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Le petit monde de Cocotine
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28 mai 2010

Au coeur du Palais Garnier

Point de falbalas ou de loge attitrée pour cette visite diurne mais une cohorte de gentils touristes fous de photos numériques. Dans ma prochaine vie, j'aurai peut-être l'immense privilège de grimper le grand escalier, moulée dans une petite robe de créateur achetée chez Merci, de m'installer nonchalamment dans l'un de ces jolis fauteuils pourpres et de voir le rideau se lever...

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27 avril 2010

Plein est

Grâce à Véronique Guillet, faiseuse de poules et peintre de son état, j'ai découvert L'Atelier de Nath, à Mauves-sur-Loire. C'est une très jolie boutique mais également l'endroit rêvé pour accorder une nouvelle vie au buffet de Mamie Jeannette et à la commode de Mémé Louise en les confiant aux mains expertes de Nath.

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7 mai 2010

Finaude

Deux Carambars avaient été négligemment posés sur la console un soir en rentrant de l'école. Le lendemain matin, il n'en restait plus qu'un.

Moi : "Il est où, le deuxième Carambar ?"

Miss Cocotine, les yeux fripons : "Je l'ai jeté !"

Moi : "Tu l'as jeté ? Allez, je te crois pas."

Miss Cocotine jubilant
: "Le papier... je l'ai jeté !"

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13 mai 2010

La seconde vie d'un Deutzia

En juin 2008, j'apprenais la signification des verbes rabattre et recéper. Peut-être ne vous souvenez-vous pas de notre coup de sang ? Eh bien, le Deutzia a ressuscité l'année dernière mais n'a fait que des feuilles. En ce moment, il est à nouveau plein de fleurs, pour la plus grande joie de Léon le bourdon. CQFD. Si vous aussi, vous avez une dent contre votre Deutzia, vous savez ce qu'il vous reste à faire...

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19 mai 2010

Un mercredi au jardin

La bande des Mamert, Pancrace et Servais ayant fichu le camp, le potager est enfin rempli d'espoirs. Tomates cerise, courgettes, ciboulette, persil, origan, comme l'année dernière mais aussi salades, aubergines, courgettes rondes et potirons. Et pour le plaisir des yeux des soucis et des capucines. Hors de question de s'endormir sur ses lauriers. Il fallait innover. A suivre...

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30 avril 2010

Ecological wool

Mon Textured shawl est tombé des aiguilles mais je suis malgré tout très contrariée car j'ai eu cette idée lumineuse, hier soir à 23h30, de le passer en machine, programme lavage à la main, à froid et sans essorage. Vous imaginez bien que vu l'heure tardive, je me trainais une flemme du diable pour jeter mes 412 grammes dans une bassine. J'ai pensé que je ne risquais pas grand chose - à froid, arrêt cuve pleine - mais je suis quand même restée le nez collé au hublot. Eh bien, j'avais raison de ne pas avoir la conscience tranquille car manifestement, à la sortie du bain, la laine avait bougé.

J'ai donc réfléchi jusqu'à pas d'heure pour réanimer l'oiseau mais rien à faire. Ce matin, j'ai essayé de le faire tremper avec de l'assouplissant. Le résultat n'a pas été transcendant. Alors j'ai passé ma journée à me morfondre en comparant sa tête actuelle avec celle qu'il avait hier. C'est ça de s'enflammer pour de la laine écologique livrée en provenance directe du dos de la bête !

A part ça, j'ai suivi les conseils donnés ICI et comme je le voulais assez grand, j'ai fait :

5 bandes de 16 rangs de jersey
4 bandes de 16 de point texturé en alternance pour finir sur une bande de 6 rangs avant d'attaquer le point mousse final (28 rangs).

Il fait 1m85 d'envergure et 80 cm de hauteur.

A qui le tour ?

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12 avril 2010

Potins de couples

Cette semaine number 14 de l'an 2010 m'a collé la peur au ventre.

Complot, enquête de police, contre espionnage, tous les ingrédients réunis pour un nouveau James Bond. Assurément. Il paraît même que c'est Pal qui va remplacer Daniel Craig, qu'il aura à démanteler un réseau de chouans sanguinaires prêts à tout pour garder leurs chambres avec vue et que c'est Mickael Vendetta, ce héros à la verve étourdissante, qui l'aidera à les décimer, laissant l'agent 007 conclure avec Carla dans une scène finale très suggestive et très happy.

Tétanisée par tant de violence, j'ai enfin osé appuyer sur le bouton de celle-qui-me-dit-tout-sur-ce-monde-débile. Lui clouer le bec relevait du vital. Faire le tri dans toutes ces supposées informations devenait infiniment trop ardu. Il fallait que j'accorde un break à mon armée de neurones avant qu'elle ne me dépose un énième préavis de grève, m'imposant un Alzheimer précoce. L'air de rien, pour l'amadouer, j'ai mis Bruni-Biolay de côté et je l'ai bercée de Vivaldi-Holiday. Ca a marché du feu de Dieu. Elle m'a collé une paix royale.

Sauf un petit dissident qui a pris un malin plaisir à venir me répéter inlassablement "Y'a pas de fumée sans feu, y'a pas de fumée sans feu, y'a pas de fumée sans feu."

Mais cette sérénade a stoppé net quand l'homme m'a brutalement ramené à mon parcours terrestre très ordinaire en déchargeant, toujours avec l'aide dévouée du même complice, un réfrigérateur géant. Là, j'ai décidé qu'il était urgent de rebrancher mes connexions pour analyser la situation :

Mais pourquoi diable l'homme me couvrait-il ainsi de cadeaux somptueux, transformant la chaumière en salon des arts ménagers ?

Un doute m'est tombé dessus froidement. Et si c'était juste les ustensiles nécessaires à la mise en pratique du "Manuel scolaire d'économie domestique pour les femmes de 1960" que ma copine Elisabeth m'a envoyé l'autre jour pour plaisanter et qui commence comme ça :

"Faites en sorte que le souper soit prêt. Préparez les choses à l'avance, le soir précédent s'il le faut, afin qu'un délicieux repas l'attende à son retour du travail...."

Trempée de sueur à l'idée qu'il pourrait exiger sous peu que je ne m'habille plus qu'en vintage sixties et que je ne lise que des roman-feuilletons, j'ai sauté dans ma décapotable et je me suis sauvée au cinéma avant que mes prérogatives ne soient réduites à peau de chagrin.

Vous pouvez donc lancer cette rumeur affolante qu'entre l'homme et moi, y'a de l'eau dans le gaz.

Bonne semaine à tous !

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Illustration Gil Elvgren

23 avril 2010

D'un rang à l'autre

Probablement l'effet mais-comment-je-m'y-prends-pour-tomber-toujours-dans-des-plans-aussi-glauques-et-tu-vas-voir-que-je-vais-claquer-sans-jamais-avoir-pu-retravailler, mon Textured shawl a bigrement avancé. Je m'en faisais un monde mais en réalité, c'est simplissime. En tout cas, j'ai bien fait d'opter pour des aiguilles circulaires car comme je le veux assez long, les mailles se sont multipliées et ça commence à peser lourd. D'ici quelques jours, j'aurai certainement conclu l'affaire et les souvenirs de mon vendredi noir seront partiellement estompés. Le tricot, ça vide le cerveau.

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11 mai 2010

Allo, Mister Obama ?

Hier matin à la radio, la marée noire aux Etats-Unis...

Moi avec moult gestes : Ils ont essayé de mettre un grand couvercle pour fermer le puits mais ça n'a pas marché.

Miss Cocotine, pleine d'enthousiasme : Moi, je sais. Mettre du Scotch.

Moi, rigolant de bon coeur : Je vais appeler Obama, Chérie, et je vais lui dire que t'as trouvé la solution !

Miss Cocotine, notant mon scepticisme
: Non, mais beaucoup, beaucoup de Scotch !

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7 mai 2010

Influençable

A force de circuler sur la blogotricot et de baver devant des fils extravagants, hier matin, ne tenant plus en place, j'ai fait le bled-Nantes à fond la caisse et j'ai poussé la porte de la Droguerie. Jusque là, rien d'extraordinaire. Ca m'était déjà arrivé une bonne centaine de fois.

Là où j'ai innové, c'est que j'ai fermé les yeux sur les étiquettes et que j'ai déclamé à la vendeuse très attentionnée : "Mettez-moi 170 g de camelote pour un Rambouillet s'il-vous-plaît." Et quelques minutes après, j'étais dehors avec ma grosse pelote luxueuse, m'interdisant de remettre les pieds dans la boutique avant un bon semestre.

Depuis, je détricote au moins autant que je tricote car mieux vaut avoir les deux yeux bien ouverts pour maîtriser l'exercice. L'Alpaga file doux mais la Plumette a tendance à prendre certaines libertés et très bizarrement, les trous ne se trouvent pas toujours au milieu des losanges.

Modèle Marie-Claire Idées sur Yes we shawl. Aiguilles n° 5. 125 g d'Alpaga Mûre et 45 g de Plumette Anthracite. Une tuerie.

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7 mai 2010

Lendemain de fête

Un peu groggy par tant de fastes - merci de votre participation ! -, je suis allée faire un tour au potager. Rien de tel pour se remettre les idées en place.

Pas grand chose à se mettre sous la dent hormis trois brins de ciboulette. Seuls les soucis pètent le feu ici ! Comme j'ai dit à l'homme en ricanant comme une cruche : "C'est pas nouveau !" Il n'a pas cillé. Allez savoir pourquoi...

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5 mai 2010

3 ans et toutes ses dents

Ca fait trois ans que j'erre sur la blogosphère et que je m'émerveille pour un oui, pour un non, tout en observant gentiment les us et coutumes des uns et des autres.

En mai 2007, je me suis lancée assez innocemment dans la fabrication de guirlandes de fanions et amusée par la naissance de mon premier blog, j'ai décidé d'en proposer un second dans la foulée, beaucoup plus axé sur mon nombril. Après tout, je n'étais pas pionnière en ce domaine.

Dans un premier temps, je suis restée relativement sage puis l'étalage et le paraître parsemés de redondants "amour" et "bonheur" ne reflétant pas assez, à mes yeux, les joies de la vraie vie, ma souris a commencé à frétiller et l'année dernière en mai, j'ai franchi le pas en laissant libre cours à ma nature profonde. Ainsi sont nés "Le baratin du lundi matin" et "L'herbe est plus verte ailleurs" avec pour unique but de faire de mes déboires un sujet de dérision.

Soucieuse de rester physiquement dans l'ombre, je n'ai jamais éprouvé le besoin de vous servir ma trogne en long, en large et en travers. A quoi bon ? Vous savez l'essentiel. Je suis jean-tee-shirt-all-stars en réflexion permanente, mue par une espèce de quête idiote de justice et d'équilibre. Très loin du bling-bling, de l'acide hyaluronique et de la bouteille de champ' remplie de superficielles paillettes d'or, mon chemin miné m'a poussé à me battre le couteau entre les dents pour grappiller du bonheur ça et là et obtenir ce que j'ai aujourd'hui.

D'épreuves en challenges, j'ai fini par balancer à la poubelle toutes les théories culpabilisantes selon lesquelles "quand on veut, on peut" et "si on se plante, c'est juste parce qu'on le fait exprès" et je suis maintenant persuadée que très loin de l'arrogance, de la niaiserie et de la vulgarité qui s'étalent dans des pages douteuses ou sur des plateaux télé humiliants, la vraie héroïne, c'est celle qui se lève tous les matins à 5 heures, qui saute d'un RER à l'autre pour remplir ses contrats et réussit ainsi à faire pousser ses trois enfants toute seule, tout ça parce qu'un jour maudit, ce qu'on appelle "un accident de la vie" lui a brisé tous ses rêves.

Pratiquer ce monde débile a fait de moi une boule d'incertitudes saupoudrée de paradoxes et piquée de quelques valeurs non négociables. Et comme le dit si bien le proverbe "Qui se ressemble s'assemble.", ce sont rarement les vies-infiniment-trop-lisses ou les qui-savent-tout-et-qui-maîtrisent-tout qui émoustillent mon sac à neurones.

Ce blog va son chemin sans objectif précis. Je n'ai pas l'âme d'un gourou, le prosélytisme qui me fait bondir ailleurs n'aurait aucune raison d'être de mise ici et exposer ses doutes mène plus souvent à la perte qu'à la gloire.

D'ailleurs, en un an, je ne compte plus les fois où j'ai failli tout envoyer paître tellement l'exercice m'est apparu comme vain certains matins de clairvoyance.

Et pourtant j'ai continué car d'une part, scruter la vie derrière un objectif me remplit de paix et d'autre part, cogiter tranquillement me maintient en vie dans cette relative traversée du désert. Ainsi, tenter de faire passer mes ressentis par l'image ou les mots m'apporte, au bout du compte, assez de satisfaction pour que j'ai envie de faire durer ce lien qui nous unit, fusse-t-il dramatiquement virtuel.

Une chose est sure. A chaque instant de doute, c'est toujours l'un ou l'une de vous qui, d'une phrase, m'a remise dans le droit chemin et m'a poussée à persévérer.

Du coup, ce petit blog

qui se sait futile et inutile

vivote depuis 3 ans...

Cependant, tout est éphémère et je ne peux promettre sa vie éternelle. Comme pour d'autres qui ont tout lâché ou qui ont été tentés de le faire, la lassitude pourrait avoir, un jour ou l'autre, raison de mon souffle épistolaire.

MERCI A VOUS,

les fidèles ou les infidèles qui, dans votre grande bonté, vous trouvez quelques atomes crochus avec mon tout petit monde et venez de temps en temps ou régulièrement me faire rire, aux éclats parfois, et m'émouvoir aussi.

Pour mon troisième anniblog,

je sors le champ' !

Ben oui, à quoi ça sert que la bouteille moisisse dans l'attente éperdue du job de mes cauchemars, celui qui me permettra de cotiser jusqu'à 72 ans ?

Et même que pour fêter l'évènement, je claquerais volontiers une durite dans le genre lâche-ton-costume-de-MAF-bien-propre-sur-elle-qui-se-tape-toutes-les-sorties-d'école-et-qui-fait-des-tartes-aux-poireaux-frôlant-le-divin-et-viens-passer-la-nuit-à-te-trémousser-gravement-en-boite-y'a-un-spécial-seventies-on-va-tout-péter... Je vous l'ai déjà confessé. Je suis en pleine CMV...

Mais somme toute, c'est ça la vie, non ?

Alors, qui aime la vie

continue à me suivre...

pour mon plus grand plaisir !

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17 avril 2010

Projet d'envergure

Des heures à fureter sur Yes we shawl en me défiant d'un "Alors, t'es cap ou t'es pas cap ?".  Il aura fallu attendre le printemps pour que je me décide enfin à sauter le pas. Après tout, je suis comme ça, je ne fais jamais rien comme tout le monde. Alors, c'est décidé, je me lance dans mon premier Textured shawl. Deux écheveaux d'ecological wool de Cascade Yarns achetés chez Laine et Tricot, des aiguilles circulaires number 6 pour que ça dépote et les explications apprises quasiment par coeur, tout est fin prêt pour le challenge. En même temps, ici, le soleil brille, mais la température ne décolle pas. D'ailleurs, la chaudière aimerait bien prendre ses quartiers d'été. Tout bien réfléchi, tricoter un châle pour juillet-août, quand on est exilée dans le double four, ce n'est pas si idiot que ça.

BON WEEK-END A TOUS !

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25 mars 2010

Au bord des larmes

Je viens de lire tous vos petits mots avec émotion. Le 28 mai, foi de Cocotine, on se pète une bouteille virtuelle si j'ai plus de cinq... D'ores et déjà,

je vous offre une petite fleur de mon jardin

parce que vous le valez bien.

Merci, Dominique, de me rappeler à l'ordre pour Trentemoult. L'année dernière, j'avais juré d'y retourner, mais dès potron-minet pour chopper les meilleurs coups. Vais-je tenir parole ?

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22 avril 2010

Tout faux

Quoi de mieux pour passer ses nerfs que de se lancer dans une après-midi de jardinage ? Mardi, l'homme, heureux d'être en vacances, a été réquisitionné pour porter les sacs de terre et donner son point de vue éclairé sur le choix des plantes. En quelques coups de pelle, les carrés ont été retournés, amendés et compostés. Bio évidemment, ce qui a la particularité de laisser planer sur le lopin des effluves absolument enivrantes.

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Puis j'ai planté du persil, des capucines, des soucis. L'origan et la ciboulette étaient déjà là.

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Et l'homme s'est toqué de faire grandir 24 salades. Pas moins.

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Eh bien, le plus cocasse dans tout ça, c'est que je viens de consulter le calendrier lunaire et que le 20 avril, c'était pile poil le jour où il valait mieux se rouler les pouces.

Jour de noeud lunaire, ne pas jardiner,

c'est écrit noir sur blanc. La chance me poursuit. Au secours !

14 avril 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty four

Cette aventure rocambolesque touche à sa fin. Lentement mais sûrement, l'homme a veillé sur les finitions : une plinthe par ci, une prise par là et tout est doucement rentré dans l'ordre.

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Le moment est donc venu de vous faire ma Valérie Damidot en vous priant de quitter les lieux sans ambages. Mais je vous préviens. Le before-after avec musique d'ambiance, effets très spéciaux et musique de circonstance ne viendra pas aussi vite qu'à la téloche car trouver un miroir adéquat semble beaucoup plus ardu que d'aller charger des sacs de mortier chez Brico-Dépôt. En quelque sorte, on a fait le plus facile...

14 avril 2010

Back home

Quand la tempête monte et que le double four commence à me sortir par les yeux, je sais qu'il est temps de remonter chez moi. Quatorze mois sans tâter du bitume parisien et je suis prête à faire les 383 km en rampant. Et tout le monde sait à quel point voir Paris avec des yeux de touriste, c'est d'un luxe écœurant.

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30 mars 2010

Hypnotisée

Je l'ai toujours aimée... à la folie... Que dire de plus ? Son dernier album est une merveille. Un clic sur la pochette si vous voulez l'écouter, vous aussi.

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EDIT DE VENDREDI SOIR : Dans la vie, il y a toujours une première fois. Au feu les vieux CD. Je viens de me mettre à la page en téléchargeant cet album sur le site de Françoise Hardy. C'est énorme !

11 avril 2010

A contre courant

Samedi, alors que le soleil pétait de mille feux, j'ai décidé de m'enfermer dans le noir... pour voir ce film de Anne le Ny. J'en suis ressortie troublée. On rit mais on réfléchit. Tout à fait ma tasse de thé.

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Son premier film m'était déjà resté gravé. Elle plonge dans les tabous avec délice mais sans tomber dans le méchant mélo. C'est fin et les acteurs sont grandioses.

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4 mars 2010

Me mettre à table

Avouer que je peine sur ce livre depuis quelques semaines. Non pas que ce soit fastidieux à comprendre... Mais c'est très bizarrement écrit (ou traduit) et l'histoire manque singulièrement de sel.  Mais comme dit Drinette, ce n'est que mon avis.

J'aurais voulu voir le film avec Meryl Streep mais ici, il est resté à l'écran l'espace d'un rayon de soleil et de surcroit, en VF. Alors, en me baladant sur le Net, j'ai atterri sur un blog qui chantait les louanges du bouquin. L'écrit étant souvent bien supérieur à la version cinématographique, je me suis dit : "Why not ?". A en croire la quatrième de couverture, selon Glamour, ça devait être "furieusement drôle". J'aurais dû me méfier. "Glamour", c'est pas "Le masque et la plume" non plus.

Comme je suis brave, j'irai jusqu'au bout. On ne sait jamais. Si parfois ça s'arrangeait. Après , j'ai bien envie de changer d'air avec le livre d'Elisabeth Badinter. Je sens que ça va beaucoup plus m'intéresser...

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11 avril 2010

Pizzamania

Fantômette m'a donné envie de me lancer dans la pizza du samedi soir. Eau, sel, miel, farine, levure (c'est la recette de notre bien-aimé Jamie) et un coup de MAP le vendredi soir. Le lendemain, le tour de main de l'homme sous le regard ébloui de Miss Cocotine et 15 à 20 minutes de four. Bon, c'est sûr, l'Ariston ne vaut pas un clou par rapport au feu de bois mais au moins, c'est bien garni et beaucoup moins cher que la camionnette. J'ai pas des soirées vertigineuses, quand même ?

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8 avril 2010

L'Orient

En juin 2008, on a découvert le coin en logeant au Clos des Simples et en passant devant la Citadelle de Port-Louis, je m'étais juré d'y revenir pour visiter le Musée de la Compagnie des Indes. Et c'est pour cela que j'ai organisé cette balade de Pâques. Très heureux d'avoir opté pour la version commentée, on a voyagé presque deux heures, suspendus aux lèvres de notre guide qui nous a tout raconté sur la création de la Compagnie des Indes Orientales par Colbert en 1664, bien après les portugais, les anglais et les hollandais et le développement de la ville de Lorient autour du site de la Compagnie qui aurait dû d'ailleurs s'étendre beaucoup plus. Un sacré bon moment que je vous conseille.

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19 mars 2010

Laver son linge sale en famille

Bien... alors... A un moment ou à un autre, il faut bien dresser des bilans. Les filles, j'ai remonté les informations à Colin. Ben oui, depuis que je l'ai mis à l'honneur sur mon blog, il m'a invité à dîner aux chandelles en plein New-York et c'est devenu un vrai écolopote.

Je dois vous avouer qu'il a été consterné d'apprendre la mauvaise volonté avec laquelle vous envisagez d'abandonner le papier toilette. Mais comme c'est un type chouette et plein d'idées, il vous propose un autre exercice qu'il a lui-même testé avec sa femme, démontrant ainsi qu'ils filent le parfait amour, condition sine qua non à mon sens pour qu'une brave fille accepte de se livrer à ce genre de jeu.

Déjà, il faut avoir une baignoire et là, vous allez comprendre pourquoi j'ai misé tous mes deniers sur le devis du plombier. Vous la remplissez raisonnablement - n'oubliez pas qu'on est dans un process écolo - et vous y ajoutez de la poudre à laver, bio évidemment. Dans ma grande bonté, je vous fais grâce des balles de lavage et croyez-moi, vous me remercierez quand vous aurez compris la finalité de l'expérience.

D'un coup d'un seul, vous attrapez le panier à linge sale de la semaine et vous le videz intégralement dedans. Vous avalez 150 grammes de tofu, vous otez chaussettes, collants ou bas affriolants, vous remontez votre pantalon version moi-ce-week-end-je-fais-492-bornes-fois-deux-pour-aller-à-la-pêche-aux-bigorneaux-en-Bretagne-juste-vital-et-trop-bien et vous sautez sur le tas. Attention, c'est là que le projet prend toute sa dimension...

Vous foulez vos vêtements pendant un cycle :  synthétiques : 1h30, coton : 2h30. Tout en gardant le rythme régulier de la Miele que vous snobez.

L'inconvénient : les pieds sont fripés comme des fleurs de crépon pendant trois jours. L'avantage : ça calme les nerfs et donc aucune scène conjugale durant une semaine.

A vous de jouer et j'espère recueillir des témoignages un peu plus enthousiastes que pour le gant de toilette.

Il faut donner un peu de sa personne pour être un vrai écolo.

D'ailleurs Colin n'a pas réitéré. Ca lui prenait trop de temps, qu'il a dit... On le comprend.

Réflexion faite, c'est exactement la démarche inverse de celle que nous proposait la mère Denis...

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Illustration Maopost

15 mars 2010

La main à la pâte

Un samedi plein de rires et de joie. La recette magique : une petite mise en scène de rien du tout...

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de jolies gourmandises...

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un atelier-pâtisserie avec fabrication d'une flaugnarde aux pruneaux animé par Maman...

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ponctué de pauses gourmandes...

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et suivi d'un atelier-pâte d'amandes organisé par Papa...

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parsemé de folles récrés...

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le tout couronné de six bougies... Tout ça pour les beaux yeux de ma si douce et si gentille petite fille.

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2 avril 2010

Pur sucre

Aujourd'hui, c'était carnaval à l'école et Miss Cocotine a passé la journée déguisée en pâtissier à moustache et barbe-de-deux-jours.

Moi : Alors t'as mangé plein de bonbons ?

Miss Cocotine : Non, juste deux.

Moi : Et c'était bon ? Ils étaient à quoi, ces bonbons ?

Miss Cocotine : Au sucre !

Moi dans mon for intérieur : Ouais, c'est bien ça que je leur reproche.

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