurai-autre-chose-à-faire, elle dit qu'elle ne veut pas grandir parce qu'elle a peur d'être morte.

Elle est arrivée si tard dans ma vie qu'il me semble que la pousser vers l'indépendance est la meilleure chose que je puisse lui apporter mais plus elle grandit et plus j'ai la trouille qu'elle soit blessée.

Elle est jolie comme un coeur, aime rire aux éclats et mange de tout sauf des endives. Quand je me lâche trop, elle me dit arrête-de-dire-des-gros-mots-Maman et son expression préférée actuellement, c'est mince-mince-mince.

Mon voeu le plus cher, c'est de l'emmener en Asie un jour pour qu'elle puisse se rendre compte que les yeux bridés, c'est beau, et que ceux qui se moquent d'elle ici sont de pauvres ignorants. Le but essentiel de ma vie désormais - à part trouver un job - c'est de retourner en Chine pour aller, avec elle, à l'orphelinat de Langli où elle a passé ses 18 premiers mois, visite que nous n'avons pas eu le droit de faire lors de son adoption.

Elle est ce qu'il m'est arrivé de mieux dans ma vie.

Ma fille

Ce post ma été inspiré par le départ imminent de La dame des Crys vers sa petite fille. Je lui souhaite autant de bonheur que j'en ai eu le 5 septembre 2005, dans le bureau des affaires civiles de Changsha en Chine.

qsdqd

7 juillet 2011

Le baratin du jeudi 7 juillet 2011

En avril dernier, j'avais juré que, foi de Cocotine, je ne repasserais pas un automne et un hiver à me morfondre dans ma peau de

MAF-frustrée-pestant-sur-son-sort

et les jours passant, je m'étais doucement fait à l'idée optimiste, voire utopique, que des deux cartes sur lesquelles j'étais en train de miser, il en sortirait forcément une gagnante. 

Ainsi, pendant de longues semaines, je me suis doucement imaginée tripotant des kilos de pate et roulant des croissants pur beurre sous l'oeil bienveillant d'un maître d'apprentissage généreux et pédagogue, toute de blanc vêtue et le nez plein de farine, puis ouvrant ma-boulangerie-rien-qu'à-moi évidemment baptisée avec émotion "Le pétrin de Cocotine".

Parallèlement, j'ai abondamment fantasmé sur cette offre rencontrée sur Cap Territorial en me disant que si, par un hasard extraordinaire, je n'étais pas apprentie boulangère à la rentrée, je serais forcément applaudie par un jury qui ne manquerait pas de me convoquer tellement mon savoir-faire bureaucratique était impressionnant et alléchant et enfin admise dans la caste des fonctionnaires territoriaux du double-four. Dans un petit coin de mon cerveau disloqué, je me voyais déjà débarquer au sein d'une équipe compétente, accueillante et charmante et poser triomphalement mon mug customisé sur un bureau qui serait désormais le mien.

Autrement dit, mon printemps 2011, tendrement bercé par mes-5-gouttes-du-soir, restera l'un des moments les plus forts de cette année que j'ai attaquée, rappelez-vous, en promettant croix-de-bois-croix-de-fer-si-je-mens-je-vais-en-enfer que je sortirais du lot des pessimistes.

Comme quoi, je suis une fille fiable.

Le souci, c'est que le 21 juin, l'été est arrivé, et là, tout est parti à vau-l'eau. Du coup, entre deux périodes d'apathie totale, l'envie furieuse de claquer le baigneur à tous ceux qui clament haut et fort que quand-on-veut-on-peut m'a à nouveau submergée.

Le 23 juin, je réalisai soudain que mon projet de devenir boulangère à 47 ans n'avait ni queue ni tête et, la mort dans l'âme, j'abdiquai en me taxant au passage d'un cinglant mais néanmoins réaliste t'es-vraiment-qu'une-bille-tu-rates-tout-ce-que-tu-entreprends.

Cependant, il demeurait au fond de moi un soupçon d'espoir et je décidai, sur un coup de tête, d'arrêter de me brider les neurones à coups de molécules douteuses et affrontai dignement ma période de sevrage et des nuits nettement plus courtes.

Pourtant, les jours défilant, il a bien fallu que je sorte peu à peu ma tête du sable. J'avais beau me scotcher à ce damné téléphone, il refusait obstinément de sonner.

Ca sentait le purin.

Hier, n'y tenant plus, je composai donc le numéro du service concerné et en moins de deux, je me pris une claque magistrale dans la figure.

Le recrutement était bouclé.

Ainsi va ma tentative de réinsertion dans le monde professionnel. Il est donc grand temps de m'accorder une pause réparatrice et de décliner le concept tellement vital du

carpe diem

histoire d'éviter de casser toute la vaisselle que j'ai mis des années à chiner minutieusement.

Forte de vos compliments narquois et des encouragements de mon Léon qui, regardant d'un oeil goguenard ma guirlande crochetée, m'a demandé, lubrique, si je ne pouvais pas me fabriquer un soutien-gorge en carrés de Mémé ,

j'attaque le bikini de l'été 2011.

Et comme ma copine Dom, qui voit bien que je suis au bout du rouleau, m'a refilé trois Elle et un Marie-Claire, pariant sûrement sur le fait que décortiquer mon horoscope de l'été ou me passionner pour des articles du genre j'aime-faire-l'amour-à-plusieurs m'aideraient à passer juillet et août sans encombre, j'ai trouvé de quoi alimenter mon désir de vivre et je vous annonce donc très solennellement que

je vais sublimer mon corps

en 15 jours seulement

En 30, c'était pas jouable, j'aurais raté mon départ en vacances. J'ai donc été obligée de m'inventer une formule accélérée encore plus coriace et le 20 juillet, je serai, moi aussi,

douce, dorée et sexy

conditions sine qua non pour me glisser sans complexes dans le maillot susnommé.

C'est ballot, vous n'aurez pas de photo !

Alors, elle est pas belle, la vie d'une chômeuse-de-longue-durée-boudée-par-le-monde-grillagé-des-actifs-du-double-four ?

pu

Illustration Gil Elvgren

27 juin 2011

La vita è bella

Pour de belles images de Chinon, mieux vaut que vous alliez voir le superbe reportage de Florence sur son joli blog L'oeil et la main car en ce qui nous concerne, après une journée de marche sous une chaleur écrasante, au lieu d'entamer bravement le tour de la ville promu par l'office de tourisme, on s'est lamentablement affalé sur le canapé du premier bistrot venu pour y siroter un verre de Chinon. Et la soirée s'est poursuivie au restaurant italien Les saveurs d'Italie qui nous avait été conseillé par nos hôtes et vous le croirez ou non, c'est le meilleur du genre rencontré depuis le temps béni où mon Léon et moi, on allait s'encanailler à La Porchetta de London. Et vous pouvez me faire confiance, mon arrière grand-mère s'appelait Guaticelli.

Les saveurs d'Italie
3 impasse Jean Macé
37500 Chinon
Tél. : 02 47 58 80 62

c

d

b

a

16 juin 2011

Le bouquet du jour

Affligée comme je l'ai été par l'inculpation du concombre, j'en ai complètement oublié de fêter mon anniblog. Evidemment, je suis bien consciente que ce n'est pas l'évènement qui va changer la face du monde mais tout de même... Depuis la mi mai, ça fait pile poil

4 ans

que j'ai débarqué dans ce petit monde si étourdissant, si palpitant et si surprenant qu'est la blogosphère... 1660 messages, 96490 visiteurs et 215202 pages vues.

Merci pour les échanges que nous avons eus.

Il m'est arrivé d'être étonnée par certains comportements mais au bout du compte, en choisissant de me concentrer sur les côtés joyeux et constructifs de l'exercice, j'ai vraiment fait de belles rencontres grâce à ce petit blog à deux balles...

DSC_0008_2

23 juin 2011

Maroquins à volonté

L'inactivité mène à la créativité, c'est bien connu.

Entre deux brides, je me suis dit que le respect d'un programme étant somme toute assez accessoire, il était bien plus opportun de penser à distribuer les maroquins :

Nicolas, je te propose d'être Premier Ministre. C'est toi qui bûcheras et moi qui brillerai dans les médias.

Ensuite, sur mes conseils avisés, tu nommeras :

  • MC à l'Artisanat, elle nous mettra un peu de poésie et de féminité dans les fournils de la République,
  • Peau d'Anne et Katell au Tourisme, elles ont moult heures de vol,
  • Petite Terrienne à la Jeunesse, elle déborde d'énergie,
  • Ovar au Travail, ça la changera de la sieste,
  • Lodulot à l'Ecologie, elle règlera l'histoire du gaz de schiste,
  • Drinette à la Santé, elle a plein de recettes de crèmes qui remettront d'aplomb le budget de notre bonne vieille Sécu,
  • cc et Doudette à la Culture, elles ont chacune plusieurs yeux pour lire et des tas d'oreilles pour écouter,
  • Philippe à la Communication, il vient juste de se lancer avec brio dans la télé bloguesque,
  • Chouchenn à la Fonction Publique, elle a de la bouteille.

Mais à l'Intérieur, je mets qui ? Il me faut quelqu'un à poigne pour succéder dignement à celui-qui-travaille-actuellement-d'arrache-pied-à-la-réélection-de-mon-PDPA-bien-aimé. Merci de bien vouloir candidater le plus vite possible.

Un casse-tête sans nom, ce futur job, et un coup à me mettre à dos celles et ceux que je n'ai pas nommés.

Je me demande si je ne vais pas me dégonfler.

Allez, 3 mailles en l'air, une bride, deux mailles en l'air...

DSC_0112_2

17 juin 2011

Mort d'un bureau - épisode number 9

La patience vient à bout de tout. Mon-menuisier-préféré est enfin apparu ce matin pour mettre un point final à son oeuvre. Du coup, j'ai passé une bonne partie de la journée à classer, jeter, ranger et plus particulièrement à dépecer mes vieux Country Living pour ne garder que les meilleures pages. Je les glisse ensuite dans des pochettes plastiques et les rassemble dans des classeurs. Ce virus m'est tombé dessus en 1998 quand j'habitais London et de fil en aiguille, j'en suis arrivée à être l'heureuse propriétaire de sept tomes de belles images. Les feuilleter est un vrai plaisir, tout comme de prendre le thé avec Madame Lucienne.

Madame Lucienne,

oui, Madame Lucienne, vous ne connaissez pas Madame Lucienne ? Ca s'peut pas, comme dirait Miss Cocotine. Un clic sur son nom et vous  découvrirez ses jolies toiles.

DSC_0046_2

30 mai 2011

Ma fête des mères

L'adoption, c'est la rencontre de deux histoires souvent très douloureuses qu'il faut décortiquer, ingurgiter et mater afin de marcher, côte à côte, sur le même chemin et y prendre du plaisir.

Autant vous dire que l'affaire n'est pas forcément simple.

De notre point de vue, à mon Léon et à moi, les liens se sont créés dès que Miss Cocotine a atterri dans nos bras, ce 5 septembre 2005, dans le bureau des affaires civiles de Changsha. Ou presque, parce que le moment était tout de même assez épique.

Mais dans sa petite tête brune, que s'est-il passé ce jour-là ? Et depuis ?

Concernant la première question, dès qu'elle a réussi à aligner les mots, Miss Cocotine nous a vite expliqué qu'elle avait eu peur de nos grands nez.

Pour le reste, tout au long de ces années, à travers des livres, pour lui répondre ou faire suite aux attaques extérieures, on a parlé moult fois de nos histoires respectives - mais sans jamais utilisé le mot abandon, bien trop violent à notre goût - et on a voulu lui donner la force d'accepter et essayé de lui apprendre à se positionner.

Pourtant, dernièrement, j'ai été désemparée.

Un soir à table, elle nous a dit :

- Natacha, elle m'a dit que j'avais pas de parents.

En coeur, on lui a répondu :

- Ah bon, et nous, on est quoi ?

Et mon Léon d'ajouter parce qu'il voyait que cette réplique ne lui convenait pas :

- C'est parce qu'on ne se ressemble pas qu'elle t'a dit ça, sûrement.

Là-dessus, j'ai précisé :

- C'est normal, ma Chérie, on ne peut pas se ressembler puisqu'on t'a adoptée. Tu ressembles à tes parents de naissance qui sont chinois.

J'étais en face d'elle et soudain, j'ai vu de la détresse dans ses yeux.

Ca m'a déstabilisée mais j'ai essayé de la réconforter.

Deux jours plus tard, un soir, je lui ai dit dans l'oreille :

- Tu sais, moi, j'aurais voulu te porter dans mon ventre et je n'aurais voulu aucune autre petite fille dans mon ventre. Que toi. Tu es la petite fille de mes rêves.

Ca l'a fait sourire.

Et puis samedi soir, alors que je la couchais, elle m'a dit :

- Mamounette, j'ai quelque chose à te dire.

- Ah oui ?

- J'ai pas des souvenirs.

J'ai tout de suite compris à quoi elle faisait allusion mais j'ai creusé pour voir si je ne me trompais pas :

- Des souvenirs de quoi ?

Elle a répondu comme ça :

- Moi, j'aime bien que tu me portes dans ton ventre. Parce que là, avec toi, j'ai des souvenirs.

Ca m'a scotchée et j''ai bien compris que ce que je lui avais dit quelques jours auparavant avait fait son chemin. Je me suis mise à chialer comme une madeleine et je lui ai dit en reniflant :

- Je ne t'ai pas portée dans mon ventre mais c'est pareil, je t'ai portée dans mon coeur.

Ses yeux se sont illuminés, elle a pris son doudou et elle a répété :

- Oui, dans ton coeur, dans ton coeur.

Bien sûr, le lendemain, c'était la fête des mères et j'aurai mon petit cadeau,

mais là, j'avais eu bien mieux que ça.

DSC_1619_2

5 mai 2011

A vélo dans les marais salants

20 à 25 kilomètres de balades à vélo par jour, c'est exactement ce dont on avait envie pour ce break. Mon coup coeur : la traversée des marais salants pour respirer le printemps, observer les hérons cendrés ou les aigrettes, discuter avec les sauniers et faire le plein de bonheur dans une cabane à sel.

1

3

4

DSC_1202_2

5

6

7

8

2

8b

9

DSC_1115_2

11

11b

12

13

14

5 mai 2011

Les ruelles de Noirmoutier-en-l'île

Si je peux vous conseiller un resto à Noirmoutier-en-l'île, c'est bien Le petit Bouchot qu'on a découvert il y a quelques années grâce au Routard. Pensez à réserver et s'il fait beau, mangez dehors, leur terrasse est croquignolette. A l'intérieur, la déco est assez sobre et certainement moins branchouille qu'à d'autres endroits, mais dans l'assiette, ce n'est pas du Brake. En plus, l'accueil et le service sont irréprochables.

Par contre, au Vélo Noir où on est allés pour la première fois, énorme déception. La salle est très jolie, la cuisine excellente, mais le menu d'appel à 13 €, qui s'apparente plus à une assiette de trois mini tapas qu'à un repas digne de ce nom, nous a scotchés. Le manque de générosité est flagrant et on n'est quand même pas loin de l'arnaque. On s'est bourrés de pain et finalement, on a commandé un fromage après le dessert tellement on avait faim. Si vous y allez, ne faites pas la même erreur que nous et faites-vous plaisir à la carte.

Ou bien mieux,  choisissez le menu à 17 € du Petit Bouchot.

DSC_0945_2

4

DSC_0959_2

3

5

DSC_0965_2

7

DSC_0962_2

 6

14 février 2011

Passer le relais

Pour choisir un restaurant, je m'en remets rarement au hasard et je suis capable de tourner une heure trente à la recherche du repas idéal promis par tel ou tel guide. Chacun ses tares.

Au milieu des vendeurs de plats congelés achetés 3 € et revendus 15 au consommateur ignorant ou paresseux, il existe encore des cuisiniers dignes de ce nom qui préfèrent saupoudrer leurs petits plats d'amour que de passer leur journée à appuyer sur le bouton d'un micro-ondes dans le seul but de faire de la marge.

En France et ailleurs, se cachent pléthore de talents. Il suffit juste de chercher un peu.

Je ne vous parle pas des Bras ou des Ducasse car malheureusement, je ne fréquente pas leurs repaires, mais des plus petits qui, en proposant du bonheur accessible à tous ou presque, sont finalement bien aussi grands que les autres.

En étudiant la route de Nantes à Plélo,  j'avais repéré Josselin, charmante bourgade qui, flanquée à mi-chemin, paraissait être l'étape rêvée. Un bonheur n'allant jamais seul, mon Routard-bien-aimé me proposa une halte au Prieuré de Clisson. Ni une ni deux, je réservai.

Une ancienne chapelle, une déco agréable, un accueil très attentionné et un menu à 13 €.

A noter aussi que, contrairement à beaucoup d'autres qui se contentent de gaver les enfants de steak-haché-frites-soda, la patronne a accepté d'emblée de servir à Miss Cocotine le même menu que le notre en portion réduite.

Si un jour ou l'autre, vous passez dans le coin...

a

b

c

d

14 février 2011

14 ans

Ici, le 14 février, c'est commémoration.

Car c'est à cette date qu'en 1997, mus par un élan romantique, l'homme et moi avons convolé en justes noces à Thessalonique sous le regard ému du Consul de France et les applaudissements d'une joyeuse bande d'inconnus désormais perdue de vue. Si vous voulez verser une larme, les photos jaunies se trouvent dans la boite à souvenirs.

14 ans de passion dévorante émaillée de combats acharnés, de défaites cuisantes et de victoires retentissantes.

La vie, quoi.

Cette année, pour fêter ces moments inoubliables de partage et de carnage, j'ai, et pour la deuxième fois, remis mon destin entre les mains de la famille Lamour. Quoi de plus approprié ?

L'épopée a démarré vendredi matin par un café chez Yves Rocher. A La Gacilly, il existe en effet depuis septembre 2009 un éco-hôtel-spa, La Grée des Landes où je ne manquerai pas d'aller me faire papouiller lorsque j'aurai trouvé le salaire adéquat. En attendant de me régénérer, de libérer mes toxines et de conjuguer mieux-être et plaisir, ce dont j'aurais quand même bien besoin, j'ai bu un Earl Grey en profitant du lieu.

DSC_8677_2

DSC_8672_2

DSC_8675_2

DSC_8664_2

DSC_8670_2

DSC_8666_2

4 février 2011

S'indigner, peut-être, mais surtout cogiter

Un titre comme un pansement en ces temps si difficiles et un prix qui n'allait pas plomber mon médiocre budget loisirs, j'ai acheté.

Et je l'ai vite lu.

Un exploit.

Là où l'affaire s'est corsée, c'est quand je me suis regardée dans le miroir pour me défier : "Alors, et toi, tu fais quoi ? Tu t'indignes ou pas ? T'as l'étoffe d'une grande résistante ? "

Comme je suis une fille prudente, j'ai refusé de répondre à la provocation et j'ai sauté sur mon vieil Hachette corné.

S'indigner : Eprouver et manifester un sentiment de colère et de mépris excité par une injustice, une action honteuse, un affront.

Si je l'avais sollicité, l'homme aurait pu me charger en attestant qu'indignée, je l'étais à peu près du réveil au coucher.

Il suffirait peut-être de s'en remettre aux astres pour expliquer un tel comportement. La balance a horreur de l'injustice et défaille à chaque fois qu'elle en est témoin.

Un coup à ce que vous preniez l'homme pour un martyr.

Ce en quoi vous vous fourvoieriez.

Des raisons de râler, il en existe autant au sein du couple qu'à l'étude des us et coutumes de notre GG (sigle de mon cru pour Gentil Gouvernement).

Autant vous dire que je suis débordée.

Au fait, c'est bien joli de s'indigner mais à quoi cela sert-il ? Pour être efficace, toute tempête doit d'abord se calmer et mener à une réflexion qui elle-même débouchera ou non sur une action.

Si de nombreuses personnes s'engagent pour une cause et se démènent pour les autres, j'en rencontre aussi beaucoup qui, étant on the sunny side of the street, jouent l'individualisme à outrance, pestent contre tous-ceux-qui-profitent-du-système et rêvent d'un système ultra-libéral à l'américaine.

Les frictions de notre monde complexe mènent souvent à la peur qui conduit, si l'on n'y prend garde, au dédain, à la méchanceté, voire la haine, et à la désignation du coupable idéal.

Avant, après ou au milieu de toute indignation, mieux vaut donc peut-être s'accorder le temps de la méditation.

Personnellement, je jetterai tout mon écoeurement et les pensées qui y sont associées dans les urnes de 2012.

J'ai au moins cette chance, que tant d'autres m'envient.

Hessel

8 janvier 2011

Premiers doutes

Lundi soir, après la reprise de l'école :

Miss Cocotine, levant les épaules genre non-mais-ils-sont-tous-débiles : Les autres, y disent que le Père Noël, il existe pas.

Moi, prudente : Ah bon, et qu'est-ce-que t'en penses, toi ?

Miss Cocotine, avec un deuxième haussement : Ben oui, il existe, pour de vrai !

Moi, en mon for intérieur : Si seulement t'avais raison ! Ca m'éviterait de payer les traites de l'automobile que Papa vient de s'offrir tout seul comme un grand en te faisant gober que c'était le Père Noël qui l'avait livrée devant la porte.

DSC_7469

3 janvier 2011

Le camp de base

Un jour de chance insensée, je suis tombée sur La Ferme du Tilleul et ses gîtes charmants, situés à deux pas de la frontière belge. Un bâtiment réhabilité avec goût, un confort optimum, des équipements haut de gamme, un accueil plein d'attention et de gentillesse, le tout pour un prix extrêmement raisonnable (la propriétaire vient juste d'apprendre qu'elle est classée 4 épis). Que demander de plus ? Voilà ce que j'appelle une adresse précieuse.

a

b

c

d

e

f

g

h

i

25 novembre 2010

Pour l'amour des pois

Un jour de mai où je ne savais que faire de ma vie, j'ai acheté ce pied de lampe moyennant un prix exorbitant et non justifié pour un morceau de manguier patiné à la hâte très loin d'ici.

DSC_1490

A peine l'avais-je posé à la maison que je me suis mise à le détester profondément. Le soir venu, l'homme m'a crédité d'un : "Mais qu'est-ce-que c'est que ce truc ?" éloquent et quand je lui ai annoncé le prix, il est parti d'un énorme éclat de rire.

Vexée comme un pou, j'ai attrapé des restes de peinture, de la cire et je l'ai revu à ma manière. Ce matin, miracle, je l'ai enfin coiffé. La fin d'une longue et douloureuse histoire.

DSC_6885

25 novembre 2010

Décalage

Hier soir, entre un voyage à Bruxelles et un autre à Londres, l'homme me demande :

- Mais pourquoi tu lis des trucs comme ça ?

- Parce que ça m'intéresse. C'est ma vie.

- Tu devrais lire des livres d'amour.

- C'est ça, je te promets d'opter pour la collection Harlequin la prochaine fois.

DECALAGE, NON DITS, PEUR. Le fossé est énorme entre ceux qui ont vécu ou vivent la privation d'emploi et ceux qui sont dans leur routine bien huilée.

S'il n'y avait qu'une leçon à tirer de cette vie, c'est bien que quand quelqu'un n'a pas connu une situation, il est relativement incapable de la comprendre et que, parfois même, il s'en moque éperdument.

L'écoute des autres ne court pas les rues, l'égoïsme et l'individualisme beaucoup plus. Le tout, c'est d'être on the sunny side of the street.

Et que personne ne vienne me faire le coup du verre d'eau à moitié plein, je risquerais de le mordre. Trop facile.

Pour me faire pardonner ce que ma copinaute FD analyse comme un coup de mou et ce que moi, j'appelle du réalisme, je vous fais profiter du joli bouquet que ma copine Chrystel m'a offert.

Bonne journée de travail ou de chômage !

DSC_6830

24 novembre 2010

Noir sur blanc

Lundi, d'humeur boudeuse, je me suis adonnée à l'un de mes plaisirs favoris qui est d'aller fureter à la bibliothèque. C'est comme ça que j'ai posé la main sur ce livre.

confessions

Une insomnie m'a permis de me plonger au coeur d'un univers que je connais très bien pour en avoir été souvent LA CLIENTE.

5 ans et demi que j'ai déboulé dans le double four non par envie mais par obligation, pour suivre l'homme qui, lui-même, cherchait à se refaire après deux licenciements très rapprochés dans le temps mais très éloignés géographiquement.

Amnésique par instinct de survie, j'ai persisté à croire en ma bonne étoile et multiplié les actions douces et les opérations commando. Je me suis battue envers et contre tout. Contre des systèmes bien verrouillés, des réseaux très protégés, des portes blindées, des humains robotisés vissés dans leurs privilèges.

En échange, je n'ai récolté que mépris, humiliations et brimades.

Au fil des années, plutôt docile, j'ai tout tenté jusqu'au coaching bidon dont on peut se demander s'il n'aurait pas pour seule vertu que de remplir les poches de ceux qui profitent à fond du secteur pseudo-formations-et-bilans-de-compétences-qui-flattent-juste-l'ego.

Ma conseillère ANPE était devenue une sorte de rendez-vous indispensable tout simplement parce que personne d'autre qu'elle ne m'écoutait et que ces échanges rapides et sans saveur m'imposaient un rythme qui me permettait de tenir le coup.

Pourtant, elle m'en faisait baver. "Vous devriez changer de secteur. Vous allez vous épuiser. Vous devriez faire de la soudure."

J'en sortais ratatinée comme une vieille pomme avec la tentation de l'envoyer au diable, de briser ce lien ridicule et infructueux. Après tout, je ne percevais pas un centime d'indemnisation et son regard désespéré prouvait à quel point elle doutait de son utilité.

Son but ultime, je le discernais bien, c'était de me RADIER. Cataloguée chômeuse de très longue durée, je représentais son cauchemar absolu. En pauvre marionnette, elle n'avait guère le choix.

Et cette fusion en prévision, je sentais à quel point ça la déstabilisait.

A certains moments, on ne savait plus qui d'elle ou de moi devait être le plus réconfortée et aidée. Alors on désamorçait en plaisantant et déblatérant tout doucement.

Ni elle ni moi n'étions dupes.

Assurément, il fallait lutter et ne pas lui faire ce plaisir, à celui qui commanditait tout ça. Abdiquer et disparaître des listes, c'était lui servir de jolies statistiques sur un plateau doré.

J'ai lutté.

Un temps.

Et puis, petit à petit, l'éventualité que je n'arrive jamais à retrouver un poste s'est ancrée en moi et j'ai lâché prise.

J'ai disparu, comme il l'avait souhaité.

Je fais partie des milliers de demandeurs d'emploi bien réels mais évincés du système. Ca fait belle lurette que je m'en doutais mais cette nuit, je l'ai vu écrit noir sur blanc.

2010 touche à sa fin et l'heure des bilans va sonner.

Un salaire mensuel comme salaire annuel, et relativement minable, qui plus est. Pathétique.

Je n'ai plus une once d'énergie. Comme-qui-dirait, il m'a tuée.

22 novembre 2010

Se faire prier

Il y a un an pile poil, je revenais aux aiguilles après 25 ans d'abstinence. Si vous suivez mes péripéties diverses et variées, vous vous rappellerez peut-être que cette nouvelle activité m'avait rapporté force moqueries de la part de l'homme.

Les mois passant, le malotru a dû se rendre compte que ce qui tombait des aiguilles n'avait finalement rien à voir avec le tricot du Père Noël et un jour, il a rappliqué doucement pour me miauler un :

"Et tu peux me faire une écharpe ?"

Vous me connaissez. Je l'ai fait mariner un peu...

Cette fameuse écharpe, je l'ai terminée juste à temps pour les premiers frimas. Le modèle est sur Ravelry. J'ai utilisé de la Drops achetée chez Kalidou. 7 pelotes d'Alaska 51 olive foncé et 1 pelote et demie de mohair Vivaldi 05 vert mousse, aiguilles n° 7. 43 mailles en point R1 : (3 m end, 1 m env)/finir par 3 m end, R2 : 1 m end 1 m env (3 m end, 1 m env)/ finir par 1 m end.

DSC_6839

DSC_6846

14 novembre 2010

Ecossais forever

Hier, j'ai fait un saut chez le suédois pour m'imprégner de la tendance Christmas 2010 et dénicher des boules turquoises. O surprise, je n'y ai découvert que du bleu-blanc-rouge relativement classique et j'ai donc dû remballer mon envie apparemment décalée.  Par contre, j'ai dégoté ce papier écossais, tout ce qu'il me fallait pour mon petit brunch de ce matin.

DSC_6597

DSC_6587

DSC_6599

DSC_6581

DSC_6591

17 septembre 2010

1/3 azote 2/3 carbone

Je suis une brave fille qui prend toujours les missions qu'on lui confie au sérieux. Si, je vous assure.

Actuellement, ça se traduit par un excès de zèle qui m'épate moi-même et qui me conduit à vanter les mérites du compostage à qui veut bien m'écouter.

Si j'en crois l'air profondément dégoûté de cette jolie résidente du sud-Loire quand je lui ai aimablement proposé de se lancer dans l'aventure, la nouvelle mode de valorisation de nos déchets est loin d'être rentrée dans les moeurs.

Pourtant selon l'ADEME, "produire soi-même un amendement naturel et l'utiliser dans son jardin procure une vraie satisfaction personnelle".

Un plaisir à côté duquel il serait tout de même dommage de passer.

Il suffit juste d'accepter d'héberger quelques colonies de lombrics, d'acariens, de cloportes, de coléoptères et autres petites bêtes affriolantes qui se chargeront de transformer les croutes de fromage, les vieux mouchoirs en papier et les hortensias fanés en compost bien mûr.

Encore faut-il que votre mélange soit intelligemment équilibré et que le maniement des outils de jardin soit inscrit dans vos gênes. Eh oui, car ce charmant petit tas devra être aérer régulièrement si vous voulez éviter que l'expérience ne vire au cauchemar olfactif ou pire encore, à l'émanation de méthane.

Pour aider les novices pleins de bonne volonté, l'ADEME a concocté un guide détaillé commençant par "Faire son compost, c'est FACILE" et se terminant 20 pages plus loin, laissant l'accro du bitume un peu hébétée.

Après l'avoir parcouru en long, en large et en travers toute cette semaine, je me suis presque résolue à tenter le coup. Mais pour ne pas plonger seule dans l'inconnu et pouvoir me dérober, l'air de rien, à la corvée du brassage, je devais impérativement trouver un partenaire.

Et à qui j'ai pensé, à votre avis ?

A l'homme.

Toute fière d'étaler mes nouvelles connaissances, je lui en ai donc déballé mon exposé complet hier soir. Vu la réponse d'usager de base que j'ai obtenue, à savoir ce-sera-sans-moi-je-paie-des-impôts-c'est-pas-pour-des-prunes, j'en ai déduit que si je m'aventurais sur ce terrain inconnu, ce serait à mes risques et périls et que la fourche, ce serait moi qui me la colletterais.

Calmée par le peu d'enthousiasme du gaillard, je filai toute penaude, sans savoir si j'allais me résoudre ou pas à jouer à l'alchimiste.

sfsqf

Publicité
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 20 30 40 50 60 70 80 90 100 > >>