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Le petit monde de Cocotine
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2 avril 2010

Et une de plus

Ca fait déjà un moment que j'ai lâché mon dernier bout de laine et j'ai les doigts qui me démangent. Voilà ma dernière réalisation. Une écharpe. Quelle surprise !

Réalisée avec 4 pelotes d'Alpaca Drops 3800, bleu violet (à mes yeux, c'est mauve), achetées chez Kalidou, aiguilles 2,5. Le point, c'est chez Madame Trico'bsession que je l'ai déniché. Du coup, je la remercie.

55 mailles. Un rang endroit, un rang 3 m endroit, 1 m envers. Ca vous dit ? Pour l'automne prochain...

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2 avril 2010

Les cloches peuvent charger...

Cette année, l'homme n'avait visiblement pas envie de fournir les cloches. Trop débordé. C'est vrai. De 8 heures à 20 heures, il est affairé à fabriquer des macarons parfaits pour les uns et les autres.

Oui mais voilà, acheter aux industriels ou même en boutique alors que j'ai un pâtissier-chocolatier-glacier-traiteur sous la main, ça me dépassait quelque peu. Alors j'ai tenté de négocier et l'homme, héroïquement, nous a pondu, mercredi en nocturne, deux cocottes, une écrevisse, une cloche, quelques moules et de petits poissons.

Seule condition émise par le professionnel : "Pour faire plaisir à Miss Cocotine, j'ai envie de faire du lait cette année." Quand penaude, j'ai émis cette remarque : "Ouais, mais moi j'aime bien le noir...", je n'ai obtenu qu'un : "Ben, je peux pas faire les deux." qui m'a cloué le bec. Les cloches, c'est clair, elles ne passeront pas pour moi cette année !

Qu'a cela ne tienne. Ce matin, en préparant les paquets, j'ai gobé deux poissons. C'est bon aussi, le lait, de temps en temps. Va falloir que je la joue fine avec Miss Cocotine...

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2 avril 2010

Petite rimeuse

J'ai parfois des moments d'égarement dans lesquels mes mots se mettent à vriller. C'est inscrit dans mes gênes. Mon grand-père était un parigot pure souche qui argotisait volontiers. Ces temps derniers - je ne sais pas pourquoi, le régime crêpes de cet hiver qui aurait bouché quelque canal précieux peut-être - j'en suis arrivée à ponctuer mes phrases d'un "Poil au bras, aux genoux ou au cou" du plus bel effet, le tout étant destiné à faire rigoler Miss Cocotine. Ô surprise, celle-ci s'est du coup inscrite dans la lignée familiale.

Moi : Je mets ça dessous, poil au cou... (Oui, je sais, ça ne brille pas mais, que voulez-vous, on ne peut pas être chic à chaque instant de sa triste vie.)

Un peu plus tard, Miss Cocotine, le nez couvert d'une croute de Bonbel échangée contre mon Comté-18-mois-d'affinage - ces microbes n'ont aucun sens des vraies valeurs - admirant son reflet sur la porte du four et criant à tue-tête : J'ai le nez rouge, poil au cou. J'ai le nez rouge, poil au cou. J'ai le nez rouge, poil au cou.

Moi, plissant le nez : Ouais, va falloir que je t'apprenne à capter toute la subtilité de la chose... car subtilité il y a...

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9 mars 2010

Psychotricot

Mon dernier défi, le voilà. Une écharpe tricotée dans un point assez tourmenté pour me donner l'impression que j'ai tout pété et que je suis décidément extrèmement brillante. C'est chez Louise que j'ai déniché ce numéro 578 un jour de rage désespérée.  Alors je la remercie. Pour celles qui auraient besoin, comme moi,  de se défouler sur deux tiges de bambou, j'ai pondu un tableau que je leur enverrai bien volontiers sur demande expresse. Alors n'hésitez pas !

Je l'ai réalisée avec des aiguilles 2,5 et 4 pelotes de laine Drops Alpaca marron mix 3650 (en fait, c'est à mes yeux rouge foncé un peu chiné) achetées chez Kalidou que je remercie pour son aide.

J'en ai un peu bavé mais au final, je peux me féliciter d'être une sacrée tricoteuse. CQFD.

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30 mars 2010

Le bled contre Monaco

La semaine dernière, à cette heure, je n'en menais pas large. Avant de tomber dans le feu de l'action, je m'étais fait cette promesse : "Ma vieille, t'es vraiment une good girl de t'engager dans cette aventure improbable, t'auras ta récompense en temps voulu, j'te l'jure !"

Alors, ce matin, après avoir rempli le caddie avec amour, je me suis dit : "Le moment est arrivé de réclamer le bonbon !" et je me suis pointée devant l'UGC. Là, je vous avoue, je n'ai pas eu le courage de partir pour La rafle. Ca n'avait pas du tout le goût de la gaufrette au café de ma grand-mère. Il me fallait du qui-est-léger-comme-une-cervelle-de-plume, du qui-emporte-en-deux-secondes-dans-un-monde-archi-futile, du qui-te-laisse-un-sourire-débile-sur-les-lèvres-pendant-deux-jours.

Et là, j'ai aperçu une affiche avec Romain Duris. D'un coup, j'ai repensé à Madame Lucienne qui m'avait dit avoir pris son billet rien que pour ses beaux yeux, et j'ai adhéré à sa vision de l'homme idéal.

Eh bien, je dois vous dire que le résultat a été à la hauteur de mes espérances...

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29 mars 2010

Vous les copains...

Si ma formation en gestion de la paie ne m'a pas rapporté le job-valorisant-et-rémunérateur-dont-je-rêvais-naïvement, elle m'a par contre permis de me faire de chouettes copains. C'est toujours ça de gagné.

Alors pour faire plaisir, comme dit Miss Cocotine quand elle mendie un bonbon avec de grands yeux attendrissants, voilà, en toute simplicité, ce qu'on a concocté pour eux dimanche.

Sans dépenser des sommes folles et toujours avec les mêmes éléments de base : les assiettes et les chaises dépareillées, les couverts, la nappe et les torchons des anciens et la verrerie de notre suédois bien aimé.

Pour ce qui est de la bonne chère, pas d'esbroufe mais de la recette facile et surtout du fait-maison : pancakes, cake carottes-raisins secs, salade d'oranges cannelle, compote pommes-poires-bananes-gingembre, coleslaw à ma mode, soupe épinards petits pois cumin, mousse de betteraves. Et ce petit coin infiniment plus raffiné avec les gourmandises de l'homme...

Je n'ai pas enregistré de plaintes. A votre tour de régaler vos copains !

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26 mars 2010

Conso intello

Je vous l'ai déjà confié, je suis une accro de Capital sur M6. Que voulez-vous, chacun ses petites manies. Mercredi soir, Guy Lagache nous a proposé la première de "Capital Terre", même concept que son grand frère, mais version écolo avec pour thème : Sept milliards sur la Terre : comment tous les nourrir sans détruire la planète ?

Ce reportage a le mérite d'expliquer clairement pourquoi l'huile de palme, consommée en majeure partie en Europe, pose de sérieux problèmes à Bornéo, obligeant entre autres les orang-outangs à errer comme des âmes en peine au milieu des palmiers, pourquoi la consommation effrénée de bœuf a engendré des dérives épouvantables aux USA et comment ce type d'élevage en est arrivé à polluer plus que toutes les voitures de la planète réunies, comment une malheureuse langoustine pêchée en mer du nord part se faire décortiquer en Thaïlande pour revenir échouer sur les étals européens après avoir parcouru 20000 km, comment l'Ethiopie loue des terres à des boites indiennes qui y trouvent là une main-d'oeuvre pire que bon marché et comment certaines personnes, baptisées locavores, réagissent fermement en changeant radicalement de comportement et en consommant local, à San Francisco ou en France.

Bon, évidemment, Guy Lagache n'a pas fait le tour du monde à pied, à cheval ou à vélo et tels les champignons ou les ananas de son caddie, il revient de son périple avec un paquet de km polluants au compteur.

Si je suis parfois ironique sur certains sujets, c'est que vu de ma fenêtre, j'ai l'impression que tout est fait pour mettre la pression sur le consommateur et l'amener à culpabiliser à outrance alors que souvent, il est loin d'avoir toutes les cartes en main pour faire pencher la balance du bon côté. La voiture en est un bon exemple. On nous demande de l'utiliser moins ou d'opter pour la bicyclette sans être capable de nous proposer un équivalent qui serait plus écologique. Tout le monde n'habite pas au cœur d'une ville dotée de mille transports en commun et de vélos à louer.

Par contre, je pense que le consommateur a le pouvoir, s'il accepte de prendre conscience de certaines choses, de boycotter certains produits de consommation courante. Quand on constate que les industriels mettent de l'huile de palme quasiment partout pour faire baisser leurs coûts et donc générer toujours plus de profits, tout en bernant l'acheteur sur l'étiquette avec un "matières grasses végétales" très évasif, tout simplement parce que c'est loin d'être bon pour la santé, ça remue les méninges.

Si nous n'achetons plus de produits contenant de l'huile de palme, que feront les industriels ? Ils seront bien obligés d'y renoncer. D'ailleurs, tous ne se comportent apparemment pas de la même manière et je me dis qu'il serait idiot de mettre tout le monde dans le même sac... car heureusement, il y a Findus, Findus... Eh oui, dans le reportage, ce monstre du poisson rectangle nous démontre que parier sur la qualité, c'est possible. Pas d'huile de palme chez eux, ils se sont décidés à la supprimer, mais de l'huile de colza. Si eux le font, pourquoi les autres ne pourraient pas s'y coller aussi ?

Cela fait des années que je fais ma teigne et que dans la mesure de mes moyens, j'enquête sur les produits que j'achète, mais cette émission m'a tout de même mis la puce à l'oreille. Cette façon de transformer la vérité pour faire toujours plus de profit sur le dos du consommateur qui n'a pas non plus que ça à faire de regarder tous les emballages à la loupe, c'est bigrement détestable.

Une chose est sure. J'ai constaté que le prix d'un bon produit n'est pas toujours plus élevé que son voisin, qui, lui, s'avère douteux pour le consommateur mais bien juteux pour son fabricant. Alors j'en suis arrivée à la conclusion qu'il faut se donner du temps pour trouver mieux et que parfois, même s'il faut payer un petit peu plus, cela vaut la peine. Je préfère manger une viande de bœuf de qualité une ou deux fois par mois plutôt que du bas de gamme mal élevé tous les jours. Et pourquoi acheter des cargaisons de chips à l'huile de palme comme cette consommatrice montrée dans le reportage qui est intimement persuadée "qu'un pique-nique sans chips, ce n'est pas un pique-nique" ? On peut quand même faire d'autres choix sans gâter la qualité de ses déjeuners sur l'herbe.

Alors même si je plaisante en parlant de MA-SECTE-DE-CELLES-QUI-VEULENT-BIEN-ÊTRE-ECOLO-MAIS-FAUT-PAS-POUSSER-MÉMÉ-DANS-LES-ORTIES-QUAND-MÊME, je suis persuadée qu'il faut rester en veille et ainsi éviter de se faire manipuler. Ca me paraît être le seul moyen d'éliminer les vilains petits canards.

Allez, moi, c'est décidé, je redouble de vigilance et je fais un tri draconien dans mon caddie !

Nom d'un chien, en me relisant, je me dis que je ne suis pas si aquaboniste que ça finalement... C'est l'effet printemps ça, à tous les coups.

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Affiche Maopost

26 mars 2010

Easter is coming soon

Un brunch pour dimanche avec un but unique pour les 48 heures qu'il me reste à vivre d'ici là : décorer et popoter pour faire plaisir à mes huit invités. Ah Fab, si je t'avais sous la main ! Bon, je ne vais pas me plaindre. J'ai déjà un virtuose des desserts à domicile. Ce matin, j'ai préparé la mise en scène. Demain, je passe aux fourneaux.

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28 février 2010

Comme bon vous semble

Certains de mes lecteurs bien aimés m'ont déjà réclamé de s'abonner à mon blog. Niaiseuse comme pas deux, je n'avais aucune idée de ce que cela pouvait bien signifier. Bizarrement, aujourd'hui, en deux-trois clics, j'ai trouvé la solution. Pour les drogués du genre, vous avez désormais la possibilité de vous inscrire en bas à gauche... Et si vous désirez effectuer une recherche, c'est maintenant possible en bas à droite. Elle est pas belle, la vie ?

MERCI DE VOTRE FIDELITE !

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21 mars 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty six

Mon menuisier préféré étant intervenu vendredi, me voilà l'heureuse propriétaire d'un placard. Placard, le mot peut vous paraître très banal mais ici, croyez-moi, il est apprécié à sa juste valeur. La bicoque étant relativement exigüe, il y a très peu de place pour le fourbis. Il faut donc adopter une certaine rigueur et ne pas accorder plus de valeur qu'ils n'en méritent aux objets futiles et inutiles. Autant dire que tout nouvel espace dédié au rangement me propulse directement au septième ciel.

Ainsi, ce recoin aux deux angles flanqué juste à l'entrée de la salle de bain et totalement inutile s'est transformé en un placard géant qui m'a permis hier après-midi de cacher toute cette pacotille du quotidien dont l'exposition n'est pas absolument indispensable.

Vous qui aimez les before-after au moins autant que moi, je vous en sers un que je qualifierai sans aucune modestie de saisissant. Un sacré travail d'équipe. C'est moi qui l'ai dessiné, le menuisier l'a réalisé et l'homme l'a peint.

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18 mars 2010

Corners of my bedroom

Mini rikiki, mansardée, deux adjectifs qualitatifs parfaits pour décrire ma chambre. Philippe Demougeot m'ayant ignorée, sur ce coup là encore, j'ai fait mon deuil bravement puis j'en suis arrivée à la conclusion qu'il était vain de vouloir pousser les murs et que je n'avais finalement nul besoin d'un architecte pour remplir quelques mètres carrés.

Ici, point de dressing de 4 mètres sur trois pour Madame d'un côté du lit et de dressing de 4 mètres sur trois pour Monsieur de l'autre parce que vous-comprenez-la-symétrie-chez-nous-c'est-un-parti-pris... Juste la place d'un 160 doté d'un bon matelas, de deux tables de nuit, de la malle à Mémé et de ma petite commode aux poignées de porcelaine achetée aux puces de Versailles en l'an 1982. Un placard ridicule qu'il ne serait pas convenable d'étaler aux yeux du monde avant que mon menuisier préféré ne lui ait cloué deux portes. A suivre donc...

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16 mars 2010

No impact woman

Grâce à Daphné Burki, j'ai découvert l'existence d'un homme épatant et courageux qui s'est baptisé "No impact man". Pour l'état civil, Colin Beavan, un américain from New York.

Pendant un an, il a décidé, avec sa petite famille, de réduire à néant, ou presque, son impact sur l'environnement. En clair, ça veut dire pas d'électricité (sauf pour le computer vu qu'il a raconté l'épopée sur son blog), pas de papier toilette, pas de magazines, pas de journaux, pas de télé, pas d'avion, pas de train, pas de voiture, pas d'ascenseur (il habite au 9ème étage)...

De cette expérience, l'homme a fait un livre et un film qui, je l'espère, sont distribués à vélo. Ah non, voilà que je remets ça, avec mon ironie à deux balles, irrécupérable que je suis.

Lorsqu'on demande à Colin Beavan ce qu'il préconise pour être un "No impact man" comme lui, il répond par du simple bon sens. Les New-Yorkais ont l'habitude de prendre leur voiture pour aller courir sur un tapis dans une salle de sport. Lui, il fait du vélo dans la ville. D'accord. Jusque là, j'aurais trouvé aussi. Ensuite, il propose de :

1- s'engager dans une organisation pour la défense de l'environnement
Oups, ça, je ne fais pas. Il faudrait que je prenne ma voiture. Ca n'aurait guère de sens.

2- manger moins de viande
Yes, une fois par semaine et encore. Je sens que je vais être au top...

3- ne pas consommer d'eau en bouteilles plastique
Yes, jamais chez moi (bon, en douce, je viens rajouter que j'ai une carafe filtrante machin-truc, vous savez, de celles qui ne coûtent pas cher à l'achat mais dont les maudites cartouches assurent à leur fabricant des vacances régulières aux Bahamas ; à tel point qu'en ce moment, je boude et je prends l'eau au robinet). Je suis trop bien...

4- ne rien consommer UN jour par semaine, n'aller nulle part et juste... se reposer
Yes, yes, yes, je ne consomme plus du tout et je ne vais nulle part au moins QUATRE jours par semaine. Ca compense le numéro 1, non ? En même temps, quand on n'a pas de travail depuis des années et donc 0 € de revenu perso, ce n'est pas difficile de ne plus rien acheter.

Enivrant. Je frise l'excellence...

En plus, le petit filet à provision écolo proposé par Daphné Burki, je l'ai déjà depuis deux ou trois ans :

- bicarbonate de soude
- vinaigre blanc
- savon de Marseille
- huile de coude

Alors, je ne suis pas une "No impact woman" ?

Ah oui, c'est vrai, je faute. J'ai une voiture - attendez, je n'habite pas en plein coeur de New-York, moi ! - ... et du papier toilette. Ah flûte, je ne vais pas pouvoir faire un livre et un film. C'est ballot, ça. Ca m'aurait rapporter plein de sous avec lesquels j'aurais pu acheter des tonnes de bicarbonate.

Et vous, là, au lieu de vous gausser de moi, bien planqués derrière votre écran, dites un peu si vous pourriez avoir votre diplôme de "No impact man or woman" ou si vous sautez dans votre voiture pour aller vous enfermer dans une salle et soulever des poids ? Oh, bad boys, bad girls...

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9 mars 2010

La boite à bonheur

Miss Cocotine râlait gentiment parce qu'à l'école, elle ne pouvait pas se servir du gros bidon plein de bouts de bois sans être dérangée par de petits camarades fougueux. Depuis Noël, elle a le sien, rien qu'à elle, et à son anniversaire, de nouvelles planchettes rouges et bleues sont venues s'ajouter à sa collection. Pas fous, les parents... Ils ont une paix royale quand la Pépette se met à construire des tours magiques ! Moi, je vous le dis. Les Kapla, c'est le bonheur.

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9 mars 2010

Une cause qui en vaut bien une autre

Puisque nous en sommes à parler du subjonctif et de la langue française, je lance un appel à toutes les oreilles bien faites car depuis quelque temps, même chez les journalistes les plus compétents, j'entends des phrases qui hérissent mon-poil-de-chômeuse-qui-n'a-quasi-rien-d'autre-à-faire-que-de-boire-les-paroles-de-la-boite-qui-cause-brillamment :

- "Je n'ai pas envie d'y aller."
- "MOI AUSSI, je n'ai pas envie d'y aller."

Eh bien, ce que j'ai retenu de l'école de la République, c'est qu'on dit plutôt :

- "Je n'ai pas envie d'y aller."
- "MOI NON PLUS, je n'ai pas envie d'y aller."

Ouf, fallait que ça sorte. Ca marinait depuis trop longtemps. C'est décidé. Je me lance dans une carrière de militante virulente pour le retour du

NON PLUS

Qu'on se le dise !

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Illustration Maopost

10 février 2010

Au bout de ses rêves

A 8 ans, j'étais obnubilée par Cendrillon et sa pantoufle et donc intimement persuadée qu'un jour, mon prince viendrait.

J'avais raison. A 16 ans, il est arrivé.

A 23, mon extrait d'acte de naissance portait la mention "divorcée" et je commençais à douter quelque peu.

A 27, alors que je nageais dans un célibat peuplé d'intérimaires, Pretty Woman est sorti et après l'avoir vu une bonne douzaine de fois, j'ai repris espoir, guettant mon Richard Gere de Poissy à Rueil-Malmaison.

J'avais raison. A 29 ans, il est arrivé. A quelques détails près. Il n'avait qu'une R5.

17 ans et demi qu'on s'évertue à échapper aux vilaines statistiques.

Hier soir, j'ai regardé un documentaire sur France 5. L'amour, un peu, beaucoup, à la folie, en deux volets : Au commencement était l'amour et Combien de temps ?

J'ai souri plus d'une fois. Ca fait belle lurette que je sais ce que cette satanée promesse - ils vécurent heureux et eurent beaucoup d'enfants - vaut.

Puis aujourd'hui, j'ai emmenée Miss Cocotine voir le dernier Disney et je me suis laissée porter.

C'est sûr, la prochaine grenouille qui passe dans le jardin, je l'embrasse à pleine bouche. Et puis, j'ouvre mon resto.

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13 février 2010

En jachère

C'est bien joli de faire la fière en singeant Madame La Mule - que je remercie d'ailleurs pour sa proposition de menu pâtes-bolognaise-fondant-au-chocolat, proposition que malheureusement, je dois décliner, étant plutôt du genre je-n'ouvre-plus-le-frigo-et-finalement-peut-être-que-Lagerfeld-me remarquera-un-jour-s'il-fait-dans-le-senior-puisque-manifestement-la-société-m'a-identifiée-comme-tel, mais force est de constater que le sevrage ne se fait pas en un jour. Ce matin, je suis donc revenue farfouiller du côté de mon-chez-moi-laissé-en-jachère-depuis-treize-heures-seulement - merci, Sicotin, pour l'inspiration et si tu veux des droits d'auteur... - et j'ai trouvé vos petits mots si doux, si rigolos et si enthousiastes.

Je les jette dans ma besace et les emporte avec moi en vous laissant vos-charentaises-bien-aimées en échange.

Drinette, FD, La Mule, Nanou, Mariejo, Sicotin, Lodulot, Dominique et Nicole-notre-petite-nouvelle-qui-est-la-bienvenue...

MERCI !

Rassurez-vous tout de même. Je suis encore capable de discernement et je sais que le verre d'eau est à moitié plein. Comme dit ma copinaute Natou, on n'est pas les plus malheureux.

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12 février 2010

Ma révérence

Je viens d'entrer dans une crise aigüe d'aquabonisme à la suite de ça et de ça. Même mon régime crêpes ne compense plus et la psychotricot vire à l'échec.

Hier soir, d'un coup, j'ai eu envie d'expédier ce blog futile et inutile comme j'ai envoyé mes guirlandes se faire voir chez les martiens.

Vous l'avez compris, je suis dans les choux.

Je m'en remets à Stéphane Guillon, Daniel Morin, Didier Porte, François Morel et mon PDPA-préféré pour me déclencher un semblant de sourire.

Quant à vous, fidèles ou infidèles lecteurs, je vous tire mon chapeau pour votre bienveillance et vous remercie de vous être arrêtés de temps à autre en ce lieu virtuel.

N'OUBLIEZ PAS

DE CROQUER LA VIE!

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Illustration Maopost

12 février 2010

This is the end

Vous vous souvenez du jeudi 1er octobre ? Moi, je m'en souviens. Un joli cadeau d'anniversaire.

Malgré cet ultimatum que je me suis imposé ensuite, les jours ont passé. L'homme a décrété : "Ca suffit. On arrête tout." Moi, j'ai acquiescé et j'ai essayé d'encaisser.

Et puis un jour de novembre, je me suis réveillée brutalement. Ce n'était pas possible. Je n'allais pas faire ma loque et baisser les bras comme ça. J'ai couru à la mairie faire tamponner ma petite lettre et j'ai interrogé ma traductrice assermentée et Action Visas. Une fois les informations obtenues, j'ai additionné les montants exigés et j'ai posé le dossier sur un coin du bureau.

Le soufflé est retombé. Et les jours ont à nouveau défilé.

Quinze ans d'attente pour essayer d'avoir deux enfants. Et combien d'années à patienter encore ? Un an et demi, deux ans ? Plus ?

Sans aucune certitude que ça aboutisse. L'adoption en Chine, aujourd'hui, c'est devenu une sorte de calvaire. Une fois l'attestation reçue, notre dossier pourrait autant être refusé. Comme ça. Pour rien. Quand on reçoit des centaines de demandes par mois, on devient forcément de plus en plus sélectif et soucieux de trouver la famille parfaite. Qui sait si aux yeux de nos juges nous serions à la hauteur ?

Il m'a fallu quatre mois pour digérer l'affaire et rédiger un mail à l'AFA. Il est parti ce soir. Cette fois, le dossier est classé.

Trop d'incertitudes. Trop d'exigences. Trop de fatigue.

Subir, courber l'échine et tout accepter. Que des gens à l'autre bout du monde décident de notre vie sans qu'on puisse dire un mot. Des années de silence, des informations divulguées au compte-gouttes sans qu'on soit jamais surs de leur véracité et de leur pérennité. Supporter tout.

Et pourtant, se résigner et abandonner, au bout de quatre ans, c'est pire que frustrant. Réaliser que jamais plus, on n'aura d'autre chance, et que rêver d'avoir plusieurs enfants, c'est fini pour toujours.

Se recroqueviller et panser ses blessures. Se dire qu'au moins, notre malheur fera le bonheur d'une autre famille et qu'une deuxième adoption ratée, c'est moins douloureux qu'une première.

Relever la tête et songer à d'autres projets.

Et veiller sur Miss Cocotine comme sur le trésor de Toutankhamon.

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22 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty four

Aujourd'hui, c'était le tour du plombier. Les raccords du lavabo et du radiateur sont prêts. Quoi ? Vous trouvez que c'est laid ? Oui, moi aussi et je réalise à quel point l'image aurait besoin d'être photoshopée.

A nous de prendre les choses en main pour que tout soit fin prêt quand les pros repasseront début février pour l'installation ultime.

Un week-end chargé en perspective avec de nouveaux épisodes forcément palpitants et formateurs pour qui aura envie de s'y coller aussi.

Bon week-end à tous

et n'oubliez pas d'être heureux !

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21 janvier 2010

MERCI !

Ce matin, j'ai reçu ce com'...

Bonjour Cocotine,

Je te rends souvent visite sans laisser de trace et souvent ton indignation me touche. Je voudrais partager avec toi ma devise du jour "Il y a les gens qui donnent des leçons et ceux qui donnent du courage". Pourquoi ceux qui n'ont aucun mérite à avoir tiré le bon numéro sont-ils aussi arrogants face à ceux qui surnagent la tête aussi haute que possible ?

Bien sincèrement,

Flowers

Parce que c'est des gens comme toi, Flowers, qui me donne envie de continuer à baratiner, MERCI !

Le créneau dans lequel je me suis lancée en mai n'est pas de tout repos. Je suis consciente que ce que je raconte ne peut pas plaire à tout le monde.

Et alors ?

Je ne cherche pas à plaire à tout le monde.

Chacun voit midi à sa porte dans le réel comme dans le virtuel.

Faire du politiquement correct permet de collectionner les commentaires mais il m'a suffi de réfléchir un peu pour capter qu'il vaut mieux en avoir beaucoup moins mais de cette qualité.

Je suis extrèmement touchée par vos mots, gentils et sincères.

Et puisque le jardin est sans dessus dessous, je vous offre l'une de ces images dont je raffole tant.

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Illustration Maopost

2 février 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty two

Le coup de peinture a littéralement transformé l'atmosphère. A tel point que je ne reconnais plus les lieux et que l'homme y pointe son nez toutes les sept minutes pour contempler son oeuvre et s'auto-féliciter.

Les plombiers viennent conclure jeudi mais pas question d'en déduire que tout est bouclé. L'homme se concocte constamment de nouvelles listes, rien que pour avoir la satisfaction de tirer des traits en déclamant "C'est fait !". De nouvelles réjouissances au programme donc, comme par exemple le tablier de baignoire.

Eh oui, l'épisode 32 n'est pas encore le dernier. Désolée.

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12 février 2010

Sadisme

A part des réponses formatées, je n'ai rien obtenu de ce consultant. Pourtant je me suis battue. Et j'y ai cru.

Les jours ont passé. J'ai enterré l'idée.

Puis le 3 février, soudain, j'ai reçu ce mail prometteur:

Bonjour Madame,

Suite à une réception de candidature de votre part l’an dernier, j’avais conservé votre CV.

Êtes vous toujours à la recherche d’un emploi ?

Nous recherchons une seconde assistante commerciale et administrative dans le cadre d’un remplacement pour congé maternité dans un premier temps.

A l’issue d’un CDD pour ce remplacement nous envisagerons un CDI pour la personne retenue car notre société se développe.

Cordialement,

HG

Incroyable. Un chef d'entreprise s'intéressait à mon dossier.

J'ai répondu le jour même, persuadée d'avoir un entretien. J'ai attendu.

Au bout de cinq jours, aucune nouvelle. Ca sentait le souffre.

J'ai relancé par téléphone le 8, par mail le 9.

La réponse est arrivée comme une claque.

Bonjour,

J’ai bien reçu votre réponse,

Je suis en réflexion sur une candidature qui me parait plus en phase avec notre besoin

Je conserve vos coordonnées et vous recontacte pour un éventuel entretien,

N’hésitez pas à me relancer d’ici quelques jours si vous n’avez pas de nouvelles de ma part,

Cordialement,

HG

Je n'ai rien trouvé à répondre à ça. A quoi bon ?

Ce malotru m'a pompé le peu de sève qu'il me restait.

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12 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twelve

Je n'en reviens pas.

Elle est là, en résine et en laiton.

Mon plombier a dû avoir les jetons quand usant de tout mon pourvoir de persuasion, je lui ai servi cash : "C'est quoi, ce sale coup ?". Assailli par la pitié, il a changé d'avis. Un coup de chance. Il avait des spécialistes sous la main et nous les a envoyés illico. A 14h16, les pros ont déboulé avec leurs kilos de matériel et voilà le résultat !

Quoi ? Ca vous plaît pas ?

Ben, oui, je sais, ça reste terrifiant, mais c'est juste pour montrer aux novices et aux rêveurs comment on refait une salle de bain sans Philippe Demougeot et ses acolytes de Question Maison. Et on n'en est qu'à l'épisode 12 !

Pas grave. Qui va prendre un bain ce soir ? Miss Cocotine...

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2 février 2010

Oh c'est beau

Puisque je m'encroute dans mon statut de MAF, autant me faire de beaux cadeaux. C'est ce que je me suis dit ce matin en rencontrant cette boite...

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Le plus drôle, c'est qu'en l'ouvrant, j'y ai découvert la boule de poils tant vantée sur le couvercle...

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Ca promet de belles heures de combat avec la poussière, ça !

19 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty

Hier soir, après avoir ajouté sept demis carreaux en bordure de baignoire, l'homme est allé chercher son petit tapis de bain et l'a soigneusement mis en place.

Quand j'ai découvert ça, je me suis mise à glousser et je lui ai lancé :

"C'est la touche finale ?"

Je crois que ça lui donne du courage, lui qui, dimanche soir, apportait la conclusion suivante à sa notre journée de travaux :

"Faut être un peu inconscient pour faire ça,

quand même..."

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