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Le petit monde de Cocotine
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10 janvier 2012

Une vie meilleure

Changement de décor, il n'est pas question, ici, de disserter sur la truffe.

C'est la vraie vie.

Celle qui n'épargne pas, celle qui met à terre, celle qui en rajoute, celle dans laquelle le formidable concept "Travailler plus pour gagner plus" n'a pas vraiment de sens.

L'audace, la prise de risques, la bonne volonté, la persévérance, la hargne ne rapportent pas à celui qui a les poches vides si la chance ne s'en mêle pas.

Des années à courir après une vie meilleure et à goûter au parcours chaotique qui en découle lorsqu'on ne peut compter que sur soi-même font que je n'ai eu aucun mal à tomber dans l'empathie pour les deux héros. Ceci dit, leur inconscience et leur naïveté m'ont un peu intriguée et je trouve qu'il n'était pas nécessaire de charger la mule à ce point à la fin.

Tous ceux qui veulent avancer ne tombent pas non plus dans une telle spirale mais, même si on peut toujours trouver de rares exceptions qui réussissent dans leurs projets sans un sou et sans Papa et Maman derrière, ce que j'ai goûté de la création d'entreprise m'a appris que l'argent reste évidemment le nerf de la guerre.

En tout cas, cette histoire m'a rappelé ce type sympathique rencontré dans une chambre d'hôtes, qui, probablement gêné de croiser un demandeur d'emploi en chair et en os, m'a crédité avec force condescendance d'un mais-pourquoi-vous-ne-montez-pas-une-boite qui m'a laissé sans voix.

Aujourd'hui, en y repensant, je me dis que j'aurais pu arguer du fait qu'en digne fille de banquier, je n'avais jamais eu cette idée extravagante de souscrire six crédits revolving pour me constituer un apport personnel et que depuis des années, donc, je m'évertuais à rebondir sur un trampoline aux ressorts déglingués.

Exercice épuisant qui m'amènerait, quelques années plus tard, à ramper pour un contrat au SMIC dans la FPT, destin extrèmement moins glamour que celui d'un pseudo chef d'entreprise certes, mais moins casse-gueule.

Mais le bougre n'aurait certainement pas saisi toute la dimension de mon problème. Pour certains

la quête d'une vie meilleure,

ça équivaut à trouver un 28 m2 quand on dort à l'arrière de sa vieille Twingo et qu'on se rase dans le rétroviseur avant d'aller travailler, pour d'autres, ça signifie mandater un architecte pour construire une maison secondaire de 700 m2 à Bali parce que 200 m2 à Paris, ça devient décidément trop étouffant.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

UVM

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26 janvier 2014

D'un solstice à l'autre

La solitude, la maladie, la mort. Le héros, perdu sur son île, et tous les personnages qui vont soudain débarquer dans sa vie se débattent avec leurs peurs et cherchent un sens à leur vie.

Ca peut avoir l'air triste, raconté comme ça, mais ça ne l'est pas.

En fait, une fois plongée dedans, je n'ai pas pu me détacher de ce méli-mélo d'émotions.

Et j'en ai tiré beaucoup de satisfaction.

c

29 novembre 2011

Sa déclaration d'amour

Pour épater ma Miss Cocotine et lui ôter toute envie de douter de sa mère, je l'ai emmenée illico sur le site du Père Noël, histoire de lui démontrer par A + B que s'il a un site, c'est qu'il existe, tout en me disant que dans quelque temps, je m'acharnerai certainement à lui prouver exactement le contraire pour éviter qu'elle ne s'égare sur une toile où le pire côtoie le meilleur.

Mais comme je ne suis pas à un paradoxe près, j'ai assumé mes mensonges éhontés et lui ai même proposé d'envoyer un mail au vieux barbu, ce qui m'a valu un "Ouais !" tonitruant et quelques bonds de kangourou en échange.

Comment résister à un message pareil ?

Je t'aime jusque a ta maison et retour.

Aux prochain noël.

J'aime ta barbe.

C'est sûr, il va répondre !

Quant à moi, je m'attends à perdre toutes mes dents de devant sous le coup du boomerang car je me souviens très bien que quand mes parents m'ont avoué leur fourberie, je leur ai en voulu à mort et j'en ai déduit que si les adultes mentaient aussi effrontément, alors, c'est que leur monde n'était pas fiable, voire pernicieux.

J'étais une môme lucide.

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19 décembre 2011

Entre les deux, mon coeur balance

Pendant le repas, hier, c'était Diego par ci, Diego par là :

Moi essayant de suivre : Et Simon, alors, tu n'en parles plus. C'est fini, tu n'es plus amoureuse de lui ?

Miss Cocotine réfléchissant : Diego, Simon...

Moi à l'affût : Oui ?

Miss Cocotine avec une petite mou extrèmement expressive :

Ben j'hésite entre les deux !

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24 novembre 2011

NOEL

Dimanche dernier, j'ai déboulé avec mes MCI sous le bras et je me suis appliquée à faire les yeux doux en direction de mon Léon qui pourtant n'aspirait qu'à une sieste bien méritée :

Je veux ça, tu m'aides, s'te plaît ?

Rempli de bravoure, ledit Léon s'est immédiatement muni de sa scie qui ne coupe plus rien depuis une décennie et a sué sang et eau pour satisfaire mes envies insatiables de récup'. Car mon choix était fait,

cette année, Noël serait nature ou ne serait pas.

Résultat des courses : mon premier est un N né de bouts de lambris blancs qui se morfondaient dans un coin, mon second est un O dignement représenté par une couronne achetée au marché de Colmar en l'an 1996, mon troisième est un E ingénieusement découpé dans un morceau de machin-truc-bidule qui a servi à fabriquer le tablier de baignoire et recouvert de papier puis de fleurs d'hortensias séchées et enfin, mon quatrième est un L provenant d'une ancienne bordure du jardin.

A votre tour de charmer votre Léon !

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13 décembre 2011

Paris dans la peau

Le 7 décembre, en overdose totale du double-four, j'en étais à hésiter entre une fin à la Dalida, somme toute assez classique et du coup trop peu expressive à mon goût, et une pendaison bien ficelée et dûment facebookée avec une pancarte masking-tapée sur le torse :

à bas le bled
mort à la FPT

Fort heureusement, à l'annonce ô combien réjouissante de mon embauche en ces lieux si sains et si paisibles, j'avais eu, probablement mue par un instinct de survie, l'idée brillante d'attraper trois Prem's pour rentrer chez moi,

à Paris.

Le but avoué était de montrer les vitrines de Noël à Miss Cocotine qui depuis six ans, ne les avait encore jamais vues, mais en réalité, j'étais en manque grave. Tâter du bitume et respirer le métro, ça m'a comme-qui-dirait offert un sursis.

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8 mai 2012

Le baratin du 8 mai 1945

Ainsi que je vous l'ai déjà expliqué moult fois hélas, il n'y a pas que la déco dans ma vie, il y a surtout la recherche d'emploi.

A l'heure où la France a deux Présidents pour le prix d'un, vous imaginez bien que je meurs d'envie de vous servir mon analyse à deux balles de ces dernières 48 heures.

Je suis ravie

d'avoir brillé par ma lâcheté. Souvenez-vous du 23 juin 2011. Epuisée par le lot d'absurdités distillées chaque seconde par le gouvernement en place, j'avais décidé, moi aussi, de courir bravement après les 500 signatures pour me présenter au suffrage universel.

Quand, dimanche soir, après avoir bavé de 18 heures à 20 heures devant des journalistes et des militants qui faisaient semblant, sans même avoir eu l'idée de consulter nos amis belges, j'ai réalisé qu'à l'issue de ce long parcours du combattant dans lequel j'avais imaginé me lancer, je n'aurais finalement pu récolter qu'une soirée accordéon sous la pluie tulliste, suivie d'une balade en Scénic, je me suis félicitée d'avoir échoué dans une collectivité du double-four à gratter du papier dans la précarité.

Même si j'en suis toujours à me demander de quoi demain sera fait :

fonctionnaire

ou demandeur d'emploi ?

La question est loin d'être tranchée concernant mon nombril, mais de toute évidence, pour le pays, le changement, c'est un soulagement. Au lieu d'être systématiquement pointée du doigt comme le rebut de la société, alors que je rappelle quand même à la moitié de la France que la démocratie défrise depuis dimanche soir, que personne ne fait exprès de fréquenter Pôle Emploi et que tous ceux qui croient encore qu'on vit comme un pape des indemnités chômage se mettent le doigt dans l'oeil, je serai peut-être considérée comme une française à part entière.

Les soirées d'élections, c'est un peu comme la Saint-Sylvestre. On a envie de se lâcher prise, de se laisser porter et de croire dur comme fer qu'une vilaine page est tournée. C'est toujours ça de gagné, mais le lendemain, on revient à davantage de lucidité.

Et quoi de mieux qu'un bon reportage intitulé :

2012, la vraie campagne

sur France 3 pour réfléchir tranquillement sur tous ces longs mois de propagande et de promesses que la France vient de vivre ?

Ce nouveau Président va-t-il réussir à sortir le pays de la crise en gommant doucement les divisions ? En voyant le second reportage,

François Hollande,

comment devenir président ?

on peut trouver une réponse qui apaise un peu. Au moins, le style est radicalement différent. Alors, aujourd'hui, j'ai envie de lui accorder ma confiance et de dire, à l'instar du Daily Mail, à celui qui aimait tant provoquer en racontant qu'il voulait «être là que pour deux mandats, pas plus» et «après c’est plus tranquille. On fait la dolce vita» :

Au revoir président bling bling.

drapeau-france

22 décembre 2011

Bon Noël à tous !

Pas une once de nostalgie ici cette année, même les Christmas carols sont ressortis du placard. Un Noël à trois se prépare tranquillement, sans excès, mais avec du masking tape sur tous les paquets. Ca a beau être la crise, j'ai quand même une réputation à tenir. Vous aurez un aperçu de tout ça quand le Père Noël sera passé car Miss Cocotine a l'air d'avoir envie d'y croire encore, et du coup, nous aussi.

Passez un Noël paisible,

avec ou sans famille,

avec ou sans CDI,

avec ou sans tablette.

Vous n'êtes pas au courant ? Il paraît que c'est le cadeau tendance.

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3 décembre 2011

Du bon pain, c'est du gâteau

En avril, poussée par mon amour inconditionnel du bon pain, j'ai commencé à élever un levain en suivant les conseils de Makanaï. Aujourd'hui, après avoir fureté à droite, à gauche et lu Henri Granier, je suis un peu plus rodée, et comme promis, je viens partager ma méthode, sachant qu'il existe autant de procédés que de boulangers.

A noter : je n'utilise que des farines bio.

La veille, je prépare mon levain :

Le matin, pour avoir 50 g de levain :

10 g de chef
20 g eau
20 g farine T 65

Je mélange bien avec ma stapule en bois et je le mets au chaud.

Le soir, pour avoir 250 g de levain, j'ajoute à mon levain du matin (50 g chef) :

100 g eau
100 g farine T 65

Je mélange bien avec ma stapule en boiset je le mets au chaud.

A savoir : Le levain a besoin de chaleur et chez moi, la température n'est pas assez élevée pour qu'il réagisse. Alors, inspirée par un internaute boulanger en quête de tiédeur, je l'ai mis à côté de ma Livebox qui est enfermée dans un placard. C'est le seul endroit de la maison où il fait vraiment bon et ça lui convient très bien..

Le lendemain matin :

Vers 7-8h, je mets dans mon bol de Kitchen Aid :

500 g T65
150 g T150 ou 110
50 g seigle
405 à 410 g d'eau filtrée

Je mixe avec la queue de cochon en vitesse 1 jusqu'à temps que ça fasse une boule de pâte. Je couvre le bol d'un torchon et je laisse reposer 1 heure (autolyse).

Je pile 13 g de sel de Guérande dans mon mortier puis je vaque à mes occupations.

Une heure après :

Vers 8-9h, j'ajoute dans le bol les 13 g de sel et 210 g de levain.

Je mixe toujours avec la queue de cochon en vitesse 1 avec quelques pointes plus rapides pendant 5 à 7 minutes (pétrissage). Au besoin, je rajoute un peu de farine.

Pour faire du pain aux noix, aux raisins secs (les faire tremper dans l'eau la veille), au sésame, aux céréales, au son, c'est à ce moment-là qu'il faut ajouter environ 70g de l'ingrédient choisi, puis remixer ensuite.

Sur mon plan de travail, je farine et je sors la pâte du bol avec un coupe-pâte.

J'incorpore de l'air dans ma pâte en suivant les conseils d'Henri Granier p. 46 (soufflage) et je forme une boule (pâtonnage) que je dépose dans un saladier un peu fariné. Je le recouvre d'un torchon en lin humide et je laisse la pâte pousser (pointage).

Toujours pareil, ma maison n'étant pas assez chaude, je pose mon saladier à côté de ma Livebox et je ferme le placard.

8 heures plus tard :

Sur mon plan de travail fariné, j'aplatis ma pâte avec mes poings (fariner si ça colle), puis je tire un peu les bords pour les rabattre et je forme soit une grosse boule, soit deux petits pains (boulage).

Sur ma plaque de four, je pose du papier sulfurisé que je farine un peu et j'y dépose mes deux pâtons. Je couvre d'un papier sulfurisé et je laisse reposer à nouveau au chaud (l'hiver sur le radiateur) pendant environ une heure (apprêt).

Une heure plus tard :

Je préchauffe mon four en cuisson traditionnelle à 240° en veillant à glisser le lèche-frites tout en bas et je prépare un verre d'eau pour le coup de buée.

Je saupoudre le pâton de farine (fleurage) et je signe mon pain (coupe).

Quand le four est chaud, j'enfourne ma plaque et je verse mon eau dans le lèche-frites. Puis je ferme vite et je laisse à 240° pendant 25 minutes tout en gardant un oeil dessus car chaque cuisson évolue différemment.

Je sors ensuite mes pains dorés, je baisse mon four à 200° et je les ré-enfourne sur grille à mi-hauteur et retournés pour dix minutes supplémentaires de cuisson.

Le pain est cuit quand on cogne sur le dessous et qu'il sonne creux. Je le laisse toute la nuit sur une grille et le consomme le lendemain.

Pour davantage de détails, baladez-vous le site de Makanaï, celui de Votre pain et le forum qui s'y trouve.

Amusez-vous bien !

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15 décembre 2011

La cerise sur le gâteau

Cinq ans de vie au bled sans salaire suffisent à tout claquer, ou presque, quand un malheureux SMIC tombe dans l'escarcelle. Et je sais très bien comment, d'un coup violent de carte bleue, la vie devient soudain beaucoup plus amusante et les traces d'amertume s'évanouissent pour quelques heures.

C'est comme ça qu'il y a neuf ans, après en avoir bavé des ronds de chapeau en fricotant avec la justice au lieu d'ouvrir une belle pâtisserie, j'avais, une fois les honoraires de mon avocat lyonnais règlés, mis ce qu'il me restait dans deux places pour Saltimbanco.

La magie du Cirque du Soleil,

j'ai voulu la revivre cette année et surtout la faire découvrir à Miss Cocotine en pariant sur Cortéo.

Comment vous dire ?

Je ne me suis pas trompée, c'était un pur délice.

CS

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1 novembre 2011

Long comme un jour sans pain

Une épopée insensée, c'est sûr, mais qui n'a déclenché en moi aucune tempête émotionnelle. C'est un comble tout de même, d'autant que c'est inspiré d'une histoire vraie. Peut-être que l'écran était trop petit ou que je n'étais pas disposée, hier soir à 22h12, à traverser le désert sans gourde ? Déçue car j'y croyais dur comme fer en louant mon DVD.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

CL

20 octobre 2011

Sobriété revendiquée

C'est un grand jour

plein de bonheur et d'amour

mais pas question de gaver tous ces monstrueux paparazzi avides de nouvelles croustillantes et profitables.

Tous les pro de la com' sont formels. Cultiver le secret, rien de mieux pour essayer d'effacer des années de bling-bling et reconquérir les coeurs en perdition.

Il serait impensable, voire vulgaire, en ces temps de vaches maigres, d'étaler la clique de félicitations et les montagnes de cadeaux griffés. Privé sera placardé sur la porte et sobriété clamée dans les journaux.

Quoi ?

Vous n'êtes pas au courant de la nouvelle que tout le monde s'évertue à cacher ?

C'est mon anniversaire.

Mais que Match cesse de me harceler, je ne ferai pas leur couv'.

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Illustration Gil Elvgren

20 novembre 2011

C'est reparti pour un tour

Quand on remet le pied à l'étrier, les week-end prennent soudain une saveur différente et s'accorder de petits moments de paresse devient presque une priorité. Donc, rien d'extravagant aujourd'hui si ce n'est un bricolage pour Noël que je vais m'empresser de venir partager avec vous dans les jours qui viennent. En attendant, je vous souhaite

une bonne semaine à tous

avec une pensée particulière pour Linda qui, elle aussi, reprend du service demain matin.

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15 novembre 2011

J - 15

A l'instant dans le bureau :

Moi, rétamée par mes 7 dossiers du jour : Au fait, il faut que je fasse un calendrier de l'Avent. J'ai pas envie de faire la même chose que l'année dernière, je vais réfléchir.

Miss Cocotine tout excitée : Oui, c'est une surprise, j'ai pas le droit de découvoir ce que tu vas faire !

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13 novembre 2011

Au maximum

Allez savoir si ce sont les 14 accidents du travail en 12 ans du dossier de M. Dugenou que j'ai dû disséquer pour calculer sa retraite au plus juste ou cette envie soudaine que j'ai eue ce matin de dévisser le système complet d'évacuation du lavabo pour tout récurer en oubliant d'en numéroter les morceaux, je suis complètement vidée.

Difficile, donc, de ramener ma fraise ici pour faire la belle. Remarquez, j'ai quand même réussi à terminer une paire de mitaines assorties au Baktus Lace que j'avais tricoté l'année dernière pour Miss Cocotine, une sorte d'exploit, vu le degré d'apathie de mes neurones.

Sur cette information de la plus haute importance, je vais me coller sous la couette. Dès que j'aurai refait surface, je promets juré-craché de vous donner le tuto.

Bonne fin de week-end à tous.

Le tuto pour les mitaines enfant 7-8 ans à deux aiguilles

Tricotées en Drops Népal, aiguilles n° 5 en m'inspirant de celles faites par Nouchka.
Echantillon : 10 m = 5,5 cm

Monter 31 m
Tricoter 6 cm de côtes 1/1 et 4 cm de mousse
Commencer les augmentations (explications ICI)

Main droite

On a 31 m.
16 m mousse, 1 aug, 2 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 33 m.
16 m mousse, 1 aug, 4 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 35 m.
16 m mousse, 1 aug, 6 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 37 m.
16 m mousse, 1 aug, 8 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 39 m.
16 m mousse, 1 aug, 10 m mousse, 1 aug, 13 m mousse
On a 41 m.

Pouce droit

Tricoter 28 m (16 + 12) puis tourner votre tricot et tricoter les 12 m centrales pour forcer le pouce en laissant les 13 autres m en attente. Tricoter 3 cm de mousse et rabattre les m.

Main gauche

On a 31 m.
13 m mousse, 1 aug, 2 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 33 m.
13 m mousse, 1 aug, 4 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 35 m.
13 m mousse, 1 aug, 6 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 37 m.
13 m mousse, 1 aug, 8 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 39 m.
13 m mousse, 1 aug, 10 m mousse, 1 aug, 16 m mousse
On a 41 m.

Pouce droit

Tricoter 25 m (13 + 12) puis tourner votre tricot et tricoter les 12 m centrales pour forcer le pouce en laissant les 16 autres m en attente. Tricoter 3 cm de mousse et rabattre les m.

Pour les deux mains :

Reprendre toutes les m restant sur les aiguilles et repiquant & m de chaque côté du pouce.
2 rgs mousse puis motif du Baktus lace :
2 m endroit, (1 jeté, 2 m endroit ensemble) à répéter, 1 m endroit
Finir par 4 cm de mousse et rabattre.
Assembler en faisant une couture invisible.

Bon tricot !

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28 octobre 2011

Etrange compensation

Avec tout ça,

heureusement que j'ai Jamie dans ma vie.

Et quoi de mieux que de me concentrer sur son écrasée de petits pois pour transformer ma rage en énergie positive et nourrissante ?

J'ai tout bouclé en 30 minutes sauf le crumble gourmand de cabillaud, la sauce tartare et la salade chaude du jardin.

C'est ballot, ça.

Si seulement Jamie pouvait m'inviter à London pour un stage de perfectionnement, je pense que je saurais faire preuve d'un courage et d'une volonté invincibles et j'irais peut-être même jusqu'à faire la plonge.

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23 septembre 2011

Faire la fête de la couette

Ce blog a fichtrement besoin d'un bol d'air et de couleurs vives ! Alors voici quelques images souvenirs du week-end dernier pluvieux mais festif.

Si j'avais encore deux sous d'énergie, je baratinerais volontiers tellement les dernières informations radiophoniques et télévisées m'ont éblouie mais là, vu l'état comateux dans lequel je suis, je vais plutôt aller m'étaler sous la couette. C'est fou ce qu'un vendredi soir peut tout à coup prendre une saveur particulière quand on a dignement rempli ses 37h30 de contrat !

Bonne nuit !

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16 octobre 2011

I will win !

Vous allez peut-être me trouver masochiste mais ça fait un bail que j'avais envie de voir ce film. A déconseiller à ceux qui se réfugient dans les salles obscures pour s'évader d'un 20 heures trop anxiogène, comme-on-dit. Ca cause de la crise de 2008 et des dérives du capitalisme en Amérique.

Les acteurs sont vraiment bons mais j'ai été assez déçue. L'histoire du gars qui roule en Porsche et joue au golf et qui, parce qu'il perd son job très lucratif, se rend compte que voir sa femme comme une partenaire, ça réconforte, que planter des clous comme il faut entre deux sandwiches, c'est un art qui est aussi un métier, et que travailler son dribble avec son fils, ça peut avoir son charme, ce n'est pas révolutionnaire et ça ne m'a pas émue outre mesure.

Même si l'argent contribue au bonheur, il est un peu trop érigé ici en maître absolu, et j'aurais aimé qu'on me serve autre chose, comme émotions, que les scènes pathétiques où Bobby Walker alias Ben Aflleck souffre le martyr en regardant sa femme vendre son joujou à quatre roues ou déboule sur son lieu de travail pour lui faire un caprice de gamin parce qu'elle a cessé de payer la cotisation de son club.

La vie est dure pour tout le monde.

On a tous envie de gagner.

Ou presque. Mais on n'a pas tous les mêmes armes.

Et sans un wagon de stock-options à revendre, c'est beaucoup moins facile de rebondir en ouvrant une belle boutique d'antiquités ou en rachetant une entreprise en perdition.

Alors effectivement, on peut bien finir, comme le troisième larron, assis dans sa voiture en marche, enfermé dans son garage.

La chute est glaçante, je sais, mais qui croit encore que la vie ne l'est pas ?

Ceux qui n'ont jamais flirté avec Pôle Emploi peut-être.

Quoi ?

Je ferais mieux de faire le tigre ? Bon, OK.

I will win

because I have faith,

courage,

enthusiasm.

Je dois le répéter ? Combien ? 200 fois ?

Vous êtes impitoyables.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

df

10 septembre 2011

Un temps pour tout

Après deux jours passés à revoir en boucle les attaques du 11 septembre, à écouter des témoignages poignants et soupirer devant d'étranges suspicions, j'avais bigrement besoin d'un film simple et rempli de bons sentiments. J'ai fait le bon choix, aucune tempête neuronale ne m'a submergée. Une jolie parenthèse.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

LF

8 octobre 2011

Mort d'un bureau - épisode number 11

Ayant constaté que le feuillage de ma bignone jaunissait dangereusement, j'ai récemment interpellé mon Léon mis les pieds dans le plat :

- T'es au courant que l'automne va nous tomber dessus et qu'un jour ou l'autre, il va falloir se chauffer le poil ? En clair, le radiateur, tu t'en occupes quand ?

Le-gars-qui-n'aurait-jamais-voulu-être-plombier-et-qui-de-toute-façon-n'avait-visiblement-pas-les-capacités-pour a rétorqué en bombant le torse :

Tu vas voir, ce week-end,

l'affaire est bouclée.

J'ai haussé le sourcil gauche mais sans qu'il ne puisse le remarquer. C'eût été bien trop vilain de lui pouffer en pleine figure en lançant un "Ah ouais ?" de bad girl.

Ce qui fut dit fut fait.

Ou presque.

A 16h46 cette après-midi, mon Léon, rempli de bonne volonté, a attrappé ses pinces et sa bassine.

Flairant l'embrouille, je l'ai laissé seul face à son destin.

Quelques grossiéretés plus tard, il a déclaré pour la seconde fois :

J'y touche plus, à ce truc !

Puis il a soigneusement aligné son petit matériel ets'est jeté dans le tas de plumes recouvert de lin framboise, sauf sur l'accoudoir droit.

Du coup, ce soir,

on est deux à nager en plein spleeen.

Heureusement, c'est l'heure de l'apéro.

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17 septembre 2011

Mort d'un bureau - épisode number 10

Allez savoir si c'est mon futur salaire qui fait briller les yeux de mon Léon mais depuis ce matin, il est plein d'entrain. Il n'aurait quand même pas dans l'idée de tout me réquisitionner pour s'acheter une montre par hasard ? En attendant, le colmatage du trou est en bonne voie, c'est toujours ça.

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16 septembre 2011

In process comme-on-dit

Comme j'ai constaté que mes dernières babioles au crochet vous avaient subjugué, j'ai fait le plein de pelotes multicolores et c'est reparti pour un tour. Vous n'en avez peut-être pas conscience mais l'un de mes buts, dans la vie, c'est de vous faire plaisir et Fab, pour t'épater, je vais tenter le kétaine suprême.

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Au fait, ma participation au serial crocheteuses, c'est comme le boulot, une fois par an !

15 septembre 2011

Blanc comme neige ?

Ca ne vous étonnera pas, j'aime beaucoup Jean-Pierre Bacri. Dans ce film, j'ai également découvert Vincent Rottiers, très bon, mais Sylvie Testud, en Columbo à bonnet et mitaines tricotés main tricotés coeur, ne m'a pas vraiment convaincue. Plutôt pour la relation bizarre des deux hommes que pour l'intrigue, pas ultra captivante.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

AL

15 septembre 2011

Déroger aux règles

Pour votre participation active à mes discussions à deux balles, une branche de mon lagerstroemia à la tombée du jour et un grand

merci !

Je profite de cette occasion pour vous prier de m'excuser - oui, on ne s'excuse pas, on prie l'autre de vous excuser, si vous l'avez oublié, allez voir le film dont je viens de vous parler - pour ces monstrueuses föttes d'aurtografe que je fais parfois. Il m'arrive de me relire et de les débusquer, heureusement. Ceci dit, il doit bien en rester quelques-unes, bien planquées, les sournoises.

C'est, pour moi, une joie de vous répondre. Un moment, j'avais juré que je ne le ferais plus que dans les com'. Finalement, je préfère customiser la relation et faire selon la fantaisie du jour.

Aucune règle n'est la bonne, ça devient vraiment l'anarchie ici.

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14 septembre 2011

Pour des prunes

Aujourd'hui, motivée par mes deux kilos à perdre, j'ai décidé de faire une tarte aux prunes.

Quoi ?

Pour Miss Cocotine, pas pour moi.

A peine l'avais-je sortie du four que j'en découpai une part pour qu'elle y goûte. La sentence ne s'est pas fait attendre :

Ca me fait vomir, j'aime pas l'amer.

Effectivement, mes prunes ne sont pas aussi sucrées qu'elles auraient dû l'être.

Autrement dit, la tarte, c'est pour moi.

Jolie manoeuvre, non ?

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