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Le petit monde de Cocotine
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17 août 2011

Un pépin coincé dans les dents

Intimement persuadée que certains hommes viennent de Vénus et certaines femmes de Mars, j'ai lâché ma découverte exotique à la page 12, d'autant que malgré les promesses de mon Léon, je voyais bien que j'allais m'engager sur une psychothérapie de couple en solo.

If you see what I mean.

J'ai donc sauté sur ce livre emprunté à la biblio et choisi en raison des multiples avis positifs que j'ai pu rencontrer en me promenant sur le Net.

Pour être franche, j'ai refermé l'ouvrage hier soir avec soulagement en me disant que si je lui accordais une étoile, c'était déjà bien payé. A mes yeux, c'est triste et mortellement ennuyeux.

Cependant, la tendance actuelle et très récente que j'ai à vouloir être définitivement meilleure avec mon prochain - ça me prend parfois mais uniquement quand je tombe sur le Dalaï Lama - me poussera à corriger cette appréciation du mieux que je peux : je suis passée à côté du génie supposé.

Vous pouvez toujours me balancer des boskoop pourries, je resterai de marbre et continuerai à vous aimer quand même.

Sans titre

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

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8 septembre 2011

Le Canard m'aide à vivre

A l'aube de ce mois de septembre, l'unique question que je devais absolument me poser, c'était :

Comment éviter dès février 2012 de plonger dans une mono diète crêpes comme en 2010 ou de me noyer dans un flacon de gouttes rose bonbon comme en 2011 ?

L'heure était grave. Le but était de traverser les dix prochains mois de grisaille et de bruine sans être contrainte et forcée, en juin 2012, de vendre mon âme à Crédito pour un lifting cervico-facial en Tunisie.

A l'image de mon PDPA-bien-aimé, j'ai opté, moi aussi, pour un plan d'urgence destiné à repousser mes vieux démons et faire de cette année supplémentaire d'inactivité non souhaitée une période de zénitude totale je-suis-MAF-certes-mais-je-profite-à-fond-et-d'ailleurs-regardez-vous-tous-comme-je-me-fais-plaisir-avec-mes-dix-petits-doigts-après-la-couture-la-photo-le-tricot-la-patine-le-bricolage-le-crochet-j'attaque-le-point-de-croix.

Du coup, j'ai voté à l'unanimité pour des cours de chinois à l'université de Nantes le mardi soir à 18h30 et du qi gong le mercredi soir à 18h30 aussi. Ne pouvant aller vers l'Asie, qu'à cela ne tienne, c'était elle qui viendrait à moi.

Seulement voilà, pour me donner les moyens d'une réussite spectaculaire, il fallait que je fasse de mon Léon un partenaire car Miss Cocotine avait beau avoir l'âge de raison, la planter toute seule pour me tourner vers deux heures hebdomadaires de vie épanouissante, ce n'était pas jouable. Cette petite avait besoin de son père.

Et obliger mon Léon à réintéger ses pénates TOUS les mardis et TOUS les mercredis avant 19h30 ou 20h, ça relevait de l'utopie la plus ébouriffante.

J'en étais là dans mon sac de noeuds quand ma copine Chouchenn - à qui je fais une grosse bise en passant - m'a offert Le Canard Enchaîné n° 4739 (ne ratez pas l'article intitulé Une enquête à jet continu) et sa lecture a déclenché en moi l'envie de prendre une autre bonne résolution pour 2011-2012 : dépenser 1,20 € tous les mercredis pour être de bonne humeur pendant 7 jours.

Et comme je suis, au fond, une brave fille, et que j'aime partager ma joie de vivre en ce monde débile, je vous dirai chaque semaine quel est l'article que j'ai préféré en première page et je collerai ça sous le tag et la catégorie :

Le Canard m'aide à vivre (fermé depuis)

Cette semaine, c'est Un millimètre de chômage en moins qui m'a le plus plu. Vous pourrez, si vous avez de bons yeux, le lire sur le site du Canard Enchaîné mais je vous conseille plutôt de courir au kiosque.

Le bonheur, ça ne se refuse pas !

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2 septembre 2011

Un avis très personnel

Vous avez dû le percevoir, au printemps dernier, mon Léon était devenu, à tort ou à raison, le coupable idéal à tous mes maux. Du coup, lorsque j'ai découvert ce livre, j'ai immédiatement été séduite par son titre :

Un été sans les hommes

C'était exactement ce à quoi j'aspirais. Malheureusement, ma bibliothèque ne l'ayant pas encore reçu, bonne pomme, je me suis tournée vers d'autres lectures.

En revenant du sud, j'avais un courier qui m'informait que l'objet de mes désirs était à ma disposition. Quand enfin, je l'ai eu entre les mains et que j'ai découvert, en quatrième de couverture, qu'il était qualifié de solaire, je me suis dit que j'avais fait le bon choix.

Solaire

Jusqu'ici, je connaissais le système solaire, les chauffe-eau solaires, les divinités solaires et les panneaux solaires mais avez-vous remarqué que ces derniers temps, il est de bon ton d'attribuer aussi cet adjectif à tout être humain ou toute oeuvre censés illuminer l'univers. 

D'ailleurs, depuis que j'ai entendu quelques journalistes exulter en employant ce terme, je ne manque jamais une occasion de l'accoler à tout et n'importe quoi et c'est moi qui, désormais, brille de mille feux dans les soirées mondaines de mon-bled-paumé-du-double-four.

Le souci, c'est qu'à l'heure où je lis la dernière page, je ne me sens pas irradiée. J'ai souvent souri, un peu cogité, mais je me suis aussi ennuyée.

Et à propos de vivre sans les hommes, ce livre n'a fait que me ramener à la pause illimitée que mon père s'est accordée il y a trente ans en faisant un trait définitif sur sa vie d'avant. Beaucoup plus brutale que celle de Mia-Boris. Même les poignées de porte et les appliques avaient foutu le camp quand on est rentré de vacances avec ma mère. Alors vous pensez bien que ça fait belle lurette que j'y réfléchis, moi, aux rapports hommes-femmes.

Donc, de mon point de vue, rien de neuf sous le soleil.

UES

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

2 septembre 2011

Schtroumpfer sa tête dans le sable

Encore un jour à rester planquer dans le monde de l'enfance avant de faire à nouveau face à mon destin de demandeur-d'emploi-de-plus-longue-durée-encore-qu'hier, et avec panache, si tant est que ce soit possible. Ca méritait un coup de grand écran et nom d'un Schtroumpf, c'était schtroumpfement bien !

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

LS

26 août 2011

En chair et en os

Même si ma vie virtuelle est d'une richesse insensée - manquerait plus que je crache dans la soupe -, la real life, c'est pas mal non plus, et ces derniers mois, j'ai pu mettre des visages sur des pseudos en rencontrant certaines d'entre vous en chair et en os. Et ça, c'est top.

Ce matin, c'est avec Chouchenn, vous savez, l'horrible fétichiste à qui je refuse désormais de montrer les charentaises de mon Léon, que j'avais rendez-vous pour une virée à Nantes. Un très bon moment.

Merci Chouchenn !

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25 août 2011

L'escalier Country Living

Un petit before-after toujours jouissif quand on n'a pas eu la chance insolente d'être sélectionné pour un SOS Maison alors qu'on a bien pleurniché au moins trois fois sur le site de France 5. A votre tour de manier le pinceau, ici, la saison brico-déco est terminée.

Pour celles qui rêvent de convaincre leur Rné ou leur Bruno de se mettre à l'ouvrage, celles qui sont prêtes à me couvrir de cadeaux pour que je vienne repeindre leur escalier et celles qui réfléchissent à la manière dont elles pourraient kidnapper mon Léon et ses charentaises,

voici la méthode :

- On arrête de harceler Rné et Bruno. Ils vont finir par me détester et, au fond, je ne le mérite pas,
- on fait le tour de ses copains-pour-la-vie-ou-pour-un-temps car il faut dégoter une petite ponceuse, ou si on déteste tout le monde et même plus encore, on va directement chez le loueur le plus proche,
- on attrappe son ordi et on cherche le vendeur de peinture de ses rêves dans les Pages Jaunes,
- on en pousse la porte et on s'y ruine en couleurs absolument démentes,
- on n'oublie pas, dans sa joie, de prendre aussi une sous-couche adaptée, du scotch travaux, un ou deux pinceaux, un petit rouleau en mousse, du papier à poncer, des disques adaptables sur la ponceuse empruntée et deux 4 X 5 mètres de plastique pour la scène du crime (chez brico-Dépôt, fabriqué en France, 100% recyclable et même-pas-cher-en-plus),
- on se maquille comme une voiture volée et on invite son Rné ou son Bruno dans un resto chic, sans les gosses évidemment,

Une fois qu'on s'est mis Rné ou Bruno dans la poche, on établit un planning de chantier et on s'y tient :

- Protection des lieux en scotchant les bâches de plastique au plafond
- Ponçage : 1/2 journée ou une journée selon l'état initial de votre escalier
- Dépoussiérage et nettoyage à l'eau claire
- Repos : faut que ça sèche bien
- Protection des parties non peintes avec du scotch
- Sous-couche : 1/2 journée à deux
- Repos : faut que ça sèche
- Première couche de peinture : 1/2 journée à deux
- Repos : faut que ça sèche
- Deuxième couche : 1/2 journée à deux
- Repos : faut que ça sèche
- Troisième voire quatrième couche à certains endroits, surtout si vous avec eu cette lubie de tout peindre en blanc
- Repos : faut que ça sèche
- Nettoyage des éventuelles coulures
- Apéro géant pour fêter votre nouvel escalier et congratuler votre Rné ou votre Bruno.

Petit truc à deux balles : entre deux couches, pas la peine de nettoyer le matériel, on garde son pinceau et son rouleau bien protégés par du film alimentaire.

Si vous analysez bien le process, les plages de repos sont nombreuses et ça se termine en beauté. Le plus dur, c'est le ponçage.

Alors, vous vous y mettez quand ?

Et j'attends des com' de Rné et de Bruno qui s'excusent platement d'avoir explosé d'un mais-elle-me-soûle-ta-Cocotine !

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18 octobre 2011

Des A partout

Ce qui est absolument épatant avec le géant suédois, c'est qu'en choisissant une suspension ce matin à 11h30, j'étais sure d'avoir une occupation qui me tienne en haleine jusqu'à 16h30.

Et tout en mettant A dans A, je me suis dit qu'en consommant au lieu d'acheter bêtement des lingos d'or, je boostais la croissance. Autrement dit, grâce aux 900 € que je vais bientôt injecter dans l'économie, tout ira mieux, Moody's sera obligé de ranger son bonnet d'âne et notre douce France gardera son triple A.

J'en chialerais.

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23 août 2011

La boum de l'année

La semaine dernière, Miss Cocotine a dormi une nuit sous la tente au centre de loisirs et comme d'habitude, les animateurs avaient prévu une veillée du genre c'est-tout-noir-et-y'a-de-la-musique-ça-fait-mal-aux-oreilles.

Le matin :

Son père sur le point de partir au boulot : Bon, ben alors, bonne soirée ma Chérie !

Miss Cocotine le corrigeant illico : Mais non, bonne boom !

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16 août 2011

Scène de crime - épisode 2

Vous avez peut-être l'impression, si vous n'avez pas été aussi assidus à ce blog que vous auriez dû l'être, qu'entre deux flash back ensoleillés, je nage dans une délicieuse oisiveté et que je profite de ma vie d'aoûtienne, bien calée dans ma chaise-longue, puisque comme dit Miss Cocotine Maman-elle-est-toujours-en-vacances.

Vous vous fourvoyez.

Mon Léon, sentant probablement que me remonter trop rapidement du 84 au 44 sans paliers de décompression pourrait l'amener à un veuvage prématuré, m'a immédiatement enrôlée pour ce qui sera peut-être l'ultime chantier de la bicoque :

barbouiller l'escalier

En réalité, rendons à César ce qui est à César, c'est à moi que revient cette idée géniale. De Country Living en Côté Ouest, mes rêves les plus insensés vont bon train et depuis longtemps déjà, j'ai décrété que pour que ledit escalier soit à la hauteur de mes lectures,

il fallait le peindre en blanc.

C'est ainsi que pour me combler, mon Léon est rentré vendredi soir avec la Bosch de son collègue sous le bras et qu'il m'a informée que vu la teneur des bulletins météo, le week-end du 15 août serait entièrement sacrifié sur l'autel de la décoration intérieure.

Dès le lendemain donc, démarrait l'atelier ponçage et ce dans une tenue estivale, compte-tenu de l'état quasi caniculaire du bled. Pas question, avec une température de 19°et une pluie quasi torrentielle, de bricoler en charentaises, ni même en tongs. Ne défaillez pas, c'est donc du pur pied nu que je vous offre aujourd'hui. Et j'espère bien que vous appréciez le geste à sa juste valeur.

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21 août 2011

La faute à qui ?

Du côté des pieds de courgettes, rien de transcendant non plus et même si j'en avais plantés cinq, ma récolte s'est avérée des plus lamentables : huit à tout casser. Cet échec cuisant serait-il dû au fait que mon Léon et moi avons joyeusement et copieusement recouvert le sol de paille avant de tailler la route pour le sud et qu'en rentrant, tout avait gentiment moisi au-dessous ? Ou bien serait-ce juste une-mauvaise-année-à-potager, comme nous l'a dit ce matin notre voisin ?

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17 août 2011

The end

Ainsi s'achève mon escapade dans le sud.

Vous êtes soulagés ?

Désolée d'avoir envahi la boite mail de mes abonnés ces derniers jours. J'avais très envie de vous faire partager certaines de mes sensations et de mes émotions. Si cela peut vous donner envie de goûter les mêmes joies, alors, j'en serai ravie.DSC_0289_3

12 août 2011

La barre trop haut

Si par hasard vous avez suivi mes tentatives d'insertion dans le groupe des serial crocheteuses début juillet, vous devez nager depuis dans une amère déception. Comme je vous comprends.

Je ne suis pas du tout à la hauteur.

Bien trop novice pour me lancer dans la fabrication d'escargots ou de super héros, je suis restée figée sur le défi n°94 et je n'en finis plus de décliner le thème "Sur quoi pose-t-on nos fesses ?". Ainsi, dès mon retour au bled et dans le but de ne pas mourir d'ennui tout de suite entre un plan lessive et une escapade chez Leclerc, j'ai réattaqué d'urgence la crochet-thérapie. Ce soir, je viens de terminer une galette de tabouret qui a tellement réjoui mon Léon qu'il en a hurlé :

Alors, ça, c'est vraiment kitsch !

En même temps, s'il me fout à la porte avec mes granny, ce sera peut-être l'occasion rêvée de quitter le bled pour une nouvelle vie très loin du double four. Et si je relookais une caravane pure seventies ?

D'un coup, mon avenir s'éclaire.

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Un clin d'oeil en passant aux serial crocheteuses...

18 juillet 2011

Au fil de l'Erdre

Lorsque j'ai déniché des places bradées chez Groupon pour une escapade sur l'Erdre avec les Bateaux Nantais, jamais je n'aurais pensé que le temps serait si désastreux un 17 juillet. Bien emmitouflés dans nos vêtements de pluie, on a profité à fond de la fraîcheur automnale et admiré bateaux, oiseaux et châteaux entre deux giboulées. Pourquoi je n'ai pas plutôt choisi le package massage californien-refloxologie, moi ?

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16 juillet 2011

Mon entrée dans les manuels d'Histoire

Une chose que vous ignorez sur moi et qui est pourtant absolument essentielle :

Je hais les scolopendres,

et pas de bol, ma bicoque en abrite quelques colonies entre les murs et le placo, ce qui me colle froid dans le dos.

Ainsi, je raconte volontiers que rencontrer un scolopendre en pleine nuit sur le carrelage de ma cuisine, ça me rend hystérique. C'est une formule qui ne vous choquera pas outre mesure, vous qui savez pertinnement que j'aime employer des mots forts à dessein.

Hier matin :

Moi terrorisée : Y'avait encore un scolopendre cette nuit dans le coin là-bas.

Mon Léon ironique : Et t'as réussi à le tuer ?

Moi, trop fière d'avoir vaincue mes démons : Ben oui, et toute seule, avec ma Crocs !

Miss Cocotine mettant son grain de sel : Et ça te rend historique !

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9 août 2011

Le retour

Pour tout vous avouer, ce soir, j'ai le projet dingue de flanquer tout le salaire de mon Léon dans les jeux de hasard jusqu'au jour béni où la valise débordant de billets flambant neufs, je pourrai enfin redescendre et frapper à la porte de tous les agents immobiliers du Luberon.

Quoi ?

Bon, d'accord, je vais prendre

un abonnement à vie à Côté Sud...

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12 août 2011

Plus pour la Sorgue que pour la chine

Incontournable pour les chineurs de tout poil, L'Isle-sur-la-Sorgue et ses dizaines d'antiquaires et brocanteurs où il vaut mieux aller flâner le dimanche lors du déballage comme on l'avait fait il y a plusieurs années. Un lundi dans le froid et la pluie, c'est un peu moins attrayant, surtout en plein mois de juillet. Pour le plaisir des yeux plutôt que pour dénicher l'affaire du siècle évidemment, sans oublier que s'enfoncer dans la ville pour y renifler la vraie vie, ça peut être tout aussi palpitant.

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10 août 2011

En quête de soleil

Chaque année, en janvier, je réouvre l'agence de voyages avec cette sempiternelle question : mais-où-on-va-bien-pouvoir-passer-des-vacances-de-rêve-sans-claquer-six-mois-de-SMIC ?

En général, même si la France est magnifique, je suis du genre à la fuir à toutes jambes. Essentiellement pour des raisons de surpopulation, d'envie urgente d'ailleurs, mais aussi et surtout de climat car j'aime par dessus tout les très grosses chaleurs. S'il fallait vous en donner une preuve, je vous raconterais que j'ai arpenté l'Egypte du Caïre à Abu Simbel en plein mois d'août, une bouteille d'eau dans la main droite, une bombe Evian dans la gauche. L'assurance de ne pas croiser grand monde et d'affronter dignement les 50 semaines de grisaille parisienne qui m'attendaient au retour.

Après mon coup magistral de l'été 2010 et cette escapade divine au fin fond de la Crête authentique, faire mieux relevait du défi. Des semaines, j'ai erré patiemment à la recherche du toit idéal en Italie puis, de guerre lasse, j'ai capitulé, mon budget n'étant pas véritablement en adéquation avec les prix exigés pour le moindre gîte, même-pas-beau-en-plus.

Et c'est ensuite que mon destin a basculé.

Car en faisant mon petit tour habituel sur la blogosphère, je suis tombée sur un post de Karine qui annoncait, le 1er février, son escapade estivale dans le sud, et de fil en aiguille, j'ai opté pour un séjour à La Madone en plein Luberon, non sans avoir consulté mon Léon auparavant qui, complètement emballé par la beauté du lieu, m'a conforté dans mon choix d'un vas-y-c'est-sublime-toutes-façons-on-n'aura-jamais-une-maison-comme-ça.

Après tout, dans le sud, il ferait forcément chaud...

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11 août 2011

Maudit juillet

Lâcher le double four* et sa grisaille pour tailler la route, c'est toujours jouissif, surtout quand on a tout misé sur la Provence. Comme chacun sait, au bout du bout de la France, l'herbe est forcément plus verte.

Trois jours à ripailler dans le Périgord - essentiellement pour oublier que sauter dans un canoë et descendre la Dordogne sous un soleil étincelant, c'était repoussé à la Saint-Glinglin - n'ont que très peu entailler ma joie d'être enfin positionnée au sud de la Loire.

Après tout, 550 km nous séparaient encore de la destination finale. Tous les espoirs restaient donc permis, d'autant que je ne suis pas du genre à guetter les bulletins météo de notre Evelyne Dhélia au déhanché savamment travaillé.

Dans le sud, c'était évident, il ferait beau.

Seulement voilà, plus on tuait les kilomètres avec le chauffage à fond et plus je me disais que jamais je ne me féliciterais assez d'avoir attrappé mon écharpe mérinos au vol avant de quitter le bled et que si j'avais été encore plus finaude, j'aurais ressorti mon sac à chaussettes d'hiver et balancé quelques grammes de pure laine vierge dans la valise.

Pendant que je gambergeais à la pertinence du contenu-du-bagage-idéal-destination-soleil généralement préconisé par la bande des Elle-Prima-Femme-actuelle-Biba, le pont de Millau faisait son apparition et mon Léon, gagné par une sourde anxiété, m'annoncait sans ménagement "Il fait 12 degrés !".

Passé le Larzac, le thermomètre s'émoustilla tout de même un peu et notre bonne humeur avec, mais en approchant d'Avignon, il fallut se rendre à l'évidence :

on plafonnait à 24 en plein après-midi.

De prime abord, le sud m'a donc cruellement déçue. J'y ai appris que mon rêve absolu, à savoir prendre mon petit déjeuner dehors, n'est pas forcément plus évident à atteindre que dans le double four, qu'on peut y être autant frustrée que sur une plage bretonne en regardant la piscine sans réussir à y plonger plus que dix doigts de pied, que se passionner pour La Provence parce qu'il pleut des cordes sur la plus belle cour intérieure de France et de Navarre peut s'avérer être l'ultime distraction et que se chauffer la couenne au sac de graines de lin avant de s'endormir n'est pas si absurde qu'on aurait pu l'imaginer.

Les jours défilant et juillet mourrant, la température a retrouvé peu ou prou ses normes saisonnières mais je n'ai vraiment transpiré que trois fois, ce qui, au vu de ce que je vous ai déjà confié sur mes attentes en matière de climat, est loin d'être un exploit. Malgré tout, les regards craintifs que je lançais chaque soir au bulletin de Météo France avidemment décortiqué par mon Léon, suffisaient à assécher mon sac à compassion. Ceux qui avaient parié sur un été torride à l'ouest étaient beaucoup moins bien lotis que moi et à coup sûr, les adeptes de Montalivet devaient avoir repris goût au textile.

Et dire que certains illuminés ont cru bon de nous prédire une canicule !

* un clic ICI et, chanceux que vous êtes, vous saurez ce que veut dire double-four...

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* un clic ICI et, chanceux que vous êtes, vous saurez ce que veut dire double-four...

22 juin 2011

De candidatures en candidature

En ce mercredi 22 juin de l'an 2011, force est de constater qu'il ne reste plus une goutte d'eau de la vague d'optimisme qui m'a submergée en avril dernier. Malgré tout, comme celles et ceux qui se passionnent pour ma carrière professionnelle, faisant preuve en cela d'une bravoure sans nom, ont absolument droit à la transparence, je prends donc mon courage à deux mains et viens, toute penaude, vous conter mes dernières aventures.

S'il est vrai qu'après mes cinq nuits en boulangerie, j'ai fortement douté de la pertinence de mon projet, j'ai malgré tout, et parce que je n'avais rien d'autre à me coller sous la dent, continué à fantasmer sur la fabrication du pain. Cela m'a au moins permis de rencontrer de très bons boulangers et de survivre gentiment jusqu'au 21 juin, date fatidique de la fameuse réunion que j'attendais patiemment depuis des mois et qui était destinée à me dévoiler les mystères planant sur la formation menant au Graal.

C'est ainsi qu'hier matin, abandonnant lâchement mari et enfant, j'ai roulé pendant une heure pour traverser Nantes et atteindre enfin l'unique centre de formation du coin susceptible de me préparer au CAP de boulangère, et joyeusement flanqué dans une zone commerciale éloignée de tout, et surtout de mon-bled-paumé.

Quand j'en suis sortie une heure plus tard, j'étais passablement dubitative. Deux semaines de 35 heures de cours pimentées par un trajet quotidien de 2 heures en voiture ou 2h30 de transports en commun (bus-tramway-bus) suivies de deux semaines en entreprise avec changement de rythme évident, deux jours de repos hebdomadaires consécutifs ou non et dépassement des 35 heures de mise, la seule semaine d'interruption à Noël annoncée étant presque à coup sûr plus travaillée que chômée avec ou sans contrat et avec ou sans rémunération, selon les us et coutumes du patron d'apprentissage.

Côté financement, le métier étant en tension, la région prend en charge la formation. Ceux qui sont indemnisés par Pôle Emploi continuent à percevoir leurs droits et ceux qui, comme moi, sont hors circuit depuis des lustres, ont droit à une rémunération de 667 € par mois.

Il m'a fallu très peu de temps pour analyser la situation et dégringoler de mon nuage. Cette année de travail pourtant intense ne m'apporterait pas le deuxième salaire espéré depuis des années et une fois les frais de garde de Miss Cocotine et la facture d'essence réglés, la somme annoncée se réduirait vite à peau de chagrin.

Il fallait donc trouver une motivation ailleurs et c'est là que j'ai levé mon doigt pour poser cette question lumineuse : Que sont devenus les anciens stagiaires, ont-ils trouvé un poste facilement ?

La réponse m'a fait l'effet d'une douche froide. Sur 25, 2 seulement ont persévéré dans le métier l'année dernière et d'après les explications avancées, les neuf mois de formation sont considérés comme trop courts. Enchaîner sur un CDD semble indispensable si l'on veut être crédible face à un futur recruteur.

Cela veut dire, encore une fois, qu'il n'y a pas forcément adéquation entre la formation proposée et l'attente des employeurs. En l'occurence, j'ai cette impression désagréable que la plupart des boulangers embauchent des jeunes en apprentissage ou éventuellement des adultes en reconversion parce qu'ils ne leur coûtent rien ou presque, mais qu'une fois le CAP en poche, ça devient beaucoup plus difficile de trouver une bonne place, surtout quand on est considéré comme vieux et qu'en plus, on a le mauvais goût d'être une femme.

A moins qu'on ait les fonds nécessaires pour se lancer dans une reprise ou une création d'entreprise, auquel cas, évidemment, les choses sont plus simples, d'une certaine façon.

Ou alors qu'on soit mobile et qu'on se sauve à toutes jambes vers un pays où les salariés sont mieux reçus.

Perdue dans mes considérations et très remontée par la manière dont j'ai été accueillie sur le marché de l'emploi nantais à la sortie de ma formation diplômante en gestion de la paie, pourtant vendue comme le nec plus ultra, je ruminais sec quand m'est venue cette idée démente de solliciter mon Léon, un gars sensé, intelligent et complètement fiable.

- Alors, qu'est-ce-que t'en penses, de cette histoire ?

- Pfffff, c'est une galère, ton truc, et tu ne trouveras pas de boulot après.

Le moral dans les chaussettes, j'étais dans l'incapacité d'avaler la pilule quand me vînt l'envie d'avoir un deuxième avis et mon choix s'est immédiatement porté sur ma copine Dominique, une fille sensée, intelligente et complètement fiable.

- Alors, qu'est-ce-que t'en penses, de cette histoire ?

- Pfffff, c'est une galère, ton truc, et tu ne trouveras pas de boulot après.

Et elle a ajouté juste pour me faire du mal :

- Si encore tu étais à Paris, ça serait jouable mais là, c'est plus compliqué.

Paris, mais pourquoi j'ai quitté Paris, moi ?

Effectivement, ici, j'ai certes été reçue par d'excellents boulangers mais comme ils ne sont pas si nombreux que ça, ils sont très sollicités et par conséquent, en mai, ils avaient déjà embauché un apprenti ou un stagiaire pour la rentrée. Et la condition sine qua non pour démarrer la formation, c'est bien de trouver un tuteur, ce que je n'ai pas réussi à faire à ce jour.

L'heure est venue de faire une croix sur ce projet peut-être utopique pour n'en garder que le meilleur : ma jolie rencontre avec Makanai et celle, extraordinaire, avec Marie-Christine, qui, elle, a eu le courage et le culot d'aller au bout de ses rêves. Surtout, si vous aimez le pain, ne ratez pas son blog "De pain et de plume". Son parcours étonnant et brillant de la Sorbonne au BP de boulangère m'a vraiment bluffé et je n'ai aucun doute sur la diversité et la richesse des aventures qui l'attendent.

Peut-être un jour, dans une prochaine vie,

loin de mon petit monde insipide

de bureaucrate et de chômage,

serai-je aussi bonne boulangère qu'elle !

A propos de bureaucrates, j'ai répondu à une annonce qui me plaît bien dans la FPT il y a trois semaines mais rien à l'horizon. Du coup, j'ai décroché mon téléphone et demandé au recruteur s'il avait reçu beaucoup de réponses. Il m'a répondu : "Oui, oh non, une quinzaine." Alors, comme une chance sur quinze, c'est tout de même plus motivant qu'une chance sur deux cents, je ne peux pas m'empêcher d'y croire un peu. Tout reste à savoir si ce recrutement est un vrai recrutement et si, pour une fois, la FPT va démontrer qu'elle est vraiment ouverte aux ex-salariés du privé, ce dont je doute énormément pour l'instant.

Et si ça aussi, ça tombait à l'eau ?

Alors il n'y aurait  plus qu'une solution : faire comme tout le monde et déclarer solennellement, la main sur le coeur :

Je suis candidate à l'élection présidentielle.

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Illustration Gil Elvgren

18 juin 2011

Y'a pas que la maille qu'est coulée

Ces derniers temps, je n'ai pas trop osé venir vous rapporter les derniers détails croustillants ou stupéfiants de ma carrière de demandeur-d'emploi-de-très-longue-durée. Elle brille à ce point que je me suis dit qu'à force de me faire mousser, vous finiriez pas en déduire que je ne suis qu'une arriviste infiniment prétentieuse.

Ceci dit, ce soir, je crois que je ne vais pas pouvoir tenir ma langue car figurez-vous qu'en début de semaine prochaine, mon agenda est annoté.

Vous ne devinerez jamais pourquoi.

Après 5 ans de recherches intensives dans le métier que j'ai exercé plus de 15 ans, de tentatives de reconversions en fleuriste, horticultrice, gestionnaire de paie, fonctionnaire et boulangère, de coaching personnalisé et de CV reformatés, le tout entrecoupé de passions folles et absolument nécessaires à ma survie mentale pour les guirlandes, le cinéma, la déco, le jardinage, la lecture, le tricot et le pain,

Pôle Emploi m'invite cordialement

à une séance d'information obligatoire.

Vous savez quoi ?

Je me mets au crochet !

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19 juillet 2011

Barbant

Choisir un film de cet acabit un samedi, c'était l'assurance de finir ma soirée seule sur le canapé. Ca n'a pas loupé, mon Léon m'a plaquée au bout de douze minutes et c'est donc dans un silence absolu que j'ai suivi ces saisons toutes plus mornes les unes que les autres. A la fin de l'histoire, j'étais à deux doigts de reprendre mes-5-gouttes-du-soir et d'en refiler également à tous ces déprimés avec qui je venais de passer mes deux dernières heures. Boring.

Et vous, vous l'avez vu, ça vous a plu ?

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18 juillet 2011

Tous les espoirs sont permis

Vendredi, j'ai passé trente minutes à la Fnac dans le sillon de mon Léon, lui-même en quête de deux polars sensés pimenter son été. Jusque-là, rien de transcendant. Seulement, là où mon destin a soudain pris un nouveau virage, c'est quand je me suis rendue compte que pour une paire de Poche, un livre était offert.

Et en farfouillant dans le lot des invendus douteux, figurez-vous que je suis tombée nez-à-nez avec :

Les hommes viennent de Mars

et les femmes viennent de Vénus

et d'un coup d'un seul, mon avenir s'est éclairé. J'ai susurré à mon Léon un tiens-c'est-ça-qu'il-nous-faut auquel il m'a renvoyé derechef un tu-crois sceptique suivi d'un ben-prends-le résigné.

Fière de ma découverte mais consciente que j'avais probablement une bonne décennie de retard sur l'évènement, je vérifiai illico la date de parution du bouquin : 1997 en France et 1992 pour la version originale.

Evidemment.

Comment aurais-je pu avoir cette idée saugrenue de décortiquer le fonctionnement de mon Léon en 1992 alors même que je venais de tomber raide-dingue de lui sous le ciel étoilé de Grenade et que je passsais mes nuits et mes jours collée à lui comme une bernique à son rocher ? Et comment aurais-je bien pu douter de notre entente à-la-vie-à-la-mort-juré-craché en 1997 alors même que j'étais en train de dire oui au Consul de France à Thessaloniki et de signer son foutu registre pour le meilleur et pour le pire ?

Non, à l'époque, clairement, je n'avais cure de ce genre de recettes soi-disant miracles.

La prétentieuse.

Aujourd'hui, après une douzaine de déménagements, des milliers d'âpres négociations et autant d'horribles chantages, six ans de vie quasi monacale dans mon-bled-paumé-du-double-four, j'en suis arrivée à l'humble conclusion que pour surmonter nos deux CMV (Crises de Milieu de Vie pour les bienheureux innocents) parallèlement en plein boom, mieux valait s'en remettre à la science et que tout conseil serait désormais bon à prendre.

Autant vous dire qu'au moment de cohabiter à plein temps avec le Martien pour raison de congés payés, je vais dévorer l'ouvrage de référence et d'ores et déjà, j'ai décidé de mettre quelques principes en pratique : depuis une heure, je commence prudemment mes phrases par un voudrais-tu du plus bel effet.

Pourvu que ça dure !

Lundi soir

Après huit voudrais-tu bien placés, mon Léon était complètement anesthésié et sa mine ahurie m'a déclenché un fou rire démentiel de vingt minutes. Je lui ai tout avoué, révélé mes sources, et osé un voudrais-tu-le-lire-toi-aussi auquel il a répondu peut-être. Du pain béni, ce guide du couple en détresse.

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Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

16 juillet 2011

Se faire du bien

Des mois que Linda, la dangereuse tentatrice de Côté Arcades, me fait baver devant ses bougies enivrantes, ses biscuits croustillants, ses confitures extravagantes, ses crèmes onctueuses et ses parfums exotiques.

Ca ne pouvait plus durer. A la lecture de ce post-là, j'ai succombé.

Chez Happy Home, je viens de m'offrir 3 rouleaux de masking tape aux couleurs de mon nouveau bureau, et le tout, en soldes.

Du coup, je me suis infligée une interdiction de visite chez Linda de deux mois, histoire de me sevrer.

Non, impossible, je suis déjà en train de sublimer mon corps. Ca ferait trop de frustrations...

Merci Linda !

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16 juillet 2011

Le défi de l'été

Concernant la chambre de Miss Cocotine, je ne suis pas du genre intrusive, considérant que c'est son espace personnel et qu'il faut qu'elle aprenne à le gérer toute seule.

Ca sonne bien, dit comme ça.

Sauf qu'il faut bien admettre que sa notion de l'aménagement est somme toute assez peu développée et lorsque j'ose jeter un oeil sous le lit, ouvrir les tiroirs de son bureau et regarder sous l'armoire, je frôle l'apoplexie.

Alors, je tempête un peu, histoire de montrer au petit hamster qui detient le pouvoir suprême ici, et je lance des menaces inutiles mais apaisantes du style si-tu-ranges-pas-je-prends-un-grand-sac-poubelle-et-je-mets-tout-le-bazar-dedans.

Mais au fond de moi, je sais pourtant que je ne vais pas y couper et que même si je suis très fortiche pour repousser la cruelle échéance, c'est à moi que reviendra la tâche ô combien excitante de classer les paillettes disséminées au fond du coffre à jouets par couleurs, de trier les morceaux de puzzle afin d'éviter que Mowgli ne se retrouve en train de balayer avec les 7 nains ou de reprendre illico aux Playmobil les bottes à talons de cette cagole de Barbie avant qu'ils ne soient arrêtés pour outrage aux bonnes moeurs.

Les vacances scolaires étant à mes yeux le moment rêvé pour tout mettre à plat, je suis donc, depuis une semaine, en négociation serrée avec Miss Cocotine pour que sa chambre ressemble à nouveau à celles des petits enfants sages de Côté Ouest.

Je suis d'une bravoure inouïe.

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12 juin 2011

Mort d'un bureau - épisode number 8

Tentatives de rangement dans l'attente que mon-menuisier-préféré vienne apporter sa dernière touche à ma bibliothèque. Faut dire que vendredi, il s'est un peu planté dans ses mesures et qu'il a, du coup, été obligé de retailler la plus grande étagère, obligeant ainsi mon brave Léon à se retaper du badigeon ce week-end. Quant à moi, il va falloir que je me fasse une virée chez le suédois pour dégoter de quoi aménager tout ça.

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