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Le petit monde de Cocotine
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6 novembre 2012

Demandez le programme

Courir partout ou presque et profiter à fond (sans APN cette fois). Le thé à Guimet et Hopper au Grand Palais, du gourmand chez Boco et des sushis chez Kyo, une soirée vieux souvenirs et côte du Rhône chez Paul et du pain perdu avec une nouvelle amie chez Mamie Gâteaux, j'ai rempli ma besace d'étoiles avant de retrouver mon bled du double-four pour un hiver busy.

Paris, I love you and I miss you so much !

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27 octobre 2012

Dîner plateaux

Un jour où je trompais mon ennui dans la salle d'attente de l'orthophoniste en plongeant dans un Elle périmé depuis 4 ans, je suis tombée sur ce conseil absolument épatant pour voir la corvée du dîner s'envoler d'un coup : un jour par semaine, par mois ou par an, remplacez le menu classique saucisses-bio-ou-jambon-chic-soupe-de-légumes-faite-maison-allez-bon-sang-finis-ton-assiette-ou-je-vais-péter-un-caillou

par un vulgaire petit-déjeuner.

Ni une ni deux, j'ai adopté le concept et lancé l'idée à grands renforts de j'ai-eu-une-idée-démentielle et de j'ai-décidé-d'innover-pour-éviter-la-routine malhonnêtes à souhait.

Léon, adepte de la potée au chou et fervent défenseur de la blanquette de veau, a ricané bêtement, mais la crevette, elle, a bondi d'allégresse. Ou comment passer pour la mère la plus fun de l'école sans en ramer une.

Et pour que la Cocotine's family se repaisse de céréales sans que mes sets de table ne finissent par ressembler à une oeuvre abstraite que j'aurai à frotter comme Cendrillon dans sa première vie, j'ai investi dans trois petits plateaux rigolos en me baladant là-où-tout-le-monde-va.

Et vous, ça vous arrive de lâcher

votre panoplie de Bree ?

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12 octobre 2012

Après la pluie, le beau temps

Allez savoir, c'est peut-être grâce à cette lecture qu'à 10 ans, j'avais déjà tiré quelques bonnes leçons sur la vie.

Comtesse de Ségur ou pas, j'ai décidé depuis la fin de l'été, de me regarder sous un nouveau jour et de m'envoyer régulièrement quelques fleurs. D'abord, parce que

je le vaux bien,

et que, surtout, ces dernières années, j'ai fait preuve d'une persérance quasi inhumaine. Au lieu de renoncer et me traîner en me lamentant dans le sillon de Léon, j'ai opté pour la liberté de penser et le retour vers la vie active.

Un combat.

La roue serait-elle enfin en train de se dégripper ? Hier, j'ai été invitée à bavarder avec une dame très sympathique et très dynamique au Centre de Gestion du 44, mardi prochain, j'ai un entretien pour un poste stable dans la FPT et mercredi, une conversation téléphonique avec un employeur du privé.

Et cerise sur le gâteau, j'ai sollicité le soutien de l'association Un parrain, un emploi et je devrais donc bientôt avoir une sorte de super héros qui déboule dans ma not-easy-life pour m'aider à surmonter cette recherche d'emploi nauséabonde.

Je suis overbooked.

Enfin, c'est bien joli, de faire la maline sur mon blog, mais, en réalité, j'ai tellement les chocottes que la sauce ne prenne nulle part que je viens de jeter de quoi me réconforter dans ma besace sous la forme de deux escapades à Paris et à Londres.

Et Zeus sait à quel point ça peut m'exciter, de sortir de mon-bled-paumé-du-double-four.

Alors, je ronge mon frein tout en peaufinant le baratin qui devrait convaincre mes interlocuteurs que je suis la personne qu'il leur faut à tout prix et entre deux réflexions intensives sur les pièges à éviter, je think to London.

Et vu que j'ai plein d'énergie positive ce soir, j'en refile une louche à celle ou celui qui passe par là et qui en a autant besoin que j'ai pu en avoir parfois  pendant ces longs mois de frustration et de remise en question.

No surrender.

keep-calm-and-think-to-london

24 octobre 2012

Plein nord

Quitter le double-four pour trois jours de bruine et de brouillard en Normandie, c'est l'idée démente que j'ai trouvée pour fêter dignement mon anniversaire. Plus qu'un an dans le clan des quadras. Autant vous dire que j'ai la ferme intention d'en profiter. Première étape à Cancale pour manger divinement bien au Breizh Café et rêver devant les petits flacons d'épices et d'huiles concoctés par Olivier Roellinger. Merci, Dominique, pour ces bonnes adresses !

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4 septembre 2012

L'affaire est dans le sac

Ce matin, Miss Cocotine, bien trop occupée à se peigner dans le bon sens, n'a pas touché à la radio. L'occasion, pour moi, de renouer avec mes bien-aimés Patrick Cohen et Thomas Legrand. L'école, c'est reparti pour un tour et avec un soupçon de morale laïque. C'est toujours bon à prendre.

Bonne rentrée à tous.

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2 septembre 2012

L'atelier et l'Arbre aux hérons

Etonnant de surplomber l'atelier où toutes ces créatures étranges sont fabriquées et de grimper ensuite dans la branche prototype de l'Arbre aux Hérons, troisième et dernière réalisation de ce projet incroyable, qui, contrairement au Carrousel, me fascine complètement. Et pourtant, j'ai le vertige.

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2 septembre 2012

Le Carrousel des mondes marins

Le 13 août, on est partis voir ce fameux Carrousel dont tout le monde parle et qui représente la seconde phase des Machines de lîle. 35 minutes de queue quand même, mais pour voir les yeux de Miss Cocotine briller, on décrocherait volontiers la lune. C'est impressionnant et amusant mais je devais avoir ma part d'enfant en sommeil ce jour-là, ou plutôt la tête encore en Crète, parce que ça ne m'a fait ni chaud ni froid. Et c'est terrible vu les 8 millions d'euros dépensés.

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26 août 2012

Elafonissi ou la cerise sur le gâteau

Trois jours avant de quitter la Crète, nous nous sommes enfin décidé à rouler 1h45 pour atteindre le bout du bout de l'île (sud-ouest) et découvrir Elafonissi, réputé pour ses langues de sable rose. Bien nous en a pris. C'est

notre meilleur souvenir de baignade.

Effectivement, la plage principale est truffée de parasols mais si on fait quelques efforts et qu'on traverse le lagon, on découvre alors un paysage sublimissime. Et si on est encore plus courageux, on marche quelques dizaines de mètres dans les eaux translucides et on se dégote un petit coin tranquille dans une crique.

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28 août 2012

Au fond du jardin

Quand Léon plonge dans l'hyper activité d'un je-vais-m'occuper-du-jardin, je suis aussitôt prise de tremblements. Quel arbustre va-t-il encore ratiboiser sans ménagement ? Quelle plante va-t-il encore injustement balancer dans le compost ? Quelles fleurs va-t-il encore décapiter d'un coup de tondeuse ? Depuis ce que j'appelle le-coup-des-hortensias, impossible de faire confiance à mon jardinier du dimanche.

Son dernier coup de grisou remonte à quelques mois.

La clôture du jardin se portait comme un charme jusqu'au jour où, mû par une crise de je-vais-tout-péter-là-dedans, il a décidé unilatéralement d'arracher les petits rondins de bois de droite sous prétexte qu'ils étaient pourris-de-chez-pourris. Le sourcil gauche vissé en l'air, je n'ai pu que constater que le résultat était surprenant, voire consternant, et j'ai tenté un mais-pourquoi-pas-à-gauche-aussi auquel je n'ai jamais obtenu de réponse convaincante.

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L'hiver passé, les herbes folles ont repoussé et personne n'y a plus vu que du feu. Tout allait donc bien dans le meilleur des mondes.

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C'était sans compter le fait qu'en juin, Léon a volontairement scalpé menthe et coquelicots lors d'un safari tonte et que, donc, le vilain mur a réapparu. Là, n'en pouvant plus, j'ai entamé des négociations pour obtenir réparation. Il a occulté, râlé puis finalement obtempéré. En quatres petites minutes, la totalité des rondins a sauté et le muret s'est retrouvé nu comme un ver.

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Léon est ensuite reparti à ses moutons et moi, à mes occupations. C'était pile poil le moment d'agir

à ma guise.

Et on peut dire que j'y ai mis tout mon coeur. Pendant deux jours, j'ai gratté le ciment et enlevé toute la mousse en transpirant à grosses gouttes.

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Puis j'ai sauté dans ma décapotable et foncé chez Brico-Dépôt. J'y ai choisi, sur les conseils du vendeur, une peinture siloxane 100% conditions extrêmes et demandé poliment le rouge de mes rêves. J'ai débord essuyé un refus puis en insistant un peu, j'ai appris que la teinte risquait fort de ne pas être conforme au joli nuancier. Fougeuse et téméraire, j'ai décidé de prendre le risque et je suis repartie avec mon pot estampillé "non garanti" sous le bras.

Arrivée à la maison, j'ai délicatement ouvert le pot avec un tournevis et compris aussitôt la mise en garde du magasin. En lieu et place du E 25-12 désigné, un rose framboise marinait là, devant mes yeux sûrement globuleux. J'en avais deux litres et demi. Il fallait, d'une manière ou d'une autre, trouver une parade. Alors, j'ai attrappé le tube de colorant noir qui m'avait déjà sauvé la vie en juin 2011 et j'ai touillé jusqu'à ce que le résultat ressemble peu ou prou à la couleur imaginée.

Jeudi dernier, après avoir lavé le ciment au jet d'eau, j'ai peint quasiment non-stop de 12h30 à 18h30. Lessivée, je me suis couchée en me disant que j'étais bigrement contente de moi et qu'au moins, j'aurais la satisfaction de pouvoir clamer haut et fort :

C'est-moi-qui-l'ai-fait.

Une façon comme une autre de bousculer ma jauge à confiance en pleine déficience.

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Finalement, j'ai obtenu exactement ce que je souhaitais et le jardin est illuminé, même par temps de pluie, comme aujourd'hui.

Je suis aux anges.

Et Léon m'a félicitée.

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25 août 2012

Coup de coeur pour Gavalochori

Un autre village avec un ancien moulin à huile, des puits vénitiens, des tombes romaines, un petit musée folklorique, un kafeneion où les pépés jouent du komboloï, une jolie taverne avec une carte à se pâmer et plein d'endroits secrets et idylliques où passer l'été 2013, comme par exemple ce petit complexe très calme devant lequel on est passés par hasard Apokoron luxury villas.

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25 août 2012

Monastère Agios Georgios et l'église Koimesis

Rouler des kilomètres pour découvrir de vrais trésors, c'est jouissif, mais à Vamos, on peut aussi se satisfaire des environs en partant, par exemple, en randonnée jusqu'au monastère d'Agios Georgios pour visiter son ancien moulin à huile et faire un saut juste à côté, à l'église Koimesis pour contempler ses fresques datant des 11-14èmes siècles.

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24 août 2012

Renaître de ses cendres

Toujours à la recherche de coins moins fréquentés, nous n'avons pas hésité, une fois à Loutro, à marcher trente minutes sous un soleil de plomb pour rejoindre Finika (le parcours peut se faire en bateau) où selon des français rencontrés à Kamarès, nous devions tomber sur une plage idyllique.

La balade est franchement fantastique et c'est un de mes meilleurs moments en Crète mais si la crique où l'on accède est tranquille et autenthique, le sable qui, dans mes rêves les plus fous, se doit d'être blond et fin, est en réalité de gros galets. Cela ne nous a, bien sûr, pas empêché de profiter du calme mais heureusement qu'on avait la gamme Crocs aux pieds car avec mon entorse, je n'en menais pas large.

La pause déjeuner sur la terrasse de The old Phoenix suffit à elle seule à recommander l'excursion qui présente l'avantage d'échapper aux flux touristiques de Loutro où il est, par contre, très agréable de boire un jus d'oranges pressés, juste avant de réembarquer pour Chora Skafion.

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27 août 2012

Se retirer du monde

Au retour d'Elafonissi, grâce au Routard, nous avons bifurqué vers un petit village traditionnel réhabilité flanqué au milieu de nulle part :

Milia, un lieu extraordinaire

où nous avons si bien mangé que j'ai propulsé ce restaurant en haut de mon top five des tavernes découvertes cette année. Et j'ai juré craché d'y retourner un jour pour me cacher une semaine entière dans l'un des petits cottages so cute qui sont disséminés tout autour.

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24 août 2012

Et la mer dans tout ça ?

Quand il s'agit d'aller flirter avec les flots bleus, je tombe souvent dans des crises de perfectionnisme aigü mais l'avantage, c'est que les enquêtes minutieuses dans lesquelles je me noie avec délectation me permettent, la plupart du temps, de découvrir des plages de rêve.

En Crète, la mer est partout mais pour goûter au bonheur intense, il faut se donner du mal. C'est comme ça dans la vie,

on n'a rien sans rien.

Partant de ce principe totalement excitant, je suis capable de marcher sous le cagnard sans renâcler et comme qui-se-ressemble-s'assemble, Léon et Miss Cocotine sont toujours d'attaque pour me suivre dans mes expéditions.

Là, rien d'extravagant au niveau organisation personnelle. Il s'agissait juste d'acheter trois billets de bateau à l'office du tourisme de Vamos pour aller passer

une journée de rêve à Gramvousa.

C'est comme ça qu'un beau matin d'août, on a embarqué vers 10h15 à Kastelli sur le Porto Gramvousa (le petit bateau) et qu'après une heure de navigation ventée, la masse impressionnante de touristes dont nous faisons partie a sauté tour à tour dans des chaloupes pour envahir

le lagon de Balos.

En quelques minutes, cet endroit paradisiaque s'est ainsi vu couvert de centaines de maillots colorés avec APN et caméra intégrés. L'ambiance raz-de-marée de touristes m'a désorientée et j'ai eu du mal à prendre du plaisir malgré la beauté de l'environnement. D'autant qu'évidemment, la virée était minutée et qu'il a fallu remonter sur le bateau au moment où j'essayais de me détendre, juste après avoir assisté avec horreur à l'arrivée du Big Boat (le gros bateau comme son nom l'indique) venu vomir ses passagers une demi-heure avant notre départ. Au vu du nombre d'humains au mètre carré, je n'ai pas trop regretté de quitter les lieux et je me suis dit que ça vaudrait sûrement le coup de retenter l'aventure en plein hiver, histoire d'avoir la paix.

Un souvlaki, une salade grecque et deux poivrons farcis plus tard, on débarquait joyeusement sur

lîle de Gramvousa.

Là, pas question de s'écouter et de rater une occasion pareille, il fallait, entorse ou pas, partir à l'asssaut du

fort vénitien,

Aidée du pic de mon parasol en tissu-papier imitation aquarium, j'ai bravement escaladé la montagne et franchement, je m'en suis félicitée car c'est bien ce qui m'a le plus emballé dans cette escapade. La vue y est spendide et la végétation pleine de couleurs.

Le souci, c'est qu'il a fallu se presser pour redescendre. Sinon, on n'aurait pas pu piquer une tête avant de grimper sur le bateau pour rentrer au port.

Une belle journée malgré l'effet tourisme-de-masse qui n'est pas trop ma tasse de thé. A noter que cette presqu'île peut être rejointe par la terre mais qu'il faut avoir un 4/4 ou être un vrai routard et y aller à pied.

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21 août 2012

Koula Barydakis cooking lessons

C'est un peu aussi grâce à elle que j'aime Vamos.

Koula Barydakis

Il y a deux ans, notre small family avait assisté à son cours de cuisine et ce moment assez exceptionnel m'était resté gravé. Déjà, le lieu est magique : un vieux moulin à huile en ruines, et donc à ciel ouvert. Ensuite, tous les fruits et légumes viennent du potager de Koula. Les recettes sont très simples et leur réussite est avant tout basée sur la qualité des produits choisis.

Mais c'est surtout la personnalité de Koula qui fait la différence. Comme elle a vécu aux Etats-Unis et au Canada, elle communique très facilement, parle volontiers de ses souvenirs d'enfance sur la presqu'île d'Akrotiri et met énormément de générosité dans son cours.

Et c'est bien cela que je suis allée chercher là-bas pour la seconde fois :

un moment de chaleur et de partage

qui vaut, à mes yeux, tout l'or du monde.

Voilà ce que nous avons préparé avec deux autres couples, l'un de Singapour et l'autre, de Hollande, aussi sympathiques que gourmands :

  • agneau aux haricots verts du jardin
  • kalitsounia (feuilletés) aux épinards
  • poivrons farcis à la feta
  • salade d'aubergines
  • salade de betteraves à la crème
  • et le dessert préparé spécialement par Koula : galaktoboureko

Koula est sur Facebook et y donne souvent des conseils (cliquer sur son nom au-dessus).

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21 août 2012

Les maisons traditionnelles de Vamos

Toujours en 2010, nous avions louché sévèremment sur cette piscine et les maisons, toutes rénovées avec beaucoup de goût, qui l'entouraient. C'est donc dans l'une d'elles que nous avons choisi, cette année, de passer la seconde partie de notre séjour en Crète.

L'histoire de ce vieux village de Vamos est riche et ces réhabilitations associées au dynamisme de l'office de tourisme qui propose beaucoup d'activités nous ont particulièrement plu car nous aimons partir à la rencontre des crétois dans les villages les plus reculés et aspirions au calme et à la découverte d'une

Crète authentique.

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19 août 2012

Retourner au monastère Agia Triada

Il y a deux ans, nous avions un vrai coup de coeur pour ce monastère situé au nord de la presqu'île d'Akrotiri. Même sensation en y retournant cette année. De tous ceux que nous avons visités,

c'est décidément notre préféré.

Son musée d'objets religieux est très bien présenté (contrairement à celui d'Arkadi, beaucoup plus quelconque) et les icônes qu'on peut y voir sont fabuleuses. Les moines règnent sur de manifiques champs d'oliviers et vendent, bien sûr, leur huile qui, pour ceux qui font attention à leur porte-monnaie, est bien moins chère au Inka de Kalyvès que dans leur échoppe. A part ces considérations bassement matérielles, c'est un lieu si serein que j'y serais bien restée des heures à méditer.

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21 août 2012

Vamos forever

En 2010, nous avions eu un gros coup de coeur pour Vamos et avions juré d'y retourner. L'office de tourisme a déménagé dans une maison superbe et Eléna et Klio y sont toujours aussi accueillantes, le boulanger fait toujours du pain et des tiropites à mourir de bonheur, le patron du café, sur la place, est toujours aussi généreux dans son service, les cours de cuisine avec Koula Barydakis sont toujours aussi passionnants, le troquet Liakoto est toujours aussi agréable au coucher du soleil et manger à la taverne Sterna tou Bloumosifi est toujours aussi réjouissant pour les papilles. Alors,

jamais deux sans trois,

on y retournera. Dans mes rêves les plus ensoleillés, j'ai même envie d'y acheter un tas de pierres à rénover.

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20 août 2012

Plénitude au monastère de Katholiko

Après la grotte, la plupart des visiteurs remontent alors que le plus joli se trouve encore plus bas. A une trentaine de minutes de marche, on tombe soudain, en contrebas, au milieu d'une gorge, sur les ruines d'un monastère laissé à l'abandon. Nous étions seuls au milieu de nulle part et le lieu m'a comme-qui-dirait envoutée. Cette balade est à faire en tout début de matinée ou en fin de soirée, comme nous, pour éviter les trop fortes chaleurs.

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20 août 2012

La grotte de Katholiko

Gouvernétou n'est pas au bout du bout. Si l'on est courageux, on peut descendre jusqu'à la grotte de Katholiko qui est un lieu de pélerinage tous les 7 octobre puisque c'est là que fût fondé le premier monastère de Crète aux VIème-VIIème siècles avant JC. Rien d'ultra folichon à part le superbe point de vue et la possibilité de descendre encore bien plus bas.

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20 août 2012

L'homme qui avait trouvé la ficelle

Les best-sellers se suivent et ne se ressemblent pas. Autant j'ai accompagné le vieux qui ne voulait pas fêter son anniversaire avec entrain et jubilation, autant j'ai traîné des pieds pour suivre l'homme qui voulait être heureux.

Ce titre si racoleur et l'accroche si cocasse "Ce que l'on croit peut devenir réalité" m'avaient emballée. Je croyais y trouver suffisamment d'humour pour m'y amuser comme une petite folle.

Erreur.

A lire cette avalanche de poncifs, je me suis ennuyée à cent sous de l'heure. Ce genre de leçons de morale facile émaillée de il-faut-y'a-qu'à et de si-on-veut-on-peut et prétentieusement classée en "développement personnel" avec un commentaire en quatrième de couverture de Psychologies "(...) ce roman nous laisse entrevoir à quel point ce que l'on croit peut devenir réalité. Moderne et très accessible." me laisse songeuse.

Si encore c'était joliment écrit.

Léon, qui était aux abois après avoir avalé ses deux polars annuels, me l'a piqué et j'ai noté, au fil de sa lecture, quelques signes d'étonnement, voire d'exaspération sur son visage. Le verdict est tombé, sans appel : "A quoi ça sert, ce genre de bouquins ? C'est que des évidences."

Voilà, vous avez deux avis pour le prix d'un.

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

 

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19 août 2012

D'Agia Triada à Gouvernétou

D'Agia Triada, une route absolument magnifique mène au monastère de Gouvernétou dans lequel, selon mon Routard-bien-aimé, nous devions être accueilli à bras ouverts par un pope fan de Joe Dassin. Bizarre, mais celui qui s'est penché sur moi pour m'ordonner de quitter l'église d'un short-is-forbidden péremptoire alors que, contrairement à certaines touristes très délurées, j'avais bien pris soin de couvrir mes bras et de rallonger mon short jusqu'aux genoux n'avait pas du tout l'air d'avoir envie de m'inviter à aller siffler là-haut sur la colline.

Penaude et traumatisée qu'une barbe aussi touffue m'ait approché de si près,

j'ai obtempéré sans moufter.

Alors, si vous faites un saut là-bas, sachez qu'il vaut mieux s'y présenter couverts de la tête aux pieds car l'ambiance n'est pas à la tolérance. Le monastère est en ravalement et les jardins extérieurs en restructuration. La visite intérieure est rapide et ne vaut pas celle d'Agia Triada mais l'environnement est à couper le souffle et si on est un peu courageux, la montagne alentour recèle un trésor dont je vous parlerai bientôt car c'est l'un de mes immenses coups de coeur de cette année.

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19 août 2012

Côté ouest

Pas si mauvais, ce mois d'août 2012, finalement, et en tout cas assez chaud, ces deux derniers week-end, pour flanquer le panier de plage dans le coffre et courir goûter aux joies de l'Atlantique. Certes, l'eau n'est pas aussi limpide qu'en Crète (je vous l'avais dit, que j'étais accro à la Crète, je ne m'en souviens plus, en fait ?) mais ç'aurait été dommage de rater

le bain annuel de Léon,

qui, bien qu'étant de descendance bretonne finistère nord, ce qui sous-entend qu'il a passé son enfance à faire des pâtés de sable sur la plage de brignogan, boude dès qu'il s'agit de mettre plus que quatre doigts de pied dans l'océan.

Et quoi de mieux que de filer vite fait bien fait à La Tranche-sur-Mer pour pouvoir partager le dimanche d'une jolie famille et rêver secrètement que je suis leur troisième fille ?

Merci Aurélie !

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14 août 2012

Kamarès ou le paradis existe

Cette année, c'est moi qui ai goupillé mon voyage toute seule en faisant le choix de rester à l'ouest de l'île, aux alentours de τα Χανιά, Chania, Xania, La Canée quoi.

Levée à 2 heures du matin pour enregistrer à 3 heures et demi et s'envoler à 5, c'est avec une joie immense que la Cocotine's family a posé le pied sur le tarmac brulant et accueilli les 34° promis par le pilote.

Notre premier camp de base, je l'ai choisi à Macheri, un petit village accroché à la montagne, à quelques kilomètres de Vamos dans la région d'Apokoronas, au calme et en pleine nature :

Kamarès Houses

Un accueil charmant et généreux de Kosta, le boss de cette magnifique demeure traditionnelle construite à l'époque byzantine et ancien maire du village, de son bras droit, Dominique, un français habitant en Crète depuis très longtemps et connaissant donc parfaitement les us et coutumes du coin, et de son bras gauche, Eugenia, responsable du bien-être des hôtes, des petits déjeuners et dîners hebdomadaires.

Fruits et légumes du potager sont offerts chaque jour et le parfum des jasmins et figuiers flotte dans l'air pour mieux émoustiller nos sens. La vue de la terrasse est à couper le souffle et dès que j'y ai posé le pied, j'ai su que je pourrais y rester assise des heures à contempler le paysage en me laissant bercer par la chaleur.

Difficile de dire à quel point le charme de l'endroit a opéré. J'avais une boule dans la gorge en partant, consciente d'avoir vécu un moment hors du temps.

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10 août 2012

Kalimera

Lorsque je vous ai abandonné lâchement le 10 juillet, j'avais grosso modo l'allure d'un orang-outan perdu dans un champ de palmiers à huile. Il était temps que je passe à ce que je sais faire le mieux :

tailler la route.

Le parfum du jasmin, la saveur des figues, le chant des cigales et quelques litres d'huile d'olive, quoi de mieux pour retrouver une patate du diable ?

Je reviens donc pour vous donner, à vous aussi, l'envie de goûter au paradis.

Vous me suivez ?

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