Et quoi de mieux que de me concentrer sur son écrasée de petits pois pour transformer ma rage en énergie positive et nourrissante ?
J'ai tout bouclé en 30 minutes sauf le crumble gourmand de cabillaud, la sauce tartare et la salade chaude du jardin.
C'est ballot, ça.
Si seulement Jamie pouvait m'inviter à London pour un stage de perfectionnement, je pense que je saurais faire preuve d'un courage et d'une volonté invincibles et j'irais peut-être même jusqu'à faire la plonge.
Je suis une fan inconditionnelle de Jamie Oliver depuis ses débuts. Rien de tel, quand on est mou du genou, que de plonger dans l'un de ses bouquins. En moins de deux, on a envie d'enfiler son tablier et de passer aux fourneaux pour régaler la compagnie.
C'est ce que j'ai fait ce matin en me lançant dans un plat que je cuisine depuis des années déjà et que surtout, j'adore manger : le risotto. Et celui-là était aux champignons.
A la place de la salade proposée, j'ai fait des épinards à la crème. Tout ça m'a pris 45 bonnes minutes et sans me lancer dans le cheese-cake. Pas très raccord au niveau timing donc.
Avec tout ça, mon Léon n'était pas loin de l'extase.
Et là, d'un coup, j'ai eu un doute. Se pourrait-il que le pourcentage d'altruisme pur qu'il a distillé dans le choix de mon cadeau soit infiniment moins élevé que je n'aurais pu l'imaginer.
Un goûter de filles en prévision, Miss Cocotine m'avait demandé des crêpes. Puis, hier soir, mon Léon a déboulé avec des moules en forme de coeur. Du coup, j'ai fait un cake bananes-chocolat et un autre à la vanille.
La recette à deux balles pour celles et ceux qui bavent comme des bouledogues :
- on attrape deux bananes que l'on coupe en rondelles et qu'on fait revenir à la poêle avec un petit morceau de beurre, - on casse 6 oeufs dans le bol de son mixer ou dans un saladier, et on y ajoute 200 g de sucre, - on fouette jusqu'à ce que ça blanchisse, - on verse dans ce mélange 320 g de farine tamisée et 11 g de levure chimique, on touille et on ajoute 250 g de beurre fondu, - on sépare l'appareil en deux, attention, ça ne veut pas dire qu'on sort sa hâche pour fracasser son robot, un appareil, en cuisine, c'est l'ensemble des différents ingrédients mélangés, - on fait préchauffer son four à 180°, - pour terminer le cake bananes-chocolat, on ajoute les bananes et 80 g de chocolat noir pâtissier qu'on a fait prélablement fondre au micro-ondes (1mn ou 1mn30 en surveillant bien). On peut opter pour un effet marbré en répartissant le chocolat avec une fourchette sans trop le brasser avec le reste, - pour achever le cake à la vanille, on ouvre une gousse en deux, on récupère les grains avec le plat d'un couteau et on les met dans l'appareil, - on verse tout ça dans ses moules préférés, beurrés et farinés si besoin, et on enfourne 35 à 40 mn à 180°.
Mon programme du jour : se moquer du calendrier, ignorer les feuilles qui jaunissent et savourer ces derniers jours entre filles autour d'une salade colorée.
La recette à deux balles :
- Faire cuire des graines de couscous et les laisser refroidir, - faire des bandes de courgettes avec un épluche-légumes, - couper des tomates et de la feta en dés, - ajouter persil, huile d'olive, vinaigre de vin, sel, poivre, piment d'Espelette, - mettre au frais.
A partir de ma base habituelle, j'ai essayé de faire un pain aux noisettes et le résultat est plutôt convaincant. Il a disparu en deux jours. Sous peu, je vous livre tous mes secrets au cas où vous auriez, vous aussi, envie de vous lancer.
En avril, après avoir soigneusement étudié les conseils de Makanai, j'ai réussi à donner naissance à un petit levain que j'ai évidemment baptisé Cocotin. Comme je vais bientôt fêter mes six mois de boulangerie, j'ai maintenant adopté un rythme qui me permet de le maintenir en vie et cet été, j'ai même réussi à surmonter notre première séparation. Voici donc le récit de cette aventure fusionnelle qui n'est pas à prendre à la lettre, puisque chaque boulanger a ses habitudes propres :
Au quotidien
Je fais du pain environ tous les 3 ou 4 jours. Les jours sans, Cocotin doit être dûment rafraîchi pour rester vaillant. Alors qu'il est préconisé de le faire matin et soir, dernièrement, je me suis un peu laissée aller et finalement, je ne le fais que le matin.
So far so good.
Je prends un ramequin en verre propre que je pose sur ma balance. Avec une spatule en bois, j'y verse 5 g de mon levain de la veille, j'y ajoute deux fois son poids en eau (filtrée en carafe), soit 10 g et deux fois son poids en farine T65 bio, soit 10 g.
Je mélange bien le tout et je couvre le ramequin d'une petite assiette.
Dans ma cuisine, il ne fait pas chaud, aux alentours de 19°.
Cocotin reste ainsi à buller jusqu'au lendemain matin où je refais la même opération.
Quand je suis plus respectueuse des usages, il m'arrive de procéder à un rafraîchissement matin et soir mais comme finalement, je me suis rendue compte que ça fonctionnait bien avec un seul rafraîchissement, la plupart du temps, je me cantonne à cette méthode.
Préparation du levain pour boulanger - A entreprendre la veille au matin
La veille du jour où je veux faire mon pain, j'effectue, le matin, un rafraîchi avec les proportions suivantes et dans un petit verre mesureur (+ grand que le ramequin habituel) :
- 10 g de levain chef - 20 g d'eau filtrée - 20 g de T 65 bio
Abracadabra, j'en obtiens 50 g.
Le soir, je le rafraîchis à nouveau comme ceci :
- tout le levain chef du matin, soit 50 g - 100 g d'eau filtrée - 100 g de T65 bio
Les 250 g ainsi obtenus sont recouverts d'une petite assiette et emportés au premier étage, où il fait plus chaud qu'en bas. Mon levain va ainsi buller toute la nuit et monter en volume.
Le lendemain matin, il est prêt à l'emploi.
Pendant les vacances
Avant de claquer la porte pour d'autres horizons, j'ai rafraîchi Cocotin une dernière fois en guise d'adieu, puis je lui ai souhaité un bon repos et je l'ai collé dans la partie basse de mon réfrigérateur.
Quand j'ai réintégré la bicoque trois semaine splus tard, à vrai dire, je me suis fait des cheveux. Cocotin avait manifestement un pied dans la tombe. Il était tout gris et dégageait une odeur franchement nauséabonde. J'ai bien cru que j'allais le perdre. Cependant, comme j'avais retenu les conseils de Makanai qui, à chaque coup de panique, répondait à ses fans du-calme-rien-n'est-perdu, je me suis dit que j'allais prendre mon courage à deux mains et essayer de le faire renaître de ses cendres.
Et ça a marché.
J'ai tout bonnement repris les rafraîchis matin et soir pendant 3 jours, dont un à la T110, et toujours avec les proportions indiquées ci-dessus dans le paragraphe "Au quotidien". Peu à peu, Cocotin a refait surface et j'ai pu réouvrir ma petite boulangerie.
Péter le record des 6 dernières années en prenant le petit déjeuner dans le jardin pour la troisième fois dans l'année et pour fêter ça, se mitonner des pancakes last-minute et les badigeonner de confitures du sud.
J'ai eu tellement de plaisir à mitonner tout ça pour mes invités que je suis à deux doigts d'ouvrir mon resto crétois dans le bled !
Merci les amis pour cette belle journée !
Les recettes sont celles de Koula Barydakis qui en propose plusieurs ICI et vend son livre LA. Cependant, elle m'a autorisée à en divulguer quelques-unes. Je vous prépare tout ça et je reviens.
J'en profite pour vous dire que si vous avez cette chance insolente de partir en Crète cet été, n'hésitez pas à faire un tour dans "Toutes les archives" en bas à gauche de ce blog. En remontant de la page 7 à la page 3 du mois d'août 2010, vous pourrez avoir un avant-goût du bonheur qui vous attend là-bas. Et si vous n'y allez pas cette année, cela vous donnera peut-être envie d'y aller l'année prochaine. Bonne balade.
Je lave, coupe en deux et épépine des poivrons rouges que je jette 5 mn dans l'eau bouillante. Je les laisse refroidir.
J'écrase un gros morceau de feta AOP que je mélange à 2 cs de crème fraîche, je poivre mais je m'abstiens de saler.
Je préchauffe mon four à 180°.
Je farcis les poivrons et je les parsème d'origan sec et d'un filet d'huile d'olive. J'ajoute des olives noires. C'est, en général, le moment où je pleurniche allègremment sur le fait qu'en grande surface, je n'ai jamais réussi à trouver des olives aussi bonnes que celles qu'on trouve en Grèce, et que je dézingue violemment l'ersatz trop salé que je suis en train de disposer sur mes poivrons.
Une fois calmée, j'enfourne entre 30 et 40 mn à 180° (attention, tous les fours sont différents, vérifier la cuisson).
Le tzatziki de Koula :
Parce que le Total n'est malheureusment pas vendu ici et que les yaourts soi-disant grecs que j'ai achetés au supermarché n'ont jamais eu grâce à mes yeux, voilà ce que je fais : dans un linge fin ou des filtres à café posés dans une passoire avec un saladier ou une assiette creuse au-dessous, je verse deux yaourts basiques et je les laisse égouter une nuit au réfrigérateur.
Le lendemain, je pèle un grand concombre et je le passe à la rape à gros trous. Je le laisse dégorger avec du gros sel dans une passoire pendant 20 mn et j'en extrais ensuite l'eau avec mes mains.
Je coupe une gousse d'ail et je l'écrase au mortier.
Puis dans un saladier, je mélange le concombre, le yaourt, l'ail, 2 cs d'huile d'olive, sel, poivre et de l'aneth.
Je laisse au réfrigérateur plusieurs heures avant de servir. C'est meilleur quand ça a bien mariné.
Le hummous de Koula :
J'égoute une grosse boite de pois chiches et je garde le jus.
Je coupe un oignon et du persil, je presse un demi citron.
Je mets dans mon robot les pois chiches avec un peu de jus, l'oignon, le persil, le jus d'un demi citron, sel, poivre et 2 cs d'huile d'olive. Je mixe en vérifiant la consistance et je goûte pour corriger l'assaisonnement.
Je laisse au frais plusieurs heures avant de servir. Ca aussi, c'est meilleur quand ça a mariné.
Et voilà mes petits drapeaux grecs (fichier Powerpoint, à coller sur de petits pics) si vous souhaitez vous lancer dans l'aventure :Petit_drapeau_grec