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Le petit monde de Cocotine
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9 juin 2011

Amours ancillaires

Séduite par le premier de la série, j'ai filé au Bon Coin et là, j'ai fait affaire avec quelqu'un qui en vendait une floppée pour trois francs six sous. Dès que j'ai reçu mon petit paquet, je me suis à nouveau jetée avec délice dans cette Angleterre victorienne et aux côtés de Charlotte et Thomas Pitt, je me suis soudain retrouvée propulsée en plein Londres avec deux cadavres d'enfants sur les bras. Et assez vite, j'ai été frappée de voir à quel point les comportements de cette bonne société ressemblaient étrangement à tout ce dont les journalistes nous rebattent les oreilles depuis ce désormais célèbre dimanche 15 mai 2011.

Sans titre

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4 juillet 2011

Une nouvelle aventure

Lorsque, vendredi dernier, je me suis permis d'utiliser l'expression rigolote "serial crocheteuse", probablement rencontrée sur la blogosphère un jour d'évasion, je ne savais pas qu'il existait derrière un mouvement dangereusement coloré regroupant des crocheteuses intégristes se livrant à des rites étranges et apparemment jouissifs.

Eh bien, figurez-vous qu'un membre de la secte, mystérieusement nommé Tout un fil est venu, le jour même, essayer de m'enrôler dans ce clan bigarré en me proposant de contacter l'actuelle chef, une certaine Victoire qui étale sa dépendance au grand jour sur Couleurs bonbons.

Réfractaire à tout prosélytisme, je me suis immédiatement crocheté une armure et mon meilleur crochet de fer à la main, j'ai lutté contre cette tentative de récupération de chercheuse-d'emploi-de-longue-durée-désoeuvrée et mené mon enquête. Là, j'ai d'abord découvert un règlement inouï prétendant que l'activité "boosterait mes neurones en manque de vitamines, me motiverait pendant de longues soirées d'hiver, me ferait explorer les mondes créatifs", un logo insolite en signe de ralliement

un musée abracadabrant où ces folles de fils exposent leurs créations : Le Musée des serial crocheteuses et de fil en crochet, j'ai réussi, au prix d'efforts incroyables, à infiltrer le réseau et à remonter jusqu'à son gourou, une dénommée Isabelle Kessedjian, une accro de la pire espèce qui se peint les ongles des pieds en rouge et vit au milieu de pious qui mettent parfois des bigoudis.

Curieuse de découvrir ce monde insensé, je visitais son univers à pas de loup quand soudain, j'eus un doute. Crénom de nom, c'était sûr, j'avais déjà vu ces grands yeux-là quelque part. Je plongeai derechef dans le fourbi infâme de Miss Cocotine et au bout de 15 minutes de recherches minutieuses, je tombai enfin sur la preuve irréfutable que ma fille était déjà en liaison avec Isabelle Kessedjian, la faute à ma copine Dom d'ailleurs.

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Acculée, je rendis les armes et décidai de signer de mon sang avec cette bande de joyeuses crocheteuses. Je participe donc humblement au défi n° 94 intitulé "Sur quoi pose-t-on nos fesses ?" et hébergé par Victoire, avec mon coussin nouveau né.

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Merci au serial crocheteuses

pour leurs messages de bienvenue !

2 juillet 2011

A fond

Le soleil qui pète, le mal de la Grèce et des amis qui déboulent demain, il ne m'en fallait pas plus pour crever d'envie d'ouvrir mon atelier de cuisine crètoise. Sur les traces de Koula que nous avons rencontré l'année dernière lors d'un cours divin à Vamos (à revoir ICI et LA), je me suis, de bon matin, jetée sur ma bouteille d'huile d'olive pour mitonner de bons petits plats toute la journée. Demain, ici, c'est régime crétois !

Bon week-end à tous !

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30 juin 2011

Mes nuits sont plus belles que mes jours

Ce matin, après une nuit truffée de folles balades :

Moi, enthousiasmée par mes escapades nocturnes : J'ai rêvé que j'étais en voyage, je ne sais pas où,mais c'était super !

Miss Cocotine, un tantinet jalouse : Moi, j'ai pas rêvé.

Moi, toujours dans mon trip : Toutes les nuits pratiquement, je pars quelque part en train, en avion ou en bateau, je visite des pays merveilleux et il m'arrive des aventures extravagantes ! C'est génial, tout ce que je ne fais pas le jour, je me débrouille pour le faire la nuit.

Miss Cocotine, pragmatique : C'est bien, Maman, ça te coûte pas cher !

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16 juin 2011

Un grand jour

Je m'étais faite à l'idée que Miss Cocotine garderait ses dents de lait jusqu'à 14 ou 15 ans quand tout à coup, une nouvelle quenotte a pointé son nez, bien alignée derrière sa consoeur. Passée la question mais-comment-c'est-possible-un-truc-aussi-exotique, j'ai appelé la dentiste au secours. Ce soir, armée d'une grosse tenaille, elle a fait tombé la rebelle pour le plus grand bonheur de Miss Cocotine qui, sa boite au trésor bien serrée dans la main, a aussitôt senti qu'elle appartenait désormais à la classe privilégiée des grandes. Après avoir usé tous les miroirs de la maison et raconté son histoire extravagante de mille façons, elle s'est finalement endormie après avoir planqué sa mini malle sous l'oreiller. Tout ça pour vous dire que j'ai décroché un CDD de 12 heures pour un poste de

souris d'une nuit

L'autre bonne nouvelle du jour, c'est qu'après des dizaines de séances d'orthophonie, je vais enchaîner sur des années d'orthodontie. "Heureuse femme", m'a dit la dentiste, narcoise.

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27 juin 2011

Dormir en paix

Nous avons profité de la chambre familiale, tout juste créée après celle réalisée dans l'ancienne boulangerie de la ferme. Détail non négligeable pour les classes moyennes en semi déroute comme nous : le prix est plus que raisonnable et on n'est pas dans l'obsession de la rentabilité, ce qui détend tout le monde. Une très bonne adresse.

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27 juin 2011

En passant

Coincée entre l'éternelle question mais-qu'est-ce-que-je-vais-bien-pouvoir-faire-du-reste-de-ma-vie et les plans de rénovation de mon Léon, totalement épanoui dans son rôle de chef de chantier, j'ai été, ces dernières semaines, tellement étouffée, qu'un samedi matin, j'ai ressenti cette envie brusque et pressante de fuir le bled pour visiter l'Abbaye de Fontevraud.

Rétablir une certaine équité au sein du couple étant devenu la priorité du jour, je me jetai donc à corps perdu sur mon clavier et deux heures de recherche intensive plus tard, j'avais dégoté et réservé la chambre d'hôtes adéquate.

C'est comme ça que vendredi soir, la Cocotine's family s'embarqua plein est pour une folle virée dans le 49 et le 37. Personne ne s'en plaignit vraiment mais hier soir en rentrant, mon Léon déclara fougueusement : "Le week-end prochain, j'attaque le dernier mur du bureau !"

Vous savez quoi ?

Peu m'importe les angoisses existentielles de mon Léon, moi, je reste dans la douceur de cette belle rencontre, de celles qui rassurent sur le fait que cette vie vaut décidément le coup d'être vécue.

En passant...*

*un petit clic pour aller sur le site de la chambre d'hôtes

C'est une chambre d'hôtes située à Savigny-en-Véron, idéalement nichée entre Saumur et Chinon et tenue par une famille généreuse et extrèmement sympathique. Autrement dit, si vos pas vous mènent par là un jour...

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21 mai 2011

Mort d'un bureau - épisode number 1

Mercredi, alors que, les yeux bouffis et la démarche vacillante, j'émergeais d'une sieste après avoir passé ma nuit à boulanger, mon Léon, en pleine RTT et resplendissant donc de fraîcheur, a décrété que c'était le moment ou jamais d'aller acheter de la peinture à l'autre bout de Nantes. Une heure et demie de trajet pour péter le budget chez Delrue, autant vous dire que l'exercice m'a fracassé l'humeur.

Et comme un bonheur n'arrive jamais seul, il a ensuite soigneusement planché sur un planning drastique à respecter impérativement. Trop engourdie par mes pérégrinations, ses maniaqueries me sont totalement passées au-dessus sans que je mesure vraiment les risques que j'encourrais à afficher une telle mauvaise volonté. Un coup à finir enterrée dans le jardin. Allez savoir, avec la mode qui vient d'être récemment lancée à Nantes.

Comme suite logique à ces proclamations, l'ouverture du chantier a eu lieu ce matin à 9 heures, alors que, tuée par mes-5-gouttes-du-soir, je nageais, bienheureuse, en plein rêve matinal.

Le bureau vit ses dernières heures, c'est officiel.

Tant mieux, je ne pouvais plus le blairer. Jaune vif depuis l'achat de la bicoque et sans aucun placard, il y régnait un souk que j'avais renoncé à regarder en face et que jamais, ô grand jamais, je n'oserais étaler aux yeux du monde. L'image qui vous sera servie pour illustrer le before sera donc honteusement trafiquée et ne reflètera en aucun cas la terrible réalité.

Côté main-d'oeuvre, Miss Cocotine ayant désormais l'âge de raison, ses parents peuvent l'exploiter sans vergogne, ce qui lui permet de jouer à l'apprentie peintre sans même se faire remonter les bretelles pour tâches rebelles.

Par contre, je préviens les accro du genre, mon Léon n'ayant plus une seule vieille charentaise à se mettre sous la dent, il fait maintenant dans la Birk' marine de jardin. Nettement moins affriolant, don't you think so ?

Heureusement que pour mettre du piment dans tout ça, j'ai Aznavour qui chante : "Emmenez-moi au bout de la terre..."

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20 juin 2011

Le baratin du lundi 20 juin 2011

Dans mon bled du double four, il fait gris et froid depuis trois semaines. A un pouce de l'été, c'est le plein automne et ma compresse de lin et mon thé bouillants à portée de main, j'envisage sérieusement d'attaquer ma déco d'Halloween.

Comment vous dire ?

J'ai une patate du diable.

Il faut dire que je sors d'une petite sauterie de Pôle Emploi - sans croissants Fauchon, ni thé Mariage, ce que je déplore vivement - qui ne m'a rien appris de vraiment neuf, ni sur le système, ni sur le bassin d'emploi de Nantes, si ce n'est que le métier si folichon d'assistante commerciale fait apparemment partie des 15 premiers recherchés par les demandeurs d'emploi et des 15 premiers recherchés par les employeurs.

Vous avouerez qu'être stupidement scotchée dans la première liste depuis

5 ans et demi (vérification faite ce matin sur ma superbe feuille Excel !)

sans jamais avoir réussi à établir une relation durable avec la seconde, ça relève de l'exploit. Mais que voulez-vous, je suis comme ça, j'aime les défis et soutenir la gageure ne me fait pas peur. Pour n'avoir eu aucune réponse à mes dernières candidatures, je pense pouvoir facilement continuer sur ce bel élan et peut-être, si la chance me sourit, péter le record des 10 ans d'échec.

En cette matinée torride de bilan nauséabond, je préfère m'abstenir de vous donner mon point de vue sur ce que j'ai perçu du recrutement dans la FPT et le fait que cela fait bientôt

1 an

que j'appartiens au joyeux petit monde des lauréats de concours de catégorie C sans avoir eu quoi que ce soit de vraiment palpitant à me mettre sous la dent.

En même temps, le point positif dans tout ça, c'est que je n'ai plus que deux ans à m'interroger sur l'intérêt d'avoir planché sur une explication de texte et un tableau numérique à La Beaujoire pour en arriver là. Après, mon concours, je pourrai toujours me l'encadrer et l'accrocher dans mon bureau tout neuf entre deux chefs-d'oeuvre au point de croix. Vous imaginez bien, en effet, que pour garder quelques neurones sains, il faudra forcément que je m'invente de nouveaux passe-temps salvateurs.

Remarquez, il me reste toujours cette possibilité de bifurquer dangereusement vers une carrière de boulangère et d'ailleurs, demain, à cette heure-ci, j'en saurai plus puisque je suis convoquée à une réunion d'information à 9h30 à l'autre bout de la ville.

Vous savez quoi ?

Il se pourrait qu'un de ces quatre, il me vienne cette envie flamboyante de singer notre MIEE* et de quitter le plateau en déclamant :

Bon, j'vous laisse, j'me casse, j'me barre.

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* Si le pourquoi du comment vous a échappé, allez voir LA.

7 juin 2011

Un 4 heures au beurre

Dans ma quête du boulanger idéal, j'ai eu la chance de recontrer aujourd'hui Eric Marché et sa femme, des passionnés du pain qui ont ouvert en 2008 Pain, beurre et chocolat à Nantes. Ils utilisent des farines bio ou Label Rouge (sans additifs ni conservateurs), sélectionnent des producteurs locaux et travaillent sur levain. J'ai goûté leur baguette tradition, leur pain sportif (seigle, farine de tradition, noisettes torréfiées, abricots et raisins) et leurs croissants.

Le bonheur !

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18 juin 2011

Une saison énorme

La faute à ma copine Dominique, je suis accro à Salut les terriens. Chacun ses tares. Ce soir, c'était la dernière et franchement, Stéphane Guillon était au top ! Si, comme moi, vous aimez son humour décapant, le bilan qu'il a dressé de cette formidable saison 2010-2011 ne vous laissera pas insensible. Un clic sur l'image pour voir ou revoir sa prestation.

C'est énorme !

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2 juin 2011

Mort d'un bureau - épisode number 2

Une belle journée à poncer, enduire, attendre, poncer, enduire en veillant à profiter pleinement des dernières heures du jaune d'oeuf, condamné à mort sans même avoir eu droit à un procès équitable. Et pour les accros du genre,

le grand retour de la charentaise !

D'ailleurs, Chouchenn, j'avoue que, depuis que la France entière sait que le fétichisme est tendance dans la FPT, je me pose des questions sur ton enthousiasme quant à la façon dont mon Léon est chaussé. Du coup, tu es punie. 

Ce sont mes pieds.

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1 juin 2011

Profitez !

Mon petit lopin m'offre toujours de belles surprises. Après les rhododendrons et les oeillets de poète, les agapanthes que j'avais reçues en cadeau pour la fête des mères de 2008 prennent le relai et commencent à pointer leur nez.

L'occasion de vous en faire profiter, de vous remercier pour vos com' et vos mots en privé, de dire aux petits nouveaux qu'ils sont les bienvenus et de vous souhaiter à tous

un bon week-end !

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15 juin 2011

Zucchini, potatoes and feta

Au top ten de mes expériences culinaires vient cette soirée passée en Crète l'été dernier avec Koula Barydakis dans un vieux moulin de Vamos.

Ce matin, alors que je maudissais la grisaille qui plombe le double four depuis une bonne semaine, j'ai soudain ressenti le besoin vital de m'envoler vers le grand sud et c'est par le livre de cuisine de Koula que j'ai mis ce projet à exécution.

Bien m'en a pris, on s'est régalé, et Miss Cocotine a levé ses deux pouces. Quant à mon Léon, y'a des moments forts comme ça où il sait pourquoi il a signé chez le Consul de France à Thessaloniki en 1997...

Toutes proportions gardées, un triomphe !

La recette :

- éplucher, laver et couper des pommes de terre en fines rondelles et les faire précuire 5 mn à la cocotte minute,

- peler, laver et couper des courgettes en fines rondelles et les mettre à dégorger 20 minutes avec du gros sel dans une passoire,

- passer un oignon et une tomate à la rape à gros trous,

- hâcher persil et menthe,

- couper un gros morceau de feta (fabriquée en Grèce avec une AOP) et le mélanger avec deux grosses cuillères de crème fraîche,

- dans une cocotte allant au four, mélanger courgettes, pommes de terre, oignon, tomate, persil, menthe, feta et crème fraîche,

- saler (attention, la feta est déjà bien salée), poivrer et arroser d'huile d'olive,

- mettre au four à 180° C 30 minutes (chaleur tournante) avec le couvercle et 10 ou 15 minutes sans (surveiller la cuisson évidemment car tout dépend du four...).

Bon appétit !

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22 mai 2011

Enfoncer le clou

Je ne pouvais pas rater ça. Une brochette d'acteurs plus vrais que nature, des dialogues dignes des Tontons Flingueurs et une histoire d'amour qui part en vrille, ça m'a ravie. En même temps, je connaissais déjà la fin. Pour celui qui aurait encore quelques illusions sur les préoccupations et les motivations des supposés grands de l'hexagone, il y a de quoi déchirer sa carte d'électeur en sortant. En tout cas, ça ne laisse aucun doute sur ce qui peut bien se tramer actuellement dans les hautes sphères, si parfois on était passé à côté d'une réalité qui, ces derniers jours, a dépassé la fiction.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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14 juin 2011

Vivre en paix

Une escapade à Alger, c'est exactement ce dont je rêvais en cet horrible lundi de Pentecôte. Du soleil, de l'humour et ce qu'il faut d'humanisme pour s'évader de ce monde redoutable qui, chaque jour, nous apporte son lot de surprises excitantes. Apparemment, mieux vaut éviter la 3D, il paraît qu'elle n'apporte rien.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

Le chat du rabbin

10 mai 2011

J - 1

C'est bien joli de se mettre la barre très haut, encore faut-il assumer derrière. Mon boulanger m'attend jeudi à 4 heures pétantes.

Un bilan s'impose :

- mon Léon a sorti sa baguette magique pour me transformer en vraie professionnelle : veste et pantalon immaculés, chaussures de sécurité et charlottes bien pliées,

- mon copain Olivier, pâtissier de son état, a mis fin à 15 jours d'ouragan neuronal : "Pas de maquillage, pas de bijou, pas de faux-ongles, alliance tolérée.",

- je me suis imposée un régime de championne pain-pâtes-macarons accompagné de triathlons partiels et raccourcis. Je viens de pédaler 12,34 km et d'ailleurs, j'ai des témoins : une quarantaine de vaches, trois chevaux, deux cigognes, quatre hérons cendrés et un ragondin.

Autant vous dire que

je suis au taquet.

Et j'espère bien que vous vous penserez à moi jeudi à 3h15.

Comment ça, non ?

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7 juin 2011

Mon pain au levain aux céréales bio

Modestement, je poursuis mes essais de pain au levain (toujours avec le célèbre Cocotin) et de rencontres en bavardages, je récolte des informations précieuses que j'essaie de mettre en pratique. Ma dernière création n'a pas une mauvaise tête même si la croute n'a pas craqué comme je l'aurais souhaité, la faute à un coup de buée qui a trop duré, je pense. C'est

un pain aux céréales

réalisé avec des farines bio T65, T80 et seigle et un mélange de graines bio, le tout acheté chez Horizon Vert à Orvault.

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20 mai 2011

Mon idole

Bien au chaud depuis des semaines dans ma vie onirique de boulangère chevronnée, j'avoue que j'ai beaucoup de mal à abandonner l'idée, saugrenue j'en conviens, de passer le reste de ma vie au fournil.

Alors, ce matin, j'ai téléphoné à mon idole, Franck Dépériers, MOF et heureux patron de La Petite Boulangerie de Saint-Félix à Nantes avec qui j'avais déjà eu quelques échanges. A 11h, il m'a très gentiment fait visiter son labo et m'a parlé de son parcours.

Lui, aucun doute, il aime le pain.

Et à l'écouter parler de son travail, j'avais sûrement des étoiles plein les yeux. C'est un boulanger passionné et heureux sont ceux qui peuvent y faire un saut chaque matin pour remplir leur cabas de merveilles. La qualité de ses ingrédients, les méthodes employées, la propreté des lieux et l'implication de ses collaborateurs font de lui quelqu'un de rare, surtout par les temps qui courent.

Cet entretien informel et tellement réjouissant m'a conforté dans ma vision des choses. Sans aucun doute, c'est auprès de quelqu'un comme lui qu'il faut apprendre ce métier qui est si dur que sans amour ni fantaisie, on tombe certainement vite dans une routine pénible et peu satisfaisante.

Mais l'excellence ne court pas les rues.

Et je sais donc que les possibilités qui s'offrent à moi sont très restreintes. A défaut de pouvoir aller vers les meilleures écoles de Paris (EBP et Ferrandi) et surtout l'INBP de Rouen qui m'a été conseillée entre toutes, pour des raisons évidentes de distance, de coût et même de délai d'attente, je n'ai pas d'autre solution que de postuler au CIFAM de Sainte-Luce pour préparer un CAP de boulanger en alternance. Il m'appartient donc de trouver un maître d'apprentissage qui m'accepte dans son fournil et c'est bien là que l'affaire se corse.

Pour avoir pris conseil auprès de boulangers qui aiment leur métier, j'ai rapidement compris que seule une infime partie d'entre eux serait susceptible de m'apporter ce que je cherche. A Nantes, le tour est vite fait et aucun ne loge près de mon satané bled. En plus, même si la formation est gratuite pour l'employeur car prise en charge par la région, peu de professionnels sont convaincus par le rythme imposé par la Chambre des Métiers qui est de 15 jours de travail par mois (et 15 jours à l'école). Ca peut se comprendre.

En second lieu, j'ai cherché à savoir si effectivement, c'était un métier en tension. Il se trouve qu'entre Pôle Emploi et les artisans que j'ai rencontrés, le son de cloche n'est pas du tout le même. Les meilleurs n'ont jamais de mal à recruter et je n'ai pas du tout l'intention d'aterrir dans la grande distribution ou chez un mauvais boulanger pour m'y ennuyer à crever.

Quant à reprendre une boulangerie ou en créer une, je sais, par expérience, qu'il vaut mieux avoir un compte bien garni pour affronter les banquiers, l'investissement, dans ce métier, étant en effet, extrèmement lourd.

Pour faire passer cette synthèse qui n'est évidemment pas à la hauteur de mes rêves les plus fous, devinez ce que j'ai fait ?

Je suis ressortie de La Petite Boulangerie avec deux pains au chocolat, un pain pistache-chocolat et un croissant...

et Miss Cocotine n'a eu qu'un pain au chocolat à 4 heures.

Quoi ?

Faut bien que je compense.

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6 juin 2011

Mort d'un bureau - épisode number 4

Pour récapituler, la couleur visible sur la photo ci-dessous ne correspond pas à la couleur réelle finale qui, elle-même, ne correspond pas à celle de la deuxième couche fraîche qui, elle-même, ne correspondait pas à celle obtenue dans la boite plastique qui, elle-même, ne correspondait pas à celle tripatouillée lors des essais fous qui elle-même, ne correspondait pas à celle de la première couche appliquée sur le jaune d'oeuf, qui elle-même, ne correspondait pas à celle de l'échantillon qui, elle-même, correspondait à celle de nos rêves.

Un coup à n'y voir que du bleu !

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4 juin 2011

Mort d'un bureau - épisode number 3

Mon Léon étant persuadé qu'un chantier digne de ce nom commence à 9 heures tapantes, impossible de faire la grasse mat' ici. Mais vous me connaissez, insoumise comme je suis, j'ai mis tout mon coeur à m'étirer pendant des heures et à faire traîner le petit déjeuner en longueur.

Tout ça pour vous dire que ce matin, les festivités n'ont démarré qu'à 10 heures et demie. Et heureusement. Car pour apprécier l'effet du bleu choisi sur le jaune d'oeuf, mieux valait avoir les neurones bien rangés et être capable d'analyser très rapidement la situation  :

C'était pas du tout ça !

Et mon Léon, arguant du fait que le choc avait déjà été rude au premier coup de rouleau rose Barbapapa dans la chambre de Miss Cocotine, de clamer "Attends que ça sèche !", et moi, doutant de l'évolution du bleu canard en bleu gris de mes rêves les plus fous, de répéter "Ca va pas être possible !".

De palabres en essais minutieux réalisés à partir de la palette de peinture de Miss Cocotine, il a été décidé de filer illico chez Brico Dépôt pour investir dans un tube de colorant noir qui, dilué sobrement dans le pot raté, devrait nous sauver d'un désastre certain.

La nuit porte conseil, non ?

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19 mai 2011

MAF non reconnue

Moi, hier soir, sortant de chez le kiné : Tu sais, je ne vais pas pouvoir continuer la boulangerie. C'est trop dur, comme métier, j'ai mal partout.

Miss Cocotine déçue : Oh si, si, continue à faire plein de pains, Maman !

Moi interloquée et sur la mauvaise voie : Mais j'en ferai toujours à la maison.

Miss Cocotine, complétement insensible à ma fatigue : Non, j'aime bien aller au périscolaire, s'il-te-plaît, Mamounette !

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1 juin 2011

J - 1

Il y a quelques mois, quand la maîtresse nous a informés que l'école serait fermée le vendredi 3 juin et qu'en compensation, les enfants seraient réquisitionnés le mercredi précédent, j'ai immédiatement reluqué mon calendrier et j'ai bondi de joie :

un pont de 4 jours !

Toute contente et prête à boucler ma valise pour fuir mon bled maudit, j'ai mailé mon Léon :

Y'a un grand break à l'Ascension. On fait quoi ?

Devinez ce que j'ai reçu en retour :

On peint !

J'ai remballé mes rêves en grommelant et puis, j'ai réfléchi. Etant donné qu'il m'avait déjà fait ce coup-là en 2010, 2009, 2008, 2007 et 2006 et que le bureau était la dernière pièce à refaire dans la bicoque, je pouvais être quasiment certaine que 2012 serait mon année, celle des escapades folles et des projets d'ailleurs.

Ca m'a mis du baume au coeur car comme chacun sait, tout vient à point à qui sait attendre.

Pour l'instant, je me prépare à vivre pleinement mon week-end pinceaux, mon Léon ayant prévu de courir, ce soir, chez Brico-Dépôt.

En même temps, le bazar infâme qui règne dans la chambre, ça ne peut plus vraiment durer...

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30 mai 2011

The come back héroïque

Samedi après-midi, alors que j'étais en plein débat avec deux mères de famille sur la question cruciale de savoir comment on fait pour réintégrer le marché de l'emploi quand on a tellement pouponné qu'on en est devenue quadra, mon Léon a tranquillement réintégré le domicile conjugal,

exténué, bronzé (Zoé, si tu me lis...) et quasi aphone.

C'est dans cet état semi comateux et bien assis devant l'écran plat que je l'ai retrouvé vers 20h, après ses deux jours de séminaire intensif à Belle-Ile.

Depuis, il a récupéré quelques forces et m'a livré tous les détails de la folle escapade : balade en mer sur vieux gréements, plongeons dans la piscine de l'hôtel et jeu de piste en Mehari.

Paraît même que certains lui auraient dit : "On ne te connaissait pas sous ce jour-là !", ce qui m'a de suite donnée une idée assez précise de la dévotion avec laquelle il s'est impliqué dans l'exercice.

A coup sûr, un bon élément, mon Léon.

D'ailleurs, il est arrivé 3ème et du coup, on a eu droit à une magnifique boite de friandises. S'il avait été encore plus zélé et qu'il ait écopé du premier prix, il aurait reçu une Mehari en modèle réduit.

Comme qui dirait, on l'a échappé belle.

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27 mai 2011

Même pas peur

Ce matin, constatant que l'homme était une fois de plus, débordé de travail, j'ai sauté dans ma décapotable direction Nantes pour m'offrir quelques grammes réconfortants au Palais des Thés où l'accueil est toujours aussi plaisant.

Et puis...

Avec un courage que, j'espère, vous apprécierez, surtout si vous avez scrupuleusement compté le nombre de crêpes, de pancakes et de tranches de pain que j'ai ingurgitées ces six derniers mois,  j'ai affronté le miroir du Monoprix pour m'acheter le une pièce de l'été 2011.

Trop forte, la fille !

Allez savoir si les lumières étaient bien orientées ou la glace bigrement déformée, j'ai réussi à me regarder en face et probablement en toute inconscience, j'ai décrété que ce maillot taupe sobrement drapé et étiqueté 37,90 € m'allait comme un gant.

Mon achat sous le bras, j'ai déambulé dans la ville, piétonne pour l'occasion. En passant place Graslin, j'ai marché sur la pointe des pieds car la Petite Géante était en pleine sieste et je suis rentrée au bercail m'occuper des deux chaises récupérées en mars.

Tout ça pour vous dire que pendant que mon Léon barbote à Belle-Ile en joyeuse compagnie, moi, je bosse.

Quoi ?

Oui, c'est vrai, j'ai peint une heure et demie, c'est tout. Mais quand même !

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