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Le petit monde de Cocotine
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24 mai 2014

Les printemps se suivent...

...et se ressemblent, à l'ouest.

Quoique.

Cette année, on a dû éclater notre record en mangeant trois fois dans le jardin.

Du coup, Léon refuse de sortir la panoplie Fermob parce qu'il ne veut pas passer son temps à tout essuyer (je me demande, là, s'il est utile de préciser que, bien souvent, c'est moi qui le fais ?).

Tout ça pour dire que, dans le double-four, et contrairement à la publicité mensongère qui est faite juste au-dessous - j'ai chopé LE rayon de soleil de la matinée - il pleut, il mouille,

c'est la fête à la grenouille.

Et moi, je rêve d'une bicoque en Crète.

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23 avril 2014

Qu'est-ce qui cloche dans le chocolat ?

Cette année, Léon a honteusement déléguer la livraison des oeufs de Pâques à l'industriel qui peint les vaches en mauve. Pas de quoi être fier quand on a des kilos de pistoles de grands crus dans le placard, mais que voulez-vous, on ne peut pas être à la foire et au moulin.

Et puis, le packaging était tellement chou ! De quoi se faire prendre comme des bleus.

Certes, le sucre est dominant mais la liste des ingrédients pourrait être bien pire encore, comme le montre ce reportage de France 5 :

Chocolat, la poule aux oeufs d'or

A revoir pendant 4 jours encore...

De quoi déculpabiliser... et jurer ensuite que l'année prochaine, on expédiera les cloches chez Bonnat.

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5 janvier 2014

La boite chaude de Noël

Je vous donne la recette avant que Fab ne m'accuse de faire de la rétention d'informations :

Il vous faut :

- un Mont d'Or,

- une gousse d'ail,

- du vin blanc,

- de la bonne charcuterie et des saucisses de Morteau nature, au chou, au cumin,

- de bonnes pommes de terre.

D'abord, on fait cuire ses petites pommes de terre en robe des champs.

Ensuite, on préchauffe le four à 220° et on attrape le Mont d'Or, on lui ôte son couvercle et on l'entoure de papier alu. Au centre, on creuse un trou avec une petite cuillère. On y glisse la gousse d'ail écrasée et on arrose de vin blanc, puis on recouvre du morceau de fromage enlevé.

35 à 40 minutes à 220°.

N'oubliez pas les haricots verts ou la salade pour la bonne conscience.

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5 janvier 2014

Un Noël au Pré Oudot

Un Noël à la montagne, j'en rêvais depuis au moins deux ou trois décennies. La vie étant courte, il fallait arrêter de repousser ce projet à la Saint Glin-Glin et passer à l'acte. C'est exactement ce que j'ai fait en réservant au

Pré Oudot,

à Fournets-Luisans, un village situé à deux pas de Morteau dans le Doubs.

Le lieu ne nous était pas inconnu puisque nous y étions déjà allés en février et août 2009. Confiants, nous savions que nous y trouverions exactement ce que nous cherchions.

Mais en arrivant, même si l'accueil est toujours aussi chaleureux, l'endroit hors du temps et le petit déjeuner pantagruélique, la neige, elle, n'était pas au rendez-vous...

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5 janvier 2014

Direction la Franche-Comté

Quand la route est longue, c'est bien agréable de pouvoir faire une étape dans un bon petit restaurant. Je ne ménage donc pas ma peine et passe de longues heures sur Internet pour trouver l'endroit de mes rêves. Si un jour, comme moi, vous passez par Arnay-le-Duc, faites donc une pause au

Café du Nord.

Un lieu chargé d'histoires, un très bon accueil et une cuisine où le fait-maison règne, c'est le genre d'endroits que j'aime beaucoup car ils ont

une âme.

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2 décembre 2013

De justesse

Je n'ai pas vraiment eu le temps d'innover pour la présentation de mon calendrier de l'Avent. Alors, j'ai tenté d'imaginer de nouvelles surprises, et sans un gramme de sucre cette fois. Dans chaque pochette, j'ai glissé de petits bons :

- bon pour un origami (trouvé sur Chine Culture),

- bon pour un film au ciné,

- bon pour une énorme surprise à chercher dans la maison (une boite de Lego divisée),

- bon pour veiller tard,

- bon pour un gros poutou dans le cou.

Et comme Miss Cocotine a dépassé les bornes des limites la semaine dernière, j'ai inversé la tendance pour les 1er et 2 décembre :

- bon pour faire plein de bisous à Maman,

- bon pour faire un gros calin à Maman.

Que c'est jouissif, les punitions de décembre !

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19 octobre 2013

Le baratin du samedi 19 octobre 2013

Rien de tel qu'un bon coup de chlore pour remettre sur sabots le zèbre boiteux que je suis. Face à la tourmente neuronale générée par ce cocktail de rentrée - Peillon n'a même pas idée du mal qu'il m'a fait avec ses nouveaux rythmes scolaires -, il fallait bien que je planche sur un plan de blanchiment et pour l'instant, ce lavage à 28° ne m'a pas trop mal réussi.

1000 m au compteur ce matin,

je suis ressortie du bassin aussi zen que Matthieu Ricard.

Le souci, c'est que cet équilibre fragile peut se voir menacé à tout moment.

Par exemple, à midi, alors que je m'installais tranquillement dans ce qu'il reste de mon tas de plumes pour manger mon gloubiboulga, je suis malencontreusement tombée sur L'Effet Papillon, une émission présentée Daphné Roulier pour apprendre qu'en Corée, la mode en était à organiser ses fausses funérailles, autrement dit à faire semblant de mourir pour retrouver le goût de vivre.

Ce monde est quand même épatant.

D'abord bouche bée devant cette femme de 63 ans qui frôlait l'extase en sortant du cercueil où elle s'était volontairement laissée enfermée pendant dix minutes, j'ai pu ensuite constater que certains professeurs proposaient à leurs étudiants de vivre cette expérience incroyable pour qu'ils trouvent un sens à leur vie.

La première gorgée de bière,

en quelque sorte.

Totalement rassurée par le fait que le concept arrivera bientôt en France, le huitième pays suicidaire du monde, je me suis dit que le bon côté des choses - car il faut toujours regarder le verre à moitié plein - c'était que si jamais il nous arrive de sombrer un jour dans le bleu Marine grâce au bon peuple français, tous les ex-élus de droite et de gauche pourront s'offrir un quinquennat d'abonnement aux Pompes Funèbres.

Vous savez quoi ?

Tout ça me donne envie de regarder Catherine et Liliane en boucle, moi, histoire que tout ne pète pas d'un coup là-haut et que je n'aie à vivre mes vraies funérailles plus tôt que prévu.

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25 août 2013

Aphrodite en string

Lieu mythique de Chypre puisque, selon la légende, Aphrodite aurait surgi de l'écume à cet endroit,

Petra tout romiou

est une très belle plage - même si elle malheureusement bordée par une route nationale - où on se doit d'aller faire trempette quand on débarque à Chypre. C'est exactement ce que Léon et moi avions fait en toute quiétude en 2004 et l'excursion nous avait laissé un souvenir inoubliable.

Mais les temps changent et cette année, l'expérience s'est avérée moins fun puisque des cars de toutes les couleurs viennent régulièrement y déverser leurs lots de touristes, menaçant ainsi la tranquillité du voyageur solitaire et avide de calme.

Qu'à cela ne tienne, à toute expérience son côté drôle et formateur : Miss Cocotine sait désormais ce qu'est un string puisque, certainement pour rendre hommage à la déesse, deux pétroleuses russes se sont mitraillées dans les poses les plus suggestives à trois rangées de galets de notre serviette.

Mais n'en cherchez pas de traces au-dessous, je préfère vous épargner ce spectacle étonnant, voire détonnant, et privilégier la beauté naturelle du lieu. Et si, comme moi, c'est juste ça que vous cherchez, allez-y le matin très tôt, au coucher du soleil ou mieux, hors saison.

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20 juin 2013

Au coeur de la forêt

Une sacrée fête des pères à grimper, sauter, glisser d'arbre en arbre. Voilà ce que j'avais concocté cette année pour que Léon et Miss Cocotine soient heureux. Quant à moi, je suis restée au sol, à chasser les images et à observer les quelques fleurs du domaine.

Escal'arbres

Défi Nature - Frossay (44)

Une très belle journée. Y aller dès 11h (on peut pique-niquer sur place) pour éviter l'affluence des fins d'après-midi. Pas trop de monde, en tout cas, ce dimanche, et ça c'était plutôt bien, surtout pour une première fois.

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9 juin 2013

Rayon-Nantes

Je déteste parler du temps qu'il fait. A quoi bon ? Les nuages, la pluie, le vent font partie de la longue liste des phénomènes qui ne dépendent pas de moi. J'ai déjà du mal à contrôler tout ce sur quoi je suis censée avoir une influence.

Ceci dit, depuis 8 longues années que je suis rivée dans mon bled du double-four, et alors même que Léon s'est envolé vers d'autres cieux peut-être encore moins cléments, j'ai eu bien des occasions de maudire Epictète.

Comme aujourd'hui par exemple.

Quand je pense que vendredi, alors que mes collègues du cru finissaient par se plaindre de la chaleur soi-disant étouffante, moi, je nageais dans une bienheureuse moiteur. J'en aurais presque ôté mon tee-shirt au profit d'un petit haut à bretelles affriolant.

Une folie.

Mais hier matin, cette parenthèse enchantée était terminée et j'ai fini mon triste week-end devant Nadal-Ferrer en jogging-sweat-chaussettes.

Et je préfère vous cacher l'état pitoyable de Léon qui, dans la même tenue seyante, s'était mis à regarder le match bien avant moi en remplaçant le son de la téloche par le dernier album de Vanessa Paradis.

C'est dire si

la grisaille nous fait sombrer.

Alors, ce soir, tout ce que je peux vous refiler comme espoir, c'est un rayon de la semaine dernière.

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2 avril 2013

Pâques aux tisons

Léon ne sachant plus où donner de la tête, pas de moulages pour Pâques cette année. Heureusement qu'en parcourant les rues de Strasbourg, on est soudain tombés sur cette jolie boite remplie de chocolats à l'effigie du personnage préféré de ma grande fille. Restait plus qu'à attendre que le lopin dégèle pour la lâcher à la poursuite du trésor.

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24 mars 2013

Trois copines pour un anniv'

J'adore me mettre en quatre pour préparer des goûters d'anniversaire à Miss Cocotine mais cette année, vu mon planning busy de femme active et épanouie (si, je vous jure !), j'ai quasiment tout délégué. De ses pérégrinations, mon gentil Léon a ramené de quoi assurer une jolie déco pour une poignée d'euros (gros coup de coeur pour Hema, découvert à Amsterdam et retrouvé à Saint-Lazare grâce à Triskell de La Ligne 13) et je n'ai eu qu'à jeter quelques sucreries dans le caddie, à enfiler mon tablier pour concocter un cake à l'orange et à couper deux-trois fleurs dans mon jardinet pour mettre de la couleur sur le buffet. Mission remplie,

c'était une bien belle après-midi !

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14 mars 2013

La Maison Pain d'Epices

Des années que je gardais précieusement cette jolie petite adresse. Alors, quand Léon m'a proposé de l'accompagner en voyage d'affaires à Schiltigheim - trop alléchante, l'occasion, ça ne pouvait pas m'arriver deux fois dans ma vie -, j'ai pleinement saisi le message de Bouddha : mon heure était venue de passer sept nuits

à Furchhausen dans le 67.

Si vous aimez les maisons à colombages et les petits coeurs, ce charmant gîte fera votre bonheur... A deux pas de Saverne pour remplir le réfrigérateur de gourmandises alsaciennes et voir quelques humains. A moins que vous ne traversiez une période de misanthropie aigüe, auquel cas le village vous suffira amplement.

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8 janvier 2013

Pour l'amour de la viande

L'un des restaurants de Jamie Oliver sur lequel je louchais depuis des semaines ou peut-être même des années, c'était :

Barbecoa

Etant donné ma bonne fortune récente (pour les petits nouveaux, j'ai enfin trouvé un job après des années de recherche), j'ai enfin pu aller y manger un énorme morceau de viande avec vue sur St-Paul. A classer directement dans la catégorie ma-vieille-you're-worth-it et à refaire un soir lors d'une prochaine escapade.

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6 janvier 2013

Geffrye Museum

Un lieu superbe et inattendu dans ce quartier, et qui m'a fait penser au béguinage de Brugges : le Geffrye Museum. J'ai adoré le musée qui retrace l'évolution de la décoration intérieure anglaise de 1600 à nos jours et je me suis promis d'y retourner au printemps quand les jardins sont un peu plus vivants. A ne pas rater même si c'est excentré.

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8 janvier 2013

London dans le blood

Parce que je suis tombée amoureuse de l'Angleterre à 15 ans, parce que j'ai eu la chance d'y vivre un peu, parce que, si je le pouvais, je plierais sans doute bagage dans l'heure pour y retourner, parce que, certains jours, je me dis que j'aurais dû y naître et qu'à défaut, j'ai décidé que

j'y passerai ma prochaine vie

avec Triskell dans la peau d'un écureuil de Regent's Park, j'ai eu beaucoup de plaisir à vous faire partager mes images de Londres.

J'espère que cela vous aura donné l'envie de franchir la Manche un jour ou l'autre. Impossible de vous conseiller de privilégier telle ou telle distraction. J'aime tout, vous l'aurez compris.

Cependant, c'est certainement dans ses parcs que j'aime le plus goûter cette ambiance anglaise, surtout au printemps quand les daffodils et les bluebells éclairent les pelouses de leurs superbes couleurs : Hyde Park, bien sûr, certainement le plus connu, St James Park et Green Park, Regent's Park, l'un de mes préférés, avec The garden of St John's lodge, si secret et si charmant, Primrose Hill où j'ai habité un peu, le sublime Richmond Park avec ses daims en liberté à côté duquel j'ai vécu trois ans, Kew Gardens, le fantastique jardin botanique royal où j'allais respirer régulièrement pour me remettre de mes séjours au Queen Mary's Hospital, et enfin, Kensington Gardens où je vous emmène pour clore ce petit reportage.

Si vous souhaitez glaner quelques adresses ou piquer des idées que j'ai moi-même parfois trouvées ailleurs, refaites un tour par là.

Et n'oubliez pas, comme certaines d'entre vous l'ont déjà fait, de frapper à la porte de ma chaumière virtuelle pour partager vos ressentis. Ca me fait toujours chaud au coeur de savoir que mes conseils à deux balles ne sont pas restés lettre morte et qu'ils ont pu, quelque part, faire le bonheur de quelqu'un.

Enjoy !

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6 janvier 2013

Un Noël chinois

Je me morfonds tellement dans mon bled du double-four que j'ai décidé de m'offrir, cette année,

un Noël d'exception.

Mais comme le 25, tout est fermé à Londres, j'ai erré sur le Net pendant de longues semaines en me demandant si mes rêves d'opulence n'allaient pas finalement se transformer en une party sandwiches-salades-mince-pies-Marks & Spencer. Ce qui, au vu de mon régime boring pates-purée-ou-soupe-Picard les 364 autres jours de l'année, aurait déjà paru très luxueux.

Et puis, j'ai découvert le Min Jiang et là, mon sang n'a fait qu'un tour : foi de Cocotine, mon Christmas aurait lieu là et nowhere else.

La vie étant très courte, je n'ai absolument aucun regret.

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6 novembre 2012

Lutèce

Grâce à Corinne du Presbytère de Saigneville que je remercie chaleureusement, j'ai délaissé les auberges de jeunesse douteuses pour dormir dans un petit appartement charmant situé du côté de mon ancien quartier, à Bastille. Et la cerise sur le gâteau, c'est qu'il donne sur une cour intérieure pleine de verdure.

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27 septembre 2012

Sans crier

Lorsque j'ai eu Miss Cocotine, j'ai juré que jamais, je ne lui crierais dessus. Hurler sur un enfant comme une mégère, mais quelle horreur ! Le souci, c'était qu'au fond de moi, je sentais bien que tout ne coulerait pas forcément de source. Il me fallait

un mode d'emploi.

Un jour de chance, j'ai découvert ce petit livre et après l'avoir minutieusement décortiqué, je me suis sentie prête à affronter les refus d'obtempérer avec détachement et sagesse. La mioche allait voir ce qu'elle allait voir. A coup sûr, c'est moi qui mènerais la barque, et avec la plus grande classe.

Ce matin, alors que je laçais mes chaussures après avoir bataillé pour qu'elle ne lise pas pendant 35 minutes dans les toilettes :

Moi, tentant de redéfinir les règles : Ca serait bien si tu faisais les choses du quotidien un peu plus vite et si tu me répondais quand je te parle. Ca m'éviterait de crier, tu comprends ? Parce que quand je te demande de descendre deux fois et que c'est silence radio là-haut, évidemment, la troisième, je ne suis pas de bonne humeur. Qu'est-ce que tu en penses ?

Miss Cocotine, les doigs dans les oreilles : Oui, parce que, moi, ça me fait mal aux tampons !

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10 septembre 2012

Vue sur l'église

Une adresse vraiment sympathique qui fera le bonheur des couples comme des grandes familles puisque la chambre la plus spacieuse peut accueilllir jusqu'à cinq personnes. Une grande cuisine et un salon sont à la disposition des hôtes et l'accueil y est naturel et attentionné.

En attendant le jour
3 rue de l'Eglise
56700 Merlevénez

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4 septembre 2012

Surdouée, tu parles !

Deuxième tentative de compréhension de mon fonctionnement insolite avec ce livre que j'ai, comme celui de Jeanne Siaud-Facchin, lu en vacances.

Le fossé qui existe entre la façon dont sont perçus les "surdoués" et ce qu'ils vivent en réalité me pousse à penser que j'ai pris un risque en faisant mon coming out ici et que mes propos pourraient être mal interprétés.

Inutile de me demander de donner le résultat de 45 859 X 234 529 en moins de trois secondes,

je ne suis pas Rain Man,

et je ne me sens en aucun cas "supérieure" aux autres. Ca me paraît tellement évident que je trouve assez ridicule d'avoir à le préciser.

Peut-être que certaines mauvaises langues trouveront que je coupe les cheveux en quatre, ce qui est souvent reproché aux zèbres comme moi, mais, en fait, je cherche juste à m'améliorer et à comprendre pourquoi, par exemple, j'ai tant souffert de l'attitude des autres lors de mon dernier contrat de travail temporaire ou comment je pourrais porter un regard moins douloureux sur ces sept longues années de recherche d'emploi.

Bien plus que des histoires à deux balles de QI, ce sont plutôt mon hypersensibilité, mon hyperémotivité et mon hyperréactivité qui font que je ne vois pas cette existence de la même manière que la majorité des gens.

En en parlant ici, je n'ai rien à perdre mais plutôt tout à gagner.

En réalité, comme l'une d'entre vous l'a très justement perçu l'autre jour, je ne viens raconter ici que de petits morceaux de ma vie que parfois, j'enjolive un peu pour essayer de détendre l'atmosphère. Mais je n'ai jamais vu aucun intérêt à me construire un personnage et à me pavaner dans le paraître. La sincérité est l'ingrédient essentiel de ma démarche et mon but est de partager mes ressentis, mes découvertes et mes interrogations avec d'autres car à mon sens,

c'est ainsi que naissent

les belles rencontres.

Comme celle que j'ai faite, d'ailleurs, avec l'auteur de ce livre dont la générosité et l'aide m'ont été précieuses.

Ce que j'ai toujours su de moi sans jamais vraiment le creuser parce que, dans les années 70, ce qu'on appelle à tort le "surdon" n'était pas détecté et suivi comme il l'est aujourd'hui, a resurgi dans ma vie récemment et j'y vois là l'occasion de corriger certains points de ma personnalité et laisser libre cours à d'autres, bien plus positifs.

Autrement dit, comme l'écrit Cécile Bost en introduction, j'essaie de faire la paix avec moi-même et de m'ouvrir de nouvelles fenêtres.

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

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3 septembre 2012

Les trois vies d'une étagère

Pourquoi acheter du neuf alors qu'on a du vieux sous la main ? Dénichées dans un dépôt-vente de Bordeaux dans l'une de mes vies antérieures, ces deux étagères assez basiques mais solides avaient été, dans un élan d'enthousiasme que je ne m'explique pas aujourd'hui, peinturlurées en bleu.

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En juin 2011, lors du relooking du bureau, elles avaient été désavouées et reléguées à l'atelier, mais sans pour autant changer de couleur.

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Depuis quelques mois, je cherchais une idée pour rétablir un semblant d'ordre dans la chambre de Miss Cocotine et j'en étais arrivée à me dire qu'il fallait racheter des casiers chez Fly. Heureusement, soudainement, j'ai eu une lueur et regardé d'un nouvel oeil l'étagère qui avait été démontée et qui traînait misérablement devant sa petite soeur. La solution était là. Léon l'a poncée et je l'ai repeinte en blanc dans la foulée, contente de m'être livrée à cet exercice si tendance qui limite la surconsommation et sans dépenser un seul centime, en plus, puisqu'il nous restait un fond de peinture de travaux précédents.

Je vais mieux, moi, d'un coup.

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1 septembre 2012

Passer le Kärcher

Il y a des week-end de bord de mer et des week-end Kärcher. C'est moins palpitant mais tout aussi important.

Après notre coup de sang de février 2011, la tomette s'est montrée rebelle et s'est à nouveau complètement encrassée. Le souci, c'est que ni Léon ni moi n'avons eu le courage d'organiser une deuxième party brosse et savon noir. De faut-qu'on-loue-un-Kärcher à ça-peut-plus-durer-cette-terrasse, le temps a passé et l'affaire ne s'est pas arrangée.

Et voilà que, comme par miracle, Léon est rentré hier soir avec un carton gigantesque dans les bras. Et devinez ce qu'il y avait dedans ?

Un joujou extraordinaire !*

Alors avant de passer ma vie au Kärcher, je teste déjà l'outil sur mes carreaux.

* Merci mille fois, Anne et Victor, pour le prêt !

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31 août 2012

Eclaircie sur le reste de ma vie ?

Je m'étais dit que sous le soleil crétois, ce serait forcément moins dur à avaler que dans la grisaille nantaise. C'était bien vu car découvrir, comme ça, soudainement,

son mode d'emploi,

c'est plutôt bouleversant. A traîner mes wagons de culpabilité comme un forçat tire son boulet, j'en étais arrivée à m'embrouiller les neurones et me nouer l'estomac. Ce livre m'a éclairé sur ce décalage si fréquemment ressenti, en particulier dans le monde de l'entreprise, et c'est avec une loupe flambant neuf que j'ai pu ainsi ré-analyser des pans entiers de ma vie.

Mon fonctionnement, que certains se sont tellement plu, aux cours des années, à qualifier d'étrange, n'est donc pas synonyme d'alien-ation, et surtout, je ne suis pas seule dans ce cas.

Bonnes nouvelles.

Ce genre de révélation m'a, dans un premier temps, soulagée. Puis j'ai repensé à la poignée de braves qui m'ont aidée, ponctuellement, à débroussailler le chemin, et regretté qu'ils n'aient pas été plus clairvoyants quant à cette particularité. J'aurais sans doute perdu moins de temps à quémander une petite place dans ce monde aussi beau que grotesque et peut-être trouvé une autre voie bien plus enrichissante.

Aujourd'hui, que faire d'autre sinon rester bonne joueuse et me persuader que, finalement,

mieux vaut tard que jamais.

Le tout, c'est de savoir comment je vais détricoter tout ça maintenant.

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

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13 septembre 2012

Potion magique

Une-copine-qui-me-veut-du-bien m'a conseillé ce livre au titre ambitieux. Avide de me débarrasser de mon anxiété, en particulier face à cette recherche d'emploi qui démolirait un bonze, j'ai dévoré ces 282 pages, bien installée sous le soleil crétois.

Pas folle, la guêpe.

Lorsque, ma valise remplie de feta à la main, j'ai réintégré le bled et sa vie palpitante, le simple fait d'ouvrir ma boite à lettres et d'y trouver une éième réponse négative de la communauté de communes m'a conforté dans l'idée que je devais absolument prendre le taureau par les cornes, histoire de

réussir à traverser l'hiver 2012-2013.

Je tenais le mode d'emploi en version poche. Il n'y avait plus qu'à passer à l'action.

A quel chapitre allais-je m'en remettre pour pouvoir ignorer ces 49 ans qui me menaçaient telle une flèche empoisonnée ?

Allais-je me mettre à parler à mon coeur, me lancer dans l'EMDR, échanger un sac d'écus contre un simulateur d'aube, livrer mon qi aux aiguilles, me gaver d'Oméga 3, re-chausser mes Asics quasi neuves, adopter un chat et le traiter comme mon deuxième enfant ou verser dans le revival avec Léon ?

Les méthodes proposées étaient si tentantes qu'un choix s'est vite avéré bien trop douloureux pour ma bande de neurones impétueux. J'allais goûter à tout mais, en grosse lâche, je démarrerais ma fabuleuse reconstruction par ce que je savais faire de mieux :

avaler des cachets.

J'ai filé à la pharmacie où quelqu'un m'a vanté les mérites de nouvelles capsules fraîchement introduites sur le marché français et contenant "un extrait d’huiles hautement purifiées de moules aux orles verts de Nouvelle Zélande (Perna canaliculus).

Les 50 gellules coûtant un bras, j'ai longuement pesé le pour et le contre et mené ma petite enquête car j'ai beau vouloir

progresser sur le chemin de la transcendance,

je n'en demeure pas moins suspicieuse par rapport à tous les charlatans qui exploitent allégremment la misère humaine.

Emballée par la perspective d'avoir la même santé de fer que les Maoris, une quête étonnante que, bêtement, je n'avais jamais imaginée, j'ai craqué et commencé ce traitement prometteur, doucement influencée par ma kiné qui, d'un air bonhomme, m'a réconforté d'un au-pire-ça-ne-vous-fera-rien.

Tout ça pour tomber, hier soir, sur un David Pujadas qui, ignorant totalement le mal qu'il allait me causer, s'est mis à m'expliquer que, selon une étude récente, ces fameux Oméga 3 n'étaient pas si miraculeux que le secteur agro-alimentaire et les laboratoires s'évertuaient à le jurer-cracher depuis quelques années.

Je l'annonce donc solennellement ici ce matin : si j'arrive, grâce aux mollusques néo-zélandais,

à prendre mon chômage

avec philosophie,

je ne manquerai pas de vous livrer ici le nom du produit miracle qui inonde mon corps depuis quelques jours.

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

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