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Le petit monde de Cocotine
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17 décembre 2011

Au taquet

A moins d'avoir un don d'ubiquité, on ne peut pas traîner le pavé à Paname et assurer la décoration de sa bicoque pour l'arrivée du Père Noël. Autrement dit, ce week-end, je vais le passer la tête enfouie dans mes cartons de Christmas.

Des années que je reluquais ardemment cette ficelle bicolore au doux nom de Baker's Twine. C'est officiel,

je viens de m'en offrir 10 mètres.

Et le premier usage que je vais en faire, c'est de relooker mes étiquettes de l'année dernière, étiquettes qui, maintenant, auront, je l'espère, plus d'allure sur ma rampe immaculée.

Bons préparatifs de Noël à tous !

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20 mars 2010

Chronique d'un samedi ordinaire

8h03. Miss Cocotine se met chantonner, histoire de montrer qu'elle pète le feu. Pas moyen de faire la grasse mat' dans cette baraque. De toutes façons, l'homme a encore mal tiré le store du Vélux et les 2 cm et demi de jour m'ont déjà dérangée vers 7h10. Après tout, je ne suis pas là pour paresser. Dans quatre jours, je fais mon show à la Beaujoire, entourée de mes 999 potes de concours. J'ai encore quelques dizaines d'exercices blancs à avaler joyeusement. Pleine de bonne volonté, je décanille pour ingurgiter thé des Amants et Carré frais.

A l'exposé du programme de l'homme, je m'aperçois vite que tout ne va pas être aussi simple que je l'imagine. D'abord, l'air de rien, il essaie de me coller sa mission de la matinée sur le dos. Je serre les dents et lui tiens tête. Pas question de faire le taxi pour la danse de Miss Cocotine. J'ai assuré tous les trajets d'école de la semaine. C'est à son tour de prendre le relais. Sur ce, et parce que j'ai décidé qu'il était vital de m'affirmer un minimum, je saisis ma besace, mes clés, et avec un grand sourire, je souhaite une bonne matinée à la compagnie. Faut dire que j'ai un objectif de la plus haute importance : remettre ma vieille montre en marche pour avoir l'heure sous les yeux mardi prochain. Cinq ans qu'elle est au rencart, n'avoir cure des aiguilles étant l'ultime privilège du chômeur en fin de droit depuis perpète.

Accessoirement, je vais pouvoir démontrer à l'homme qu'on n'a pas besoin de claquer une somme indécente pour acheter ce genre d'accessoires somme toute très superficiel. Une heure et demie plus tard, fière comme un paon, je lui colle l'addition sous le nez. Une pile et un bracelet simplissime en cuir de-taureau-qu'elle-a-dit-la-vendeuse, 34 €. Il ne pipe pas et continue de ranger les sacs Picard que je lui ai jetés dans les bras.

Clairement, faudrait que je me plonge illico dans mes exercices mais la gourmandise me pousse à oublier mes bonnes résolutions de femme-qui-se-veut-libre et je déclare ouverte la séance popote. Ce midi, ce sera hachis parmentier. C'est le moment de démontrer que je suis une maîtresse femme et de brandir ma liste d'injonctions. Les yeux dans les yeux, je défie l'homme : Toi-tu-vas-m'aider. Il obtempère, épluche les pommes de terre et les fait trempouiller dans la Cocotte-Minute.

Tout-roule-ma-poule quand tout-à-coup, le portable sonne. Londres implore ses conseils. Me voilà soudain seule aux fourneaux, mon chapelet de consignes vengeresses pendouillant sur mon tablier rayé pur British. Quand la communication se termine enfin, le plat est déjà au four. L'homme n'a pas pu m'aider. Il aurait bien voulu pourtant. C'est ballot. Heureusement que Miss Cocotine est passée par là et qu'elle a découpé tout le Comté avec son petit couteau à beurre. Une vraie perle, cette petite.

Tout le monde s'extasie sur le fait-maison-qu'a-rien-à-voir-avec-l'indus-surgelé-quand-même et je fais gentiment remarquer que quand c'est le père Picard qui fournit, j'appuie juste sur le bouton du micro-ondes avant de m'étaler dans mon tas de plumes, un verre de Muscadet frais à la main, alors que là, je suis restée scotchée cinquante minutes dans la kitchen à user mes Crocs. N'en déplaise à Coffe et à Lignac.

Le déjeuner achevé, l'homme disparait. Il a à faire. Qu'il fasse. Je vais enfin pouvoir penser à mon concours. Vœu pieux. Miss Cocotine est attendue à un anniversaire. Paquet cadeau et dessin de planètes-navettes-étoiles sous le bras, je tourne dans le bled à la recherche du lieu insolite où le petit Romain l'a invitée à monter dans son vaisseau spatial et la lâche pour une virée inter-galactique tout en espérant qu'elle ne restera pas coincée en orbite quelque part.

Enfin seule. Une tasse de thé-vert-rien-de-tel-pour-la-santé et malencontreusement, je passe devant le placard flambant neuf de la salle de bain. Il me tend les bras. Je tombe dedans et commence à y ranger méthodiquement tout ce qui traîne lamentablement dans la chambre depuis novembre. Au moment où j'entreprends de vérifier la date de péremption des médicaments, la sonnette retentit. C'est l'homme qui déboule avec un copain dévoué et un magnifique lave-vaisselle filmé. Moi qui essaie d'être écolo et qui me vante de ne plus consommer. Pas honnête, la fille. Le souci, c'est que je vis avec un acheteur quasi compulsif. A quoi bon discuter ? Après tout, la vieille machine avait treize ans bien sonnés et l'homme m'a fait miroiter que la consommation d'eau serait moindre. Des semaines qu'il alterne études de prix et négociations acharnées. Un suppôt de 60 millions de consommateurs.

Le temps d'un café et je me retrouve à nouveau seule mais à la tête de la pendule, je comprends vite que ce n'est pas le moment de me noyer dans les analyses grammaticales. Miss Cocotine a dû atterrir. Effectivement. Je la repêche à moitié dézinguée, baragouinant "Staar warze" à tout bout de champ, blindée de fraises Tagada et de Carambars, mon angoisse absolue. Il est grand temps que le petit robot rentre au bercail tâter du haricot vert.

Une douche pour la remettre dans les rails terrestres et me revoilà le torchon à la main. Faut dire qu'hier, à 20h40, j'ai fait la maligne avec ma pâte à pizza. Ce soir, elle a triplé de volume et faut réussir à faire de ce saladier improbable deux Margarita croustillantes. C'est là que tout le talent de l'homme est le bienvenu. Triturer cette pâte toute collante pour en faire un rond, ce n'est pas trop ma tasse de thé. Chacun ses compétences. Un petit rat de bureau dont les feuilles Excel frôlent la perfection a rarement la dextérité d'un pizzaïolo.

La petite famille gavée de gourmandises italiennes, il est temps de mettre Dark Vador au lit. L'homme s'approprie l'écran plat sans état d'âme, pour cause de match-impossible-à-rater-tu-te-rends-pas-compte-l'Angleterre-contre-la-France. Non, effectivement, je ne me rends pas compte. Pire, je m'en tape le coquillard.

Une chose est sure. Je vais enfin faire ce que je veux faire depuis que j'ai ouvert l'oeil : manger du concours blanc.

Studieuse et déterminée, je m'attable face aux formules d'aires et de volumes. Mais la fatigue m'embrouille le cerveau et le Samsung commence à me faire de l'oeil. D'un blog à l'autre, je finis sur le mien pour y raconter mes mésaventures d'un samedi très ordinaire.

C'est juré, demain, je planche toute la journée.

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2 mars 2010

Du bonheur à la pelle

6 ans demain

que Miss Cocotine est arrivée sur la planète Terre avec un destin un peu particulier, puisque 18 mois plus tard, on allait débouler dans sa vie en la terrorisant avec nos longs nez. C'est toujours ce qu'elle nous dit quand on parle de notre rencontre du 5 septembre 2005. Ca nous amuse beaucoup maintenant.

Ce matin, j'ai sorti ma collection de papiers peints et j'ai découpé, collé, noué pour faire briller ses yeux. Dans un vieux carton, j'ai tracé un coeur que j'ai accroché avec de la ficelle de lin. Je suis donc fin prête pour ce jour toujours un peu bizarre où je fête un évènement auquel je n'ai pas assisté et dont je n'ai pas le moindre détail. Et pourtant quel évènement ! Ma fille naissait !

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22 février 2010

Mes noces de muguet

Se réfugier là où on sait qu'on sera bien pour fêter nos 13 ans de mariage. C'était prévu depuis quelques mois. Souffler après le carrelage, j'avais pressenti que ce serait comme-qui-dirait vital.

La Maison de Flore, à Carnac, je vous en ai déjà rebattu les oreilles. Tant pis, je recommence car Flore le mérite vraiment. En plus, elle part sur un nouveau projet dont je ne manquerai pas de vous parler bientôt. Mais chut ! Pour l'instant, c'est encore un secret...

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1 février 2010

Petits meurtres entre amis

A l'issue de cette 4ème semaine de 2010, je suis littéralement bluffée par la qualité du spectacle qui nous a été offert par la France d'en haut.

Notre-PDPA-et-son-meilleur-ennemi-dans-leurs-aventures-rocambolesques, c'était Holiday on Ice.

Moi, en bonne française d'en bas, je n'ai pas boudé mon plaisir. Des instants si délicieux, ça ne se refuse pas, surtout quand ils sont commentés par ce virtuose de la haute voltige qu'est le porte-parole du président, vous savez, celui qui porte le même patronyme que l'inventeur des Petits Lu. Ou presque.  Ajouter Utile, ça ne l'était pas.

Ah non, vraiment, quel moment exquis. D'autant que je viens de finir ce livre écrit par une journaliste qui ferait certainement mieux de traîner dans les couloirs de TF1 vers 13h, histoire de se détendre...

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... et que j'ai emprunté à la bibliothèque un jour où affuter ma vision du monde était la priorité. Lecture que je vous conseille en vous mettant en garde quand même contre les effets pervers d'un tel choix.

En refermant la quatrième de couverture, il est possible que vous vous mettiez à rire comme Jack Nicholson dans Shining, ou bien que vous partiez sans vous retourner au fond du jardin pour vous laisser mourir dans la vieille cabane ou encore que vous vous précipitiez à Auchan pour acheter la même crêpière que moi...

Quoiqu'il en soit, pendant que nos meilleurs artistes multipliaient les joutes, probablement pour faire oublier aux gueux de base toute la précarité qui les guette ou les afflige, ici, dans mon petit monde, il se passait enfin quelque chose d'extraordinaire.

L'homme, décortiqué, évalué et catalogué, comme chaque année en janvier, n'a pas été semoncé par son chef scout qui lui a même accordé une douce note. Pas celle qu'il aurait souhaitée, certes, mais tout de même. C'est mieux que les cinq ans passés.

Un évènement qui présente l'avantage de m'éviter le déploiement d'une assistance à brave-salarié-nécessitant-cure-de-boules-roses-d'urgence-car-estimant-n'avoir-pas-reçu-les-honneurs-dus-à-son-rang.

A ce jour donc, l'homme aime son boulot et il est heureux. Comme quoi la-France-qui-se-fiche-de-la-crise-comme-de-sa-première-chaussette cohabite très bien avec la France-qui-est-touchée-de-plein-fouet-par-la-croissance-négative-et-qui-se-baffre-de-crêpes-pour-oublier.

Le tout, c'est de pas se mettre à poncer.

Bonne semaine à tous !



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27 janvier 2010

Plan de carrière

Aujourd'hui, je viens d'avoir une idée de génie pour financer ma future retraite dorée. Autant dire que la période d'humiliation est terminée. Je n'envoie plus aucun dossier de candidature. Le double four se passe tellement bien de mon savoir-faire que je serais stupide d'insister.

En même temps, il était devenu urgent que je trouve enfin ma voie. Passé 40 ans, on ne peut plus vraiment mettre tous ses échecs sur le dos de son enfance pitoyable et faire payer l'addition à ses parents tortionnaires. On est bien obligé de prendre son destin en main. Alors, ça y est, sans avoir rencontré aucun psy, aucune conseillère d'orientation, aucun coach, ni dévalisé le rayon développement personnel de la Fnac, je suis enfin assez mature pour répondre à cette question toute seule :

"Mais qu'est-ce-que tu veux faire quand tu seras vieille ?"

Je veux être MAMIE TRICOTEUSE CHEZ GOLDEN HOOK !

Et d'ailleurs, je vous laisse car je suis en plein stage de formation... Avec 20 ans d'expérience, je serai au top !

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8 janvier 2010

Les plaisirs de la vie

Hier soir, Miss Cocotine a échappé à la soupe de légumes et pendant qu'elle dévorait son jambon-gnocchis-Comté...

Moi : C'est bon ma Chérie ?

Miss Cocotine : Oh oui Maman ! J'ai une faim de loup.

Moi : Ben fais-toi plaisir. Mange !

Puis patraque et grelotante : Bon, je vais me faire une bouillotte parce que j'ai trop froid.

Miss Cocotine : Oui Maman, fais-toi plaisir !

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La pince Miam est de Sicotin ! Indispensable !

4 novembre 2009

Moureuse

Miss Cocotine a invité Anatole à goûter aujourd'hui. Anatole par ci, Anatole par là. Ca fait 10 jours qu'on a les oreilles qui bourdonnent. Faut dire que Miss Cocotine va se marier avec Anatole . Pas tout de suite. Quand elle sera grande. Ouf !

Ca méritait bien un cake bananes-chocolat de Maman et quelques macarons noirs de Papa... à la passion...

Discrètement, Maman a entendu les deux loupiots jouer au Papa et à la Maman et s'envoyer de torrides "Chéri" ! Ca l'a fait glousser dans son coin mais quand la Maman de Anatole a expliqué que toutes les petites filles invitait son fils, elle a pensé que pour la noce, c'était pas gagné, et que des chagrins d'amour, Miss Cocotine allait sûrement en rapporter des caisses...

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22 juillet 2009

Au coeur de la forêt

A portée de main, derrière la propriété, la forêt est là, qui nous avait déjà offert un moment inoubliable cet hiver lors d'une sortie nocturne en raquettes. S'y noyer, observer les troncs, les petites pousses vert tendre greffées aux épines foncées... et prendre garde à ne pas se faire enlever par l'abominable homme des bois...

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25 juin 2009

Mettre les p'tits plats dans les grands

Dans un élan d'enthousiasme, j'ai invité trois copines avec leurs hommes et leurs enfants. Résultat des courses : treize à table samedi soir.

Eh ben, la Cocotine, elle va pas décoller de sa kitchen pendant deux jours. Fini, de s'la péter au volant de sa caisse à courir les soldes !

A un moment ou à un autre, faut bien retourner aux fourneaux. Non mais !

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17 février 2009

De Doubs moments...

L'endroit idyllique, c'est là, au Pré Oudot, à 1000 mètres d'altitude, au milieu de nulle part... Le lieu est magnifique, la vieille ferme comtoise chaleureuse et décorée avec beaucoup de goût et de soin, les petits déjeuners bio et très généreux. Le tout étant orchestré par un couple adorable à l'écoute de ses hotes. Une rencontre qui nous a marqué. Allez-y les yeux fermés ! C'est une adresse rare.

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17 juin 2008

Le Clos des Simples

C'est en passant chez Mme "La Mule du Pape" que j'avais repéré cette belle adresse. Alors merci à elle ! Nous n'avons pas été déçus. Un endroit hors du temps, un ancien presbytère avec un jardin de curé poétique, un accueil sympa, un petit déjeuner pantagruélique et un bon matelas ! Le luxe quoi ! Ne vous en privez pas ! Ca s'appelle "Le Clos des Simples" et c'est à Inzinzac au nord d'Hennebont, à côté de Lorient.

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16 août 2007

Jolie parenthèse dans l'Eure

En rentrant de Belgique fin juillet et comme nous l'avions déjà fait l'année dernière en revenant des Pays-Bas, nous avons fait une pause au Presbytère de La Chaise-Dieu-du-Theil dans l'Eure.

Si vous aussi, vous passez dans le coin, prenez le temps de dîner et de dormir chez Anick et Michel. Vous y trouverez tant de gentillesse, d'attention et de générosité que comme nous, vous y retournerez un jour ou l'autre.

Et pour les accro au patchwork, Anick organise des stages. C'est une passionnée !

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7 décembre 2008

Boules et guirlandes...

J'ai toujours été une inconditionnelle de l'Epicea parce qu'IL SENT BON et que l'odeur du sapin qui envahit la maison, c'est magique... Mais cette année, on avait tellement envie de l'avoir là, maintenant, tout de suite,  que j'ai faibli et qu'on a opté pour un Nordman, histoire qu'il ait encore quelques épines le jour de Noël. Et après tout, si on colle son nez dessus, on peut quand même vibrer !

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7 décembre 2008

Lumière d'hiver

Partir au fin fond de la forêt à la recherche de bouts de nature pour décorer la maison...

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et s'arrêter pour boire un chocolat chaud mitonné par M. Cocotine, c'est top !

Essayez, je vous donne la recette :

Pour faire un VRAI et un BON chocolat chaud pour trois personnes, on prend trois mugs de lait. On verse un mug de lait dans une casserole et on fait chauffer doucement. On retire la casserole du feu (très important) et on ajoute 90 g de bon chocolat (pas de la poudre, du vrai chocolat). On laisse fondre en remuant avec un fouet. On ajoute les deux autres mugs de lait et on remet sur le feu. On remue avec le fouet et on ne fait surtout pas bouillir. Et voilà !


Découvrez Aimee Mann!

 

12 septembre 2008

Une rentrée fulgurante...

Comment vous dire ?

Mon problème principal dans la vie, ce qui me hante depuis des jours et des lunes, ce qui me bouffe la cervelle, ce qui embrume mon quotidien, c'est pas la déco, c'est pas le jardin, c'est sûrement pas Miss Cocotine et c'est même pas l'homme qui ne referme pas la bouteille de shampoing, non, non !

C'EST LE BOULOT, LE TURBIN, LE TRAVAIL.

Une vie entière à en chercher, à supporter les ANPE de France et d'ailleurs, à passer outre le comportement méprisant des minettes toutes puissantes des agences d'intérim, à me battre pour reprendre mes études toute seule, à remplir des tonnes de dossiers pour me former, à poster des milliers de candidatures,  à crever d'ennui pendant les ateliers CV, les objectifs projet en groupe et autres stages qui ont le merveilleux avantage de vous sortir des statistiques, à essayer de me vendre à des employeurs aveugles et à m'aplatir devant des recruteurs cinglés.

A 20 ans, on me disait : "Vous êtes trop jeune !"

A 30, on me sortait : "Vous ne parlez pas assez bien anglais".

Deux formations, mille heures dans les bouquins et 4 ans de vie de l'autre côté de la Manche plus loin, on me rétorquait : "C'est dommage que vous ne parliez pas allemand ou russe".

Et maintenant, devinez quoi ?

J'ai UN TROU ! Oui, j'ai un trou dans mon CV... Eh ben, oui, je me suis occupée de Miss Cocotine pendant trois ans. Quelle tare !

Alors, aujourd'hui, trop envie de l'ouvrir, de hurler même que J'EN AI MARRE de toutes ces âneries que j'entends de la part de gens qui sont soi-disant là pour nous aider, nous, les demandeurs d'emploi !

"Quand les employeurs examinent un CV, ils regardent d'abord s'il n'y a pas de trou." "Non, mais je le crois pas ! Super positif, comme démarche ! C'est vrai, tous les demandeurs d'emploi sont des escrocs en puissance. Ils essaient de cacher quelque chose ! Et donc, FAUT SE MEFIER ! Mais oui, vous voyez bien, ma bonne dam', ils ne veulent pas travailler, ils profitent TOUS des Assedic et qui c'est qui paie, hein ? "

"Vous n'avez pas travaillé depuis 2003 ?" "Non, j'étais en congé parental et puis, j'ai fait d'autre choses : bla, bla, bla". "Ah, ça m'intéresse, ce que vous dites. Vous devriez le mettre sur votre CV. Comme ça, on verrait que VOUS N'AVEZ PAS FAIT QUE NOUNOU !" "Non, mais il est pétant de rire, ce type, et il n'a même pas plus de 40 ans. C'est ça, les jeunes dirigeants français ? Top !"

"Vous n'avez pas travaillé depuis 5 ans. Vous ne vous rendez pas compte. Le monde du travail a évolué. Vous allez avoir du mal à vous réinsérer dans une société !" "Ben, oui, t'as raison. Prends-moi pour une conne, ma chérie ! Tu me donnes trop la pêche... J'ai juste envie de rentrer et de me foutre sous la couette..."

"Ben, je vois pas ce que je peux faire pour vous. Vous avez trop de contraintes. Vous n'avez pas de voiture. Vous avez des problèmes de garde." "Trop de contraintes ? Pas de voiture et un enfant ? Mais dites-moi que je vais me réveiller !"

" Dans votre secteur, y'a un mauvais ratio. Il y a des postes mais trop de demandes. Ca fait déjà 6 mois que vous cherchez. Vous allez vous épuiser ! Il faut faire autre chose !" "Dans quels secteurs il y a du travail aujourd'hui?" "Le BTP, l'hôtellerie restauration et les services à la personne." "Ah ben, oui, tiens, ça, c'est une idée ! J'ai toujours voulu faire carreleuse ! Et puis, c'est vrai ! Regardez ! Il y a des demandeurs d'emploi d'un côté et plein de postes qui ne sont pas pourvus de l'autre. ON N'A QU'A mettre les demandeurs d'emploi dans ces postes-là ! Et l'affaire sera faite. Et puis, ceux qui veulent pas, on n'aura qu'à les harceler et puis les radier. On aura de jolis chiffres à étaler pour la prochaine campagne électorale ! Ben oui, c'est tellement simple tout ça que ceux qui étaient là avant n'y ont même pas pensé, les benêts..."

"Et l'industrie ?" "Quoi, l'industrie ? Qu'est-ce-qu'il me veut, celui-là ? Vas-y, précise ta pensée !" "La soudure ? Y'a pas besoin de formation et ils en cherchent plein !" "La quoi ? Non, mais je rêve ! La sou.. quoi... la soudure ? Eh, bien, comment te dire, mon chéri, tu vois, j'ai commencé ma vie dans la banque et tout mon parcours, je l'ai fait dans des bureaux, à étudier des dossiers. Alors la soudure..."

"J'ai pas le temps de vous recevoir ! L'agence a ouvert à 8h30 ce matin !" "Ah oui, et elle ferme à 16h30 et là, il est 16h10 ! Où est le problème ?" "On voit des gens toute la journée. C'est stressant, notre métier ! 35 ans que je m'occupe des demandeurs d'emploi et que des cas difficiles aujourd'hui !" "Non, mais je vais la tuer, celle-là ! Et moi, je suis pas stressée peut-être ! Elle veut ma place, la greluche ? Vu qu'elle n'a pas envie de bosser..."

Alors les "Travailler plus pour gagner plus" et autres balivernes grotesques du genre, ça me laisse de marbre et je laisse volontiers ma place à tout ceux qui mourront en étant persuadés que les demandeurs d'emploi sont tous des pseudo-délinquants.

TENIR, TENIR, TENIR DEBOUT...

pour ces deux couettes au moins,

les plus belles du monde...

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24 octobre 2008

Un peu de poésie

Voici une petite histoire toute mignonne entre une Maman lièvre et son petit... De "Moi, je t'aime grand comme ça !" à "Et moi, je t'aime haut comme ça !",en arrivent à se dire :

"Moi, je t'aime jusque la lune..."  

et enfin

"Et moi, jusque la lune... ET RETOUR".

Et voilà que mercredi soir, Miss Cocotine, au moment de sombrer dans un sommeil profond, m'a regardé et m'a déclaré,  très fière d'elle : "Et moi, ye t'aime usque la lune et etour".

Alors, là, alors, là... je vous dis pas comment j'ai fondu !

Pourquoi ne pas le glisser dans la hotte du Père Noël ?

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26 septembre 2008

Aveu

Il faut que je vous raconte ce qui s'est passé ici l'année dernière à peu près à la même époque...

Mais avant, je dois vous donner l'info suivante : lorsque nous avons acheté la maison il y a deux ans, il y avait dans le jardin 3 hortensias superbes...

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Un beau matin de novembre 2007, pris d'une fougue soudaine, M. Cocotine, attrape le sécateur et se met en tête de tailler la bignone... Jusque là, rien d'extravagant. Je le laisse donc tranquille et part bloguer comme une sauvage...

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2 heures après, je reviens toute joyeuse et horriblement naïve en disant : "Ca va? Kes-tu-fais ?" Et là, j'avance dans le jardin et je tombe, horrifiée, sur un moignon ! Z'homme avait ratiboisé, décapité, scalpé mon hortensia ! Je suffoque et je hurle : "Mais c'est quoi ça ?!!!" Et lui, impassible : "Ben, ils avaient besoin d'être taillés !" Du coup, je commence à comprendre que je ne suis pas au bout de mes surprises : "Quoi, ilS ?" Et je me retourne. Le 2ème était pareil. Je cours à l'autre bout du jardin. Le 3ème aussi...

Là, je rentre dans une rage folle et, je dois avouer qu'il s'en est fallu de peu pour que j'assassine Z'homme à coups de bêche !" (Mais bon, comme je suis civilisée, je me suis retenue mais c'était vraiment limite...) En échange, je lui ai fait la gueule plusieurs jours mois.

Ben oui, un hortensia, ça ne se taille pas en novembre et puis ça ne se taille presque pas d'ailleurs ! J'ai mis des mois à m'en remettre, tournant la tête en passant à côté des trois bouts de bois qu'il restait et puis en avril, ça a repoussé doucement...

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Depuis ça a continué à faire de la feuille mais certainement pas de fleurs.Je me suis fait une raison...

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Et puis là, en voilà une qui sort. Comme un miracle !

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N'en concluez pas pour autant que M.Cocotine est pardonné ! D'ailleurs, il est privé de sécateur. Non mais ! Qui c'est, le Chef Jardinier ici, hein ?

1 avril 2012

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Ce week-end, il y a eu du soleil et du froid, des fleurs de toutes les couleurs, un dîner impromptu et très joyeux, un tour à la brocante de Trentemoult, du découpage et du collage, un goûter concocté avec amour et deux dents en moins. Autant vous dire que le budget de la petite souris a méchamment morflé.

Et vous, c'était comment ?

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16 août 2011

Découverte du monde

Lors d'une marche dans la forêt juste à côté de l'Auberge des Seguins à Buoux :

Miss Cocotine qui jouait les éclaireurs : Regarde, y'a un cochon d'Inde !

Moi, distinguant soudain une forme noire à huit mètres de nous et prête à grimper au premier arbre venu : Un cochon d'Inde ? Ben il est géant, ton cochon d'Inde !

Son père, heureux d'étaler toute sa science de parigot ayant opté pour une sorte de néo ruralité parsemée d'escapades bienheureuses à London : C'est un sanglier, oui !

Là-dessus, toute la petite famille a serré les fesses et pressé le pas même si la brave bête avait manifestement d'autres projets en tête que de nous attaquer férocement.

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Merci, Philippe, de m'avoir fait découvrir cet album !
14 mai 2009

Cherche bien, dans le pré, tu vas le trouver, le bonheur...

Rappelle-toi, quand tu bossais, enfermée dans ton minuscule bureau, fourré au 8ème étage de la tour Rank Xerox à La Défense, tu regardais les voitures défiler sur la bretelle et t'étais sure qu'un jour, tu plaquerais tout pour aller vivre à la campagne.

Ah, la campagne, c'était trop bien. Les champs remplis de boutons d'or, les vaches dans les prés et le parfum de la ferme. Quand t'allais à Souillac, tu hurlais "Oh, un mouton !" à tout bout de champ, tu te pâmais en écoutant le carillon de l'église, t'allais chercher ton lait au pis et tu trouvais que partir au marché place de la Halle le mercredi matin, c'était comme mourir de bonheur.

Alors, quand il a fallu revenir au pays en 2001, tu t'es dit que c'était l'opportunité de ta vie. Retourner à Paris, dans cette ville de dingues ? Pas question ! T'allais enfin te la couler douce en province...

Tu t'en rappelles plus de tout ça ? Parce que tu déblatères souvent sur  ton bled... On a l'impression que t'es pas heureuse, en région... Tu serais pas du genre jamais satisfaite ?

Ben ouais, ça doit être ça. C'est ce qu'il dit, l'homme. Ca l'arrange bien.

Pourtant tu t'accroches. T'as écumé le rayon "développement personnel" de la Fnac. T'as lu toute la collec de "Ne vous noyez pas dans un verre d'eau". T'as ensuite révisé "Success for dummies" que t'avais acheté à Londres un jour de gloire et tu t'es mise au qi gong. Depuis un an, t'as attaqué le programme bio, tisanes à volonté et homéo.

Tu dois être conne, ça marche pas.

Et pour être franche, les moutons que t'as au fond de ton jardin, tu t'en tapes le coquillard. D'ailleurs, tu les bouloterais bien en côtelettes...

Ca fait deux ans que tu cherches un poste qui n'existe pas parce qu'ici, dans le bassin d'emploi Nantes-Saint-Nazaire, on t'a gentiment expliqué que c'est des soudeurs et des assistantes de vie qu'on cherche, pas des gestionnaires commerciales export.

A chaque fois que tu veux bouger un orteil, tu dois te taper deux bus et un tram avec 12 mn d'attente entre chaque. Au final, tu préfères rester chez toi, les cheveux gras et le jogging délavé.

Les sorties d'école, ça t'anéantit. Y'en a, tu les trouves accablants, avec leur air post-baba-cool-j'bosse-pas-trop-et-j'suis-vraiment-épanoui-comme-ça.

Tes voisins de droite, tu les évites depuis qu'ils t'ont invité à une party dans leur garage et que t'as passé une heure bouclée là-dedans, à la lueur d'une ampoule électrique, les fesses sur un fauteuil de camping seventies à fleurs oranges et vertes à boire du Curaçao bleu et à avaler des extrudés saveur barbecue. Même que l'homme, il était plus énervé que toi en sortant. Normal, il s'était tapé le pliant.

Et puis aller chercher tes 12 oeufs au marché du bled au milieu du 5ème âge et des femmes qui attendent leur troisième, c'est juste l'épreuve de la semaine.

Quand en plus il se met à pleuvoir, parce qu'au lieu d'être fine et d'aller te coller au-dessous de la Loire, t'es plein ouest, là où Evelyne Dhéliat pointe toujours son doigt en annonçant le prochain déluge, tu touches le fond et tu te dis que tu mordrais volontiers le premier venu. Ca tombe bien, personne ne passe dans ta rue, à part deux-trois p'tits vieux tout fanés et trop durs à croquer.

Alors tu rêves de sniffer le métro, de toucher l'Arc de Triomphe, d'être compressée dans le RER entre Charles-de-Gaulle et Nation, de revoir le musée Carnavalet ou de grimper au Sacré-Coeur, de faire la sortie des bureaux à La Défense parce que t'as oublié comment c'était, un type en Hugo Boss, de passer aux Tuileries pour demander au gardien éberlué si le Guignol-de-quand-t'étais-petite existe toujours et d'aller errer aux Galeries Lafayette. T'en es presque à envisager une escapade en bateau-mouche lors de ta prochaine virée annuelle à la capitale.

Faut bien se rendre à l'évidence. Quand tu déboules à Montparnasse, t'es chez toi.

Mais tu gardes quand même une lueur d'espoir car ça y est, tu vas avoir une bagnole ! Nom d'un chien, une caisse, une tire, un char, une tuturre rien qu'à toi. 16 ans que t'attends ça !

Mais attention, c'est pas venu tout seul. L'homme a pas débarqué un soir en brandissant un porte-clé BM  avec le-regard-d'OSS-117 en te susurrant à l'oreille : "Va voir dehors, ma Chérie !" Non, mais pour qui tu te prends ? T'es pas Pretty Woman non plus !

En réalité, ça a duré des lunes. Il a fallu le travailler au corps, lui expliquer, puis le supplier et enfin le menacer pour qu'il accepte d'échanger sa grosse voiture, celle que tu ne voyais que le week-end, contre deux petites.

Peut-être que ta vie de déracinée va s'éclaircir ? Parce que, quand même... Vivre en province, c'est peut-être le rêve ultime des parigots qui vivent dans un studio, mais c'est pas facile tous les jours, et si t'as pas une voiture, t'as comme-qui-dirait un pied dans la tombe.

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Edit de 19h23 : La deadline pour la livraison de MON TACOT, c'était le 15 mai. Vous comprenez  pourquoi je suis sur les dents ? A 18h, il leur restait 6 heures pour assurer. C'était chaud ! Le verdict vient de tomber. C'est reporté au 30 mai. 15 jours à tenir...C'est clair, j'vais bouffer un mouton !

28 juin 2009

La fièvre du samedi soir

Des éclats de rire, du Muscadet, du soleil et de la musique. Que demande le peuple ! 

En tout cas, soit j'avais vu trop grand, soit nos copains étaient tous secrètement au régime... Il nous reste à manger pour une semaine. Ca tombe bien. On ne peut pas être au four et au moulin.

Vous en saurez plus demain matin, bande de p'tits curieux !

Bon dimanche !

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21 avril 2012

Le baratin du samedi 21 avril 2012

Il y a peu, ma copine Marianne m'a fait remarqué que, telle Scarlett, je me cachais volontiers derrière un  :

J'y réfléchirai demain.

C'est vrai.

Horriblement lâche, je sais, mais si réconfortant.

Car après tout, j'ai mille bonnes raisons de garder ma tête fourrée dans le sable, la plus évidente étant la désertion imminente du domicile conjugal de Léon le garçon.

Si certains jours, je le vois en héros prêt à tout pour faire grimper péniblement la Cocotine's family dans l'échelle sociale, d'autres, je le maudis de vouloir m'imposer un nouveau déménagement sans même jamais m'avoir demandé si j'y adhérais ou pas.

La faute à mon signe astral, je nage en pleine inconstance. En bonne balance, je pèse le pour et le contre pendant des heures sans jamais être capable de trancher. Je remets tout en question sur le thème mais-est-ce-que le-mariage-c'est-ça-? et mes neurones tourbillonnent jusqu'à ce que, ébouriffée et vidée, je me colle un coup d'alprazolam - tout en me tançant d'un c'est-pas-bien - pour me noyer doucement dans les délices de

la méthode Scarlett.

Des années à tout balancer en me persuadant que de toutes façons, je n'étais arrivée à rien, moi, la grosse loseuse, et que, donc, je ne perdais pas grand chose en démolissant tout pour suivre Léon comme un toutou fidèle. 

Ailleurs, ce serait forcément meilleur.

Le souci, c'est qu'entre l'espoir et la réalité, il y a un monde.

Depuis, j'écope.

Mais la procrastination est une méthode de faible. Un jour ou l'autre, il faudra bien que je décide à affronter la question :

Vais-je m'inscrire ou pas

au Pôle Emploi du 41 ?

A moins que, pour la première fois, je dise "Non" à Léon.

En attendant que j'arrive à faire un choix sans m'en remettre au plouf-plouf ou à Bouddha, j'ai décidé, hier*, de commencer à lire

Causette.

Ca vous étonne que j'en plein les Converse qu'on me prenne pour une quiche ?

* Marianne, tu me dévergondes !

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5 janvier 2011

Après le lard, les épinards

Les estaminets se suivent et ne se ressemblent pas. Après la Ferme de l'Haghedoorn où les plats étaient assez bien équilibrés avec frites, haricots verts et salade, on a voulu tenté une autre expérience à Godewaersvelde.

C'était le 31 décembre à midi.

Le lieu sélectionné s'est avéré prometteur, avec son charme désuet et ses jeux anciens si curieux, mais quand la serveuse a refusé de nous apporter moitié frites, moitié salade parce-que-c'est-pas-possible, j'ai bien senti que le taux de diabète ou de cholestérol des clients n'étaient pas au menu du jour.

Qu'à cela ne tienne. Je restai confiante et tournant le dos aux viandes en sauce, j'optai pour du lard aux oignons, m'imaginant déjà devant une belle tranche fumante dotée d'une petite compotée bien mijotée.

Mais à l'arrivée de l'assiette, mes sourcils sont restés scotchés en l'air. En bonne novice des us et coutumes du coin, je n'avais pas imaginé que le duo puisse être servi froid.

Sans me laisser le temps de souffler, la serveuse a déboulé avec un saladier de frites sur lequel était flanquée une barquette de mayonnaise.

C'est cet instant précis que Miss Cocotine a choisi pour réclamer un sandwich au beurre avec que du beurre dedans en accompagnement de sa portion personnelle de couenne glacée.

Ce qui déclencha cette réplique de l'homme : Au point où on en est !

Eh bien, cette petite phrase baignée d'un ton désespérément ironique m'ont déclenché un fou rire diabolique qui m'a secouée tout le repas.

Le gras gelé et son petit tas complice ont mis tellement de temps à se faire oublier que malgré le dicton jamais-deux-sans-trois, on s'est abstenu de remettre les pieds dans un estaminet.

Vous comprenez maintenant pourquoi on a réveillonné d'épinards ?

Une question de survie.

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27 mai 2012

La tête de l'art

Alléchée par le post de Madame Lucienne, j'ai décidé d'embarquer la Cocotine's family dans un trip agitation-de-papilles et je dois vous dire que ça fait un bail qu'on n'avait pas mangé aussi bien. A La tête de l'art, tout est parfait, le lieu, l'accueil, la déco avec un clin d'oeil à Norman Rockwell qu'on adore, et surtout le chef. De quoi gommer la déception éprouvée lors de notre récente escapade au restaurant du Nantilus à Nantes où là, par contre, à part le lieu et la déco, tout était limite affligeant. Une vraie bonne adresse à ne rater sous aucun prétexte.

Merci Madame Lucienne !

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