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Le petit monde de Cocotine
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8 septembre 2010

Nouveau rythme

Pas évident de remettre le pied à l'étrier mais bon an mal an, ça se déroule plutôt bien. L'homme assure dans son nouveau rôle de moitié-d'autorité-parentale-effective, Miss Cocotine se passe très bien de mes services et en trois jours, j'ai tout appris ou presque sur la gestion des déchets dans l'agglo. Encore 14 heures à tirer et je me charge de vous raconter cette semaine épique. Merci pour vos passages fidèles et vos com'.

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20 août 2010

Chronique d'un début de journée de vacances ordinaire

Vamos, Crète, lundi 26 juillet 2010, 9h14. Programme du jour : excursion à Réthymnon.

Tout le monde s'installe tranquillement dans la Clio. A ce moment précis, tu es encore détendue. Ca ne va pas durer.

L'homme met le contact. Ton cerveau se bloque immédiatement sur le mode qui-vive et tu adoptes cette position si seyante fesses-serrées-lèvres-pincées.

Il en va ainsi depuis que tu as mis les roues sur le sol crétois. Ici, tailler la route est un exercice à hauts risques.

Ton amour aveugle de la feta avait quelque peu gommé les souvenirs croustillants de ta-vie-chez-les-grecs-il-y-a-13-ans et plus particulièrement de leur façon de se comporter au volant. Quelques kilomètres au sortir de l'aéroport ont suffi à te faire capter que rien n'avait changé.

La route principale qui traverse l'île d'est en ouest est une sorte de parc d'attractions où chacun fait exactement ce qui lui plaît, poussant le touriste novice et donc infiniment angoissé à se coller prudemment sur le bas côté, sans jamais dépasser les 60 à l'heure.

Le grand classique, c'est de créer une quatre voies quand il n'en existe que deux, la bande d'arrêt d'urgence accueillant les véhicules taxés de lents. Le souci, c'est que la largeur de cette fameuse langue de bitume oscille entre les 90 centimètres et les 3 mètres et il n'est donc pas rare de se faire raser la portière droite par quelque malotru assoiffé de vitesse, qui plus est en plein virage.

Car ici, les voitures qui doublent mordent sans complexe la ligne continue et trop souvent sans se préoccuper le moins du monde de la visibilité. Ainsi va ce ballet incessant de véhicules qui se croisent, se frôlent et s'évitent. Vu du ciel, le spectacle ne doit pas manquer de sel.

En ville, les feux rouges dérangent certains conducteurs qui sur un coup de sang inexplicable, sont capables de déboiter violemment pour doubler quatre véhicules à l'arrêt et griller le feu dans la foulée.

Les deux roues ne portent jamais de casque, doublent à droite ou à gauche et de nombreux adultes embarquent de tout petits enfants à l'avant ou à l'arrière, sans aucune protection.

Quand on emprunte une rue, on peut avoir la mauvaise surprise de tomber sur un véhicule qui sort de stationnement brusquement et sans prévenir. Aucune priorité n'a cours apparemment et les conducteurs préfèrent forcer le passage à chaque croisement.

Se garer est chose simple. Pas question de tourner des heures pour trouver une place autorisée. Il suffit de s'arrêter, parfois en plein milieu de la chaussée et de mettre ses warnings, un petit jouet amusant dont tout le monde use et abuse.

Vu de ta fenêtre, c'est l'anarchie totale et rien ne te chauffe plus les nerfs que cette pratique du moi-d'abord.

Le breakfast au bord des lèvres, tu assommes l'homme de fais-attention et va-doucement du plus suave au plus menaçant. Pour tes neurones si disciplinés qu'on jurerait que du sang scandinave ou allemand s'est lié à celui de ton arrière-grand-mère vénitienne, c'est pure folie et manque total de respect des autres.

L'homme, par contre, est très décontracté. D'ailleurs il ne lui a pas fallu deux jours pour faire sienne la pratique du dépassement de touristes peureux, tout en se vantant haut et fort de sa conduite parfois hasardeuse : "Mais je les connais, moi, les grecs !" Tout bronzé, le bras pendouillant sur la portière, la Crocs énergique, il se faufile gentiment tout en mimant bruyamment le clone grec de Frédéric François qui vomit du sirupeux sur les ondes.

Exaspérée, tu le regardes du coin de l'oeil en te disant que seule une étude minutieuse de son arbre généalogique pourrait expliquer comment un mélange Finistère Nord-Sarthe peut générer des attitudes à ce point latines.

Y'a pas à tortiller. Tout ça te dépasse.

Alors tu t'enfonces dans ton fauteuil en râlant, sachant pertinemment que tu recommenceras à respirer normalement le jour où tu rendras les clés de la Clio au type d'Avis sans avoir eu ni à tenter de rédiger un constat avec un crétois ne parlant que sa langue au fin fond des montagnes pelées, ni à tester la qualité des foreign funeral services si bien vantés par les Pompes Funèbres de Vamos.

Tout ça serait très drôle si ce n'était pas si grave.

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12 août 2010

La parenthèse désenchantée

Lorsqu'on choisit de rompre avec son quotidien pour passer des vacances inoubliables, on a envie de voir uniquement ce qui nous paraît ravissant, éblouissant ou épatant et d'occulter tout le reste, partant du principe qu'on n'est pas là non plus pour refaire le monde.

La Crète est une terre magnifique, généreuse et gorgée de soleil. Pourtant, il est un détail qui n'en est pas un et qui ne colle pas du tout avec le paysage.

Les routes, de la plus fréquentée à la plus perdue, sont jonchées d'ordures en tout genre, parfois accrochées à la nature comme des sangsues : canettes, bouteilles, sacs plastique, ferraille, j'en passe et des meilleurs. A chialer de dégoût.

Certains bords de mer, magnifiques, comme les plages sauvages de Phalassarna sont parsemés d'immondices. De quoi avoir le coeur fendu.

L'image que j'ai choisie pour illustrer mon coup de blues a été captée à Axos, dans un potager, très loin de toute empreinte touristique.

Et là, on se dit forcément : "Mais que font les grecs ? Quand j'habitais à Thessaloniki il y a 13 ans, c'était déjà le même topo."

Alors ?

Eh bien, je n'en sais fichtre rien sinon qu'on a aperçu, deux fois seulement, des binômes qui ramassaient ces déchets. Une sorte de goutte d'eau dans la mer mais après tout, c'est toujours mieux que rien.

Espérons que dans les années qui viennent, tout aura disparu.

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6 août 2010

Du soleil

Chaque année, fin novembre, je commence à attaquer l'homme avec cette sempiternelle question : "Alors, qu'est-ce-qu'on fait pour les vacances ?". En général, je n'obtiens aucune réponse vraiment claire. Du coup, j'embraie sur un long travail de harcèlement qui peut durer des semaines, le tout étant de réussir à parvenir à mes fins. Et croyez-moi, l'exercice requiert beaucoup de force et de ténacité.

C'est ainsi que l'été dernier, de guerre lasse, j'ai abandonné tous mes rêves d'évasion exotique et la Cocotine's family a filé plein est, dans le Doubs, région certes charmante et accueillante, mais où la pluie tombe un jour sur deux en juillet. J'en suis revenue blanche comme un linge, mes gilets usés et mon tube d'indice 30 intact, jurant et pestant qu'on ne m'y reprendrait plus.

Mais je n'ai pas été la seule frustrée dans l'affaire. Quand en mars, à mon ultime : "Eh, tu te décides pour cet été ?", l'homme m'a rétorqué : "J'veux du soleil. T'as carte blanche.", j'ai compris que, cette année, il n'avait pas plus l'intention que moi de jeter un parapluie dans la Samsonite.

Quelques jours après, j'avais dégoté l'aventure de mes rêves, explosé mon livret A dans la foulée et vendu le concept à l'homme, tout en claquant le bec à cette stupide petite voix intérieure qui m'empoisonnait avec ses : "T'es folle, c'est la crise et t'as même pas de boulot."

Douze ans qu'on n'avait pas remis les pieds en Grèce... C'était plus vivable. Et puis, après tout, on n'a qu'une vie, non ?

"La Crète aux mille saveurs",

ça vous dit, à vous aussi ?

Allez, suivez-moi...

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7 juin 2010

Pédaler à l'est

S'aventurer à l'est de Nantes pour découvrir l'Erdre à vélo, c'était notre mission en ce dimanche de juin. Très jolis coins entre La Chapelle-sur-Erdre et la Beaujoire mais le retour a été beaucoup trop laborieux à notre goût. Le parcours proposé ou plutôt imposé faisait 35 km et était à sens unique. Logiquement, on n'avait donc pas le droit de faire demi tour et à aucun endroit, on ne pouvait traverser la rivière pour réduire la boucle et adapter ainsi la balade aux capacités d'un enfant de 6 ans. Miss Cocotine a déjà été très brave de s'enfiler ses 20 km et on ne lui en veut pas d'avoir bouder sévèrement la dernière demi-heure... 

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18 mai 2010

What else ?

Pour être honnête, je n'ai pas pu baratiner à mon aise hier matin. Ne m'en veuillez pas. A la place, j'ai œuvré pour la collectivité.

J'ai bûché sur ma déclaration fiscale.

Ce n'est certes pas la case "Traitements et salaires du conjoint" qui m'a donné du fil à retordre, ni d'ailleurs les DA, DH, EE, DC et autres binômes étranges des "Revenus des valeurs et capitaux mobiliers" et je n'ai pas vraiment eu à me ronger les sangs devant mes simulations de calcul d'ISF. Mais tout de même, cet exercice m'a empêché de réfléchir tranquillement sur tous les bienfaits de cette semaine 19 de l'an 2010.

Des 750 milliards d'euros virtuels qui promettent un avenir glorieux aux braves contribuables européens à une bourse dansant la gigue, je n'ai pas su où donner de la tête et même mon-bien-aimé-Yves-Calvi n'a pas réussi à apaiser mon esprit torturé.

Le monde allait de plus en plus mal, c'était évident, et moi, j'étais là, impuissante et tellement inutile. A part m'envoyer des carrés de chocolat, aligner des surjets et des jetés et accessoirement pleurnicher sur mon blog, j'étais bonne à quoi ?

Alors que mes idées s'embrouillaient totalement et qu'un voile horriblement noir s'abattait sur moi, je suis tombée sur le sourire rassurant et les mots si doux de notre Ministre de l'Economie :

"...la croissance qui repart, PLUS EN FRANCE que partout en Europe..."

Moi qui était prête à me fourrer sous la couette pendant plusieurs jours, sans autre nourriture qu'une collection écœurante de cookies au gingembre, je suis soudain sortie de ma torpeur et j'ai déclaré à l'homme éberlué :

"Tu sais quoi ? Aux spécialistes si réalistes, voire gravement lucides, voire même affreusement pessimistes qui nous bourrent le mou sans arrêt avec leurs prédictions toutes plus atroces les unes que les autres, moi, Cocotine...

je leur réponds que je m'en contrefous !"

Puis assez fière de ma tirade, je l'ai attrapé et emmené au ciné. Après tout, à l'heure où Cannes jouait son festival, le gueux de base du double four avait bien le droit, lui aussi, de s'encanailler sans retenue.

C'est ainsi que la main dans la main, l'homme et moi, nous nous sommes retrouvés au pied de l'UGC avec la ferme intention de tout oublier pendant une heure trente. Et devinez avec qui on s'est laissé embarquer dans une amnésie douillette ?

Avec Patrick Chirac !

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Bonne semaine à tous !

12 mai 2010

Vous les femmes

De mon enfance dans le neuf deux, on pourrait tirer un film intitulé :

"Tout le monde n'a pas eu la chance

d'avoir des parents réac"

Ma mère était jolie et très élégante. Le summum du bon goût, pour elle, c'était le bleu marine. L'apparence était fondamentale. Elle s'accordait le coiffeur une fois par semaine, ses deux enfants mettaient une culotte propre chaque jour, la raie sur le côté était de rigueur et les oreilles décollées soigneusement dissimulées. Ca lui tenait à coeur.

Elle briquait sa maison comme Cendrillon, était au garde-à-vous devant l'école, faisait les trois lits au carré avant 9h30, lavait les mille voilages du cinq pièces tous les mois, faisait régulièrement reluire sa collection de cuivres et louait une shampoingneuse pour décaper la moquette tous les semestres.

Elle courait de Casino aux Boucheries Bernard pour blinder le réfrigérateur et gavait la famille de surprises à la Ginette Mathiot. Du lapin sauté aux saucisses de Francfort à la tête de veau vinaigrette en passant par des soufflés au fromage à la tenue exemplaire, elle frisait la perfection.

De ses voyages à l'étranger, elle ramenait toujours des torchons et des tabliers colorés et la fête des mères se jouait au Salon des Arts Ménagers.

Tous les samedis midis, mon père obligeait la famille à manger de la viande hachée baignée dans un bol de Bouillon Cube brûlant. C'était bon pour la santé, il en aurait parié sa chemise. Et puis ça lui collait une force de cheval pour jouer son match de foot.

Car tous les week-end sans exception, qu'il vente, qu'il pleuve, qu'il neige, à Louveciennes ou ailleurs, ma mère usait docilement ses Salomés dans des tribunes douteuses et se colletait la sortie des vestiaires, flanquée de sa belle-famille au grand complet. Même si la troisième mi-temps se jouait au château, elle trouvait que l'ambiance n'était pas chic du tout. Mais elle se taisait.

L'argent de la semaine était délicatement déposé sur la commode de l'entrée. Point de compte-joint mais séparation des biens. Ma mère votait à droite, comme son mari. Ca faisait bien, et de toute façon, ses convictions, elle les partageait forcément. A la maison, on était Peugeot, on regrettait l'Algérie française, on clamait que les soixante huitards étaient de sombres dégénérés et Dave qui hurlait Vanina, un suppôt du démon.

Pour s'encanailler, ma mère écoutait Aznavour, Julio Iglesias, Yves Montand ou Michel Delpech. Une fois l'an, mon père sortait son vieil électrophone et se passait des chants para. 

Le comble du subversif, pour ma mère, c'était d'avoir une Cocotte-Minute, un New Man pattes d'éph' moule-cul et d'être abonnée à Elle.

A quarante ans, elle se toqua soudain de retravailler parce que la voisine du quatrième lui bourrait le mou en lui racontant combien elle s'amusait avec ses collègues sténo-dactylos, mais mon père lui coupa net ses élans d'émancipation d'un cruel "Ca va nous faire sauter une tranche d'imposition.".

Mes parents n'avaient point de débats d'idées. Les conversations, au dîner, étaient plutôt centrés sur les enfants. Elle racontait sa journée au foyer. Il restait la tête dans ses histoires de banquiers. Ca sentait l'ennui à plein nez.

Ma mère ne voyait aucun intérêt à refaire le monde et recourait, en cas de nécessité absolue, à force il-faut-y'a-qu'à. Elle avait une liste de principes, de préjugés et de tabous longue comme un jour sans pain et s'y accrochait, bien droite dans ses escarpins. Sa vie se résumait à accomplir les basses besognes du quotidien et répondre aux desiderata de son mari. Rien qui colle une ouverture d'esprit diabolique.

Un jour où elle agitait du mini Mir, j'ai débarqué dans la cuisine et je lui ai dit : "Mais tu te rends compte qu'on est sur une petite boule qui tourne en rond dans un univers infini ?" Les Mapa se sont figés, son regard s'est troublé et submergée par la panique, elle m'a répondu : "Va voir ton père."

J'avais 10 ans. Entre elle et moi, le dialogue de sourds, c'était parti pour la vie.

Elle se voulait et se pensait mère parfaite. Elle m'avait même donné le sein.

C'est la première MAF que j'ai connue.

A 12 ans, pour moi, tout était limpide. On ne pouvait pas être femme et mère à la fois. Etre mère, c'était forcément passer ses journées entre O-Cédar et Monsieur Propre. Alors non merci, je n'aurais jamais d'enfant et je travaillerais pour avoir des choses à raconter à mon mari le soir. Je serais une femme. Une femme libre.

C'est vous dire si le titre : "Le conflit, la femme et la mère " m'a mise dans tous mes états.

Ce livre, je l'ai dévoré mais arrivée à la dernière page, je n'ai toujours pas compris pourquoi il a généré tant de débats houleux. A mes yeux, c'est juste un historique et un état des lieux de la condition féminine. J'ajouterais même un appel au respect des autres.

Les extrêmes en tout genre me font fuir. Je ne me sens pas plus proche de la femme persuadée qu'accrocher un enfant à ses seins jusqu'à six ans est vital que de celle qui a les dents si longues qu'elle fait élever sa progéniture par des nurses, même si chacune d'elle doit forcément avoir de bonnes raisons d'agir de la sorte et qu'au fond, je n'en ai cure.

Des idées très arrêtées sur l'allaitement, je n'en ai aucune puisque je n'ai jamais été concernée par le sujet, mais je suis à peu près certaine que cela n'a pas grand chose à voir avec le fait d'être une bonne mère ou pas. Et j'ai mon avis très personnel sur les avantages et les inconvénients, pour un enfant, d'avoir une mère qui est MAF.

Et puis au fait, est-ce-qu'une femme, ça doit forcément être une mère ? J'ai des copines qui ne veulent pas d'enfant, d'autres qui en auraient voulu et qui n'en ont pas eu pour x ou y raison. Ces femmes-là se réalisent autrement. Elles ont le droit d'exister aussi face à d'autres qui font de leurs maternités un étendard et qui sont loin d'être tendres avec elles. C'en est fatigant.

Ah, liberté, liberté chérie...

Pour ma part, je déteste le bleu marine, j'adore refaire le monde et je n'aime pas être MAF.

Suis-je une mauvaise mère pour autant ?

Toutes les femmes sont différentes et c'est aussi bien comme ça.

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21 avril 2010

Les bons côté de l'exil

Ce matin, je viens faire mon mea culpa. Décemment, je ne peux pas continuer à cracher comme ça sur la vie dans le double four. Certes, je m'y ennuie à crever certains jours mais je serais une vraie teigne si je n'avouais pas que d'autres, je m'en accommode parfaitement bien.

Quand d'un saut de voiture, je peux me retrouver les fesses dans le sable à comparer le bleu de la mer à celui du ciel, là, je râle beaucoup moins. Dimanche, sur un coup de tête, j'ai dépoussiéré le sac à pique-nique et j'ai embarqué la Cocotine's family dans le département voisin.

Et côté 85, mon coin préféré, c'est Noirmoutier et son passage du Gois, où la mer laisse régulièrement place à un défilé d'aficionados bottés prêts à s'oublier dans les poses les plus improbables pour fouiner dans le sable.

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4 mai 2010

C'est si bon d'être faible de temps en temps

En février, un garçon charmant m'a contactée pour me proposer un partenariat avec Rue du Commerce. En échange de l'affichage de leur logo, je pouvais choisir entre un taille-haie, un composteur en plastique, un aspirateur souffleur ou un hamac rayé. Rien de tout ça ne me bouleversant, j'ai boudé.

Mais il a persévéré et m'attirant du jardin à l'atelier, a tenté de m'aguicher en déballant perceuse, ponceuse, dévisseuse et agrafeuse-cloueuse. Je l'ai snobé. Il en fallait plus pour me faire succomber.

Il a fini par déceler la faille et s'est repointé avec des livres par centaines au rayon "Jardin" d'un site dont je suis parfois cliente : "Alapage". Impossible de lui résister davantage. Sous le charme, j'ai cédé et c'est ainsi que nous avons décidé de convoler...

J'ai choisi comme cadeau de noces "De mémoire de potagers" de Serge Schall aux Editions Plume de Carotte. Un enchantement !

Ah que c'est bon d'être monstrueusement cupide parfois...

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9 avril 2010

Le clou du spectacle

L'avantage non négligeable de Plouhinec, c'est sa crêperie bio, Le Clos Marine. On y a campé et dès les premières bouchées, on l'a élue number one de notre top ten. Que des produits de qualité et en plus, ce n'est même pas cher ! Eh oui, ça existe. Il suffit juste de chercher un peu car en matière de crêperie, on peut vraiment dire qu'il y a à boire et à manger ! Tellement facile de viser un maximum de marge en nous prenant pour des ânes...

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17 mars 2010

81 % de brutes télécommandées

Tout le monde en parle. Ce soir, le service public nous propose un documentaire visant à dénoncer les programmes de télé-réalité et à démontrer que la boite à images peut nous rendre mauvais. L'expérience Xtrême à 20h35 sur France 2.

Intéressant, mais la question n'est pas nouvelle. 1983, ce film effrayant d'Yves Boisset, Le prix du danger, avec Piccoli et Lanvin.

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Et d'ailleurs, finalement, on peut se demander pourquoi c'est la télé qui est pointée du doigt puisqu'elle n'est là-dedans qu'un outil permettant de soumettre un échantillon de population à une autorité. Car à mes yeux, c'est surtout là que le bât blesse. Alors que ce soit dans un reality show ou bien en entreprise, au sein de la famille, d'un groupe  religieux ou politique, ou au niveau d'un pays, il semble que ce soit le même résultat ; on constate que les gens capables de résister au pouvoir en place ne sont pas en majorité. Tiens, ça me rappelle quelque chose, ça...

On dit que l'union fait la force mais si dans bien des cas, elle est positive, dans d'autres, elle peut s'avérer maléfique. Dès l'instant où les hommes sont manipulés, endoctrinés soit par une personne (ici, l'animatrice qui leur met la pression), soit par une idéologie et/ou poussés par la cupidité, ils perdent leur libre-arbitre et parfois toute humanité.

D'où la question que je me pose relativement souvent en écoutant la-boite-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile :

L'homme est-il fondamentalement bon ?

Quand je suis très chamboulée, je me dis même qu'il faudrait remplacer le b par un c... Mais ce serait trop facile.

Après tout, qu'aurais-je fait à la place des candidats d'Xtrême ?

Et vous, ça vous inspire, ce grand débat ? Vous pensez que vous auriez poussé la manette ou pas ?

EDIT DE JEUDI MATIN : Captivant, ce documentaire, même si je ne suis pas sure que la télé dans sa globalité puisse être incriminée de la sorte.  Et très intéressant aussi le débat parfois houleux qui l'a suivi. A revoir ICI si vous pensiez à autre chose hier soir. Ces processus de soumission décortiqués ainsi, ça fait drôlement gamberger, non ? Finalement, si on veut jouer l'honnêteté et regarder les choses en face, on est tous soumis à quelqu'un ou à quelque chose. Bon gré, mal gré. Dans la douceur ou dans la violence. Temporairement ou pour la vie. Autrement dit, alors que beaucoup se persuadent qu'ils sont libres, en réalité, nous sommes tous plus ou moins enchaînés. Le tout, c'est de réussir à garder la tête hors de l'eau quand on se réveille de sa torpeur car faire sauter les cadenas exige une sacrée force mentale et des tonnes de courage.

7 avril 2010

Les cloches ont trouvé l'adresse

Externalisation de la chasse aux oeufs cette année et tant pis pour la tradition bucolique. Par défaut de jardin, les cloches ont tout lâché dans la salle du petit déjeuner. De toute façon, pour Miss Cocotine, quand il s'agit de cocottes ventrues et de homards dodus, le décor n'a qu'une importance limitée.

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25 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty five

Il était prévu que le chantier ouvre aux aurores samedi matin. A 10h30, le boss et son assistante préférée en étaient toujours à se mélanger les intelligences pour trouver le moyen d'effectuer la coupe parfaite. A 11h, dédaignant la carrelette électrique qui éclatait notre bel émail blanc 1er prix, l'homme a foncé chez... chez...

Alors, quoi ? Vous voyez pas que j'essaie de chauffer la salle ?

chez... chez...

BRICO-DEPOT

chez Brico-Dépôt...

Voilà, c'est ça ! Merci de votre participation active !

...pour investir 10 € dans une carrelette manuelle qui eût l'immense avantage de faire moins d'éclats mais qui, en échange, nous a pété une bonne dizaine de carreaux. Fallait bien se faire la main.

L'ambiance devenait franchement lourde sur le chantier. Sa double semaine macarons-mortier dans les pattes, l'homme digérait mal l'affront. Morose à souhait, il ne décrochait plus un son.

Sentant que ma journée allait tourner en eau de boudin, j'ai empoigné celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-idiot et je m'en suis remise à Philippe Colin pour me distraire. Déchaînée par tant de verve, je me suis mise à rire, à chanter à gorge déployée et à raconter mille balivernes jusqu'au moment où le chef de chantier, la tête sonnée par mes bavardages, m'a sommée de cesser mes fantaisies d'un :

"Je vais te renvoyer !"

Vous pensez qu'après, j'ai filé doux. Pas question de perdre mon deuxième job alors même que je n'ai pas le premier.

A midi, pas un rectangle n'avait été planté dans le mur de droite et ça commençait à sentir l'échec à plein nez. Il s'agissait de redynamiser les troupes avec un un vrai menu de carreleur au long cours, pates-complètes-légumes.

L'après-midi a défilé et tout en suant sang et eau pour mettre en place les profils d'angles et assurer des coupes régulières, on a péniblement mais sûrement imbriqué les carreaux les uns dans les autres jusqu'aux trois-quarts du mur.

Quand le boss a enfin décrété la fermeture du chantier,  j'ai attrapé une Miss Cocotine hallucinée, la cervelle dégoulinante de cartoons et avec l'homme douché et gominé, on est partis s'encanailler au Pékin, notre resto chinois préféré à Nantes.

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10 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number eight

10h05 dans ma salle d'eau. C'est le D Day ! Je me prends en pleine poire une injonction de quitter les lieux. L'homme déteste me voir traîner dans ses pattes quand il fait des travaux. Miss Cocotine, elle, a le droit suprême de rester dans son périmètre de chef de chantier et la petite apprentie hurle à tout va : "On a du boulot, les gars ! On a du boulot, les gars !"...

Et de mon bureau où j'ai été reléguée sans ménagement d'un cinglant "J'ai pas besoin de toi !", je laisse trainer une oreille :

L'homme : Passe-moi le marteau !

Miss Cocotine : Marteau... C'est où ?

L'homme : Bon, alors, viens-là. Alors, ça, c'est un cutter et ça sert à bla, bla, bla, ça, c'est un burin et ça sert à bla, bla, bla, ça, c'est un tournevis cruciforme parce que c'est en forme de croix et ça sert à bla, bla, bla, ça, c'est un niveau et ça sert à bla, bla, bla...

Miss Cocotine, embrouillée, résume : Ca, c'est un marteauvis !

Gloussant dans mon coin, je me dis que l'exercice aura au moins la vertu d'enrichir son vocabulaire, ce qui nous évitera de compulser fastidieusement l'imagier en marmonnant : "Alors, ça, c'est quoi ?".

Quand tout-à-coup, la petite apprentie se rappelle que j'existe et débarque le doigt en l'air : "J'ai saigné !"

Et l'homme qui ponctue sans aucune compassion : "C'est le métier qui rentre !"

On file dans la nouvelle salle de bain que j'ai mise en place ce matin à côté de l'évier et que l'homme a trouvée charmante, mon seul stroke positif de la matinée. Pansement scotché, Miss Cocotine s'écrie : "Je peux retourner maintenant !" et me plante là, me rappelant que je ne vaux pas un clou.

Je m'isole à nouveau dans mon espace. Soudainement, deux Charentaises se pointent : "Tu peux venir m'aider ?" Etonnée, je me dis que finalement, je ne suis peut-être pas si inutile que ça. Le but est de décoller l'immense planche dans laquelle sont encastrés les lavabos, de lui faire prendre l'escalier et de la reléguer dans le jardin. L'ensemble pèse trois ânes morts mais je reste fière. Le job accompli, je suis au bord de l'évanouissement. A son habitude, l'homme tout en tendresse, me lance un "Ca va ?" et remonte au premier sans prêter une attention folle à la réponse. Trois poignards dans le dos, je vais m'allonger, histoire de foutre la paix à toute la bande de joyeux potes que j'ai désormais au 15.

Il est midi. Une pause s'impose.

D'ailleurs, l'homme vient d'interpeler son apprentie :

"Tu peux demander à Maman quand est-ce-qu'elle va nous faire à manger ?"

Bon dimanche à tous !

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19 janvier 2010

De la nature humaine

Si je vous assomme avec ma salle de bain, c'est bien pour esquiver l'essentiel. Et l'essentiel, dans mon tout petit monde, c'est quoi ?

C'est que je suis au tapis.

Lorsque je rencontre quelqu'un qui me parait doté d'un cerveau en bon état de fonctionnement, j'ai tendance à lui faire confiance. D'ailleurs, cela m'étonne moi-même vu tout ce que j'ai pu observer tout au long de cette route bordée de fleurs des champs. Il faut croire que je n'en ai pas tiré assez de leçons.

Notre deuxième procédure d'adoption m'a davantage fêlée que je ne le laisse paraître. Et c'est ce que, dans un moment de grande naïveté, j'ai confié à quelqu'un sur qui je n'aurais pas dû miser trois sous.

Je suis retombée brutalement sur terre quand cet épisode m'est revenu comme un boomerang puisqu'au lieu d'expliquer ses actes, la dame a préféré l'attaque et m'a mise à terre en répétant trois fois :

"Oui, mais vous avez une souffrance."

Ce à quoi, blessée par l'estocade,  je n'ai rien trouvé à répondre.

Depuis, je suis pétrifiée, désabusée, aigrie, misanthrope et je n'ai qu'une devise, soufflée d'ailleurs par mon toubib préféré :

Pour vivre heureux, vivons cachés.

Les jours s'évanouissant, je suis de plus en plus persuadée que si la nature humaine reste et demeurera ce qu'elle est,

la souffrance rend moins crétin.

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10 janvier 2010

Gamberger

Par un drôle de hasard, on a rencontré Jean-François Richet il y a bien longtemps, dans une chambre d'hôtes épatante plantée au fin fond des Cévennes, Le Mas Lou Abeilhs, et on a dîné ensemble à la table d'hôtes (excellente, la maîtresse des lieux est une cuisinière créative pleine d'attentions...).

On garde le souvenir d'un type passionné et passionnant.

Ses deux derniers films, comme des nigauds, on les vus dans le mauvais sens, mais peu importe... L'effet est là.

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1 décembre 2009

L'hilarité de homme

25 ans que je n'y avais plus touché... Et là, le chômage qui campe, la grippe A qui rode et le Père Noël qui n'existe pas, j'ai replongé... Samedi, j'ai filé en ville toute seule à la recherche du meilleur matos...

Mais ce n'est pas de ma faute ! C'est à cause de Madame Lorr & Cie, de Mademoiselle K et de Madame Trico'bsession, toutes des accro de la pire espèce que je ne remercie vraiment pas...

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... parce qu'en plus, l'homme, ça lui déclenche des fous rires de me voir à l'ouvrage...

- Ben qu'est-ce-que t'as ?
- Tu me rappelles ma grand-mère ! Mais j'aime bien...
- ????

Pas normal, ce gars-là ! Bon, ça, c'est pas un scoop... Mais faut quand même que je fasse attention, non ?

Vous croyez que le tricot, c'est la mort du couple ?

Faut se planquer pour tricoter ou faire ça en nuisette froufrouteuse et mules à plumes, histoire de ne pas tuer les fantasmes de l'homme ?

Bref, SOS TRICOTEUSES, ça existe ?

Faut que je fasse le point !

30 novembre 2009

Christmas time

La Christmas Season 2009 a officiellement démarré ce week-end dans la Cocotine's family ! Et quoi de mieux pour célébrer ça que de la vraie bonne musique ?

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Si comme nous, vous aimez les classiques anglais et américains du genre, voici les détails par ordre de préférence (un clic sur le lien et vous pourrez les écouter) :

Ella wishes you a swinging Christmas, un bijou,

Christmas with The Rat Pack, Franck Sinatra-Dean Martin-Sammy Davis Jr, trop bon,

Christmas Crooners, Nat King Cole, Dean Martin, Frank Sinatra, Bing Crosby, excellent,

Christmas songs, Diana Krall , superbe...

26 novembre 2009

Ma version 2009 du calendrier de l'Avent

Pour le plus grand bonheur d'une petite fille qui le mérite amplement, je fais un calendrier de l'Avent tous les ans. Cette année, j'ai réutilisé les petites pochettes en tarlatane de 2008. Une branche trouvée dans le jardin a été fixée au mur et j'y ai attaché huit rubans roses. J'ai collé mes images préférées sur les pochettes et enveloppé les petites surprises dans du crépon rose.

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J'ai acheté des douceurs auxquelles Miss Cocotine n'est pas habituée et je me suis fendue de sucettes et de nounours-pâtes de fruit bio car je me refuse à donner à ma fille des Haripourri et autres cochonneries produites par des industriels sans scrupules.

Chacun son intégrisme... Et celui-là, je le revendique. A mes yeux, mieux vaut en manger peu mais des bons, plutôt que souvent et des dégoûtants. A titre d'exemple, un jour de lucidité aigüe,  j'ai décortiqué l'étiquette du célèbre  Carambar, mais pas du côté de la blague à deux balles...

"Sirop de glucose, sucre, lait écrémé concentré sucré, huile de coprah hydrogénée, cacao maigre en poudre, acidifiant (acide citrique), gélatine, arômes, sel, colorants (E150d, E104, E129), noisettes, correcteur d'acidité (carbonate acide de sodium),émulsifiant (E471). Peut contenir des traces de soja."

A vrai dire, ça n'inspire pas une confiance folle ! Alors voilà mon choix. Outre les bonbons bio, des gaufres belges et des speculoos.

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Tout a été caché dans une boite pour l'effet de surprise. Rendez-vous le 30 pour la mise en place !

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25 octobre 2009

Couronnement d'une journée parfaite

Miss Cocotine est partie faire un tour de vélo avec l'homme.

Moi : "Amuse-toi bien, ma Chérie !"

Miss Cocotine : "Jardinage bien, Maman !"

C'est ce que j'ai fait et si l'homme n'est pas content de lui, moi, je le suis ! Pour me faire plaisir, je me suis assise sur mon banc et tout en contemplant mon jardin baigné de soleil, j'ai bricolé une couronne.

Quelques branches de romarin, deux-trois têtes d'hortensia et des brins de rafia...

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...j'ai sorti ma baguette magique et planté un clou...

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2 septembre 2009

Réveiller les douleurs

Samedi soir, toute contente, je pointe mon nez chez ma copine Chrystel, ce bouquet d'hortensias à la main. Quelle bévue ! Elle attrape les fleurs et me dit, un tantinet amère : "Ah des hortensias... Ben justement... Viens voir..." Et là, d'un coup, j'apprends que son mari, que je prenais jusque-là pour un garçon charmant, lui a scalpé son massif entier au printemps... Résultat : rien qu'une tête affreusement solitaire cette année... Ca ne vous rappelle rien ? Moi, ça m'a ravivé une douleur aigüe... Mais qu'est-ce-qu'ils ont tous, ces hommes, à se défouler sur nos fleurs ?

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10 août 2009

Trouvailles du Doubs

Cet hiver, déjà, on avait trouvé notre bonheur en Franche-Comté. Et là, non seulement, on a fait le tour de nos fournisseurs favoris mais en plus, on est tombés sur cette brocante à Ornans.

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Résultat : Deux jeux de quilles et une jolie boite à lait...

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deux petits bols...

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de vieux pots à confitures transformés en photophores et ce plat dont les couleurs m'ont emballée...

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et cette caisse en bois qui pour l'instant, abrite mes Côté Ouest...

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30 juin 2009

The experience

Lundi matin, de bonne humeur, je me suis pointée pleine d'espoir chez Jardiland. J'ai enfilé un superbe tee-shirt violet, "Jardiland" pétant au recto,  "Je suis en stage" incrusté au verso et j'ai suivi le manager avec dévotion.

Il m'a gentiment présentée à l'équipe. Ca a pris 8 minutes. Ils étaient tout au plus 6 dans le magasin et pas particulièrement accueillants ni même souriants. J'avais déjà capté pendant mon stage en gestion de la paie en décembre que le statut de stagiaire ne déclenchait pas des élans d'ivresse parmi le personnel en place et que les quelques braves qui avaient un tant soit peu de pédagogie et d'envie de passer un savoir étaient loin de pulluler au sein de l'entreprise.

Passé cet accueil enthousiaste, j'ai été sommée de faire du facing et vous le croirez ou non, la fille qui a fait tout un speech sur le Round Up le 9 juin sur son blog, a retourné sa veste 20 jours après - contrainte et forcée - et s'est appliquée à aligner au petit poil des dizaines de bidons de poison. A cet instant précis, je me suis dit qu'il était urgent de passer en mode lobotomisé afin d'échapper à la crise de démence.

A 10 heures, j'ai enfin rencontré le végétal et c'est avec grâce que j'ai passé ma matinée à évoluer au milieu du Marché Aux Fleurs, le MAF pour les convertis. En clair, j'ai sué sang et eau à porter des plantes d'une planche à l'autre, à tirer des charriots bourrés de fleurs, à déménager de longues tables à roulettes et à balayer, nettoyer, ramasser terre, pétales et feuilles.

Autant vous dire que du concept poétique "Je vais regarder les fleurs pousser", à midi et demi, il ne restait plus rien. C'est en avalant ma salade au son des commentaires douteux et vaseux de mes collègues temporaires que la moutarde m'a soudain envahi le nez et que cette question est tombée comme un couperet :

"Mais qu'est-ce-que je suis venue foutre ici ?"

A deux doigts de sauter dans le premier TGV pour baiser le parvis de La Défense, j'ai repris mon poste et au fur et à mesure que je déplaçais des dipladenia et des géraniums, je prenais la décision de capituler à 17h30. Plus je me disais que vivre un jour supplémentaire ici pourrait m'être fatal et plus il me montait une bouffée de motivation pour me remettre à courir après un poste d'assistante commerciale export.

J'ai salué la compagnie et je me suis enfuie sans avoir rien appris de la journée et dégoûtée d'avoir fait du bénévolat pour des vendeurs de Round Up.

Les EMT, c'est bien joli sur le papier mais en réalité, on peut s'interroger sur la qualité de l'échange. Pour certains employeurs, ce ne serait pas juste la possibilité de bénéficier de main-d'oeuvre gratuite par hasard ?

C'est bien la cruelle impression que j'ai eue en regardant ma collègue d'un jour arroser tranquillement pendant que je manutentionnais comme une esclave.

Tout ça pour vous dire que  je vais probablement me cantonner à regarder les fleurs pousser dans mon jardin...

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27 juillet 2009

Autres temps, autres moeurs

Entre Salins-les-Bains et Arc-et-Senans, se trouve un lieu magique et serein où l'homme m'avait invitée lorsque nous habitions à Vienne et que nous attendions désespérément notre bébé de Chine. C'est Le Château de Germigney à Port-Lesney, un ancien manoir du XVIIIème siècle.

Miss Cocotine étant aujourd'hui bien là, en chair, en os et en bêtises, plus question de se faire un plan gastro-relais-château-je-roucoule-tu-roucoules. Alors, nous avons déjeuné au Bistrot Le Pontarlier qui fait également partie du domaine et qui est posté sur les rives de la Loue. Une parenthèse épatante que je ne saurais trop vous conseiller...

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31 juillet 2009

Plaisirs d'été

Jeudi matin, l'incontournable marché du bled...
Moi : "Allez, viens, on va chercher des oeufs."
Miss Cocotine met ses sandales bon gré mal gré. Une fois dans la rue, elle aperçoit une petite Mamy devant nous.
Miss Cocotine : "Maman, y'a une Mamy Pompon devant !"
Moi : "Chut, chut, parle pas si fort ! Ben, oui, elle va au marché aussi, comme nous."
Miss Cocotine, très sure d'elle : "Oui, au  marché aux oeufs !"

Deux semaines en tête-à-tête avec ma jolie petite fille qui pousse si vite et si bien. Quelques sorties grâce à nos quatre roues mais aussi de petits moments délicieux remplis de joies toutes simples au milieu de nos hibiscus.

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