Grâce à Daphné Burki, j'ai découvert l'existence d'un homme épatant et courageux qui s'est baptisé "No impact man". Pour l'état civil, Colin Beavan, un américain from New York.
Pendant un an, il a décidé, avec sa petite famille, de réduire à néant, ou presque, son impact sur l'environnement. En clair, ça veut dire pas d'électricité (sauf pour le computer vu qu'il a raconté l'épopée sur son blog), pas de papier toilette, pas de magazines, pas de journaux, pas de télé, pas d'avion, pas de train, pas de voiture, pas d'ascenseur (il habite au 9ème étage)...
De cette expérience, l'homme a fait un livre et un film qui, je l'espère, sont distribués
à vélo. Ah non, voilà que je remets ça, avec mon ironie à deux balles, irrécupérable que je suis.
Lorsqu'on demande à Colin Beavan ce qu'il préconise pour être un "No impact man" comme lui, il répond par du simple bon sens. Les New-Yorkais ont l'habitude de prendre leur voiture pour aller courir sur un tapis dans une salle de sport. Lui, il fait du vélo dans la ville. D'accord. Jusque là, j'aurais trouvé aussi. Ensuite, il propose de :
1- s'engager dans une organisation pour la défense de l'environnement
Oups, ça, je ne fais pas. Il faudrait que je prenne ma voiture. Ca n'aurait guère de sens.
2- manger moins de viande
Yes, une fois par semaine et encore. Je sens que je vais être au top...
3- ne pas consommer d'eau en bouteilles plastique
Yes, jamais chez moi (bon, en douce, je viens rajouter que j'ai une carafe filtrante machin-truc, vous savez, de celles qui ne coûtent pas cher à l'achat mais dont les maudites cartouches assurent à leur fabricant des vacances régulières aux Bahamas ; à tel point qu'en ce moment, je boude et je prends l'eau au robinet). Je suis trop bien...
4- ne rien consommer UN jour par semaine, n'aller nulle part et juste... se reposer
Yes, yes, yes, je ne consomme plus du tout et je ne vais nulle part au moins QUATRE jours par semaine. Ca compense le numéro 1, non ? En même temps, quand on n'a pas de travail depuis des années et donc 0 € de revenu perso, ce n'est pas difficile de ne plus rien acheter.
Enivrant. Je frise l'excellence...
En plus, le petit filet à provision écolo proposé par Daphné Burki, je l'ai déjà depuis deux ou trois ans :
- bicarbonate de soude
- vinaigre blanc
- savon de Marseille
- huile de coude
Alors, je ne suis pas une "No impact woman" ?
Ah oui, c'est vrai, je faute. J'ai une voiture - attendez, je n'habite pas en plein coeur de New-York, moi ! - ... et du papier toilette. Ah flûte, je ne vais pas pouvoir faire un livre et un film. C'est ballot, ça. Ca m'aurait rapporter plein de sous avec lesquels j'aurais pu acheter des tonnes de bicarbonate.
Et vous, là, au lieu de vous gausser de moi, bien planqués derrière votre écran, dites un peu si vous pourriez avoir votre diplôme de "No impact man or woman" ou si vous sautez dans votre voiture pour aller vous enfermer dans une salle et soulever des poids ? Oh, bad boys, bad girls...
