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Le petit monde de Cocotine
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11 avril 2010

Pizzamania

Fantômette m'a donné envie de me lancer dans la pizza du samedi soir. Eau, sel, miel, farine, levure (c'est la recette de notre bien-aimé Jamie) et un coup de MAP le vendredi soir. Le lendemain, le tour de main de l'homme sous le regard ébloui de Miss Cocotine et 15 à 20 minutes de four. Bon, c'est sûr, l'Ariston ne vaut pas un clou par rapport au feu de bois mais au moins, c'est bien garni et beaucoup moins cher que la camionnette. J'ai pas des soirées vertigineuses, quand même ?

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30 mars 2010

Bête comme chou

Qui n'a pas jamais senti ce doute terrible l'assaillir en goûtant un coleslaw : Mais pourquoi diable ai-je acheté ce truc infâme ?

Eh bien, j'ai dans ma mallette de quoi vous réconcilier avec ce plat qui paraît barbare quand il est mal goupillé mais qui est un pur bonheur quand il est fait-maison.

Pour Miss Butterfly et autres nostalgiques des terres royales, voici ma recette :

On se dégote un chou blanc, des carottes, du yaourt, un citron, des raisins secs. La mayonnaise, soit vous l'achetez, soit vous êtes une pro et elle n'a pas son pareil. Ici, c'est l'homme qui l'a montée au robot sous mes yeux émerveillés, dans la rubrique faut-toujours-lui-faire-croire-qu'il-est-merveilleux-sinon-il-pourrait-bien-s'aplatir-dans-le-fauteuil-en-décrétant-que-puisqu'il-est-incompris-il-ne-touchera-plus-jamais-à-rien.

Alors, l'avant-veille du jour où on prévoie d'engloutir son coleslaw, on fait tremper ses raisins dans l'eau pour qu'ils gonflent. Puis on vaque.

La veille
, c'est le grand jour. On s'installe et on épluche ses carottes. Puis on les lave ainsi que le chou. On prend sa petite planche à découper et son couteau. Et là, attention, on émince le chou ; plus c'est fin, meilleur c'est. On râpe ses carottes.

On attrape son joli saladier et on mélange mayonnaise et yaourt moit'-moit' comme dirait Miss Cocotine, le jus d'un citron, sel, poivre. On ajoute chou, carottes et petits raisins. On touille et on met au réfrigérateur pour le lendemain.

Vous m'en direz des nouvelles, surtout celles qui ont des enfants et qui se noient au chapitre mais-comment-lui-faire-avaler-cinq-fruits-et-légumes-par-jour-à-cette-crapouille.

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26 mars 2010

Conso intello

Je vous l'ai déjà confié, je suis une accro de Capital sur M6. Que voulez-vous, chacun ses petites manies. Mercredi soir, Guy Lagache nous a proposé la première de "Capital Terre", même concept que son grand frère, mais version écolo avec pour thème : Sept milliards sur la Terre : comment tous les nourrir sans détruire la planète ?

Ce reportage a le mérite d'expliquer clairement pourquoi l'huile de palme, consommée en majeure partie en Europe, pose de sérieux problèmes à Bornéo, obligeant entre autres les orang-outangs à errer comme des âmes en peine au milieu des palmiers, pourquoi la consommation effrénée de bœuf a engendré des dérives épouvantables aux USA et comment ce type d'élevage en est arrivé à polluer plus que toutes les voitures de la planète réunies, comment une malheureuse langoustine pêchée en mer du nord part se faire décortiquer en Thaïlande pour revenir échouer sur les étals européens après avoir parcouru 20000 km, comment l'Ethiopie loue des terres à des boites indiennes qui y trouvent là une main-d'oeuvre pire que bon marché et comment certaines personnes, baptisées locavores, réagissent fermement en changeant radicalement de comportement et en consommant local, à San Francisco ou en France.

Bon, évidemment, Guy Lagache n'a pas fait le tour du monde à pied, à cheval ou à vélo et tels les champignons ou les ananas de son caddie, il revient de son périple avec un paquet de km polluants au compteur.

Si je suis parfois ironique sur certains sujets, c'est que vu de ma fenêtre, j'ai l'impression que tout est fait pour mettre la pression sur le consommateur et l'amener à culpabiliser à outrance alors que souvent, il est loin d'avoir toutes les cartes en main pour faire pencher la balance du bon côté. La voiture en est un bon exemple. On nous demande de l'utiliser moins ou d'opter pour la bicyclette sans être capable de nous proposer un équivalent qui serait plus écologique. Tout le monde n'habite pas au cœur d'une ville dotée de mille transports en commun et de vélos à louer.

Par contre, je pense que le consommateur a le pouvoir, s'il accepte de prendre conscience de certaines choses, de boycotter certains produits de consommation courante. Quand on constate que les industriels mettent de l'huile de palme quasiment partout pour faire baisser leurs coûts et donc générer toujours plus de profits, tout en bernant l'acheteur sur l'étiquette avec un "matières grasses végétales" très évasif, tout simplement parce que c'est loin d'être bon pour la santé, ça remue les méninges.

Si nous n'achetons plus de produits contenant de l'huile de palme, que feront les industriels ? Ils seront bien obligés d'y renoncer. D'ailleurs, tous ne se comportent apparemment pas de la même manière et je me dis qu'il serait idiot de mettre tout le monde dans le même sac... car heureusement, il y a Findus, Findus... Eh oui, dans le reportage, ce monstre du poisson rectangle nous démontre que parier sur la qualité, c'est possible. Pas d'huile de palme chez eux, ils se sont décidés à la supprimer, mais de l'huile de colza. Si eux le font, pourquoi les autres ne pourraient pas s'y coller aussi ?

Cela fait des années que je fais ma teigne et que dans la mesure de mes moyens, j'enquête sur les produits que j'achète, mais cette émission m'a tout de même mis la puce à l'oreille. Cette façon de transformer la vérité pour faire toujours plus de profit sur le dos du consommateur qui n'a pas non plus que ça à faire de regarder tous les emballages à la loupe, c'est bigrement détestable.

Une chose est sure. J'ai constaté que le prix d'un bon produit n'est pas toujours plus élevé que son voisin, qui, lui, s'avère douteux pour le consommateur mais bien juteux pour son fabricant. Alors j'en suis arrivée à la conclusion qu'il faut se donner du temps pour trouver mieux et que parfois, même s'il faut payer un petit peu plus, cela vaut la peine. Je préfère manger une viande de bœuf de qualité une ou deux fois par mois plutôt que du bas de gamme mal élevé tous les jours. Et pourquoi acheter des cargaisons de chips à l'huile de palme comme cette consommatrice montrée dans le reportage qui est intimement persuadée "qu'un pique-nique sans chips, ce n'est pas un pique-nique" ? On peut quand même faire d'autres choix sans gâter la qualité de ses déjeuners sur l'herbe.

Alors même si je plaisante en parlant de MA-SECTE-DE-CELLES-QUI-VEULENT-BIEN-ÊTRE-ECOLO-MAIS-FAUT-PAS-POUSSER-MÉMÉ-DANS-LES-ORTIES-QUAND-MÊME, je suis persuadée qu'il faut rester en veille et ainsi éviter de se faire manipuler. Ca me paraît être le seul moyen d'éliminer les vilains petits canards.

Allez, moi, c'est décidé, je redouble de vigilance et je fais un tri draconien dans mon caddie !

Nom d'un chien, en me relisant, je me dis que je ne suis pas si aquaboniste que ça finalement... C'est l'effet printemps ça, à tous les coups.

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Affiche Maopost

15 mars 2010

Du pain sur la planche

Trois ans que je fais mon pain dans une MAP Euréka achetée à La Redoute. Des années à nourrir la Cocotine's family pour quelques dizaines d'euros, a priori, c'était la bonne affaire. Oui, mais voilà. La cuve anti-adhésive a très vite perdu de sa superbe, m'amenant ainsi à me poser cette question pertinente :

Manger du pain aux miettes de Téflon
est-il vraiment raisonnable ?

J'ai fermé les yeux un certain temps puis le démoulage devenant de plus en plus pénible, j'ai fini par décréter que ça ne pouvait plus durer. De là, j'ai erré des heures sur les forums divers et variés pour prendre un peu la température. J'ai découvert que j'étais loin d'être la seule déçue dans l'histoire de la MAP et le résultat des courses est plutôt affligeant de banalité.

Il serait idiot de remplacer la cuve et les deux pales pour la somme faramineuse de 76 € puisqu'une MAP similaire neuve me coûterait moins cher.

D'où un désamour pour ma vieille MAP qui m'a poussé vers une étude minutieuse de ce marché si juteux. Il en est ressorti que comme dans beaucoup de domaines aujourd'hui, moins on paie et plus la qualité est douteuse. Autrement dit, j'en suis à envisager d'opter pour une Riviera & Bar qui selon les avis des utilisateurs, paraît un peu plus costaud et fiable. En tout état de cause, aucune marque ne propose pour la cuve d'autre revêtement que du Téflon (à moins de payer un prix exorbitant et sans garantie, d'ailleurs, de plus de qualité, si j'en crois les détracteurs de la cuve en schiste qui, de surcroît, ne semble pas en vente en France ; bref, un casse-tête).

Je me serais volontiers passée de ce nouvel achat et mettre à la poubelle une MAP qui fonctionne très bien me laisse dubitative par les temps qui courent. En agissant ainsi, je n'ai pas le sentiment de faire un geste énorme pour l'environnement.

Du coup, je retourne chez le boulanger mais comme celui qui fait du pain correct est trop loin de chez moi, je dois prendre la voiture.

Ridicule, non ? C'est typiquement le genre de sujet qui me hérisse le poil. Je suis de bonne volonté mais aucun fabricant n'apporte une solution écologique à mon problème. Bien au contraire. On continue à produire de la médiocrité pour nous pousser à jeter très vite et ainsi racheter à intervalles réguliers.

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4 mars 2010

C'est l'anniversaire à moi

Etre la vedette de la classe et partager le gâteau de Papa avec les copains, c'est le programme du jour...

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28 février 2010

Rechute grave

J'ai replongé. En ce dimanche, ma crêpière a été exhumée du tiroir pour reprendre du service. Histoire de varier, je suis partie sur une note américaine en me basant sur ce livre que j'aime beaucoup. La petite troupe n'a rien trouvé à y redire...

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8 février 2010

La tarte pansement

Hier soir, après l'atelier carrelage, il fallait impérativement trouver du réconfort et comme je suis très motivée quand il s'agit de développer le côté épicurien de ma vie, j'ai opté pour la tarte aux poireaux qui apaise le carreleur.

La recette pour fainéantes au sommet de leur art :

- on lave 4 poireaux et on les fait cuire (moi, c'est vapeur Cocotte-Minute),
- on ouvre le frigo et on attrape une pâte feuilletée fabriquée par un industriel certes, mais un bon industriel (oui, ça existe),
- on la dispose dans son moule, on la picote un peu,
- on préchauffe le four à 180°,
- les poireaux cuits, on les mélange à 2 ou 3 cuillerées de crème fraîche,
- on remplit la pâte de ce mélange,
- on ajoute des carrés de Comté,
- on n'oublie pas sel, poivre, noix de muscade,
- et on enfourne 30 mn à 180°.

N'espérez pas de restes...

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2 février 2010

La maîtrise du geste

Pour déculpabiliser, il suffit de se dire que c'est un exercice qui tend à développer la créativité. Miss Cocotine, elle, ne sait pas ce qu'est la culpabilité. La bienheureuse.

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2 février 2010

Bonne Chandeleur !

Franchement, vous ne croyez pas qu'avec la pratique que j'ai désormais, la Chandeleur, ça va m'impressionner ! Et que ça saute ! N'oubliez pas que si vous êtes à court de recette, j'ai  testé celle-ci à maintes reprises...

Faites-vous plaisir !

Moi, c'est mon leitmotiv.

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27 janvier 2010

La crêpe qui sauve

En cet hiver 2010, faut bien reconnaître que je suis comme-qui-dirait au creux de la vague. Alors pour passer le cap et voir les crocus exploser,

je mise tout sur la crêpe.

Une idée qui s'est imposée à moi mardi matin quand en flanôchant au rayon poêles d'Auchan, j'ai soudain eu ce coup de coeur inexplicable pour une crêpière noire à 5,75 €.

C'est ainsi qu'après avoir testé la crêpe au rhum, j'ai embrayé sur la crêpe à la vanille et comme j'ai toutes les réserves nécessaires de Grand-Marnier, Amaretto, Cointreau, fleur d'oranger pour multiplier les expériences, je sens que ma dépendance à ce genre de paradis artificiels va me mener tout droit à la décadence, phénomène dont je prendrai pleinement conscience en mai lorsque je pénètrerai dans une cabine avec trois maillots dans le panier.

D'ici là, FAUT BIEN VIVRE !

La recette-qui-sauve :

- Faire chauffer 1/2 litre de lait avec un bâton de vanille
- Oter du feu, couper les gousses et gratter les grains
- Laisser refroidir
- Dans le bol du mixer, mettre 4 oeufs, 3 cc de sucre et une pincée de sel, touiller
- Verser un peu de lait dans ce mélange et touiller à nouveau
- Ajouter petit à petit 250 g de farine en faisant attention aux grumeaux
- Rajouter le reste du lait
- Laisser reposer une nuit

Le lendemain, trois coups de louche et vous pouvez vous empiffrer sauvagement et sans aucun état d'âme. Ou presque.

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