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Le petit monde de Cocotine
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15 mai 2011

Nantais venus d'ailleurs

Mon Léon est, je crois, épaté par ma prestation en boulangerie. J'en veux pour preuve ce compliment qu'il m'a fait deux fois en trois jours :

T'es courageuse.

Du coup, j'ai eu droit à un petit incentive hier soir : dîner au Bouchon et balade au château avec une entrée gratuite à l'expo Nantais venus d'ailleurs dans le cadre de La Nuit des Musées.

En méditant sur les parcours de ces déracinés à la recherche d'une vie meilleure, j'ai dit à mon Léon :

- Cette expo, c'est mon boulanger qui devrait venir la voir.

- Il a autre chose à faire, il commence à 3h, et tous les jours.

Bien sûr, c'est là que le bât blesse.

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13 mai 2011

Alive

Je viens ce soir rassurer les plus anxieux d'entre vous.

Je vis toujours.

Et d'ailleurs, je suis en train de vous concocter un petit compte-rendu de ces premiers jours. Mais vous imaginez bien que maintenant que je fais partie des actifs, j'ai beaucoup moins de temps pour venir batifoler sur mon blog. Ca ne m'empêche pas de penser à vous.

Bon... euh... comme appelle-t-on

cette habitude de bureaucrates déjà...

ah oui... WEEK-END !

Moi, cette nuit, j'y retourne...

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21 avril 2011

Faire chou blanc

C'est fou ce que je vais mieux depuis que je bénéficie de consultations de psy gratuites sur mon blog.

Aujourd'hui, j'ai pété le feu, je suis passée embrasser ma conseillère en EMT (Evaluation en Milieu de Travail) au Pôle Emploi de Beaulieu, j'ai ensuite étudié en détails les besoins en main d'oeuvre du double four pour les années à venir, j'ai passé deux-trois coups de fil pour parfaire mon enquête métier et la cerise sur le gâteau, j'ai décidé de me lancer dans un coleslow.

Oui, je sais, je vous avais déjà fait le coup l'année dernière mais bon, soyez indulgents, je ne suis pas encore tout à fait sortie d'affaire. Emerger de ce schéma de victimisation dans lequel je suis enferrée, ce n'est pas simple. Je peux très bien faire chou blanc.

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19 mai 2011

La chute

Ce matin, je me demande vraiment comment j'ai bien pu faire une chose pareille.

Une chose pareille ?

Travailler en boulangerie pendant cinq nuits.

Hagarde et désemparée, j'évite soigneusement tout miroir en me gavant des restes de Pâques.

J'ai pris 10 ans.

Aucun doute, il faut regarder la vérité en face et accepter l'idée que

je serai mitronnette dans une autre vie.

A moins que je ne me transforme soudainement en Hulk, je ne vois pas comment je pourrais assumer un job aussi dur de 3h30 à 12h six jours sur sept comme le fait brillamment mon ex collègue. Et puis sérieusement, Fun Radio qui hurle à 6 heures du matin, pour une fille comme moi qui ne supporte que France Inter, c'est une sorte de supplice auquel je ne suis pas sure de pouvoir survivre.

Pourtant, j'aurais bien voulu persévérer.

Histoire de me prouver que je suis vivante et que je vaux encore quelque chose.

A cette heure, même mes meilleurs avocats ne savent plus quel aiguillage me conseiller.

Je suis condamnée.

Condamnée à errer de ce bled maudit au Pôle Emploi de Cheviré.

Mon Rikers Island à moi.

Cloîtrée dans ma cellule, j'ose à peine envisager les solutions qui s'offrent désormais à moi :

Faire plouplouf dans la superbe liste de métiers en tension : débosseleuse, plombière, carreleuse ou chaudronnière ?

Me résigner et revenir vers la FPT et ses incohérences de recrutement ?

Investir dans un porte-jarretelles flambant neuf et débarquer dans le bureau du maire pour me constituer enfin un vrai réseau influent ?

Mettre la moitié du salaire de mon Léon dans la Française des Jeux en espérant gagner plus que 3,80 € ?

Ou me laisser mourir d'une overdose de chocolat et soulager ainsi la liste des demandeurs d'emploi ?

De quoi hésiter.

Trop embrouillée pour analyser froidement mon cas désespéré, je me vois contrainte de vous annoncer ma démission du poste de chercheuse-d'emploi-de-trop-longue-durée.

Passez-moi la combinaison carcérale

et confisquez-moi les lacets.

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16 mai 2011

Complot au bled

Figurez-vous qu'ici, depuis 24 heures, c'est presque aussi chaud qu'à Harlem. Cette épopée new-yorkaise abracadabrante m'a donné une idée de génie.

Mon boulanger m'avait dit que cette nuit, nous serions seuls en tête-à-tête. Alors, en débarquant à 4 heures, je l'ai collé en lui proposant un effeuillage au fournil. A 4h06, il est monté en température et m'a coincée entre deux grilles. Feignant l'affolement, j'ai détalé en balançant mon porte-jaretelles et mes talons aiguilles dans le four à bois. A 4h12, j'ai appelé le 17 en pleurant à chaudes larmes. A 4h23, toute la brigade du bled était sur les lieux du crime pour lui passer les menottes. Interrogé depuis 8 heures, il est inculpé d'agression sur miches, de séquestration en chambre froide et de tentative de plaquage.

A coup sûr, la boulangère va se faire la malle avec le mitron et moi, je rachète le fond pour une bouchée de pain.

Finie, la panade !

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NB : Ce pain, c'est moi qui l'ai fait ! Franchement, ça se voit, que j'ai eu une bonne formation, non ?

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11 mai 2011

L'habit fait-il le moine ?

Pas de maquillage, pas d'alliance, pas de faux-ongles, pas de montre... mais sous le costume de pro, qu'est-ce-que je vais mettre ? Des chaussettes de contention et une ceinture pour le dos, qu'elle a dit, ma copine Dominique, un tee-shirt blanc, qu'il a dit, mon Léon, et vous, avez des idées ?

Merci pour vos petits mots de soutien !

Quand je serai dans la salle de bain cette nuit, j'essaierai de m'en rappeler...

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Illustration Gil Elvgren

10 mai 2011

Notre patrimoine

J'aime ce qui est bon et trop souvent, à mon goût, le pain de certains boulangers ne l'est pas. Depuis des années, je fais des kilomètres pour trouver celui qui me fera rêver et mourir de bonheur. Dimanche soir, sur France 5, j'ai frôlé l'extase en regardant ce reportage nommé "En quête du bon pain" (rediffusion jeudi 12 mai à 16h30 ou à revoir ICI jusqu'au dimanche 15 mai si ça vous tente).

Le bon pain appartient à notre patrimoine. Au fil de mon enquête sur la boulangerie, j'ai découvert des lieux qui m'ont enchantée et je voudrais vous les faire partager.

La Petite Boulangerie - Franck Dépériers, Meilleur Ouvrier de France - Nantes

Au Vieux Four - Jacques Mahou - Tours, Nantes, Blois

Le Farinoman Fou - Benoit Fradette - Aix-en-Provence

Du Pain et des Idées - Christophe Vasseur - Paris Xème

La Campagnole Boulangère - Etienne Fallon - Saint-Guyomard (56)

Au Duc de la Chapelle - Anis Bouabsa, Meilleur Ouvrier de France - Paris XVIIIème (voir le post de Makanai à ce sujet ICI)

Boulangerie Pichard - Frédéric Pichard - Paris XVème

Au Pain de mon Grand-Père - Patrick et Bruno Dinel - Strasbourg

A la recherche du pain que ma grand-mère achetait quand j'étais petite à Souillac dans le Périgord, j'ai découvert Gérard Bodi à Cahors (il apparaît dans le reportage de France 5) et son Croustilot.

Au Banneton - Gérard Bodi - Cahors

Le Croustilot et la Confrérie du Pain du Lot

Alors, elle est pas belle, la vie ?

Cette liste est bien évidemment loin d'être exhaustive et si vous voulez l'alimenter, vous êtes les bienvenus.

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NB : Ce pain est un pain maison mais ce n'est certes pas celui que j'ai le mieux réussi. Soyez indulgents, je débute ! Comme j'ai voulu utiliser de la farine de sarrasin (250 g T65, 250 g T80 et 100 g de sarrasin) et que j'ai mis trop d'eau (400 ml et 200 g de levain), la pâte était très collante et molle. J'étais un peu contrariée, alors je l'ai finalement fait cuire en cocotte et du coup, j'ai oublié de le fariner. Peut mieux faire, donc, mais au goût, je le trouve plutôt bon.

10 avril 2011

Respirer

Dans cette merveilleuse société où certains ne cessent d'étiquetter les autres et où la valeur de quelqu'un dépend plus de ses origines que de sa bonne volonté ou de ses compétences, ce film m'a apporté une bouffée d'oxygène. Drôle, fin, un peu loufoque parfois avec une happy end ponctuée d'un "On s'en fout, des origines !" qui détend.

Le_nom_des_gens

8 avril 2011

Tout lâcher

L'une d'entre vous m'avait conseillé ce livre. Peut-être Doudette ? Honte à moi, je ne me souviens plus... En tout cas, elle a visé pile poil dans le mille. J'ai beaucoup aimé et je la remercie. 

Actuellement, ce n'est pas une journée d'école buissonnière que j'aimerais m'offrir mais un mois. Avec quelques bouquins bien choisis et Jean-Louis Aubert à fond dans l'iPod peut-être... Et plutôt du côté de chez moi, dans le Lot, quelque part pas très loin de Souillac. Depuis une poignée de jours, j'ai comme une envie incontrôlable de baigner dans mes racines.

Ames_soeurs

9 mai 2011

Is my future hopeful ?

Quoi de mieux qu'un bon film de Woody Allen pour se détendre ? Depuis Manhattan, je suis sous le charme, mais ces dernières années, j'en avais ratés quelques-uns. Récemment, j'ai décidé de me rattraper. Le dialogue qui m'a fait hurler de rire dans celui-ci :

Helena : He left me for another woman.

Sally : No !

Helena : A deceased one.

Si vous l'avez vu, vous comprendrez. Sinon, allez LA.

Alors, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

Vous_allez_rencontrer_

6 mai 2011

A la fauli

Une fin de vacances entre filles pendant que mon Léon se tue au travail de l'autre côté du Channel. Surtout, ne le plaignez pas. Entre deux desserts, il teste quelques resto tendance et arpente tout London pour ruiner le compte joint. Trop dure, sa vie. Pendant qu'il batifole dans le fog - manquerait plus qu'il ait du soleil en plus -, Miss Cocotine et moi, on profite du jardin et planquée dans son tipi de fortune, elle me gribouille des mots d'amour.

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4 mai 2011

So glamour

Ca faisait un bail que cette histoire de glamping m'intriguait. Pour ceux qui vivent sur une autre planète, le glamping, c'est le mariage entre glamour et camping.

Un phénomène paraît-il hyper tendance qui jusque-là, ne m'avait inspiré que cette question : Comment peut-on accepter de débourser jusqu'à 180€ la nuit en pleine saison sous prétexte qu'un tipi, c'est diablement plus glamour qu'une bonne vieille canadienne ? Je devais être bornée, je ne voyais pas.

C'était pourtant simple. Pour faire fantasmer le citadin en mal de verdure, il suffisait de prendre une tente qui ait de la gueule, d'y mettre quelques couchages bon marché, une kitchenette avec un deux feux relié à du Butane, un évier Ikéa et un mini frigo, d'agrémenter le tout d'un coin lavabo-douche-sanibroyeur, et le résultat, c'était ce qu'on pouvait se hasarder à appeler une glamtent.

C'est en furetant sur un site anglais répondant au doux nom de Jollydays que j'ai capté tous les bienfaits que pourrait sans aucun doute m'apporter ce nouveau style de camping. Et vous imaginez bien  que les petites guirlandes de fanions accrochées par ci par là ne pouvaient que me faire trépigner d'envie.

Peu après, j'ai découvert Les Ormes dans le Périgord et en fouillant encore un peu, j'ai déniché du glamping à la ferme Un lit au pré. En deux temps trois mouvements, j'avais dégoté une vidéo de Sept à Huit qui expliquait tout sur le phénomène et comme je suis un petit être faible, le concept m'a tout bonnement ensorcelée.

Du glamping, c'était clair,

désormais, je voulais faire du glamping.

Le glamping, c'était surtout à mes yeux, l'assurance de ne pas trouver les poils de tout le camping dans mon bac à douche et de ne pas traverser la moitié du terrain à 3h12 en culotte-tee-shirt pour aller faire mon petit pipi de nuit avec mon sacro saint rouleau de PQ sous le bras.

Emballée par ces découvertes extravagantes, j'en touchai deux mots à mon Léon qui analysant vite la situation, me  balança un glacial attends-payer-ce-prix-là-pour-dormir-dehors-je-préfère-aller-chez-Flore. Vu comme ça, je ne pouvais que remballer mon audacieux projet.

Après tout, mon Léon avait raison. Et puis, le camping, on avait donné. De pays chauds en régions froides, la mini tente à arceaux achetée pour rien à La Redoute avait fini par rendre l'âme et nous avec. Avec le temps, patienter 20 minutes pour que l'eau frémisse sur le Camping gaz ou gonfler son matelas pneumatique rapiécé 3 fois par nuit, ça avait bigrement perdu de son charme.

Mon Léon et moi, on s'était comme-qui-dirait embourgeoisé et mon dos, lui, complètement déglingué.

Malgré tout, je suis revenue à la charge. L'air de rien, j'ai chassé la promotion et à la dernière minute, j'ai réservé trois nuits au Camping des Moulins à Noirmoutier en me disant que la Vendée, c'était peut-être au sud du double four mais pas assez pour parier sur 32° un 1er mai et qu'il valait mieux jouer la prudence.

Et j'ai bien fait.

Car ma première nuit sous la glamtent Fleur de sel n'en a pas manqué, justement. Alors que je tentais péniblement de m'endormir sur un matelas de piètre qualité, il a commencé à pleuvoir doucement puis à seaux, transformant petit à petit les lieux en une espèce de maison hantée, humide et glacée. Là-dessus, la marée a monté, mettant définitvement fin à mes rêves de sommeil profond.

A chaque ressac, je me demandai si une vague géante n'allait pas engloutir l'île, obligeant les pompiers et les journalistes de Ouest France à se réveiller plus tôt qu'ils ne l'auraient espéré pour un 1er mai.

Inconscient du drame qui se tramait, mon Léon ronflait joyeusement, engoncé dans son sarcophage. Je le regardai tendrement en me disant que dans cet accoutrement, lui au moins, était fin prêt à passer l'arme à gauche. De mon côté, je commençai à me demander si j'avais bien fait de nier toute religion quand dans ce brouhaha, j'entendis soudain des pleurs. Manifestement, Miss Cocotine était, elle aussi, au bord du gouffre et murmurait : "Maman, j'ai peur !". N'entendant que mon courage, je me précipitai dans sa chambre pour la réconforter et de fait, décidai de laisser mon Léon seul face à son horrible destin.

Serrée contre Miss Cocotine et ma bouillotte régulièrement chauffée au micro-ondes (l'avantage du glamping !), je réussis enfin à m'assoupir quelques heures.

Au petit matin, la Cocotine's family se réveilla la bouche pâteuse et l'oeil vitreux. Entre deux bouchées de gâche, Mon Léon, dans un élan narquois, me crédita d'un :

Eh, ton glamping, c'est quand même du camping.

Certes, mais l'environnement est joli, la plage magnifique, la piscine extraordinaire et flaner en bicyclette à Noirmoutier, ça vaut bien trois nuits épiques sur un matelas de bois. Enfin, hors saison, car, comme dit Léon, je ne mettrais pas 100€ dans une nuit de glamtent. Faut quand même pas pousser Mémé dans les orties.

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29 mars 2011

Apprentissage

Hier soir pendant la lecture de l'histoire :

Miss Cocotine tentant de décrypter : il... se...ca...chait

L'homme : Il se cachait, c'est ça, et l'infinitif, c'est quoi ?

Miss Cocotine désorientée : Euh...

L'homme : L'infinitif, le verbe qui correspond à il se cachait, c'est quoi ?

Miss Cocotine triomphante : C'est un médicament !

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29 avril 2011

Un joli titre

Alors que je traînais à la biblio, ce titre poétique m'a attirée et quand j'ai vu que l'histoire se déroulait en Chine à la fin du XIXème, je l'ai tout de suite emprunté. Le destin d'une famille de cultivateurs d'opium et surtout du petit fils qui deviendra mandarin pour échapper à l'étouffement d'un milieu tyrannique. La fin d'une Chine traditionnelle devenue la proie de "ces diables d'étrangers" et de la révolte des Boxers qui en découla. Tout ça est palpitant mais le style est un peu soporifique et c'est vraiment long. J'ai mis deux mois pour en voir le bout.

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29 avril 2011

La distraction du siècle

Le 6 septembre 97, j'étais assise à Hyde Park au milieu de centaines de milliers d'anglais sonnés et j'assistais aux obsèques de Diana sur écran géant. L'ambiance était chargée d'émotion et moi, petite Frenchie républicaine, épatée par ce spectacle et à deux doigts des larmes.

Aujourd'hui, flanquée dans mon bled du double four, j'ai beaucoup plus de mal à m'enflammer pour cet évènement qui nous est présenté comme le mariage du siècle.

En même temps, j'adore l'Angleterre et les anglais et hier soir, alors que je tripatouillais mon pain au seigle, je suis tombée sur mon-Yves-Calvi-bien-aimé qui animait un C dans l'air baptisé : Londres : Ken et Barbie se marient (à revoir ICI) qui a attisé ma curiosité.

La question est : vais-je finir par appuyer sur le bouton de la téloche et me laisser emporter par l'enthousiasme d'un Stéphane Bern tout émoustillé ?

Après tout, j'ai bien chialé devant 11 gars qui courraient derrière un ballon rond en 98 alors que le foot n'est pas plus ma tasse de thé que les tribulations de Buckingham.

Oui, c'est vrai, mais à l'époque, j'étais locataire à Primrose Hill et j'avais un fucking mal du pays !

Et vous, ça vous titille, de voir la robe que la mariée a choisie pour 30000€ et d'écouter l'interprétation que ne manqueront pas d'en faire tous les médias du monde ?

Des millions d'euros dépensés en pleine cure d'austérité, ça vaut le coût de se déplacer, non ? Et puis, au milieu de toutes ces informations déroutantes, une love story, c'est une vraie bonne nouvelle.

En tout cas, ne vous habillez pas de blanc, éteignez votre portable et s'il-vous-plaît, tenez correctement votre mug !

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30 mars 2011

Puissiez-vous

Toutes les bonnes choses ont une fin. Je n'ai plus suffisamment d'énergie pour alimenter mon baratin du lundi matin et la régularité que je m'étais imposée s'est mise peu à peu à me peser. Je m'autorise donc une période de repos et de réflexion personnelle.

Mon chahut intérieur débouchera peut-être sur une nouvelle vie que j'aurai ou que je n'aurai pas envie de venir raconter ici. L'éternelle question étant de savoir si, un jour, je trouverai enfin mon X factor et j'émergerai saine et sauve de ce marasme.

Une chanson de Jean-Louis Aubert, bourrée d'espoir, m'accompagne dans ma quête actuelle et résume assez bien ce que, très humblement, j'ai voulu vous faire passer comme message dans les 87 baratins que je vous ai servis chaque lundi depuis le 4 mai 2009.

Tu connaîtras des chagrins sans raison,
Tu croiseras aussi la trahison,
Tu entendras leur parole à foison,
Et parfois même jusqu'à la déraison,

Tu verras la bassesse, l'impudeur,
Tu connaîtras aussi l'agression,
Et tu verras des micros tendus
Vers des femmes et des enfants nus,

Puisses-tu vivre, continuer,
Puisses-tu aimer, continuer,
Puisses-tu puiser un peu d'eau,
Dans le puits, de tes nuits

Puisses-tu sourire, et même rire
Quand le pire est à venir,
Puisses-tu aimer, sans sourciller,
Simplement continuer,

Tu connaîtras les chagrins à foison,
Et les douleurs que tout l'monde partage,
Tu entendras des demandes et des pleurs,
Et parfois ça frisera la déraison,

Et tu verras tous ces mondes inconnus,
Que tu s'ras sûr d'avoir déjà vus,
Tu goûteras les fruits de la passion,
Et le goût amer de la désillusion,

Puisses-tu vivre,
Puisses-tu aimer,
Puisses-tu vivre,
Continuer

Puisses-tu puiser,
Dans le puits
De tes nuits,
Et rêver,

Puisses-tu vivre, continuer,
Sans sourciller et aimer

Qui tu es

Puisses-tu aimer

Qui tu es

Jean-Louis Aubert

J'offre ces fleurettes à toutes celles et ceux qui m'ont laissé une trace, me prouvant ainsi leur désir d'échanger et leur amitié virtuelle. Sans vos retours, l'exercice aurait singulièrement manqué de piment.

MERCI A VOUS !

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28 avril 2011

Le baratin du 28 avril 2011

La première semaine où j'ai pris mes 5 gouttes, j'ai aussi rendu les armes. Ma conseillère me l'avait bien dit, à l'ANPE, en 2008 : "Il faut changer de secteur, sinon, vous allez vous épuiser."

La sagesse incarnée.

A l'époque, cela faisait deux ans que je cherchais un job. Plus tenace que têtue, j'avais préféré faire la sourde oreille tout en étant bien consciente que si mon ange gardien ne se remuait pas un peu le popotin, ces prédictions pourraient s'avérer exactes.

Trois ans supplémentaires et c'en était règlé de mon sort. J'étais bel et bien foutue, il fallait tout de même que j'accepte de regarder la vérité en face.

Passer de Ouest Job à Cap Territorial en furetant de temps à autre sur Pôle Emploi, tout en inondant mes sociétés préférées de candidatures spontanées vouées au panier,

ça ne pouvait plus durer.

Grosso modo et si mon burn out ne m'anéantissait pas, j'avais encore devant moi 20 belles années de labeur.

Et 20 ans, c'était très long. Pas question de moisir dans un quelconque placard ou de me forcer à travailler dans un domaine qui ne m'intéresse pas, sous prétexte que je n'ai soi-disant pas d'autre choix.

Alors ?

Alors fallait être pragmatique.

Quitte à recommencer depuis le début, autant tout effacer sur l'ardoise.

J'ai pris la fameuse liste des secteurs en demande soigneusement peaufinée par Pôle Emploi et je l'ai étudiée à la loupe dans un sens, puis dans l'autre, en me demandant comment j'allais bien pouvoir me métamorphoser en ambulancière, agent de sécurité, barmaid ou installatrice de panneaux solaires.

Et puis tout à coup, mon doigt s'est attardé sur un métier.

Mon coeur a sauté, ma circulation s'est emballée et mes yeux se sont mis à briller.

Coiffeur, boulanger ou croquemort, y'avait pas à tortiller, c'était par là qu'il fallait s'engager pour ne plus jamais avoir à fréquenter l'agence de Pôle Emploi, si pimpante et ensoleillée soit-elle. Et ça, crénom de nom, c'était mon voeu le plus cher.

Ni une ni deux, j'ai mené mon enquête sans rien dire à personne.

J'avais trop peur qu'on me rie au nez.

Petit à petit, j'ai pris un peu d'assurance et je me suis livrée aux uns, aux autres et un jour d'audace, à mon Léon, rarement prolixe concernant mon avenir professionnel, voire carrément cassant, du genre "Tu peux rien y faire, moi non plus, alors, c'est pas la peine d'en parler des heures.". Il m'a regardé en coin, certainement pour savoir si c'était du lard ou du cochon, et m'a juste dit : "T'as qu'à essayer, tu verras bien. Moi, j'ai fait ça pendant des années, je ne le referai plus à mon âge."

Exactement, je n'avais qu'à me lancer dans l'arène. J'ai dressé une liste de ceux chez qui je voulais faire mon EMT (Evaluation en Milieu de Travail). Le premier, le meilleur de Nantes à mes yeux, a gentiment refusé car trop sollicité, le second, plus près de chez moi, m'a écoutée et m'a dit :

Oui

Il est de petits oui qui sont d'immenses victoires.

En mai, je ferai donc ce qu'il me plaît. J'irai travailler une semaine de 4 heures à 11 heures sans être payée pour voir ce que fait un boulanger de ses nuits.

Faire du pain

C'est la dernière idée saugrenue que j'ai eue pour me sortir du pétrin.

Après la gestion de la paie, l'horticulture, la FPT, sera-t-elle la bonne cette fois ?

Rien n'est gagné de toute façon car à Nantes, il n'existe pas d'alternative à la formation dispensée via la Chambre de Métiers et que l'année dernière, un candidat sur deux seulement a été sélectionné pour la préparation au CAP.

Pour l'instant, j'en suis à me demander si je vais tenir le coup ou m'évanouir dans le fournil. Je me suis souvent démaquillée à 3 heures du mat' mais rarement maquillée !

En tout cas, une fois les papiers signés, mon Léon a vu que je ne plaisantais pas et du coup, il m'a promis de me prêter sa belle veste de chef, m'a ramené un pantalon blanc sur-dimensionné et va me chausser pour que j'évite de m'étaler dans la farine.

Vu la dégaine que je vais avoir, l'oeil de biche, c'est peut-être superflu, non ?

Une nouvelle expérience dont je ne manquerai pas de venir vous raconter les détails croustillants.

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18 avril 2011

Au fournil

Miss Cocotine a accueilli Cocotin (mon levain, un vieux de la vielle maintenant !) avec beaucoup d'intérêt et de curiosité et assiste volontiers à ses repas. Les deux pains qui sont déjà sortis du four m'ont permis de lui expliquer la différence entre une baguette sèche sans goût avec laquelle on peut facilement assassiner son voisin le lendemain matin et un pain fabriqué avec de bons ingrédients et de l'amour. Hier matin :

Miss Coccotine : Eh Maman, il est où le pain au vain ?

Au passage, les pinces à linge accrochées autour du jogging, c'était des cartouches pour jouer à Lequi Luque.

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15 avril 2011

Mon premier pain au levain

Vous le savez, je possède une MAP que j'utilise régulièrement pour nourrir la Cocotine's family. Jusque là, rien de colossal.

Figurez-vous que la première semaine où j'ai pris mes 5 gouttes le soir, j'ai ressenti l'envie soudaine de faire du pain comme un vrai boulanger. Ne cherchez pas, c'est philosophique. Revenir à l'essentiel et créer quelque chose, ça me travaillait.

Mine de rien, je suis sur cette histoire rocambolesque depuis vingt jours. J'ai élevé un premier levain qui n'a pas vécu, faute d'expérience significative, et un deuxième qui est arrivé à maturité grâce à Florence, une fille extraordinaire qui sait presque tout sur le pain au levain.

Sur son blog Makanai, elle donne toutes ses astuces et répond aux commentaires, ce qui, vous en conviendrez, n'est pas forcément monnaie courante sur la blogosphère. Elle est également à l'origine d'un site de recettes de pain, de viennoiseries, avec ou sans gluten, au levain ou à la levure qui s'appelle Votre pain. J'ai aussi beaucoup rêvé et appris sur le superbe blog de Jane nommé Au levain !.

Je suis donc extrèmement fière aujourd'hui de vous présenter mon petit levain que j'ai évidemment baptisé :

Cocotin

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En suivant scrupuleusement les indications de Florence, j'ai décanillé ce matin à 5h45 et à 7 heures, je sortais

un pain cocotte

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qui démoulé, ressemblait à ça :

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Là, j'ai gonflé le torse et le temps qu'il refroidisse, je me suis prise pour Poilâne. Mon boulot de MAF m'a appris à savoir m'auto-congratuler.

A onze heures, je l'ai tranché et commenté toute seule mon premier essai. Les alvéoles m'ont paru honnêtes, le goût vraiment épatant mais il est un peu dense. Je pense que cette nuit, il a manqué de chaleur pour lever correctement. Ben oui, je fais des économies rapport au gaz qui a encore augmenté de 5,2% le 1er avril, et dans la cuisine, vu que personne n'y a encore couché à ce jour, il fait seulement 17°. C'est loin de l'étuve.

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Quoiqu'il en soit, c'est tout de même une belle démonstration que le mieux est l'ami du bien, non ?

14 avril 2011

Entracte

Déception, ce matin, en sortant mes jolis tableaux Excel. Mon compte bancaire ne me semble pas assez fourni pour jouer au blé en herbe. Cougar, c'est mort. Encore une idée brillante qui fout le camp.

Entre deux séances fastidieuses d'entraînement à l'effeuillage, je me suis accordée un entracte. Face au lilas qui lui aussi, a toute une histoire d'expatrié puisqu'il vient du jardin de ma grand-mère qui est à Souillac dans le Périgord, une grande tasse de thé au jasmin pour profiter du soleil et rêver de ma si prometteuse tentative de reconversion. Mais pas de sieste. Désolée, je ne suis pas mure et puis, il faut que j'y retourne, j'ai la guêpière qui chauffe.

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17 avril 2011

Banane chocolat au barbecue

Dans ce bouquin de Rose Eliot que j'adore se cache une idée toute simple  : Fendre des bananes, y glisser des carrés de chocolat au lait pour les petits ou noir pour les grands, les envelopper de papillottes en alu et les mettre dans les braises du barbecue 10 ou 15 minutes. Miss Cocotine s'en est pourléché les babines... et moi aussi !

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15 avril 2011

Le baratin du vendredi 15 avril 2011

Si vous me jurez ne pas le répéter, je vais vous avouer quelque chose d'intime.

Vous avez craché ?

OK, alors... Je crois que je suis tombée amoureuse de notre Secrétaire d’Etat auprès de la ministre de l’Economie, des Finances et de l’Industrie, chargé du Commerce, de l’Artisanat, des Petites et Moyennes Entreprises, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation. Vous voyez de qui je veux parler ?

Allez, les filles, ne me dites pas que vous restez insensibles à son charme et son humour ! Moi, je le trouve irresistible et follement amusant. Début mars, il a sorti un livre intitulé "Le mieux est l'ami du bien" et propose donc à tous les intenautes le spot pub ad hoc, quelques minutes de distraction que je vous recommande chaudement.

Pour peu que vous soyez un peu anxieux pour des raisons d'emploi, de pouvoir d'achat ou que sais-je encore, ça vous détendra et vous permettra de voir la vie de manière un peu plus constructive.

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LE MIEUX EST L'AMI DU BIEN

"Il faut d'abord savoir ce que l'on veut, il faut avoir ensuite le courage de le dire, il faut ensuite l'énergie de le faire."

Georges Clémenceau

Ca m'a filé un coup de fouet, moi, cette vidéo. Alors surtout ne venez pas m'embêter avec vos problèmes à deux balles,

JE PLANE.

Attention, j'entends des mauvaises langues au fond qui disent que c'est l'effet-des-cinq-gouttes-du-soir. Pas du tout, je suis POSITIVE de nature.

Vous n'aviez pas remarqué ?

Quelle tristesse !

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11 avril 2011

20/20

J'ai puisé de l'énergie dans vos com' et décidé de noyer mon chagrin non pas dans le Mojito comme Ovar me le suggère, la bougresse, mais dans une assiette bien garnie.

J'ai donc suivi les conseils précieux que l'épatante Jane dispense sur son blog Au levain, et je me suis lancée dans un cake réalisé avec un peu du levain que je suis en train d'élever patiemment (je vous en dirai plus s'il arrive un jour à mâturité, ce dont je ne désespère pas).

Eh bien, je l'ai RATE !

Pour une fille qui a décidé, hier soir, de ne plus être parfaite, je trouve que la première épreuve est réussie haut la main. Et si j'ajoutais que, ce matin, je n'ai pas passé le balai mouillé comme je le fais habituellement tous les lundis, je sens que vous m'admireriez trop. Donc, je passe ça sous silence...

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20 mars 2011

7 cup cakes pour un anniv'

Six loupiauds ont débarqué samedi pour le plus grand bonheur de Miss Cocotine. On leur a proposé de faire eux-même le gâteau d'anniversaire et de leurs mains expertes sont nés 7 cup cakes un peu loufoques sur lesquels on a planté les bougies. C'était vraiment une belle journée.

Les petits drapeaux et les jolis papiers sont gentiment offerts par Sharylin sur son superbe blog Lovely design.

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15 février 2011

La punition

Dimanche soir, en rentrant, l'homme s'est fait flasher à 80 à l'heure alors que la vitesse était limitée à 70. Le genre de joyeuseté qui plombe au retour d'un week-end, surtout qu'ici, le budget amendes, c'est zéro. Hier matin au petit déjeuner :

Moi : Ca va Bichette ?

L'homme : T'as bien dormi ?

Miss Cocotine sur un ton limite péremptoire : Faut payer la photo de la voiture !

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