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Le petit monde de Cocotine
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30 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number thirty

Le chef de chantier n'a pas apprécié mes gémissements au sujet du ponçage et pour se venger, il a mis fin à ma période d'essai ce matin. Avec la radio pour seule compagnie, il a badigeonné sa sous-couche sur l'enduit puis il a terminé le jointoiement des deux murs restant. Puis, peut-être pour avoir la conscience tranquille, il m'a invitée à l'Indian Tandoor, notre resto indien préféré à Nantes. J'ai pris ça comme un solde de tout compte. Adieu tous mes espoirs de reconversion. Je ne suis plus rien.

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28 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number twenty nine

Non, je ne vous épargnerai aucun épisode.  Je me doute bien que planqués derrière vos écrans, vous balancez comme des brutes :

"La Cocotine, elle nous pompe gravement l'air

avec sa salle de bain !"

Comme je vous comprends. Mais je fais ça pour votre bien. Pour que vous sachiez ce qui se passe exactement pendant les 11 secondes où SOS Maison nous sert quatre prises de vue d'artisans souriants, le sourcil sans poussière et le tee-shirt blanc neige, en résumé de la mutation immaginée d'un coup de crayon de bois (je vous l'ai déjà dit, dans le double four, ils disent crayon de bois, je tente juste de m'intégrer) par notre architecte DPLG préféré.

Point d'ambiance éthérée ici. Que du diabolique. Pantalon maculé, chemise raide de crasse et poudre d'enduit s'immisçant dans tous les recoins. Et d'ailleurs, hier soir, à 21h06,  j'ai eu comme une lueur. A cette question que je me pose parfois : "Mais comment se fait-il qu'un humain pète à ce point les plomb qu'il en arrive au meurtre sauvage ?", j'ai trouvé un élément de réponse. Très clairement, ce qui, chez moi, pourrait s'avérer être le détonateur, c'est :

LE PONCAGE

En entendant le bruit du papier de verre pour le troisième soir consécutif, je me suis mise à élaborer le crime parfait avec disparition de tous les morceaux de l'homme. Mais vous me connaissez. Comme je suis bien élevée, je ne suis pas passée à l'acte. Ceci dit, je ne peux décemment pas vous raconter la soirée abominable qui s'est jouée derrière les murs de la bicoque. Ca vous ferait trop de peine.

Ce Philippe Demougeot, quand même, il n'a pas conscience du nombre de couples qu'il a sauvés du gouffre.

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18 janvier 2010

Mes amours, mes emmerdes

Ce matin, sur le chemin de l'école...

Miss Cocotine : Je veux plus me marier.

Moi, pensant "T'as raison, ma fille, reste libre !" : Ah bon mais pourquoi ?

Miss Cocotine : Anatole, il a dit "Je veux plus me marier avec toi."

Moi, pensant "Tous les mêmes, déjà à 5 ans" : Ah bon, mais gentille comme tu es, tu vas en trouver un autre amoureux.

Miss Cocotine l'air triste : Non.

Vous croyez que c'est pour ça que j'ai retrouvé plein de trucs bizarres sous son lit ?

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18 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number nineteen

Après un thé rapidement avalé, je me suis représentée sur le chantier pour la pose du carrelage au sol. Dans un premier temps, le boss ne m'a refilé que de menus travaux et bravement, je lui ai présenté les croisillons quand il l'exigeait.

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Les heures défilant et l'homme s'épuisant, j'en suis arrivée à prendre des responsabilités énormes. C'est moi qui ai mesuré toutes les coupes à faire avec un taux d'erreur infime...

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... et à 18h, pendant que l'homme avait le dos tourné, vous le croirez ou non,

JE POSAIS MA PREMIERE LIGNE DE CARREAUX TOUTE SEULE !

A 20h, courbatu et fourbu, l'homme a calé son dernier triangle puis m'a serré la pogne en me taxant d'un magistral :

T'es une vraie partenaire !

Ca sentait le CDI...

10 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number ten

A six heures pétantes, le moment tant attendu est enfin arrivé et j'ai l'immense bonheur de vous annoncer que l'homme a eu la peau de notre cabine de douche. Par pure précaution et pour le plaisir, toute la famille a profité une dernière fois des joies du pommeau après que l'homme ait déclaré, vigilant mais peu rassurant : "Allez, on prend tous une deuxième douche. On sait pas ce que l'avenir nous réserve." Si, moi, je sais... Demain matin, je saute dans l'évier !

gd

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22 janvier 2010

A quand le ciel bleu ?

Sale temps pour la Cocotine's family. Depuis quelques mois, l'homme et moi, on se serre les coudes sous le coup des attaques extérieures venant nous rappeler bêtement ou méchamment que notre fille a été conçue par un autre couple. Chose que, pris dans le tourbillon du quotidien, il nous arrive tout simplement d'oublier.

Pendant environ six mois après notre retour de Chine, nous avons été plusieurs fois agressés par de pauvres nigauds comme ce type qui en pleine queue d'Auchan m'avait lancé froidement en désignant ma fille d'un coup de menton : "Amérique du sud ?".

Ou cette dame-bien-comme-il-faut-comme-dirait-ma-mère qui en plein restaurant, nous a crédités d'un fantastique : "Nous avons des amis qui ont aussi adopté en Asie et vraiment, ce sont des petites filles extraordinaires. Vous en obtiendrez beaucoup de satisfaction.", me laissant abasourdie tant la confusion entre l'adoption d'un enfant et l'acquisition d'un jouet garanti satisfait ou remboursé faisait peine.

Fatigués par la sottise de ces remarques et l'impolitesse de ces questions, nous avons peu à peu changé d'attitude. De la béatitude et l'ouverture, nous sommes passés à l'ignorance totale des regards appuyés présageant des chapelets d'allusions stupides. Tout bien réfléchi, notre histoire n'avait pas à être donnée en pâture à des fauves abreuvés de Delarue et donner des cours sur l'adoption nous semblait épuisant et vain.

Ainsi, pendant un temps, nous n'avons plus eu à nous plaindre de l'incursion des autres dans notre vie privée.

Jusqu'à cet automne où tout est parti en vrille à l'école, ce qui nous a poussés à nous recroqueviller.

Cependant, si j'en crois ce qui nous est arrivé cette semaine, je me dis que le vent n'a décidément pas fini de souffler sur notre petite cellule familiale.

Loin d'en mourir d'envie, j'ai cependant accepté l'invitation d'une enfant de l'école. Je ne connaissais pas bien les parents mais a priori, aucune raison de ne pas leur accorder ma confiance. J'ai débarqué chez eux avec Miss Cocotine, toute contente. Le père était là. Je ne l'avais jamais vu. On a échangé quelques politesses d'usage puis soudain, il a regardé ma fille et m'a interpelée :

- Elle vient d'où votre fille ?

En cours de liquéfaction, je lui ai répondu :

- Pardon ?

Il ne s'est pas démonté et a réitéré, le tout devant les deux gamines, démontrant ainsi à sa fille qu'on pouvait sans vergogne violer verbalement l'intimité de ma fille :

- C'est une enfant adoptée ? Elle vient d'où ?

Et moi qui, sous son ton péremptoire, ai été assez gourde pour m'aplatir et lui marmonner :

- De Chine.

Je suis partie les boyaux emberlificotés en laissant ma petite, priant pour qu'elle n'entende pas d'autres absurdités en mon absence.

Je m'en veux horriblement de n'avoir pas été à la hauteur et de m'être pliée sans avoir su clouer le bec à ce goujat.

Les agressions viennent systématiquement quand on s'y attend le moins. Il faut apprendre à y faire face et surtout, il faut réussir à armer Miss Cocotine pour qu'elle en souffre le moins possible.

Espérer qu'on nous traite comme les autres relève apparemment de l'utopie doucement cultivée par certaines minorités qui ne cherchent pas à se faire remarquer.

J'ai vécu 40 ans de Madame-tout-le-monde-ou-presque. Depuis 6 ans, je suis en apprentissage CAP parent-adoptant. Et je ne désespère pas d'aller jusqu'au doctorat.

Encore une leçon de vie que je reçois grâce à cette enfant adorable qui ne nous ressemble pas physiquement mais qui nous apporte un peu plus de richesse chaque jour.

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20 janvier 2010

Se motiver comme on peut

Quatre crêpes chacune, avec chocolat, miel et sucre...

Quoi ? Fallait bien que j'emmagasine des calories. L'homme va me retomber sur le poil ce soir à 20h avec sa maudite liste de travaux.

Programme des réjouissances nocturnes : Jointoiement du sol...

Rien que d'y penser, je m'en recollerais bien une dans la panse !

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4 janvier 2010

Retrouver les terres d'Elisabeth

Pour une fois, l'homme s'est fait violence. Pris d'une envie soudaine de jouer le tour-operator, il a booké trois aller-retours P&O pour 26€ juste avant de quitter le bled. La bargain insensée et le clou des vacances pour moi qui n'avais pas remis un doigt de pied sur le sol britannique depuis cinq longues années.

C'est ainsi que la Cocotine's family a décanillé à 5 h du mat' le mercredi 30 décembre afin abattre 100 kilomètres de nuit sous une pluie quasi torrentielle et se retrouver à Calais juste à temps pour embarquer fièrement sur le Pride of Burgundy direction Dover.

L'odeur du ferry suivi d'un full English breakfast et j'ai perdu 25 ans d'entrée. Taper le carton en regardant les côtes françaises s'éloigner et poser les roues à Douvres dans un fog à couper au couteau. Mettre tous ses neurones au garde à vous et se plaquer à gauche en veillant à bien négocier les rond-points dans le sens requis. Abandonner la voiture et sauter dans le bus pour le plus grand bonheur d'une Miss Cocotine qui n'en revient pas d'entendre parler l'I love you en live.

Et se retrouver soudain au coeur de Canterbury, noyée dans les enseignes M&S, Next, Bhs, Debenham's. Perchée sur un tabouret, un Earl Grey géant à la main, regarder la pluie tomber et les anglais déambuler en se vautrant dans une nostalgie incroyable tout en préparant son plan d'attaque shopping débridé. S'évanouir de bonheur en pénétrant chez Marks and Spencer, le seul magasin à combler tous les bonnets du AA au E. Envahir toutes les boutiques en criant à l'homme des "Tu te souviens, bla bla bla...". Se laisser aller comme des gamins. Retourner au DAB et tant pis pour la com'.

Et sentir à nouveau toutes les émotions vécues dans ce pays tant aimé. Croiser une petite vieille qui me dit "Thank you" avec toute la bonté du monde dans les yeux juste parce que je l'ai laissée passer et m'amuser de cette jeune fille qui s'excuse alors que je l'ai bousculée. Se dire que nom d'un chien, la politesse au quotidien, ça donne vraiment envie d'être meilleur et que la vilaine petite vieille de ma rue si française qui me dit bonjour du bout de ses lèvres pincées comme si j'avais vécu Guantanamo ferait bien d'en prendre de la graine.

A un tournant de rue, hurler de joie en reconnaissant l'enseigne de Wagamama et retrouver les saveurs d'un gyoza-ginger-chicken-udon-carrot-juice sous les yeux épatés d'une Miss Cocotine qui apprécie moyennement les délires de ses parents et qui, pour cause de bruit assourdissant, tire une tronche de cent pieds de long.

User ses semelles encore et toujours en ignorant la pluie qui tombe dru. Regarder l'homme en douce, constater qu'il a perdu 10 ans et que sa peau lisse et son sourire béat en disent long sur sa joie de trainer le pavé de ce côté de la Manche. Clôturer la journée en s'affalant, fourbus, dans les fauteuils de Costa inside Waterstone's et bouquiner en avalant thé géant, capuccino medio, mince pie et blackberry muffin.

Remonter dans le bus, puis dans l'auto, puis dans le ferry et se retrouver en France, la tête pleine de vrais bons souvenirs et les sacs raisonnablement remplis de caleçons, chaussettes et soutiens-gorge.

Yes, we do love England.

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18 janvier 2010

Noir, c'est noir

Encore une écharpe sur un modèle d'un vieux MCI de 2004. Réalisée avec 3 pelotes de laine Drops Alpaca noir, achetée chez Kalidou, aiguilles 3,5 et crochet n° 3.

LE TUTO :

Monter 57 m (multiple de 9 + 3).

1er rang
1 m lisière, 1 m endroit, *1 jeté, 2 m endroit, 2 m ensemble endroit, 1 surjet simple, 2 m end, 1 jeté*, répéter de * à * et terminer par 2 m endroit

2ème rang
tout à l'envers

Répéter ces deux rangs jusqu'au bout de la troisième pelote en pensant à garder de la laine pour le tour.

Finir par un tour au crochet.

Ce point nécessite une certaine attention dans les premiers rangs et j'ai beaucoup détricoté (compliqué de rattraper les mailles) et retricoté mais au bout d'un moment, on prend le rythme et ça roule.

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18 janvier 2010

Chronique d'une mort annoncée, épisode number eighteen

Un dimanche de labeur. Le programme, c'était de finir le carrelage du mur et de poser celui du sol.

C'était sans compter les cruelles déceptions de l'homme qui d'un coup, d'un seul, s'est retrouvé à pleurnicher dans mon giron. En joyeux néophite, il avait, la veille, bien trop enfoncé les croisillons qui étaient donc restés figés dans la colle. Dans son acharnement à les déloger, l'homme s'est soudain retrouvé face à un mur de gruyère, remettant en cause toutes ses capacités et concédant enfin que carreleur, c'était un métier.

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Aussitôt, j'ai senti l'opportunité de me faire mousser et je lui ai assuré de tout mon soutien, le rassurant d'un "On ne peut pas gagner à tous les coups." apparemment très convaincant. Eh bien, figurez-vous que c'est comme ça que je suis montée en grade. A partir de là, il s'agissait que je m'applique bien pour ne pas décevoir le boss. Alors patiemment, j'ai pris les mesures et donné mon avis, mais uniquement quand j'étais sollicitée. Faut savoir rester à sa place.

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A midi et demi, le mur était achevé et les tagliatelles-saumon-épinards-Picard dévorées par deux carreleurs affamés.

Quoi ?

Ben, on ne peut pas être partout : à la truelle et aux fourneaux.

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5 janvier 2010

Chronique d'un Réveillon ordinaire

Cette année, c'était décidé, on n'allait pas moisir à la maison le 31 décembre. Un Réveillon digne de ce nom, on en aurait un, nom d'un chien, et des plus excitants !

C'est comme ça que débordante de motivation,  je me suis mise, dès le mois d'octobre, à enquêter sur le lieu magique où j'allais enterrer la décennie. Deux ou trois vestes plus tard, force fût de constater que personne n'était disposé à partager chapeaux pointus et serpentins avec la Cocotine's family.

En dernier ressort, je me réconfortai en me disant : "On verra sur place."

Ce fût vite vu.

A part pique-niquer sur la plage du Crotoy en espérant que la marée basse soit au rendez-vous, pas l'ombre d'une idée quand en pénétrant aux Tourelles, une petite lueur d'espoir s'est ravivée à la vue d'une jolie petite pancarte "Menu de Réveillon". Oui mais voilà. En deux temps trois mouvements, le type de la réception s'est chargé de coller toutes mes illusions au tapis : "C'était complet."

"Qu'à cela ne tienne, a déclaré l'homme, je vais réserver pour le 1er." Si on n'était pas capable de finir 2009 correctement, au moins, 2010 décollerait dans la joie et la bonne humeur. C'était toujours ça de gagné.

Inexorablement, le jour J s'est pointé.

Jusqu'à 18h55 tapantes, je n'ai cessé de bassiner l'homme de mes "Bon alors, qu'est-ce-qu'on fait ce soir ?", espérant qu'un miracle quelconque allait s'accomplir. Finalement en overdose, il m'a cloué le bec d'un définitif : "Ecoute, c'est comme ça. C'est cuit maintenant. Viens, on va s'acheter des magazines."

L'idée phosphorescente.

Nous voilà donc partis bras dessus bras dessous à la Maison de la Presse de Saint-Valéry-sur-Somme pour claquer la somme faramineuse de 11,90 € en MCI, Côté Ouest et Libé. En sortant ma Visa, je me suis dit que, somme toute, c'était bien vu. Au moins, le budget Saint-Sylvestre passerait totalement inaperçu sur mon relevé bancaire.

Ces trésors sous le bras, on est rentrés à la chambre et pendant deux heures, on a épluché la presse tout en écoutant la radio qui vantait Réveillons extravagants et fêtes somptueuses. Un coup à croire que la Terre entière nage en pleine kermesse pendant que tu te morfonds en mastiquant sagement tes knack-pâtes-au-beurre sur fond de Sopalin.

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Même pas vrai et puis à quoi ça sert, de se baffrer outrageusement comme ça ? D'ailleurs, pas le temps de se pâmer devant le dernier entremet d'Hermé.  Sur les revendications de Miss Cocotine, le tripot a ouvert ses portes et pour ses beaux yeux, on s'est tapé pas loin de 4000 bornes.

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Vers 22 heures et quelques poussières, le marchand de sable est passé nous brouiller les cartes. J'ai attrappé Miss Cocotine dans mes bras et je lui ai souhaité tout plein de bonheur. En échange, j'ai reçu un : "Bonne année, ma petite Maman que j'aime jusque la Lune et retour." qui valait bien toutes les poignées de confettis du monde.

A 22h36, c'était plié. Tout le monde ronflait.

De toute façon, je déteste faire la chenille.

7 janvier 2010

17 moins 13, voyons, ça fait combien ?

Miss Cocotine, malade, est au lit, l'homme à ses côtés. Je déboule et lui colle le Doliprane et sa pipette associée dans les pattes et pas garce pour un sou, je lui file même un tuyau.

Moi : Tiens, occupe-toi de ta fille. Elle fait 17 kg.

L'homme attrape tout, l'air intrigué. Pas le temps de m'occuper de ses états d'âme. Je me retire derechef dans la salle d'eau pour astiquer les lavabos. 2 minutes 32 secondes plus tard, j'entends une voix paniquée qui s'élève.

L'homme : Mais comment je fais ? Ca va que jusqu'à 13 !

Trop impératif de trouver le masculin de quiche... Euh, flan ?

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3 janvier 2010

Tout le monde en parle

Le papier glacé, les jolis reportages, les rêves... et les déceptions. Le Vélocipède et moi, ça a commencé sur les chapeaux de roue. Un bel endroit, une déco juste comme je les aime, pile-poil ma cup of tea. En bonne gourde, des mois, voire des années de fantasmes.

Et puis, cet échange de mails quand fin octobre, j'ai commencé à me demander où, fichtre de fichtre, on allait bien pouvoir gueuletonner en ce Réveillon 2009. Bien poliment, j'ai envoyé un petit mot au Vélocipède pour leur demander ce qu'ils proposaient pour l'occasion en précisant que nous étions un couple avec une petite fille de cinq ans.

La réponse est arrivée, sèche comme un coup de trique. Leur menu n'était pas adapté à un enfant de cet âge. De toute évidence, nous étions priés de nous débarrasser de Miss Cocotine pour pouvoir profiter de leur prestation exceptionnelle. Oui, mais voilà, quand on a attendu un enfant 11 ans, une fois qu'on l'a, on le traine PARTOUT, en canoë, aux anniversaires, au ski, à dos d'âne, à la Saint-Valentin, à la mer, en avion, au Club Med, sacs à dos, en TGV, à dos de chameau... et AU REVEILLON. Un concept qui ne plaît pas à tout le monde apparemment... mais c'est comme ça. On a le droit d'être heureux tous les trois.

Pas rancunière mais sur mes gardes, je me suis pointée avec ma petite famille pour y déjeuner le lundi midi. Comme prévu, une belle ambiance au niveau déco. Au niveau humain, rien d'énorme. Deux tables occupées seulement. Le patron est resté scotché au coin du feu avec ses potes mais n'est jamais venu nous dire bonjour. Les plats étaient corrects et l'assiette de fromages picards m'a enchantée.

En revanche, la gentille patronne   serveuse (J'ai un indic' qui me dit que ce n'est pas la patronne... Alors, je rectifie...) nous a refilé un menu enfant  purée-jambon-boule-de-glace en nous précisant avec aplomb : "C'est dix euros mais la purée, c'est une purée maison !" Vous me connaissez. Moi qui suis douce et gentille, j'ai avalé la pilule sans moufter mais dès qu'elle a eu le dos tourné, j'ai lâché à l'homme  : "Ben manquerait plus qu'on nous refile un sac de Mousseline pour ce prix-là !"

Bref, allez-y mais sans les gosses ! Nous, on n'a pas eu envie d'y retourner... On a trouvé beaucoup mieux...

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4 janvier 2010

Le QG

C'est grâce à Madame La Mule du Pape - que je remercie chaleureusement - que nous avons posé nos valises au Presbytère de Saigneville pour ces six jours de vacances en Baie de Somme. Un bien bel endroit, une rénovation magnifique et surprenante pour les dingues de before-after. Des proprio sympas, Corinne et Franck et un petit Jack Russell dont le nom, Brad Pitt, ne manque pas d'amuser la compagnie. Le tout pour un prix défiant toute concurrence. Alors, vous y allez quand ?

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3 janvier 2010

Back to 44

Pour passer d'une décennie à l'autre, il s'agissait de ne pas se rater. A bourlinguer de pays en régions, on récolte pléthore d'adresses mail et de numéros de téléphone bourrés de préfixes mais quand il s'agit de planifier le Réveillon de la Saint-Sylvestre, pas un seul pote de trente ans à la ronde pour péter le bouchon à minuit pile en hurlant sauvagement "Bonne année, bonne santé et la bise à la Mémé !".

Partant de cette triste constatation, il fallait impérativement prendre le taureau par les cornes et c'est ainsi que dès l'apparition de l'automne, j'ai commencé à chercher des pistes. Vite à cours d'idées car trouvant Nantes bien trop fourrée à l'ouest, j'ai fini par jeter mon dévolu sur la Baie de Somme me disant qu'à défaut de trouver quelques alter ego pour vivre dignement l'évènement, on pourrait toujours se la jouer écolo en pariant sur l'observation des quelques braves boules de plumes qui, pour des raisons étranges, préféraient se geler dans le coin en décembre plutôt que de tailler la route vers des cieux plus cléments.

Bien heureuse d'aller respirer un peu ailleurs, je traversai donc décembre tranquillement en guettant l'échéance quand une peste de bactérie me tomba sur le coin du poumon, me clouant le bec et me destinant à un menu de Noël purée-jambon et non-merci-pas-de-bûche-oui-même-la-yuzu-de-Guerlais-ou-je-vomis-là-tout-de-suite. Mais ça, vous le savez déjà.

Ce que vous ignorez, en revanche, c'est qu'à J-2, juste au moment où je commençais à me demander si l'antibio tuerait bien l'ennemi ou s'il faudrait annuler l'escapade pour cause de convention obsèques à régler d'urgence, Miss Cocotine nous a pété un petit 39,7° qui, tout bien réfléchi, a présenté l'immense avantage de nous divertir en ce Noël quasi morne. Evidemment, dans ces périodes de dindes grasses, pas un toubib aux alentours excepté ceux du 15 qui, on se demande pourquoi, sont d'une humeur massacrante quand on leur déballe notre petite histoire d'état grippal extrèmement angoissant pour nous mais d'une banalité affligeante pour eux. La soupe à la grimace après 1h05 d'attente à supporter ce stupide disque qui promet une réponse sous quelques instants, on se dit, un brin amusée, que l'homme de sciences, s'il n'avait pas envie d'être consigné le jour du Père Noël, il n'avait qu'à faire moins d'études. Avec un DUT Tech de co, il serait resté bien au chaud pour cause de chômage-de-longue-durée-dans-le-44. Mais comme c'est la trêve des confiseurs et qu'on s'est interdit d'être une teigne, on le plaint quand même, on lui pardonne et surtout, on revient à notre petit mouton.

De gants de toilette glacés en baisse-le-pyjam'-on-prend-la-température-et-non-arrête-de-me-l'expulser-ce-truc-bon-sang,  la petite bête, imbibée de Doliprane, a eu le bon goût de refaire surface et le dimanche 27 à 6 heures, ses parents indignes l'ont embarquée pour 550 km plein nord.

Après tout, il fallait vivre.

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3 décembre 2009

Paritaire ? Ca veut dire quoi ?

Alors qui fait quoi dans la chaumière ? Question récurrente dont les réponses ne manquent jamais de sel... 

Ici, c'est une bataille que je livre au quotidien pour faire respecter mes droits de femme faible mais néanmoins enragée.

A votre avis, pourquoi je veux retravailler ? Pour être à armes égales avec la partie adverse. Parce que le souci, c'est que le cerveau masculin a vite fait d'amalgamer FAF en recherche d'emploi et femme à tout faire. Evidemment.

Aujourd'hui, l'article de Libération me donne l'occasion de dresser le bilan. Alors...

- Qui remplit le caddie toutes les semaines ? MOI depuis que j'ai une voiture. Pauvre gourde.
- Qui fait les comptes ? MOI.
- Qui fait la poussière ? MOI et l'homme quand ça le prend...
- Qui passe l'aspi ? L'homme sauf les week-end où il décide qu'il n'a pas envie...
- Qui passe la mop ? MOI.
- Qui fait la popote ? MOI et l'homme quand il est pris d'une envie de manger une blanquette...
- Qui fait le lit ? L'homme un jour sur deux.
- Qui fait les sanitaires ? MOI sans aucune exception car l'homme n'a pas l'option... Quand il touche à l'éponge par mégarde, c'est toujours sans produit et sans la rincer...
- Qui fait les lessives ? MOI car l'homme est dans l'incapacité totale de choisir un programme...
- Qui repasse ? L'homme et MOI.
- Qui s'occupe de la toilette de Miss Cocotine matin et soir ? MOI.
- Qui assure les trajets pour l'école matin et soir ? MOI.
- Qui amène Miss Cocotine à la danse le samedi ? L'homme sauf quand il a autre chose à faire.
- Qui nettoie la voiture ? L'homme.

Et la question ultime :

- Qui manie le balai et le détartrant de l'Arbre Vert comme une pro ? MOI. Depuis 17 ans, je n'ai jamais vu l'homme plonger une seule fois la tête dans la cuvette... Ben non, il ne peut pas, le pauvre...

Par contre, ce que je constate régulièrement, c'est que l'homme trouve toujours le temps de s'asseoir dans son fauteuil les doigts de pied en éventail pour écouter la radio et que parfois, il pousse même le vice jusqu'à me lancer d'un air narquois : "Mais ma Chérie, détend-toi !"

Autant vous dire que certains jours de grand vent, JE FULMINE...

Et chez vous, l'homme est une tache ou pas ?

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Edit de jeudi soir :

Rendre à César...

Moi : T'as vu Libération... Les hommes sont des taches ?
L'homme : Oui, j'ai entendu ce matin...
...puis bombant le torse : Moi, je suis bien !
Moi : Ah oui ?
L'homme : Ben, je fais le repassage, les carreaux, je vide les poubelles !
Moi : C'est vrai, j'avais oublié les carreaux et les poubelles...
...puis après réflexion : Et tu payes les factures ?
L'homme fronçant les sourcils : Quelles factures ?

21 décembre 2009

Be happy

En cette fin de semaine 51 de l'an 2009, je n'en peux plus. Je suis dans l'hémicycle de Pôle Emploi. Je crois qu'il va y avoir un drame avant la fin de mon mandat de demandeur d'emploi.

Maigre consolation, une boite d'intérim a trouvé ma candidature intéressante jeudi dernier. Perplexe devant tant de sollicitude, j'ai d'abord cru à un canular. Puis je me suis pliée aux cérémonies d'usage pour en arriver à me voir proposer un CDD à 9,56 € bruts de l'heure. Encore 20% de moins que ce que je gagnais il y a six ans. Je n'en finis plus de dégringoler. Au bout du rouleau, je me dis que ça faisait quand même 8,39  % 7,90 % de plus que le salaire minimum. Une affaire pour quelqu'un comme moi qui ne vaut plus un clou sur le marché du travail français ! Pour la Rolex à 50 ans, après tout, j'attendrai ma prochaine vie.

La seule chose qui me réconforte, c'est de me repasser notre jolie Carla en boucle : "Je suis contente pour les français qu'ils aient mon mari." Franchement, elle a raison. Notre PDPA, si on ne l'avait pas, on ne serait rien. Regardez, il les a prévenus, à Copenhague : "Il reste moins de vingt-quatre heures. Si on continue comme ça, c'est l'échec." Une crème, cet homme, je vous dis. Personnellement, après de Gaulle, Pompidou, Giscard, Mitterand et Chirac, pour moi, ce président-là et sa bande de joyeux lurons, c'est du bonheur en tranches. Il m'a littéralement réveillée, moi qui faisait partie de ces braves gueux moyens qui paient leurs impôts sans se rebiffer.

Mais, là, à trois jours de Noël, il est temps de calmer mon esprit, de me replier gentiment dans la chaumière et de savourer ma vie d'enfant gâtée du monde.

C'est la trêve des confiseurs !

Je laisse donc Johnny à Laetitia, Carla à Nicolas, Rachida à Zohra, et je me retire dans mon chalet de Gstaad...

Passez d'excellentes fêtes !

Soyez heureux, profitez du chapon farci, de Belle-Maman et des petits yeux qui brillent... Si vous avez tout ça en magasin, bien sûr... Pour ceux qui ont moins de chance, serrez les dents, branchez-vous sur TF1 et attendez que le temps passe. Garanti sur facture. Après, le 25, il y a toujours le 26. Inévitable et si réconfortant.

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11 novembre 2009

Pas de fleur...

... mais la recette des oeufs cocotte en remerciement de vos com' auxquels je viens de répondre consciencieusement...

MERCI  ET BON APPETIT.

C'est ultra simple, je vous l'accorde, mais l'essentiel, c'est d'assembler des produits de qualité. Alors on s'arme d'oeufs de poules élevées dans le luxe, pas de poulettes stressées et exploitées par des brutes avides de profit. Ca se trouve très facilement au marché.

Poêle en main, on mélange épinards et champignons, sel, poivre et en dernier, de la crème fraîche. On réserve et on préchauffe son four à 200°.

On attrape ses petits ramequins qu'on beurre tranquillement. Puis on répartit le mélange de légumes dans les ramequins, on ajoute des petits dés de jambon et du rapé ou des morceaux de Comté.

On casse un oeuf dans chaque ramequin. Sel, poivre. Là, on s'arrête et on regarde son oeuvre. C'est beau, non ?

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Au four à 200°, 8 à 10 mn. On surveille. Le blanc doit être cuit, le jaune non.

Et je vous promets que dans la série "Comment faire manger des épinards aux enfants ?", ça fonctionne très bien.

22 novembre 2009

Jaune, et alors ?

Garder le sens de l'humour en toute occasion n'est pas chose aisée...

Etre la Maman de Miss Cocotine est la plus belle aventure qui me soit arrivée dans ma vie.

Je savais que la faire entrer à l'école, c'était une chance formidable mais c'était aussi devoir accepter un jour ou l'autre qu'elle soit confrontée à la curiosité, la bêtise, la méchanceté, l'ignorance.

Ca a commencé en fin de deuxième petite section. Elle ne parlait pas encore correctement. Un jour, elle m'a dit : "Suis jaune." C'est à cet instant que ma bulle de bonheur, d'amour et de joie a crevé. Il fallait se rendre à l'évidence. La cour de récré, c'était une vraie jungle et cultiver un angélisme béat ne servait à rien.

On devait se positionner et la défendre.  Ne sachant d'où venait l'agression, j'ai attendu patiemment sans changer de comportement mais en restant sur mes gardes et l'année suivante, quand elle a parlé plus facilement, elle m'a donné des noms. Curieusement, c'était les copines les plus proches, celles qu'on avait invitées pour son anniversaire. Avec l'homme, nous avons gambergé et puis nous avons décidé d'en parler uniquement à la maîtresse puisque cela se passait dans le contexte scolaire. Elle a promis de rester vigilante. L'année a passé sans autre anicroche.

Mais depuis la rentrée en grande section, Miss Cocotine en bave pour trouver sa place au milieu d'enfants qui parlent bien et qui sont loin d'être tendres entre eux. Je l'ai compris quand un soir au goûter, elle s'est mise à tirer sur ses paupières. Je lui ai demandé : "Mais qu'est-ce-que tu fais ?" "C'est Alexandra qu'a fait ça et elle a dit : "En Chine, t'avais rien à manger et c'est bien fait pour toi." Là, mon sang s'est mis à bouillonner. L'histoire commençait sérieusement à me courir sur le haricot. Il fallait prendre le taureau par les cornes.

Avec l'homme, nous en avons parlé à la maîtresse qui s'est plus impliquée que celle de l'année passée et qui a pris la fameuse Alexandra entre quatre yeux pour lui demander ce qui lui posait problème. Trouvant qu'elle avait franchement dépassé les bornes, j'en ai aussi parlé à ses parents qui ont été, selon leur expression, soufflés.

Evidemment, Alexandra a nié face à la maîtresse et a nié face à ses parents. Depuis, elle a changé de comportement et elle est tout sucre tout miel avec Miss Cocotine et avec moi. Tant mieux. On peut supposer qu'elle a compris.

Oui, mais voilà, l'histoire serait trop simple si les attaques ne venaient que d'une seule petite fille. Miss Cocotine a continué à me rapporter que les enfants étaient méchants avec elle. Ne sachant que faire et ne voulant pas accuser sans preuves, j'en étais à me demander où était la vérité dans tout ça quand je me suis fait surprendre un matin d'atelier lecture par la petite Agathe qui, devant ma fille et plusieurs autres enfants, m'a dit : "Elle est née en Chine, hein ?" La voyant venir avec ses gros sabots, je lui ai répondu oui et j'ai ajouté que ma fille en parlait si elle avait envie d'en parler et à qui elle souhaitait en parler, que c'était son histoire et que c'était à elle de décider. Mais la gamine a surenchéri : "Oui, mais elle parle mal parce qu'elle est née en Chine !" Alors, je lui ai répondu : "Non, elle ne parle pas mal. Il y a beaucoup d'autres enfants qui parlent comme elle et ce n'est pas parce qu'elle est née en Chine." Elle s'est tu et tout le monde est passé à autre chose.

Il se trouve que quelques jours après, alors que je venais chercher ma fille pour sa séance d'orthophonie, la petite Agathe a remis le couvert et en pleine cours de récréation, m'a dit devant ma fille et plein d'autres gamins : "Quand est-ce-qu'elle parlera mieux ?" Alors là, je l'ai bien regardée et je lui ai dit : "Tu trouves que c'est gentil, d'avoir une attitude comme ça ? Tu trouves que c'est agréable, pour elle, d'entendre sans arrêt qu'elle parle mal ? Maintenant, tu vas t'occuper de ce qui te regarde et tu vas la laisser tranquille !" J'étais relativement remontée et assez contente de lui clouer le bec. Depuis, la fameuse Agathe me lance des regards noirs. Je l'ai dans le collimateur et si jamais je suis témoin de nouvelles agressions, je serai obligée d'en parler à ses parents.

Mais toutes ces questions sont aussi générées par le fait que la maîtresse travaille sur l'Afrique et essaie justement d'attirer l'attention des enfants sur la différence. Ce que j'ai pensé positif dans un premier temps. Or, apparemment, elle se sert parfois de Miss Cocotine pour illustrer ses propos. J'avais des soupçons mais j'en ai eu la confirmation vendredi en accompagnant la classe aux ateliers des Droits de l'Enfant du bled. Comme j'étais dans son équipe, l'une des intervenantes de la classe m'a dit :"C'est bien, ça leur montre qu'ils doivent tous s'accepter et justement, pour votre fille, c'est important. On leur explique : "C'est comme elle qui est née en Chine, bla, bla, bla..."

A cet instant, j'ai compris que sous couvert de bien faire, ma puce était constamment montrée du doigt comme étant différente des autres. Voilà pourquoi Miss Cocotine rentre pratiquement tous les soirs en se plaignant que les enfants ne sont pas gentils avec elle et qu'ils se moquent d'elle parce qu'elle a les yeux bridés.

Vendredi, j'ai reparlé de tout ça avec son orthophoniste et ce qui m'a réconfortée, c'est qu'elle voit les choses exactement de la même manière que moi. Miss Cocotine est très sensible et s'entendre sans arrêt rappeler qu'elle est née en Chine doit la ramener à son histoire douloureuse et drôlement la perturber. Elle m'a conseillé d'attendre les prochaines vacances et d'aviser si les choses ne se tassent pas.

Tout simplement parce que ce genre de comportement porte un nom. Ca s'appelle la xénophobie et ça peut mener au racisme.

C'est très difficile de réagir avec justesse dans ce genre de situation mais en tant que parents-adoptants d'un enfant qui ne nous ressemble pas, c'est au quotidien qu'on doit faire face à ceux qui prennent un malin plaisir à nous faire remarquer que notre histoire est différente. Protéger notre fille, c'est notre mission.

D'ailleurs, c'est écrit dans les Droits de l'Enfant, non ?

Voici de très belles affiches réalisées par des enfants pour cette journée internationale. D'autres figurent LA.

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26 novembre 2009

Ambiance d'hiver

J'ai toujours rêvé de Noëls blancs mais malheureusement, je n'ai jamais habité là où les flocons illuminent l'hiver. En plus, j'ai raté lamentablement mon expatriation au Québec ! Alors, j'ai trouvé ce tissu un peu rétro pour fabriquer deux coussins. L'ambiance des jeux de neige entre ainsi un peu dans la chaumière...

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23 octobre 2009

Chronique d'une mort annoncée, épisode number two

Le marché du travail s'obstinant à m'ignorer, l'homme m'a réquisitionnée pour m'occuper du chantier SDB. Alors, j'ai retroussé mes manches et j'ai badigeonné bravement pendant des heures. Le lavabo qui est pour l'instant quelque part dans un entrepôt allemand reposera sur ce meuble commandé à notre menuisier préféré et livré brut de pomme. La primaire d'accrochage est posée. Yes, I've done it !

Oui, ben, pavoise pas trop parce que la suite, c'est deux couches de peinture... Le week-end s'annonce chaud bouillant, moi, j'vous l'dis !

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31 octobre 2009

Joyeux Halloween !

A ceux à qui Halloween rappelle de jolis souvenirs d'expat' dans des pays anglo-saxons et aux autres, s'ils le veulent, la Cocotine'family souhaite un Happy Halloween !

Si vous aimez les citrouilles sculptées d'Halloween, suivez Martha Stewart et allez faire un tour au Jack-o-lantern Blaze Festival. C'est étonnant.

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30 octobre 2009

Save my blog

Grâce à Drinette, je viens de découvrir ce charmant petit arbre plein d'étoiles de SOB et j'ai décidé de l'adopter instantanément.

Pas plus qu'elle, je ne fais ce blog par nombrilisme aigü, mais pour partager mon univers et en découvrir d'autres.

L'échange est essentiel dans cette aventure.

Et il m'arrive, certains jours, de perdre la foi...

Merci à ceux qui me laissent des com'
et qui ainsi, nourrissent mon envie de donner.

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11 octobre 2009

Un dimanche à la maison

Quand on laisse mariner les petits galopins dans leur chambre, inévitablement, il se passe des choses étranges.

Vers 17h ce soir, Miss Cocotine, l'air tout chose, lève son tee-shirt et là je découvre une substance indéfinissable collée sur le ventre et le pantalon. En menant l'enquête, j'atterris sous le lit. La planque est là. Du Malabar.

Moi : Va te laver, crapoteuse !

Après la douche, Miss Cocotine, très fière d'elle : Regarde le ventrou. J'ai tout parti avec mon zongle.

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7 octobre 2009

Asters pas claires

L'année dernière en septembre, pleine d'espoir, j'avais acheté de jolies  asters.

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Et voilà que les tiges ont beaucoup poussé mais que les fleurs sont toutes chétives. J'ai l'impression qu'elles ont subi un mauvais traitement cet été, du genre manque d'eau. Le résultat ne pousse pas à s'extasier en tout cas, à moins qu'on ne s'arme d'une loupe...

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