23 novembre 2014

Intelligence day 2014

Je pense que je vais y traîner mes guêtres, vu la souffrance que j'ai à enchaîner mes journées dans la FPT du double-four.

Un calvaire,

je suis dans un brouillard plus épais que celui qui recouvrait la Grande Muraille le jour où j'y ai posé le pied.

Alors, vu que le thème, cette année, c'est le monde du travail, je serais bien sotte de laisser passer une occasion pareille, non ? (Un clic sur l'affiche et vous aurez le programme.)

affiche_id_2014_plo

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22 juin 2014

Le baratin du dimanche 22 juin 2014

La fille qui prétendait hier qu'elle arrivait très bien à se sevrer de toute virtualité

is back.

En même temps, ça n'aura aucune conséquence néfaste sur l'harmonie de ma cellule familiale. Léon est parti à la déchetterie avec sa bassine de gravas et Miss Cocotine est enfermée dans les toilettes avec un Picsou géant.

Mon feuilleton à deux balles peut reprendre,

je ne manque à personne.

21  jours que j’ai les reins bloqués dans le ciment et que mon nerf sciatique, bloqué Zeus-sait-où, me fait geindre comme une mourante.

Ca fait trimer ma panoplie de thérapeutes.

Mais ce n'est pas pour autant que je peux coller ma Thuasne au feu. Du quand-est-ce-que-ça-va-se-détendre-tout-ça-? de mon acupuncteur au retournez-voir-le-rhumato-faut-faire-des-infiltrations-et-éviter-le-burnt-out de mon médecin, j'ai l'impression d'être complètement lost.

De là à s’organiser des virées sur Internet, il n’y a qu’un pas. C'est ainsi que, mercredi dernier, à 13h12, j’ai atterri chez Ameli où, sans surprise, j'ai pu lire :

Les facteurs psychosociaux et les facteurs psychologiques
Les contraintes psychosociales (monotonie des tâches, insatisfaction professionnelle, peu de reconnaissance reçue en échange des efforts fournis...) sont susceptibles de favoriser les lombalgies et en particulier leur passage à la chronicité...

Quand je vous disais que la FPT me tuait à petit feu.

Et du Christophe André, même en intraveineuse, n'y pourrait rien.

J’en ai plein le dos.

Au bout d'un an et demi d'efforts incommensurables pour rentrer dans le moule du fonctionnaire parfait, je suis rongée jusqu'à l'os.

Au point d'en être arrivée à cette piètre conclusion : mon état de zèbre n'est pas compatible avec les systèmes imposés dans la fonction publique qui sont encore bien plus lourds que dans le secteur privé.

Du coup, pour me sentir moins seule, je suis retournée pagayer sur Zebra-Crossing au rayon Emploi, parcours professionnel.

J'ai bien fait, mes bizarreries m'ont semblé, tout-à-coup, fichtrement normales.

C'est déjà ça.

Je n’arrive pas à composer avec la-fausse-blonde-qui-parle-haut-et-fort-et-que-Gentil-Boss-aveuglé-semble-croire-compétente, ses valeurs du style moi-personnellement-je étant fondamentalement opposées aux miennes. J’ai un besoin viscéral de respecter mon supérieur hiérarchique mais quand il se perd dans des propos racistes, je me liquéfie derrière mon écran.  Je m’applique dans mon travail comme une première communiante s’évertue à avaler l’hostie, mais comme la direction a toujours raison, mes remarques et autres réflexions même-pas-puissantes sur comment-rationnaliser-mon-travail ne sont absolument pas prises en compte. J'ai plongé quand Gentil-Boss, à qui j'avais réclamé de me nourrir parce que je m'ennuyais, m'a donné tous les modèles des lettres de la collectivité à reformater en croyant me faire plaisir. J'ai vite compris, qu'à moins de courtiser, lécher, intriguer, personne n'aurait cure de mes talents cachés et que je crèverai à petit feu dans ma catégorie pourrie. Je ne peux pas supporter les concours et autres méthodes de recrutement douteuses qui me paraissent inefficaces et lourdes.

Inévitablement, cette liste-à-deux-balles se termine par je-suis-nulle comme-un-baba-au-rhum-sans-rhum.

Alors je m'enfile un demi alprazolam tous les soirs.

Ca empêche temporairement mes neurones mabouls de plancher sur la question qui les hante 17 heures par jour : mais-fuck-qu'est-ce-que-je-peux-faire-pour-m'en-sortir.

Influencée par quelques articles prétextant que les DRH de France et de Navarre devraient prendre en compte les particularités des HQI pour mieux les rendre heureux,

j'ai rêvé d'un coming out.

Je me suis vue débouler chez Big-Boss et le mettre en demeure d'un  j'ai-146-de-quotient-intellectuel-faites-quelque-chose-avant-que je-ne-me-jette-dans-le-broyeur. Ce qui aurait l'avantage, pour moi, de flinguer net ma sciatique, mais le désavantage, pour lui, de voir la une de Ouest France briser l'image idyllique qu'il s'acharne à donner de sa collectivité. 

Allez savoir si ça ne pourrait pas même remonter aux oreilles de Laurent Delahousse, là-haut, à la capitale. 34 secondes de passage au 20 heures et la France entière commenterait cette fin barbare et injuste.

Enfin, je m'égare, là.

Le souci, c'est que les ressources humaines ne le sont que dans mon monde idéal. Là où je trépasse 39h par semaine, c'est Big Boss qui en est responsable et sa conception de l'humain se résume à organiser une-soirée-laser-game ou un barbecue-chamboule-tout par an.

Autant dire que mon envie de tout déballer est vite retournée là où elle était née.

Mieux valait somatiser.

Je ne peux plus ni marcher, ni conduire, ni m'asseoir.

La nature est quand même bien faite.

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03 février 2014

Le baratin du lundi 3 février 2014

Pendant de longs mois, je me suis interdit de penser, et surtout d’écrire, que ce boulot pour lequel je m’étais battue pendant de si longues et sombres années me pompait franchement l’air.

Comment aurais-je pu me permettre cette audace quand autant de seniors frappaient à la porte de Pôle Emploi chaque matin ? Lucky me, malgré ma date de péremption avérée, j’étais enfin passée du bon côté de la barrière. Je n'allais tout de même pas, en plus, venir pleurnicher sur mon blog à deux balles.

Surtout que le gros risque, c'était d'y rencontrer de prétendues bonnes âmes toujours prêtes à distribuer du «Y’a pas de sots métiers ! ».

De quoi plonger encore plus profond.

Parce que le problème n’est pas là.

Il est dans ma tête.

Je ne suis pas fabriquée pour supporter des systèmes débilitants toute la journée,  passer d’une

tâche « à la con »

à l'autre et démêler des histoires de récré.

Je n’y trouve pas de sens.

Et Zeus sait que quand un pauvre zèbre ne trouve aucun sel dans ses journées, il peut vite s'emmêler les rayures.

Contrairement à certains de mes collègues qui sont tombés dedans quand ils étaient petits, Papa et Maman en étant de fervents adeptes, je n’ai jamais eu envie de travailler dans la Fonction Publique.

J’y suis par dépit.

Parce que son fonctionnement est bien souvent aberrant. Non pas à cause des agents qui y travaillent et qui le font, en grande partie, avec conviction et dévotion, mais à cause de ceux qui y font la pluie et le beau temps en freinant souvent des quatre fers, et qui, malencontreusement, parfois, confondent intérêts personnels et intérêts collectifs. Et ce ne sont certainement pas les reportages croustillants de Zone Interdite, hier soir, qui auraient pu me remonter le moral.

Comme une mouche scotchée au serpentin d'une masure, je me sens fichue.

A quoi je sers ?

A rien, je ne suis qu’un pantin.

Un moment, pourtant, j’étais persuadée qu’il existait des postes intéressants dans la FPT et que je pourrais, éventuellement, y avoir accès, mais depuis que je me suis ratatinée au concours et que je suis donc certaine de végéter dans ma catégorie pendant encore au moins deux ans, comme-qui-dirait, j’ai perdu la foi.

Alors que faire ?

Continuer à vivre par procuration en regardant des séries, claquer 30 € pour avoir l’illusion de me faire plaisir et m’enfiler ½ comprimé d’Alprazolam de temps à autre ou

partir définitivement avec Mars One ?

Si Bill Nighy ne vient pas m'enlever d'ici 2024, je grimpe dans le vaisseau. De gratte-papier, je passe à pionnier, et s'il faut en crever, au moins, ce sera avec panache.

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16 novembre 2013

Le baratin du samedi 16 novembre 2013

Un soir de solitude, ma télécommande m'a projetée sur le plateau de La Grande Librairie et j'y ai rencontré Yasmina Khadra :

François Busnel, avec son intonation incomparable : Que signifie cette phrase prononcée à la toute fin du livre ? Sais-tu pourquoi nous n'incarnons plus que nos vieux démons ? C'est parce que les anges sont morts de nos blessures.

Yasmina Khadra : Pour moi, à chaque fois qu'une personne est blessée, un ange meurt et donne naissance à un démon. C'est lorsqu'on essaie d'aller vers les autres, lorsqu'on est généreux, lorsqu'on est bon, lorsqu'on est l'incarnation même d'une certaine honnêteté... et on est toujours malheureux parce que les autres ne nous comprennent pas, parce que les autres ne veulent pas nous comprendre, parce qu'on est dans l'exclusion... y'a un ange qui meurt, parce que cette générosité, elle va disparaître et elle va donner naissance peut-être à la colère, à la haine, l'aversion, l'animosité...

Là, je me suis sentie visée.

Des anges morts, j'en avais plein les poches...

...et donc mille bonnes raisons de jouer au zèbre balafré qui préfère rester tout seul chez lui à compter ses rayures en se demandant ce que veut vraiment dire le verbe aimer et s'il n'est pas pure supercherie...

...mais de là à gâcher ce qu'il me reste de mon parcours terrestre en stagnant dans les ténèbres entourée de vieux démons...

J'avais mieux à faire.

Du coup, j'ai piétiné mes amours faisandées, mes amitiés ratées, ma famille tarée, mes jobs avariés et fourré toutes mes désillusions au fond d'un sac jaune gracieusement offert par la mairie du bled.

Puis j'ai jeté un clin d'oeil à mes Dr Martens noires et vernies.

Mon petit monde pourra toujours s'écrouler, je garderai

ma fille

et ma fucking envie de vivre.

Puis, je suis montée me coucher en psalmodiant tu-es-quelqu'un-de-bien.

Après tout, mon toubib me l'avait confirmé deux jours auparavant : "Vous êtes gentille... mais pas dans le mauvais sens du terme, hein..."

Il fallait juste que j'arrive à le croire et que je cesse de battre ma coulpe.

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19 octobre 2013

Le baratin du samedi 19 octobre 2013

Rien de tel qu'un bon coup de chlore pour remettre sur sabots le zèbre boiteux que je suis. Face à la tourmente neuronale générée par ce cocktail de rentrée - Peillon n'a même pas idée du mal qu'il m'a fait avec ses nouveaux rythmes scolaires -, il fallait bien que je planche sur un plan de blanchiment et pour l'instant, ce lavage à 28° ne m'a pas trop mal réussi.

1000 m au compteur ce matin,

je suis ressortie du bassin aussi zen que Matthieu Ricard.

Le souci, c'est que cet équilibre fragile peut se voir menacé à tout moment.

Par exemple, à midi, alors que je m'installais tranquillement dans ce qu'il reste de mon tas de plumes pour manger mon gloubiboulga, je suis malencontreusement tombée sur L'Effet Papillon, une émission présentée Daphné Roulier pour apprendre qu'en Corée, la mode en était à organiser ses fausses funérailles, autrement dit à faire semblant de mourir pour retrouver le goût de vivre.

Ce monde est quand même épatant.

D'abord bouche bée devant cette femme de 63 ans qui frôlait l'extase en sortant du cercueil où elle s'était volontairement laissée enfermée pendant dix minutes, j'ai pu ensuite constater que certains professeurs proposaient à leurs étudiants de vivre cette expérience incroyable pour qu'ils trouvent un sens à leur vie.

La première gorgée de bière,

en quelque sorte.

Totalement rassurée par le fait que le concept arrivera bientôt en France, le huitième pays suicidaire du monde, je me suis dit que le bon côté des choses - car il faut toujours regarder le verre à moitié plein - c'était que si jamais il nous arrive de sombrer un jour dans le bleu Marine grâce au bon peuple français, tous les ex-élus de droite et de gauche pourront s'offrir un quinquennat d'abonnement aux Pompes Funèbres.

Vous savez quoi ?

Tout ça me donne envie de regarder Catherine et Liliane en boucle, moi, histoire que tout ne pète pas d'un coup là-haut et que je n'aie à vivre mes vraies funérailles plus tôt que prévu.

a

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07 octobre 2013

Le baratin du lundi 7 octobre 2013

Depuis que je me cramponne au bas de l’échelle de la FPT du double-four, je n’ai plus aucune minute à consacrer à ma déprime récurrente.

Fière de ma victoire sur moi-même après 7 ans d’errance à Pôle Emploi, j’ai fait ma prétentieuse et l’ai flanquée derechef aux oubliettes pour jouir pleinement de ma nouvelle vie de stagiaire.

Mis à part quelques petits loupés dus à des pointes d'extra-lucidité forcément néfastes, je me suis niée et pliée en ignorant les propos gras qui traînaient ça et là. J’ai refoulé les mais-qu’est-ce-que-je-fous-là et les comment-j’ai-pu-tomber-si-bas en tapant, photocopiant et scannant plus vite que mon ombre.

D'efforts en renoncements, j'ai atteint mon but : me faire accepter par le groupe.

Soûlée par un quotidien avilissant et terrassée par l’ennui ambiant, j’ai fini par m'endormir tous les soirs sur le canapé, à l'aise dans ma peau de surdouée

totalement sous douée.

Et ma vie a défilé, merveilleusement affligeante.

Jusqu’au jour où, après nous avoir obligés à empaqueter des dizaines de dossiers et à les déballer au milieu d'un chantier digne de ceux de Valérie Damidot, ma collectivité a inauguré ses nouveaux locaux en grande pompe.

C’était un samedi matin, le ciel était dégagé et mon dos bloqué.

Toute à ma joie de participer à ce happening incontournable, j'arborais le moins sincère des sourires quand, devant d’autres participants, l’un de mes collègues a cru bon de m’interpeller d’un :

« Y’a un élu qui cherche les toilettes ! Tu veux pas y aller ? Il a besoin de quelqu’un pour lui tenir ! »

Et c'est là qu'elle est revenue me frapper en pleine figure.

Ma dépression existentielle.

En un quart de seconde, mon humeur a viré et mes neurones, jusque-là savamment maîtrisés, se sont déchaînés.

Depuis ce jour d’exception, je suis aussi blue que Jasmine.

Cerise sur le gâteau, le semaine suivante, alors que je branchais une prise électrique, l’un de ses acolytes, 26 ans et toutes ses dents, a fait irruption dans mon espace en m’apostrophant d’un :

« T’es déjà sous le bureau à cette heure-ci ?! »

Dés-intégrée par tant de stupidité, je suis entrée dans une période illimitée de misanthropie et j'erre désormais dans les couloirs en évitant de chercher un sens à ma vie.

La passer à s'auto-censurer au milieu d'énergumènes qui ne maîtrisent pas le présent du subjonctif , c'était déjà consternant, mais là, c'est devenu accablant.

Pourvu que je ne finisse pas sur un banc à parler toute seule.

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07 février 2013

Le baratin du jeudi 7 février 2013

Trois mois bientôt que je me dévoue corps et âme pour la FPT du double-four tout en jouant à la famille mono-parentale quatre, cinq, six ou sept jours par semaine, selon le planning courant d'air de Léon-le-garçon.

J'ai pris dix ans dans les dents.

Côté boulot, mes GC (Gentils Collègues) ont perdu de leur panache le jour où, à 12h38, l'un d'entre eux a cru bon de me refourguer quelques petites anecdotes bien croustillantes sur la vie cachée de la collectivité. Tant et si bien que j'ai failli m'étouffer avec mes tortellini con prosciutto e formaggio.

C'en était cuit de ma période de félicité. Il fallait se rendre à l'évidence : tout le monde il n'était pas si beau que ça, tout le monde il n'était pas si gentil que ça.

Moi qui, ces derniers temps, avais fait mille efforts pour croire que l'humain était fondamentalement bon, j'en étais réduite à devoir me méfier de mon prochain et à jauger les uns et les autres pour les classer dans les cases ami potentiel/ ennemi probable.

Là-dessus, et sans aucune relation de cause à effet, mon GB (Gentil Boss) m'a convoquée pour m'expliquer que le public n'étant pas le privé, il fallait que je ralentisse la cadence de mes envies et que je fasse preuve de patience.

Autant dire que le bon zèbre que je suis s'est mis à gamberger, à douter, à extrapoler, puis il a décidé que, vu que son grand âge l'avait écarté du marché de l'emploi, il n'avait pas d'autre choix que de freiner des quatre sabots en regardant ses GC évoluer. Ou pas.

C'est comme ça que, les jours défilant lentement, le mot "ennui" est revenu s'abattre sur mes neurones trop frétillants.

Là, j'ai senti qu'il fallait adopter des mesures sévères afin que quelques leaders mal embouchés n'aillent pas entraîner les plus naïfs sur un chemin trop glissant. En aparté, mon conseil de sages a mis en place un anti bootcamp et chaque rebelle a été formaté pour accepter de faire en trois heures ce qu'il faisait auparavant en une demi-heure. Et pour neutraliser toute tentative de putsch, il a été décidé d'envoyer le groupe plancher sur les tests de Mensa.

Depuis, plus d'orage sous le chapeau.

Mais j'ai mal au ventre.

Fichtre, d'où cela peut-il bien venir ?

Du côté famille ? Pourtant, je dois être l'une des seules au monde à pouvoir me vanter d'avoir un mari qui m'a lâchée pour aller vivre chez une femme qui affiche vingt-cinq ans de plus au compteur.

Car figurez-vous qu'après avoir envisagé mille solutions, Léon s'est trouvé une petite garçonnière chez une charmante septuagénaire du forty-one. Remarquez, l'avantage - en dehors des boites de chocolat, bien sûr -, c'est que, quand il rentre au bercail, il doit me trouver resplendissante de jeunesse.

Tout est une question de repères dans la vie.

Et si je claquais 16,90 € dans le bouquin d'Hallyday, vous croyez que ça me détendrait ?

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04 septembre 2012

Surdouée, tu parles !

Deuxième tentative de compréhension de mon fonctionnement insolite avec ce livre que j'ai, comme celui de Jeanne Siaud-Facchin, lu en vacances.

Le fossé qui existe entre la façon dont sont perçus les "surdoués" et ce qu'ils vivent en réalité me pousse à penser que j'ai pris un risque en faisant mon coming out ici et que mes propos pourraient être mal interprétés.

Inutile de me demander de donner le résultat de 45 859 X 234 529 en moins de trois secondes,

je ne suis pas Rain Man,

et je ne me sens en aucun cas "supérieure" aux autres. Ca me paraît tellement évident que je trouve assez ridicule d'avoir à le préciser.

Peut-être que certaines mauvaises langues trouveront que je coupe les cheveux en quatre, ce qui est souvent reproché aux zèbres comme moi, mais, en fait, je cherche juste à m'améliorer et à comprendre pourquoi, par exemple, j'ai tant souffert de l'attitude des autres lors de mon dernier contrat de travail temporaire ou comment je pourrais porter un regard moins douloureux sur ces sept longues années de recherche d'emploi.

Bien plus que des histoires à deux balles de QI, ce sont plutôt mon hypersensibilité, mon hyperémotivité et mon hyperréactivité qui font que je ne vois pas cette existence de la même manière que la majorité des gens.

En en parlant ici, je n'ai rien à perdre mais plutôt tout à gagner.

En réalité, comme l'une d'entre vous l'a très justement perçu l'autre jour, je ne viens raconter ici que de petits morceaux de ma vie que parfois, j'enjolive un peu pour essayer de détendre l'atmosphère. Mais je n'ai jamais vu aucun intérêt à me construire un personnage et à me pavaner dans le paraître. La sincérité est l'ingrédient essentiel de ma démarche et mon but est de partager mes ressentis, mes découvertes et mes interrogations avec d'autres car à mon sens,

c'est ainsi que naissent

les belles rencontres.

Comme celle que j'ai faite, d'ailleurs, avec l'auteur de ce livre dont la générosité et l'aide m'ont été précieuses.

Ce que j'ai toujours su de moi sans jamais vraiment le creuser parce que, dans les années 70, ce qu'on appelle à tort le "surdon" n'était pas détecté et suivi comme il l'est aujourd'hui, a resurgi dans ma vie récemment et j'y vois là l'occasion de corriger certains points de ma personnalité et laisser libre cours à d'autres, bien plus positifs.

Autrement dit, comme l'écrit Cécile Bost en introduction, j'essaie de faire la paix avec moi-même et de m'ouvrir de nouvelles fenêtres.

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

Sans titre

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31 août 2012

Eclaircie sur le reste de ma vie ?

Je m'étais dit que sous le soleil crétois, ce serait forcément moins dur à avaler que dans la grisaille nantaise. C'était bien vu car découvrir, comme ça, soudainement,

son mode d'emploi,

c'est plutôt bouleversant. A traîner mes wagons de culpabilité comme un forçat tire son boulet, j'en étais arrivée à m'embrouiller les neurones et me nouer l'estomac. Ce livre m'a éclairé sur ce décalage si fréquemment ressenti, en particulier dans le monde de l'entreprise, et c'est avec une loupe flambant neuf que j'ai pu ainsi ré-analyser des pans entiers de ma vie.

Mon fonctionnement, que certains se sont tellement plu, aux cours des années, à qualifier d'étrange, n'est donc pas synonyme d'alien-ation, et surtout, je ne suis pas seule dans ce cas.

Bonnes nouvelles.

Ce genre de révélation m'a, dans un premier temps, soulagée. Puis j'ai repensé à la poignée de braves qui m'ont aidée, ponctuellement, à débroussailler le chemin, et regretté qu'ils n'aient pas été plus clairvoyants quant à cette particularité. J'aurais sans doute perdu moins de temps à quémander une petite place dans ce monde aussi beau que grotesque et peut-être trouvé une autre voie bien plus enrichissante.

Aujourd'hui, que faire d'autre sinon rester bonne joueuse et me persuader que, finalement,

mieux vaut tard que jamais.

Le tout, c'est de savoir comment je vais détricoter tout ça maintenant.

Et vous, vous l'avez lu, ça vous a plu ?

jh

 

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19 juin 2012

Le baratin du mardi 19 juin 2012

David Pujadas a changé ma vie le 14 mai 2012.

Non pas qu'il m'ait convié à déjeuner et proposé le job mirobolant qui aurait miraculeusement eu pour conséquence que je me voie plus belle dans les yeux de mon père, qui, de toute façon, ne me regarde plus depuis belle lurette.

Mais plutôt que ce jour-là, j'ai entrepris de me lancer dans des fouilles profondes et que, des Tribulations d'un petit zèbre à Talent différent en passant par Zébrattitude et le site de Jeanne Siaud-Facchin j'ai découvert petit à petit que j'avais tout un tas de clones un peu partout et que donc, je n'étais pas aussi cinglée que ma propre mère aimait à le le sous-entendre un peu trop régulièrement.

Bref (comme-dit-le-gars-à-la-télé), j'ai décidé, très humblement, de venir faire ici mon

coming out.

Car je suis, paraît-il et après moult tests effectués quand j'étais enfant et lors des mes recherches d'emploi, ce que les experts en la matière appellent une surdouée-douée-HP-à-haut-potentiel-HPI-HQI-APIE-HN-surefficient-mental.

Annoncé comme ça, ça fait peur, j'en suis bien consciente.

Ca pourrait même en pousser certains moins méchants qu'ignorants à hausser les épaules en me claquant la page d'accueil au nez d'un mais-quelle-crâneuse-celle-là.

Ils se fourvoieraient totalement. D'ailleurs, comment, après 9 mois passés à crever d'ennui dans le coin d'un bureau insipide de la collectivité la moins glamour de tout le double-four, je pourrais oser venir ici parader avec mon QI ventripotent ?

A ces termes ridicules qui n'ont finalement absolument aucun sens à mes yeux, je préfère amplement celui de

drôle de zèbre,

et je me retrouve étrangement dans cette description délicatement posée sur Zébrattitude.

Vous le croirez ou non, mais de me voir disséquée comme ça, blanc sur noir, ça m'aurait presque fait filer.

Pour autant, pas question de vous bourrer le mou avec cette histoire à deux balles puisque d'autres expliquent tout ça bien mieux que moi. Si le sujet vous titille ou vous passionne, vous pouvez aller vous balader sur les sites indiqués et dans le tag "Zébritude" que je viens de créer pour y jeter, de temps à autre, quelques posts sur mon cheminement.

En espérant que zébritude et zénitude iront enfin de pair.

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