A toi, insatiable blogophage ou fidèle ami qui échoue ici un soir d'orage ou un matin d'ennui, je dis bienvenue en ces pages virtuelles relatant ma vie, mon oeuvre et plus encore, mais je me demande bien quoi, au fond.

Six ans et demi que je m'adonne à cet exercice étrangement narcissique et que mon esprit emberlificoté trouve quelque plaisir à livrer des baratins à deux balles à la terre entière qui, j'en ai pleinement conscience, réussirait à tourner quand même si ce blog disparaissait d'un coup de baguette tragique.

Parce que le bonheur est un concept insolite qui demande beaucoup d'efforts de recherche, tu n'en verras pas dégouliner ici mais si tu acceptes de persévérer sur mon chemin chaotique, je te promets de t'en refiler deux-trois gouttes de temps à autre, entre un déménagement non désiré et l'abonnement à Pôle Emploi qui, inévitablement, lui est associé.

Mais pour cela, tu devras suivre une sorte de parcours initiatique et découvrir par toi-même ce qui se cache derrière des termes atrocement mystérieux comme Léon, double-four et bientôt ou pas, va savoir, forty-one. Accroche-toi car ces aventures loufoques durent depuis un bail et si tu ne fais pas preuve de ténacité, tu vas vite décamper.

Moi-même, je n'arrive plus à suivre. C'est dire.

Rassure-toi, comme je suis finalement une good girl, j'ai pensé que tu aurais grand besoin de te détendre entre deux rafales de mots et rien que pour toi donc, je peins, je voyage, je regarde la télé, je couds, je patine, je décore ma table, je cuisine, je lis, je crochète, j'organise des goûters d'enfants, je chine, je fais des bouquets, j'écoute la radio, je jardine, je boulange, je vois des films, je tricote, je bricole.

Courage, donc, et n'oublie pas que sans com', le blogueur n'est rien qu'une pauvre loque, car à la base, il est persuadué qu'il fait ça pour partager.

Embarquons-nous donc ensemble, pour le meilleur et pour le pire.

ALLEZ, YALLAH !

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